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Archive pour le mot-clef ‘croix’

« Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme. » (Mt 24,30)

jeudi 29 novembre 2018

Veux-tu apprendre que la croix peut être signe du Royaume ? C’est avec ce signe que le Christ doit venir lors de son deuxième et glorieux avènement ! Pour que tu apprennes à quel point la croix est digne de vénération, il a fait d’elle un titre de gloire…

Nous savons que sa première venue s’est produite dans le secret, et cette discrétion était justifiée : il était venu en effet chercher ce qui était mort. Mais cette deuxième venue ne se passera pas de la même manière… Il apparaîtra aussitôt à tous et personne n’aura besoin de demander si le Christ est ici ou là (Mt 24,26)… ; nous n’aurons pas besoin de chercher si le Christ est bien là. Mais ce qu’il faudra chercher, c’est s’il vient avec la croix…

« Quand viendra le Fils de l’homme le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus son éclat. » (Mt 24,27) Si grande sera la gloire de sa lumière que devront ternir devant elle les astres les plus brillants. « Alors tomberont les étoiles et le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. » Vois-tu quel pouvoir a le signe de la croix ? « Le soleil s’obscurcira et la lune se cachera », et la croix au contraire brillera, bien visible, afin que tu saches que sa splendeur est plus grande que celle du soleil et de la lune. De même qu’à l’entrée du roi dans une ville, les soldats chargent sur leurs épaules les étendards royaux et les portent devant lui pour annoncer son arrivée, de même lorsque le Seigneur descendra du ciel, la cohorte des anges et des archanges, portant ce signe sur leurs épaules, nous préviendront aussi de l’arrivée de ce roi qu’est le Christ.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

 

 

 

 

« Qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive ! »

dimanche 16 septembre 2018

L’union avec le Christ est notre béatitude et l’approfondissement de notre union avec lui fait notre bonheur ici-bas. L’amour de la croix ne se trouve donc nullement en contradiction avec notre joie d’être enfants de Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une allégresse forte et pure à ceux qui y sont appelés et qui le peuvent ; ceux qui participent ainsi à l’édification du Royaume de Dieu sont vraiment les enfants de Dieu. Ainsi, une prédilection pour le chemin de la croix ne signifie pas non plus que l’on répugne à voir le Vendredi saint passé et l’œuvre de la Rédemption accomplie. Seuls des rachetés, seuls des enfants de la grâce peuvent vraiment porter la croix du Christ. Ce n’est que de l’union avec la Tête divine que la souffrance humaine reçoit sa puissance rédemptrice. Souffrir et être bienheureux dans la souffrance, se tenir debout sur la terre, aller de par les chemins poussiéreux et caillouteux de cette terre tout en siégeant avec le Christ à la droite du Père (cf Col 3,1), rire et pleurer avec les enfants de ce monde sans cesser de chanter avec les chœurs angéliques la louange de Dieu, voilà la vie du chrétien, jusqu’à ce que se lève l’aurore de l’éternité.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

 

 

 

 

« Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde. »

samedi 5 mai 2018

La mort une fois vaincue par le Sauveur et fixée à la croix, comme à un pilori, tous ceux qui marchent dans le Christ la foulent aux pieds. Rendant témoignage au Christ, ils se moquent de la mort, se jouent d’elle et répètent ce qui est écrit à son sujet : « Mort, où est ta victoire ? Enfer, où est ton aiguillon ? » (1Co 15,55; Os 13,14)… Est-ce une pauvre démonstration de la victoire remportée sur elle par le Sauveur, lorsque les chrétiens, enfants et jeunes filles, méprisent la vie présente et se préparent à mourir plutôt que de renier leur foi ? L’homme craint naturellement la mort et la dissolution de son corps ; mais, chose tout à fait extraordinaire, celui qui a revêtu la foi en la croix méprise ce sentiment naturel et, pour le Christ, il ne craint plus la mort…

Si la mort, autrefois si forte et pour cela si redoutable, est méprisée maintenant après la venue du Sauveur, après sa mort corporelle et sa résurrection, il est évident que c’est par le Christ monté sur la croix que la mort a été anéantie et vaincue. Lorsqu’après la nuit le soleil paraît et illumine toute la surface de la terre, il n’y a absolument pas à douter que le soleil qui répand partout sa lumière est le même qui a chassé les ténèbres et tout illuminé. Ainsi… il est évident que le Sauveur manifesté en son corps est celui-là même qui a détruit la mort et qui chaque jour démontre sa victoire sur elle en ses disciples… Lorsqu’on voit des hommes, des femmes et de jeunes enfants courir et s’élancer à la mort pour la foi au Christ, qui serait assez sot, qui serait assez incrédule, qui aurait l’esprit assez aveugle pour ne pas comprendre et penser que c’est le Christ, auquel ces hommes rendent témoignage, qui procure et donne à chacun la victoire sur la mort en détruisant la puissance de celle-ci en chacun de ceux qui ont foi en lui et portent le signe de sa croix ?

Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église
Sur l’Incarnation du Verbe, 27-29 ; PG 25,143 ; SC 199 (trad. Orval rev.)

 

 

 

« Élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12,32)

mardi 20 mars 2018

Sache et comprends bien, frère…, qu’il y a beaucoup de serpents dans le désert qui mordent la multitude de tes pensées, c’est à dire des injures, des médisances, des angoisses, des murmures, des disputes, des calomnies qui sont lancées contre toi… Mais si tu veux leur échapper, fais ce que faisaient les Israélites… : ils regardaient le serpent d’airain que Moïse avait dressé sur le sommet de la montagne, et tous ceux qui obéissaient et le regardaient était guéri. Toi aussi, lorsque tu te vois mordu par un de ces serpents, regarde notre Seigneur Jésus Christ suspendu à la croix… Comme le dit l’apôtre Paul : « Fixe les yeux sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de notre foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré l’humiliation de la croix » (He 12,2)…

Voici en peu de mots comment il te faut avoir les yeux fixée sur lui quand tu es mordu par les serpents : quand tu es déshonoré, fixe les yeux sur lui ; lui aussi a été déshonoré pour toi, il a été traité de démon et de Samaritain (Jn 8,48)…, on l’a bafoué et giflé, on lui a craché au visage, on lui a donné à boire du vinaigre et du fiel, on lui a frappé la tête avec un roseau. Si tu es mordu par une pensée de vanité, parce qu’on te confie des services importants, souviens-toi de la parole de notre Seigneur : « Quand vous aurez fait tout ce qu’on vous a commandé, dites : Nous sommes des serviteurs quelconques » (Lc 17,10). Si tu as envie de mépriser ton frère à cause de sa faiblesse, fixe les yeux sur celui qui montrait plus de sollicitude pour les pécheurs, les publicains et les prostituées, pour les convertir par sa rencontre, plutôt que pour justes qui n’avaient pas besoin de conversion (Lc 5,30-32). Et lorsque les penchants naturels et les démons t’accablent, fixe les yeux sur lui, étendu sur la croix, les mains et les pieds fixés par les clous…

Sans cesse médite sur ces choses en ton cœur, et le venin des serpents disparaîtra de ton cœur. Car par sa crucifixion, Jésus est plus proche de toi que le serpent d’airain ne l’était des Hébreux : il habite ton cœur, et dans les replis secrets de ton âme la lumière de son visage glorieux resplendit.

Philoxène de Mabboug (?-v. 523), évêque en Syrie
Lettre sur la vie monastique (trad. Graffin, Orient chrétien VI 1961, p. 339 rev. ; cf En Calcat)

 

 

 

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

vendredi 11 août 2017

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Accomplissant le dessein mystérieux de sa bonté, le Seigneur assume la condition de serviteur et consent à s’abaisser pour nous jusqu’à la mort de la croix (Ph 2,8). Par cet abaissement visible, il réalise notre élévation jusqu’au ciel, qui est intérieure et invisible. Regarde où nous étions tombés dès le commencement ; comprends-le bien, c’est par le dessein de la sagesse et de la bonté de Dieu que nous sommes rendus à la vie. Avec Adam nous étions tombés par orgueil ; c’est pourquoi nous nous abaissons dans le Christ afin d’effacer l’ancienne faute par la pratique de la vertu opposée. Nous avons offensé le Seigneur par orgueil, nous lui plaisons maintenant par notre humilité.

Réjouissons-nous, glorifions-nous dans le Seigneur qui a fait nôtres son combat et sa victoire en nous disant : « Courage, car j’ai vaincu le monde » (Jn 16,33)… Lui, l’invincible, combattra pour nous et il vaincra en nous. Alors le prince des ténèbres sera jeté dehors (cf Jn 12,31), car s’il n’est pas chassé du monde où il est partout, il est chassé du cœur de l’homme : la foi, lorsqu’elle pénètre en nous, le repousse pour faire place au Christ dont la présence jette le péché dehors…

Que les orateurs gardent leur éloquence, les philosophes leur sagesse, les rois leurs royaumes : pour nous, la gloire, les richesses et le royaume, c’est le Christ ; pour nous la sagesse, c’est la folie de l’Évangile ; pour nous la force, c’est la faiblesse de la chair, et la gloire, c’est le scandale de la croix (1Co 1,18-23).

Saint Paulin de Nole (355-431), évêque
Lettre 38, 3-4.6 ; PL 61, 359 (trad. Orval rev.)

