ACCUEIL

Archive pour le mot-clef ‘disciples’

« Laissant dans la barque leur père…, ils partirent derrière lui. »

dimanche 24 janvier 2021

Celui qui se laisse conduire comme un enfant par le lien de la sainte obéissance, celui-là arrivera dans le Royaume de Dieu promis aux « tout-petits » (Mt 19,4). Cette obéissance a conduit Marie, la fille de roi, de la maison de David, dans la modeste maisonnette du pauvre charpentier de Nazareth ; elle a entraîné les deux êtres les plus saints du monde hors de l’enceinte protectrice de leur humble foyer sur les grand-routes jusque dans l’étable de Bethléem ; l’obéissance a déposé le Fils de Dieu dans la crèche.

Dans une pauvreté librement choisie, le Sauveur et sa mère ont parcouru les routes de Judée et de Galilée et ont vécu de l’aumône des croyants. Nu et dépouillé, le Seigneur a été suspendu à la croix et a remis le soin de sa mère à l’amour de son disciple (Jn 19,25s).

Voilà pourquoi il demande la pauvreté à ceux qui veulent le suivre. Le cœur doit être libre de tout attachement aux biens terrestres, il ne doit pas s’en soucier, ni en être dépendant, ni les désirer, s’il veut appartenir sans partage à l’Époux divin.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

« Sur votre route proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

samedi 5 décembre 2020

Dans le Christ nous sommes tous appelés à faire partie de l’Église ; c’est en elle que nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu. Mais elle n’atteindra son achèvement que dans la gloire du ciel, lorsque viendra « le temps du rétablissement de toutes choses » (Ac 3,21), lorsque, avec le genre humain, le monde entier lui aussi, qui est intimement uni à l’homme et qui atteint par l’homme le but qui est le sien, sera parfaitement rassemblé dans le Christ. (…)

Ce rétablissement, qui nous a été promis et que nous attendons, a déjà commencé dans le Christ ; il s’est poursuivi par l’envoi du Saint-Esprit et par celui-ci il continue dans l’Église. C’est en elle que la foi nous enseigne le sens de notre vie dans ce monde-ci, du moment que, dans l’espérance des biens futurs, nous conduisons vers sa fin la tâche que le Père nous a chargés d’accomplir dans le monde, et que nous travaillons ainsi à notre salut (Ph 2,12).

Déjà donc les derniers temps sont arrivés pour nous (1Co 10,11). Le renouvellement du monde est irrévocablement établi et se trouve anticipé en ce monde d’une manière déjà réelle. En effet, déjà sur terre, l’Église rayonne d’une sainteté véritable, quoique inachevée. Mais en attendant que se réalisent « les cieux nouveaux et la terre nouvelle où la justice habite » (2P 3,13), l’Église en pèlerinage porte l’aspect de ce monde qui passe, dans ses sacrements et ses institutions qui appartiennent à notre époque. Elle-même vit au milieu des créatures qui jusqu’à présent « gémissent dans les douleurs de l’enfantement » et qui « attendent la manifestation des enfants de Dieu » (Rm 8,19s).

Concile Vatican II

 

 

« Celui qui n’est pas contre vous est pour vous. »

lundi 28 septembre 2020

En vertu de la mission qui est la sienne d’éclairer l’univers entier par le message de l’Évangile et de réunir en un seul Esprit tous les hommes, à quelque nation, race, ou culture qu’ils appartiennent, l’Église apparaît comme le signe de cette fraternité qui rend possible un dialogue loyal et le renforce.

Cela exige en premier lieu qu’au sein même de l’Église nous fassions progresser l’estime, le respect et la concorde mutuels, dans la reconnaissance de toutes les diversités légitimes, et en vue d’établir un dialogue sans cesse plus fécond entre tous ceux qui constituent l’unique Peuple de Dieu, qu’il s’agisse des pasteurs ou des autres chrétiens. Ce qui unit en effet les fidèles est plus fort que tout ce qui les divise : unité dans le nécessaire, liberté dans le doute, en toutes choses la charité. En même temps, notre pensée embrasse nos frères et leurs communautés qui ne vivent pas encore en totale communion avec nous, mais auxquels nous sommes cependant unis par la confession du Père, du Fils et de l’Esprit Saint et par le lien de la charité. (…) Nous tournons aussi notre pensée vers tous ceux qui reconnaissent Dieu et dont les traditions recèlent de précieux éléments religieux et humains, en souhaitant qu’un dialogue confiant puisse nous conduire tous ensemble à accepter franchement les appels de l’Esprit et à les suivre avec ardeur.

