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Archive pour le mot-clef ‘Saint Esprit’

Pentecôte

dimanche 9 juin 2019

 

 

L’homme n’est rien pour lui-même, mais il est beaucoup avec l’Esprit Saint. L’homme est tout terrestre et tout animal ; il n’y a que l’Esprit Saint qui puisse élever son âme et le porter en haut.

Comme ces lunettes qui grossissent les objets, le Saint-Esprit nous fait voir le bien et le mal en grand. Avec le Saint-Esprit, on voit tout en grand : on voit la grandeur des moindres actions faites pour Dieu, et la grandeur des moindres fautes. Comme un horloger avec ses lunettes distinguent les plus petits rouages d’une montre, avec les lumières du Saint-Esprit nous distinguons tous les détails de notre pauvre vie.

Sans le Saint-Esprit, tout est froid : aussi lorsqu’on sent que la ferveur se perd, il faut vite faire une neuvaine au Saint-Esprit pour demander la foi et l’amour !

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

 

 

 

 

« Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. »

mardi 12 juin 2018

 

Le Seigneur a dit à ses apôtres : « Vous êtes la lumière du monde ». Comme elles sont justes les comparaisons que le Seigneur emploie pour désigner nos pères dans la foi ! Il les appelle « sel », eux qui nous enseignent la sagesse de Dieu, et « lumière », eux qui chassent de nos cœurs l’aveuglement et les ténèbres de notre incrédulité. C’est donc à juste titre que les apôtres reçoivent le nom de lumière : ils annoncent dans l’obscurité du monde la clarté du ciel et la splendeur de l’éternité. Pierre n’est-il pas devenu pour le monde entier et pour tous les fidèles une lumière, quand il a dit au Seigneur : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? (Mt 16,16) Quelle plus grande clarté le genre humain aurait-il pu recevoir, que d’apprendre par Pierre que le Fils du Dieu vivant était le créateur de sa lumière ?

Et saint Paul n’est pas une moins grande lumière pour le monde : alors que toute la terre était aveuglée par les ténèbres de la malfaisance, il est monté jusqu’au ciel (2Co 12,2) et, à son retour, il a révélé les mystères de la splendeur éternelle. C’est pourquoi il n’a pu ni se cacher, telle la ville fondée sur une montagne, ni se laisser mettre sous le boisseau, car le Christ, par la lumière de sa majesté, l’avait enflammé comme une lampe de choix, remplie de l’huile du Saint Esprit. C’est pourquoi, mes bien-aimés, si, renonçant aux illusions de ce monde, nous avons à cœur de rechercher la saveur de la sagesse de Dieu, goûtons au sel des apôtres.

Sermon atttribué à saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
(trad. in Kephas, vol. 1, p. 554 rev.)

 

 

 

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité de leur nature. » (Préface)

dimanche 31 mai 2015

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Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont d’une seule substance et d’une inséparable égalité. L’unité est dans l’essence, la pluralité dans les personnes. Le Seigneur indique ouvertement l’unité de la divine essence et la trinité des personnes quand il dit : « Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Il ne dit pas « dans les noms » mais « dans le nom », par où il montre l’unité de l’essence. Mais il emploie ensuite trois noms, pour montrer qu’il y a trois personnes.

Dans cette Trinité se trouvent la suprême origine de toutes choses, la beauté très parfaite, la joie très bienheureuse. La suprême origine, comme le dit saint Augustin dans son livre sur la vraie religion, c’est Dieu le Père, de qui viennent toutes choses, de qui procèdent le Fils et le Saint Esprit. La beauté très parfaite, c’est le Fils, la vérité du Père, qui ne lui est dissemblable en aucun point, que nous vénérons avec le Père et dans le Père, qui est le modèle de toutes choses, parce que tout a été fait par lui et que tout se rapporte à lui. La joie très bienheureuse, la souveraine bonté, c’est le Saint Esprit, qui est le don du Père et du Fils ; et ce don, nous devons croire et tenir qu’il est exactement pareil au Père et au Fils.

