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Archive pour le mot-clef ‘résurrection’

Sainte Marthe, mémoire

mercredi 29 juillet 2020

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. » Qu’est-ce que cela veut dire ? « Celui qui croit en moi, même s’il meurt comme Lazare, vivra », parce que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Déjà au sujet d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les patriarches morts depuis longtemps, Jésus avait fait aux juifs la même réponse : « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; non pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui » (Lc 20,38). Crois donc, et même si tu es mort, tu vivras ! Mais si tu ne crois pas, même si tu es vivant, tu es réellement mort. (…) D’où vient la mort dans l’âme ? De ce que la foi n’y est plus. D’où vient la mort du corps ? De ce que l’âme n’y est plus. L’âme de ton âme, c’est la foi.

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt dans son corps, aura la vie dans son âme, jusqu’à ce que le corps lui-même ressuscite pour ne plus mourir. Et tout homme qui vit dans la chair et croit en moi, bien qu’il doive mourir pour un temps en son corps, il ne mourra pas pour l’éternité, à cause de la vie de l’Esprit et de l’immortalité de la résurrection. »

Voilà ce que veut dire Jésus dans sa réponse à Marthe (…) « Crois-tu cela ? » « Oui, Seigneur, lui répond-elle, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui es venu dans le monde. En croyant cela, j’ai cru que tu es la résurrection, j’ai cru que tu es la vie, j’ai cru que celui qui croit en toi, même s’il meurt, vivra ; j’ai cru que celui qui est vivant et qui croit en toi ne mourra pas pour l’éternité.

Saint Augustin (354-430)

 

 

 

Je vous invite à la joie de la Résurrection

vendredi 17 avril 2020

Mangez, mes amis ; buvez et enivrez-vous, mes bien-aimés (cf. Ct 5,1). Je vous invite à la table de la Sagesse et aux libations du vin qu’elle vous a préparées dans sa coupe (cf. Pr 9,5). Heureux celui qui, admis à un tel banquet, brillera devant les convives dans la robe nuptiale (cf. Mt 22,11).

Le pain de vie lui sera servi, qui fortifie, comble et rassasie d’une merveilleuse douceur, avec le vin de l’allégresse, vin jailli du fruit de la vigne, vrai vin de la résurrection, exprimé de l’arbre de la passion du Seigneur. (…) De plus, ce convive mangera, paré de sa plus belle robe et de l’anneau de paix, le veau gras tué par le Père (cf. Lc 15,22). Les reins ceints de la ceinture de la foi et de la chasteté, les pieds chaussés de sandales pour être prêt à toute œuvre bonne (cf. 2 Tm 3,17), il mangera les chairs de l’Agneau pascal rôties au feu (cf. Ex 12,9). (…) Ayant pris le poisson qui fut trouvé sur des braises au bord de la mer, lorsque le Seigneur apparut aux disciples après sa résurrection (cf. Jn 21,9), il goûtera en même temps le rayon de miel. Alors il dira, répétant le poème du Cantique des Cantiques : « J’ai mangé mon rayon avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait. » Regorgeant donc de toutes les délices, il invitera ainsi au festin les autres avec lui : « Mangez, mes amis ; buvez et enivrez-vous, mes bien-aimés. » (Ct 5,1)

Et moi aussi, mes frères, je vous invite à ce festin : « Mangez, mes amis ; buvez et enivrez-vous, mes bien-aimés. » Mangez le pain de vie, buvez le vin de l’allégresse, enivrez-vous de la joie de la résurrection. Cette ivresse est la suprême sobriété, elle efface le souvenir du monde, et imprime sans cesse dans l’esprit l’idée de la présence de Dieu. Quiconque en est ivre oublie tout et ne se souvient plus que de la charité divine. (…) Réjouissez-vous de sa joie, vous qui avez souffert de sa souffrance

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

 

 

 

« C’est vous qui en êtes les témoins. »

jeudi 16 avril 2020

Après sa résurrection, le Seigneur est apparu à ses disciples et les a salués en disant : « La paix soit avec vous ! » C’est vraiment la paix, cette salutation qui sauve, car le mot « salutation » vient de « salut ». Que pourrait-on espérer de meilleur ? L’homme reçoit la salutation du salut en personne, car notre salut c’est le Christ. Oui, il est notre salut, lui qui a été blessé pour nous et cloué au bois, puis descendu du bois et mis au tombeau. Mais du tombeau il est ressuscité ; ses blessures sont guéries, mais gardent pourtant leurs cicatrices. Il est utile à ses disciples que ses cicatrices demeurent afin que les blessures de leur cœur soient guéries. Quelles blessures ? Les blessures de leur incrédulité. Il est apparu à leurs yeux avec un corps véritable et « ils croyaient voir un esprit ». Ce n’est pas là une blessure légère dans leur cœur. (…)