En ce qui nous concerne, le désir d’un tel dialogue, conduit par le seul amour de la vérité et aussi avec la prudence requise, n’exclut personne : ni ceux qui honorent de hautes valeurs humaines, sans en reconnaître encore l’Auteur, ni ceux qui s’opposent à l’Église et la persécutent de différentes façons. Puisque Dieu le Père est le principe et la fin de tous les hommes, nous sommes tous appelés à être frères. Et puisque nous sommes destinés à une seule et même vocation divine, nous pouvons aussi et nous devons coopérer, sans violence et sans arrière-pensée, à la construction du monde dans une paix véritable

Concile Vatican II

 

 

 

« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » (Mt 19,27)

mardi 18 août 2020

« Nous avons tout quitté » (Mt 19,27). Qu’entend-t-il par « tout » ? Les choses extérieures et les choses intérieures ; ce que nous possédions et même la volonté de posséder ; ainsi il ne nous est resté absolument rien. (…) C’est pour toi que nous avons tout quitté et sommes devenus pauvre. Mais puisque toi tu es riche, nous t’avons suivi pour que, à notre tour, tu nous rendes riches. Nous t’avons suivi, Toi ! Créatures, nous t’avons suivi le Créateur ; fils, nous avons suivi le père ; enfants, la mère ; affamés, le pain ; assoiffés, la source ; malades, le médecin ; fatigués, la force ; exilés, le paradis. « Nous t’avons suivi » (cf. Mt 19,27). (…)

« Qu’en sera-t-il donc pour nous ? » (Mt 19,27) Apôtres, vous qui avez trouvé votre trésor, vous qui le possédez déjà, que cherchez-vous encore ? (…) Conservez ce que vous avez trouvé, parce qu’Il est tout ce que vous cherchez. En lui, dit Baruch, est la sagesse, la prudence, la force, l’intelligence, la longévité et la nourriture, la lumière des yeux et la paix (cf. Ba 3,12-14). Il y a la sagesse qui crée tout ; la prudence qui gouverne les choses créées, la force qui maîtrise le démon, l’intelligence qui pénètre tout, la longévité qui rend éternels ceux qui sont sauvés, la nourriture qui rassasie, la lumière qui éclaire, la paix qui réconforte et rassure. (…)

Le Seigneur ne répond pas : « Vous qui avez tout quitté », mais : « Vous qui m’avez suivi » (Mt 19,28), ce qui est le propre des apôtres et de ceux qui cherchent la perfection. Nombreux sont ceux qui quittent tout, et qui cependant ne suivent pas le Christ, parce que, pour ainsi dire, ils se gardent eux-mêmes. Si tu veux suivre le but et l’atteindre, il faut que tu te quittes toi-même. Celui qui suit quelqu’un sur un chemin, ne regarde pas vers soi, mais vers celui qu’il a choisi comme guide pour sa route

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)

 

 

Comment n’être pas apôtres ?

jeudi 11 juin 2020

Nous ne cherchons pas l’apostolat : c’est lui qui nous cherche ; Dieu, en nous aimant le premier, nous rend apôtres. Comment partagerions-nous pain, toit, cœur avec ce prochain qui est notre propre chair et ne serions-nous pas débordants pour lui de l’amour de notre Dieu, si ce prochain ne le connaît pas ? Sans Dieu tout est misère ; pour celui qu’on aime, on ne tolère pas la misère : la plus grande moins que tout autre. N’être pas apostoliques, n’être pas missionnaires ? mais que serait alors une appartenance à ce Dieu qui a envoyé son Fils pour que le monde soit sauvé par lui… et comment ?

Pourtant nous ne « pensons » pas à être apôtres ; nous pensons à être, entre les mains de Dieu, dans le corps du Christ, sous le mouvement de son Esprit, le Christ que nous voulons devenir ; le Christ qui n’a jamais été amour sans être lumière ; et il n’est pas de lumière sans prix de la lumière. Nous le copions, mal, mais sans cesse ; nous pénétrons en lui, dissemblables mais tenaces ; comment ne serions-nous pas, en volonté tout au moins, apôtres ? en disposition de tout nous-même, missionnaires ? (…)

Comment n’évangéliserions-nous pas si l’Évangile est dans notre peau, nos mains, nos cœurs, nos têtes ? Nous sommes bien obligés de dire pourquoi nous essayons d’être ce que nous voulons être, de ne pas être ce que nous ne voulons pas être, nous sommes bien obligés de prêcher, puisque prêcher, c’est dire publiquement quelque chose sur Jésus-Christ, Dieu et Seigneur, et qu’on ne peut l’aimer et se taire