En regardant la création, nous aboutissons à la Trinité d’une seule substance. Nous saisissons un seul Dieu : Père, de qui nous sommes, Fils, par qui nous sommes, Esprit Saint, en qui nous sommes. Principe, à qui nous recourons ; modèle, que nous suivons ; grâce, qui nous réconcilie.

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 160)

 

 

La grandeur de Jean le Baptiste

samedi 2 août 2014

jbapti_byzan_006Ce qui a fait la grandeur de Jean, ce qui l’a rendu si grand entre les grands, c’est qu’il a mis le comble à ses vertus…en y ajoutant la plus grande de toutes, l’humilité. Alors qu’on le considérait comme le plus élevé de tous, il a mis au-dessus de lui, spontanément et avec l’empressement de l’amour, Celui qui est le plus humble de tous, et même tellement au-dessus de lui qu’il se déclare indigne de lui enlever ses sandales (Mt 3,11).

Que d’autres donc s’émerveillent de ce que Jean ait été prédit par les prophètes, annoncé par un ange…, né de parents si saints et si nobles, quoique âgés et stériles…, qu’il ait préparé la voie du Rédempteur dans le désert, qu’il ait ramené les cœurs des pères vers les fils et ceux des fils vers les pères (Lc 1,17), qu’il ait été jugé digne de baptiser le Fils, d’entendre le Père, de voir le Saint Esprit (Lc 3,22), qu’enfin, il ait combattu jusqu’à la mort pour la vérité et que, pour être précurseur du Christ jusque dans le séjour des morts, il ait été martyr du Christ avant sa Passion. Que d’autres s’émerveillent de tout cela…

Quant à nous, mes frères, c’est son humilité qui nous est proposée comme objet non seulement d’admiration, mais aussi d’imitation. Elle l’a incité à ne pas vouloir passer pour grand, alors qu’il le pouvait… En effet, ce fidèle « ami de l’Époux » (Jn 3,29), qui aimait son Seigneur plus que lui-même, souhaitait « diminuer » pour que « lui il grandisse » (v. 30). Il s’efforçait d’augmenter la gloire du Christ en se faisant lui-même plus petit, exprimant par toute sa conduite ce que dirait l’apôtre Paul : « Ce n’est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Seigneur Jésus Christ » (2Co 4,5).

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
3e Sermon pour la nativité de Jean Baptiste ; SC 202 (trad. cf SC p. 343)

 

 

 

Le doigt de Dieu

vendredi 11 octobre 2013

le doigt de Dieu

Le nom, les appellations et les symboles de l’Esprit Saint : « Saint Esprit », tel est le nom propre de celui que nous adorons et glorifions avec le Père et le Fils. L’Église l’a reçu du Seigneur et le professe dans le baptême de ses nouveaux enfants (Mt 28,19). Le terme « Esprit » traduit le terme hébreu « ruah » qui, dans son sens premier, signifie souffle, air, vent. Jésus utilise justement l’image sensible du vent pour suggérer à Nicodème la nouveauté transcendante de celui qui est personnellement le Souffle de Dieu, l’Esprit divin (Jn 3,5-8). D’autre part, Esprit et Saint sont des attributs divins communs aux Trois Personnes divines…

Jésus, lorsqu’il annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, le nomme le « Paraclet », littéralement : « celui qui est appelé auprès ». « Paraclet » est traduit habituellement par « Consolateur », Jésus étant le premier consolateur. Le Seigneur lui-même appelle l’Esprit Saint « l’Esprit de Vérité »… On trouve chez saint Paul les appellations : l’Esprit de la promesse, l’Esprit d’adoption, l’Esprit du Christ, l’Esprit du Seigneur, l’Esprit de Dieu, et chez saint Pierre, l’Esprit de gloire.

Les symboles de l’Esprit Saint : [L’eau. L’onction. Le feu. La nuée et la lumière. Le sceau. La colombe.]

La main. C’est en imposant les mains que Jésus guérit les malades et bénit les petits enfants. En son nom, les apôtres feront de même. Mieux encore, c’est par l’imposition des mains des apôtres que l’Esprit Saint est donné. L’Épître aux Hébreux met l’imposition des mains au nombre des articles fondamentaux de son enseignement. Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église l’a gardé dans ses épiclèses sacramentelles.