Mais que dit le Seigneur Jésus ? « Pourquoi ce trouble, et pourquoi ces doutes qui s’élèvent dans votre cœur ? » Il est bon pour l’homme non que sa pensée s’élève dans son cœur, mais que ce soit son cœur qui s’élève — là où l’apôtre Paul voulait établir le cœur des fidèles, à qui il disait : « Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d’en haut, non celles de la terre. Car vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col 3,1s). Et quelle est cette gloire ? La gloire de la résurrection. (…)

Nous, nous croyons à la parole de ces disciples, sans qu’ils nous aient montré le corps ressuscité du Sauveur. (…) Mais à ce moment-là, l’événement paraissait incroyable. Le Sauveur les a donc amenés à croire non seulement par la vue, mais aussi par le toucher, pour que par le moyen des sens la foi descende dans le cœur et puisse être prêchée dans le monde entier à ceux qui n’avaient pas vu ni touché, mais qui pourtant croiraient sans hésitation (cf Jn 20,29).

Saint Augustin (354-430)

 

 

« Notre cœur n’était-il pas brûlant ? »

mercredi 15 avril 2020

Frères, réalisons ce qu’ont été les apparitions du Christ à ses disciples après sa résurrection. Elles ont d’autant plus d’importance qu’elles nous montrent qu’une communion de ce genre avec le Christ reste encore possible ; c’est ce genre de contact avec le Christ qui nous est donné actuellement. Dans cette période de quarante jours qui suivit la résurrection, Jésus a inauguré sa nouvelle relation avec l’Église, sa relation actuelle avec nous, le genre de présence qu’il a voulu manifester comme assurée.

Après sa résurrection, comment le Christ était-il présent à son Église ? Il allait et venait librement ; rien ne s’opposait à sa venue, pas même les portes fermées. Mais lui présent, ses disciples ne réalisaient pas d’évidence qu’il était là. (…) Les disciples d’Emmaüs n’eurent conscience de sa présence qu’après coup, en se rappelant quelle influence il avait exercée sur eux : « Notre cœur n’était-il pas brûlant ? » (…)

Remarquons bien à quel moment leurs yeux s’ouvrirent (…) : à la fraction du pain. Telle est en effet la disposition actuelle de l’évangile. Si on reçoit la grâce de saisir la présence du Christ, on ne le reconnaît que plus tard ; ce n’est plus désormais que par la foi qu’on saisit sa présence. À la place de sa présence sensible, il laisse le mémorial de sa rédemption ; il se rend présent dans le sacrement. Quand s’est-il manifesté ? Lorsque, pour ainsi dire, il fait passer les siens d’une vision sans vraie connaissance à une authentique connaissance dans l’invisible de la foi

Saint John Henry Newman (1801-1890)

 

 

 

Exultez dans le Seigneur en tremblant

lundi 13 avril 2020

Autant est éternel le roi de l’univers, dont le Royaume n’a ni commencement ni fin, autant il arrive que soit récompensé l’effort de ceux qui choisissent de peiner pour lui et pour les vertus. Car les honneurs de la vie présente, si grande que soit leur splendeur, s’évanouissent totalement avec cette vie. Mais les honneurs que Dieu délivre à ceux qui en sont dignes, ces honneurs qui sont donnés avec l’incorruptibilité, demeurent à jamais. (…)

Il est dit : « Je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple » (Lc 2,10), non pour une partie du peuple. Et « Que toute la terre t’adore et te chante » (Ps 65(66),4 LXX). Il n’est pas dit une partie de la terre. Et il ne le faut pas. Chanter n’est pas le fait de ceux qui appellent au secours, mais de ceux qui sont dans la joie. Si donc il en est ainsi, ne désespérons pas du tout, mais parcourons réjouis la vie présente, en pensant à cette joie et à cette réjouissance qu’elle nous apporte. Cependant mêlons à la joie la crainte de Dieu, ainsi qu’il est dit : « Exultez dans le Seigneur en tremblant » (cf. Ps 2,11 LXX). C’est ainsi, emplies de crainte et de grande joie, qu’en courant, les femmes qui entouraient Marie partirent au tombeau (cf. Mt 28,8). Nous aussi, un jour, si nous joignons la crainte à la joie, nous nous élancerons du tombeau intelligible. Je m’étonne qu’on puisse ignorer la crainte. Car nul n’est sans péché, fût-il Moïse, fût-il l’apôtre Pierre. Chez ceux-là cependant, l’amour divin a été le plus fort, il a banni la crainte (cf. 1Jn 4,18) à l’heure de l’exode. (…)

Qui veut être appelé sage, prudent et ami de Dieu, afin de présenter au Seigneur son âme telle qu’il l’a reçue de lui, pure, intacte, toute irréprochable ? Qui le veut, afin d’être pour cela couronné dans les cieux et dit bienheureux par les anges

Jean Carpathios (VIIe s.)