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

 

 

 

 

« Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » (Jn 17,19)

mercredi 27 mai 2020

« Ceux qui s’attachent à des vanités inutilement perdront la miséricorde qui leur est offerte »(cf. Jon 2,9 LXX). Dieu par nature est miséricordieux, et prêt à sauver par clémence ceux qu’Il ne peut sauver par justice. Mais nous, par notre vice, nous gâchons et nous perdons la miséricorde préparée et s’offrant d’elle-même. (…) Bien que soit offensée la Miséricorde, c’est-à-dire Dieu Lui-même, car « Dieu est miséricordieux et bon, patient et plein de pitié » (cf. Ps 144,8 LXX) cependant elle n’abandonne pas ceux qui s’attachent à des vanités , elle ne les maudit pas  ; mais elle attend qu’ils reviennent, tandis qu’eux abandonnent délibérément la miséricorde qui est là, devant eux. (…)

« Mais moi, avec les accents de la louange et de l’action de grâce, je t’offrirai un sacrifice. Les vœux que j’ai faits, je m’en acquitterai envers Toi, Seigneur, en signe de salut. »(cf. Jon 2,10 LXX) (…) Moi, qui ai été dévoré pour le salut d’une multitude, je t’offrirai un sacrifice aux accents de la louange et de l’action de grâce en m’offrant moi-même. Car « le Christ, notre Pâque, a été immolé »(1 Cor 5,7). Pontife véritable et agneau, il s’est offert pour nous. ― Et je te rendrai grâces, dit-il, comme je t’ai rendu grâces en disant : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre »(cf. Mt 11,25) et je m’acquitte des vœux que j’ai formés pour le salut de tous, afin que « tout ce que tu m’as donné ne périsse pas à jamais »(cf. Jn 6,39).

Nous voyons ce que, dans sa passion, le Seigneur a promis pour notre salut. Ne rendons pas Jésus menteur et soyons purs et détachés de tout péché, pour qu’il nous offre à Dieu à qui il nous a voués.

Saint Jérôme (347-420)

 

 

 

« Je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur, le Paraclet, qui sera pour toujours avec vous. » (Jn 14,16)

lundi 18 mai 2020

L’Esprit promis par les prophètes est descendu sur le Fils de Dieu devenu Fils de l’homme (Mt 3,16) : par là, avec lui, il s’accoutumait à habiter dans le genre humain, à reposer sur les hommes, à résider dans l’ouvrage modelé par Dieu. Et il réalisait en eux la volonté du Père et les renouvelait en les faisant passer de leur vétusté à la nouveauté du Christ.

C’est cet Esprit que David avait demandé pour le genre humain, en disant : « Et, par ton Esprit qui nous dirige, affermis-moi » (Ps 50,14 LXX). C’est encore cet Esprit dont Luc nous dit qu’après l’ascension du Seigneur il est descendu sur les disciples, le jour de la Pentecôte, avec le pouvoir sur toutes les nations pour les introduire dans la vie et leur ouvrir le Nouveau Testament. Animés d’un même sentiment, les disciples célébraient les louanges de Dieu dans toutes les langues tandis que l’Esprit ramenait à l’unité les peuples séparés et offrait au Père les prémices de toutes les nations (Ac 2).

C’est pourquoi aussi le Seigneur avait promis de nous envoyer un Paraclet qui nous accorderait à Dieu. Car, comme de farine sèche on ne peut pas, sans eau, faire une seule pâte et un seul pain, ainsi nous, qui étions une multitude, nous ne pouvions pas non plus devenir un dans le Christ Jésus (1Co 10,17) sans l’Eau venue du ciel. Et comme la terre aride, à moins de recevoir de l’eau, ne fructifie pas, ainsi nous-mêmes, qui n’étions d’abord que du bois sec, nous n’aurions jamais porté du fruit de vie sans la Pluie généreuse venue d’en haut. Car nos corps, par le bain du baptême, ont reçu l’union à l’incorruptibilité, tandis que nos âmes l’ont reçue par l’Esprit. C’est pourquoi l’un et l’autre sont nécessaires, puisque l’un et l’autre contribuent à donner la vie en Dieu

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

 

 

 

« Tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. »

jeudi 14 mai 2020

Parmi ses disciples, le Christ en a choisi qu’il s’est attaché plus étroitement pour les envoyer prêcher parmi tous les peuples. L’un d’entre eux s’étant retranché de leur nombre, il a commandé aux onze autres, lors de son retour au Père après sa résurrection, d’aller enseigner les nations afin de les baptiser dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit (Mt 28,19).