Le doigt. « C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons ». Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre « par le doigt de Dieu » (Ex 31,18), « la lettre du Christ », remise aux soins des apôtres, « est écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs » (2Co 3,3). L’hymne « Veni, Creator Spiritus » invoque l’Esprit Saint comme « le doigt de la droite du Père ».

Catéchisme de l’Église catholique
§ 691-693 ; 699-700

 

 

 

 

 

« Tu l’as révélé aux tout-petits. »

mercredi 17 juillet 2013

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Lorsque ta nature hésite devant les mystères trop profonds de la foi, dis sans crainte, non pour t’opposer, mais avec le désir d’obéir [comme Marie] : « Comment cela arrivera-t-il ? » (Lc 1,34) Que ta question soit une prière ; qu’elle soit amour, dévotion, humble désir ; qu’elle ne scrute pas avec hauteur la majesté divine, mais qu’elle cherche le salut dans les moyens de salut du Dieu de notre délivrance…

« Personne ne connaît les secrets de Dieu sinon l’Esprit de Dieu » (1Co 2,11). Hâte-toi donc de communier à l’Esprit Saint. Il est là dès qu’on l’invoque ; si on l’invoque, c’est qu’il est déjà présent. Dès que tu l’appelles, il vient ; il arrive dans l’abondance des bénédictions divines. C’est lui « le fleuve impétueux qui réjouit la cité de Dieu » (Ps 45,5). Lors de sa venue, s’il te trouve humble et sans inquiétude, mais tremblant à la parole de Dieu, il reposera sur toi (Lc 1,35) et te révélera ce que Dieu cache aux sages et aux prudents de ce monde. Alors commenceront à briller pour toi toutes ces vérités que la Sagesse (1Co 1,24) pouvait dire aux disciples alors qu’elle était sur terre, mais qu’ils ne pouvaient pas porter avant la venue de l’Esprit de vérité qui leur enseignerait la vérité toute entière (Jn 16,12-13).

Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
Le Miroir de la foi ,6 ; PL 180, 384 ; SC 301 (trad. Orval et bréviaire Commun docteurs)

 

 

 

 

Choses ordinaires

lundi 8 juillet 2013
Marie-Jésus EnfantEngage-toi avec Elle pour devenir en ses mains et dans son Cœur un instrument de grâce et de paix, pour la réconciliation de tous et leur salut éternel.
Non pas en cherchant des choses extraordinaires, mais en vivant d’une façon extraordinaire (c’est-à-dire avec une foi sincère et une ardente charité) les choses ordinaires et quotidiennes de la vie ;
d’une façon, toutefois, que tu ne vives pas seulement pour toi ou pour ton petit monde, mais «pour tous»; passés, présents et futurs, proches et lointains, en partageant avec tous les joies et les peines, les difficultés et les espoirs, «pour l’aujourd’hui de la terre» et «pour le demain du ciel».
Ainsi ta vie deviendra, entre les mains de Marie, un trésor précieux, suivant la façon dont tu t’engageras à devenir – comme elle – «davantage homme» et «davantage chrétien» (honnête, actif, ouvert à tous), presqu’un évangile vivant.
Ainsi tes actions s’ouvriront chaque jour aux horizons sans frontières de l’humanité.
Tu auras – comme Marie et avec elle – le sentiment d’être le «représentant» de tous devant le Seigneur, pour adorer, rendre grâce, offrir, prier «pour tous», tant pour ceux qui vivent près de toi ou que tu rencontres, que pour ceux qui sont éloignés dans le temps et dans l’espace.
Tu t’habitueras à regarder les autres avec ses yeux de Mère, à t’ouvrir à tous – autant que possible – avec son attention bienveillante, à te faire tout à tous avec son Cœur qui aime et accueille toute personne.
L’Esprit Saint, qui a guidé Marie et qui habite en elle, te montrera comment tu peux «t’engager avec Elle pour un monde nouveau».
Éléments de spiritualité mariale «A.M.»
www.culturamariana.com