 

 

 

Le premier jour de la vie nouvelle

dimanche 12 avril 2020

Voici une sage maxime : « Au jour du bonheur on oublie tous nos maux » (Si 11,25). Aujourd’hui est oubliée la première sentence portée contre nous – mieux, non pas oubliée, mais annulée ! Ce jour a entièrement effacé tout souvenir de notre condamnation. Autrefois l’enfantement se passait dans la douleur ; maintenant notre naissance est sans souffrance. Autrefois nous n’étions que chair, nous naissions de la chair ; aujourd’hui ce qui naît est esprit né de l’Esprit. Hier, nous naissions simples enfants des hommes ; aujourd’hui, nous naissons enfants de Dieu. Hier, nous étions rejetés du ciel sur la terre ; aujourd’hui celui qui règne dans les cieux fait de nous des citoyens du ciel. Hier, la mort régnait à cause du péché ; aujourd’hui, grâce à la Vie, c’est la justice qui reprend le pouvoir.

Un seul homme nous a ouvert jadis les portes de la mort ; aujourd’hui, un seul homme nous ramène à la vie. Hier, nous avons perdu la vie à cause de la mort ; mais aujourd’hui la Vie a détruit la mort. Hier, la honte nous faisait nous cacher sous le figuier ; aujourd’hui, la gloire nous attire vers l’arbre de vie. Hier, la désobéissance nous avait chassés du Paradis ; aujourd’hui, notre foi nous y fait entrer. De nouveau, le fruit de la vie nous est offert afin que nous en jouissions autant que nous le voulons. De nouveau la source du Paradis dont l’eau nous irrigue par les quatre fleuves des évangiles (cf Gn 2,10), vient rafraîchir la face entière de l’Église. (…)

Que devons-nous faire dès lors, sinon imiter dans leurs bondissements joyeux les montagnes et les collines des prophéties : « Montagnes, sautez comme béliers ; collines, comme des agneaux ! » (Ps 113,4) Venez donc, crions de joie pour le Seigneur ! (Ps 94,1) Il a brisé la puissance de l’ennemi et dressé le grand trophée de la croix (…). Disons donc : « Grand est le Seigneur notre Dieu, un grand roi par toute la terre ! » (Ps 94,3 ;46,3) Il bénit l’année en la couronnant de ses bienfaits (Ps 64,12), et il nous rassemble en un chœur spirituel, en Jésus Christ notre Seigneur, à qui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen !

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

 

 

« Jésus s’écria d’une voix forte : Lazare, viens dehors ! » (Jn 11,43)

dimanche 29 mars 2020

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Parmi tous les miracles faits par notre Seigneur Jésus Christ, la résurrection de Lazare est particulièrement impressionnante. Mais si nous considérons celui qui l’a accomplie, notre joie doit dépasser notre étonnement. Celui qui a ressuscité cet homme a aussi créé l’homme, car il est le Fils unique du Père et par lui, vous le savez, tout a été fait (Jn 1,3). Si donc tout a été fait par lui, quoi d’étonnant qu’un homme soit ressuscité par lui alors que, chaque jour, il en fait naître un si grand nombre…

Tu as entendu que le Seigneur Jésus a ressuscité un mort ; cela te suffit pour apprendre que, s’il l’avait voulu, il aurait ressuscité tous les morts. Et c’est précisément ce qu’il s’est réservé pour la fin du monde. Car si vous avez entendu que Jésus a fait sortir du tombeau un mort de quatre jours par un grand miracle, « l’heure viendra, comme il le dit lui-même, où les morts entendront sa voix et ceux qui l’auront entendue vivront ». Il a ressuscité un homme déjà atteint de la pourriture du tombeau, mais ce corps avait gardé sa forme humaine ; au dernier jour d’un mot il rendra la vie à nos cendres pour reprendre leur première forme. Il fallait qu’en son temps le Christ accomplisse quelques actions nous donnant signe de sa puissance pour que nous croyions et que nous nous préparions à cette résurrection qui sera pour la vie et non pour la condamnation. Car « l’heure vient où tous ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l’appel de sa voix ; ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la condamnation »…

Mais considérons les œuvres encore plus admirables du Christ : tout homme qui a la foi est un ressuscité ; et si nous sommes attentifs nous comprendrons qu’il y a des morts plus affreuses que celle de Lazare : tout homme qui pèche meurt. La mort corporelle, tout homme la craint ; mais il en est peu qui craignent la mort de l’âme. Ah, si nous pouvions réveiller les hommes de leur apathie et nous réveiller avec eux pour aimer la vie éternelle avec autant d’ardeur qu’ils aiment cette vie fugitive !