Aussitôt, les apôtres – dont le nom signifie « envoyés » – ont choisi par le sort Matthias comme douzième à la place de Judas, selon la prophétie contenue dans un psaume de David (108,8). Ils ont reçu, avec la force promise de l’Esprit Saint, le don des miracles et des langues. D’abord en Judée, ils ont témoigné de la foi en Jésus Christ et y ont institué des églises. De là, ils sont partis à travers le monde pour répandre parmi les nations le même enseignement et la même foi. (…)

Quelle a été la prédication des apôtres ? Quelle révélation le Christ leur a-t-il faite ? Je dirai qu’on ne doit pas chercher à le savoir autrement que par ces mêmes églises que les apôtres ont personnellement fondées en leur prêchant tant de vive voix que par leurs écrits. Si cela est vrai, il est incontestable que toute doctrine qui s’accorde avec ces églises apostoliques, mères et sources de la foi, doit être considérée comme vraie parce qu’elle contient ce que les églises ont reçu des apôtres, les apôtres du Christ, et le Christ de Dieu.

Tertullien (v. 155-v. 220)

 

 

 

« Rompant les pains, il les donna aux disciples, qui les donnèrent aux foules. » (Mt 14,19)

vendredi 24 avril 2020

L’Église « en sortie » est une Église aux portes ouvertes (…); l’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. (…) Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est « la porte », le baptême. L’eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un remède généreux et un aliment pour les faibles. (…) L’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.

Si l’Église entière assume ce dynamisme missionnaire, elle doit parvenir à tous, sans exception. Mais qui devrait-elle privilégier ? Quand quelqu’un lit l’Évangile, il trouve une orientation très claire ; pas tant « les amis et voisins riches, » mais surtout « les pauvres et les infirmes », ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, « ceux qui n’ont pas de quoi te le rendre » (Lc 14,12s). Aucun doute ni aucune explication qui affaibliraient ce message si clair ne doivent subsister ; aujourd’hui et toujours, « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile » (Benoît XVI). (…) Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls.

Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus Christ. (…) Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. (…) Dehors, il y a une multitude affamée, et Jésus qui nous répète sans arrêt ; « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mt 14,16; Mc 6, 37; Lc 9,13).

Pape François

 

 

 

« Jésus leur dit : “Venez à ma suite” » (Mc 1,17)

lundi 13 janvier 2020

« Suis-moi ! » Jésus dit ces paroles (…) à chaque chrétien. Suis-moi, nu comme je suis nu, libre de tout empêchement comme je le suis moi-même. Jérémie dit : « Vous m’appellerez “Mon Père” et vous ne cesserez de marcher derrière moi » (Jr 3,19). Suis-moi donc et dépose les fardeaux que tu portes. Tu ne peux, en effet, chargé comme tu es, me suivre, moi qui avance en courant. « J’ai couru plein de soif » (Ps 61, 5 LXX), dit le psaume à mon sujet ; la soif de sauver l’humanité. Et où courut-il ? À la croix. Cours, toi aussi après lui. Comme il a porté sa croix pour toi, prends toi aussi la tienne, pour ton bien. D’où ces paroles de l’évangile de Luc : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même », en renonçant à sa propre volonté ; « qu’il prenne sa croix », en mortifiant ses passions, « chaque jour », continuellement ; « et qu’il me suive. » (cf. Lc 9,23) (…)

Jésus s’adresse à nous comme à une mère qui, voulant apprendre à son petit enfant à marcher, lui montre un pain ou une pomme et lui dit : « Viens après moi et je te le donnerai ». Et lorsque l’enfant est si près qu’il peut presque l’attraper, elle s’éloigne un petit peu en lui montrant l’objet et en lui disant toujours : « Suis-moi, si tu veux l’avoir ». Certains oiseaux tirent les petits de leur nid et en volant leur apprennent à voler et à les suivre. Jésus fait de même. Il se montre lui-même en exemple et nous promet sa récompense dans le royaume, pour que nous le suivions.

« Suis-moi » donc, car je connais le bon chemin et je te guiderai. Dans le livre des Proverbes, nous lisons : « Je te montrerai la voie de la sagesse ; je te guiderai dans les sentiers de la justice : quand tu y seras entré, tes pas seront sans contrainte et si tu cours, tu ne rencontreras pas d’obstacle » (cf. Pr 4,11-12 LXX) . (…) Donc, « suis-moi »

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)