« Le Seigneur les envoya devant lui dans toutes les localités où lui-même devait aller. »

dimanche 7 juillet 2013

croix

Comblé déjà des grâces de l’Esprit Saint, le bienheureux François a prédit à ses frères ce qui allait leur arriver. Dans le bois voisin de la chapelle de Sainte-Marie de la Portioncule, où ils avaient l’habitude de se retirer pour faire oraison, il a réuni ces six frères qu’il avait alors et leur a dit : « Frères très chers, comprenons bien notre vocation : dans sa miséricorde, Dieu ne nous a pas seulement appelés pour notre propre profit, mais aussi pour le service et même le salut de beaucoup d’autres. Allons donc par le monde ; exhortons et montrons aux hommes et aux femmes, par notre parole et notre exemple, à faire pénitence de leurs péchés et à se remettre en mémoire les commandements de Dieu qu’ils ont si longtemps tenus dans l’oubli ».

Puis il a ajouté : « Soyez sans crainte, petit troupeau (Lc 12,32), mais faites confiance au Seigneur. Ne vous demandez pas l’un à l’autre : ‘ Et comment donc allons-nous prêcher, ignorants et illettrés comme nous sommes ? ‘ Rappelez-vous plutôt les paroles du Seigneur à ses disciples : ‘ En fait, ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous ‘ (Mt 10,20). C’est donc le Seigneur lui-même qui vous communiquera son Esprit et sa sagesse pour exhorter et prêcher aux hommes et aux femmes la voie et la pratique de ses commandements ».

Vie de saint François d’Assise dite « Anonyme de Pérouse » (13ème s.)
§ 18 (trad. Debonnets et Vorreux, p. 763)

 

 

 

 

Domina Magistra Mater

mardi 4 juin 2013

Que ma parole, sous le sceau Divin, soit enseignée pour que les grâces affluent aux pécheurs qui le souhaitent et en font la demande par la pénitence et la foi.

Mes enfants, ma maison s’ouvre, les curieux arriveront et deviendront les enfants de Dieu pour l’unification et la compréhension des hommes entre eux.

Ouvrez vos âmes à l’Esprit Saint afin qu’Il vous emplisse de sa chaleur et que par cette ambiance corporelle Il vous fasse vivre l’enseignement Divin. Priez, priez, priez, car en chaque jour, vous reculerez l’échéance de la déchéance et vous permettrez à beaucoup d’âmes de se convertir à mon Fils.

Prenez votre bâton de berger et enseignez la parole Divine ; vous seconderez mon Fils dans l’évangélisation des âmes égarées et insouciantes. Qu’il en soit fait ainsi par la volonté Divine et selon l’avenir des hommes pour que Paix et Amour règne dans l’univers Divin.

Marie Mère des hommes – février 1996

 

 

 

Pardon

samedi 1 juin 2013
Si l’Esprit Saint reste souvent discret, s’effaçant lui- même, c’est qu’il ne veut pas prendre notre place, mais plutôt fortifier notre personne. Au fond de notre être, il dit inlassablement le oui de Dieu à notre existence. Alors il est une prière accessible à chacun. « Que ton souffle de bonté me conduise! » Portés par ce souffle, nous pouvons avancer.
Commençons par approfondir le mystère de la communion qui nous unit. Quand nous nous tournons ensemble vers le Christ, dans une prière commune, l’Esprit Saint nous rassemble dans cette unique communion qu’est l’Eglise et nous donne de naître à une vie nouvelle.
Le premier don de l’Esprit Saint est le pardon. Le Christ ressuscité a dit aux siens : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis » ( Jn 20,22-23 ). L’Eglise est d’abord une communion de pardon. Quand nous comprenons que Dieu nous donne son pardon, nous devons capables de le donner aussi à d’autres. Bien sûr, nos communautés , nos paroisses sont toujours pauvres et loin de ce dont nous rêvons. Mais l’Esprit Saint est continuellement présent dans l’Eglise et nous fait avancer sur le chemin du pardon.

Frère Aloïs, prieur de Taizé- La Croix 
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