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermons sur l’évangile de Jean, n°49, 1-3 ; CCL 36, 419-421 (trad. Orval rev.)

 

 

 

 

 

 

 

« L’enfant n’est pas morte : elle dort. »

mardi 4 février 2020

Chers jeunes, l’avenir dépend de vous ; de vous dépendent l’achèvement de ce millénaire et le commencement du nouveau. Ne soyez donc pas passifs : assumez vos responsabilités dans tous les domaines qui s’ouvrent à vous dans notre monde. (…) Prenez vos responsabilités ! « Soyez prêts », animés par la foi dans le Seigneur, « à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3,15). (…) Quel est le motif de votre confiance ? Votre foi, la reconnaissance et l’acceptation de l’immense amour que Dieu montre continuellement pour les hommes. (…) Jésus Christ « le même hier et aujourd’hui et pour l’éternité » (He 13,8) continue à montrer aux jeunes le même amour que décrit l’Évangile quand il rencontre un ou une jeune.

Ainsi nous pouvons contempler la résurrection de la fille de Jaïre, qui « avait douze ans » (…). Jaïre expose sa peine au Maître avec franchise ; avec insistance, il supplie son cœur : « Ma fille est près de mourir ; viens lui imposer les mains pour qu’elle guérisse et qu’elle vive ». « Jésus s’en alla avec lui. » Le cœur du Christ, qui s’émeut devant la douleur humaine de cet homme et de sa fille, ne demeure pas indifférent devant nos souffrances. Le Christ nous écoute toujours, mais il nous demande de recourir à lui avec foi. (…) Tous les gestes et toutes les paroles du Seigneur expriment cet amour.

Je voudrais m’arrêter particulièrement sur les paroles recueillies des lèvres mêmes de Jésus : « L’enfant n’est pas morte : elle dort ». Ces paroles profondément révélatrices m’incitent à penser à la mystérieuse présence du Seigneur de la vie dans un monde qui semble avoir succombé à l’impulsion éhontée de la haine, de la violence et de l’injustice. Mais non, ce monde, qui est le vôtre, n’est pas mort, mais il dort. Dans votre cœur, chers jeunes, on perçoit le battement fort de la vie, de l’amour de Dieu. La jeunesse n’est pas morte quand elle est proche du Maître. Oui, quand elle est proche de Jésus : vous êtes tous proches de Jésus. Écoutez toutes ses paroles, toutes les paroles, tout. Jeune, aime Jésus, cherche Jésus. Rencontre Jésus.

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

 

 

 

 

« Je crois à la résurrection de la chair. » (Credo)

dimanche 10 novembre 2019

Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que le Christ est vraiment ressuscité des morts et qu’il vit pour toujours, de même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et qu’il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne, notre résurrection sera l’œuvre de la Très Sainte Trinité : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11). Le terme « chair » désigne l’homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La « résurrection de la chair » signifie qu’il n’y aura pas seulement, après la mort, la vie de l’âme immortelle, mais que même nos « corps mortels » reprendront vie.

Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. « Une conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre » (Tertullien). « Comment certains d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi… Mais non, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis » (1Co 15,12-14.20).

La résurrection des morts a été révélée progressivement par Dieu à son Peuple. L’espérance en la résurrection corporelle des morts s’est imposée comme une conséquence intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l’homme tout entier, âme et corps. (…) Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la résurrection. Jésus l’enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu, vous êtes dans l’erreur » (Mc 12,24). La foi en la résurrection repose sur la foi en Dieu qui « n’est pas un Dieu des morts, mais des vivants ».

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

Le jour du Seigneur : le jour de la résurrection, la création nouvelle.

lundi 9 septembre 2019

Jésus est ressuscité d’entre les morts « le premier jour de la semaine » (Mt 28,1; Mc 16,2; Lc 24,1; Jn 20,1). En tant que « premier jour », le jour de la résurrection du Christ rappelle la première création. En tant que « huitième jour » qui suit le sabbat il signifie la création nouvelle inaugurée avec la résurrection du Christ. Il est devenu pour les chrétiens le premier de tous les jours, la première de toutes fêtes, le jour du Seigneur (dies dominica), le « dimanche ».

Le dimanche, accomplissement du sabbat : le dimanche se distingue expressément du sabbat auquel il succède chronologiquement, chaque semaine, et dont il remplace pour les chrétiens la prescription cérémonielle. Il accomplit, dans la Pâque du Christ, la vérité spirituelle du sabbat juif et annonce le repos éternel de l’homme en Dieu.

Catéchisme de l’Église catholique