 

 

 

mercredi 9 août 2017

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« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

dimanche 2 juillet 2017

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Sur le chemin de la croix, le Sauveur n’est pas seul, et il n’est pas entouré que d’ennemis qui le harcèlent. Il y a aussi la présence des êtres qui le soutiennent : la Mère de Dieu, modèle de ceux qui, en tout temps, suivent l’exemple de la croix ; Simon de Cyrène, symbole de ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui, dans cette acceptation, sont bénis ; et Véronique, image de ceux que l’amour porte à servir le Seigneur. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur ou qui a librement fait œuvre de pénitence a racheté un peu de l’énorme dette de l’humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, c’est le Christ, Tête du Corps mystique, qui accomplit son œuvre d’expiation dans les membres qui se prêtent de tout leur être, corps et âme, à son œuvre de rédemption.

On peut supposer que la vision des fidèles qui allaient le suivre sur son chemin de souffrance a soutenu le Sauveur au jardin des Oliviers. Et l’appui de ces porteurs de croix lui est un secours à chacune de ses chutes. Ce sont les justes de l’Ancienne Alliance qui l’accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à lui pendant sa vie terrestre sont ceux qui l’aident de la deuxième à la troisième station. Les amants de la Croix, qu’il a éveillés et qu’il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l’Église combattante, sont ses alliés jusqu’à la fin des temps. C’est à cela que, nous aussi, nous sommes appelées.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
Am Fuss des Kreuzes, 24/11/1934 (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 57)

 

 

 

« À la recherche de Jésus. »

lundi 1 mai 2017

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Écoutez, tous les peuples ; écoutez, nations répandues sur la surface de la terre ; prêtez l’oreille, tribus et races diverses (cf Ap 7,9), vous tous qui vous croyiez abandonnés et vous pensiez jusqu’à présent méprisables ; prêtez l’oreille et réjouissez-vous : votre Créateur ne vous a pas oubliés. Il n’a pas voulu laisser plus longtemps sa colère retenir ses miséricordes ; maintenant il veut sauver dans sa bonté non seulement le petit nombre des juifs, mais encore votre multitude innombrable. Écoutez le saint prophète Isaïe… : « En ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un signe pour les peuples » (11,10)…

Comme l’a attesté Jésus lui-même, il est celui que « Dieu, le Père, a marqué de son sceau », pour qu’il soit un signe. Mais un signe pour quoi ? Pour qu’exalté en haut de l’étendard de la croix, tel le serpent de bronze élevé au milieu du camp (Nb 21), il tourne vers lui les regards non seulement du peuple juif, mais de l’univers entier, et qu’il attire à lui par sa mort sur la croix le cœur de tous les hommes. Il leur apprendrait ainsi à mettre en lui toute leur espérance. En guérissant toutes leurs faiblesses, en pardonnant tous leurs péchés, en ouvrant à tous le Royaume des cieux fermé depuis si longtemps, il leur montrerait qu’il est bien « celui qui devait être envoyé…, celui qu’attendaient les nations » (Gn 49,10 Vulg.). Ce signe, il l’a dressé lui-même pour les peuples afin de « réunir les exilés d’Israël et de rassembler des quatre vents les dispersés de Juda » (Is 11,12).

Pierre le Vénérable (1092-1156), abbé de Cluny
Sermon sur la louange du saint sépulcre (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 2000, t. 6, p. 58

 

 

 

 

 

« Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. »

mercredi 26 avril 2017

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Que nous dit la croix du Christ, qui est le dernier mot, pour ainsi dire, de son message et de sa mission messianiques ? Certes, elle n’est pas encore la parole ultime du Dieu de l’Alliance, qui ne sera prononcée qu’aux lueurs de cette aube où les femmes d’abord puis les apôtres, venus au tombeau du Christ crucifié, le trouveront vide et entendront pour la première fois cette annonce : « Il est ressuscité ». Ils la rediront à leur tour, et ils seront les témoins du Christ ressuscité.

Toutefois, même dans la glorification du Fils de Dieu, la croix ne cesse d’être présente, cette croix qui, à travers tout le témoignage messianique de l’Homme-Fils qui a subi la mort sur elle, parle et ne cesse jamais de parler de Dieu-Père, qui est toujours fidèle à son amour éternel envers l’homme. Car « Il a tellement aimé le monde, donc l’homme dans le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. »

Croire dans le Fils crucifié signifie « voir le Père » (Jn 14,9), signifie croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l’amour. Elle est comme son deuxième nom, et elle est en même temps la manière propre dont il se révèle et se réalise pour s’opposer au mal qui est dans le monde, qui tente et assiège l’homme, s’insinue jusque dans son cœur et peut « le faire périr dans la géhenne » (Mt 10,28).

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dives in misericordia », § 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

 

 

 

 

Le vendredi saint

vendredi 14 avril 2017

Golgotha

Dans sa Passion, le Seigneur a assumé tous les torts du genre humain afin qu’il n’y ait plus rien par la suite qui porte du tort à l’homme. La croix est donc un grand mystère, et si nous essayons de le comprendre, par ce signe le monde entier est sauvé. En effet quand les marins prennent la mer, ils dressent d’abord l’arbre du mât et tendent la voile pour que s’ouvrent les flots ; ils forment ainsi la croix du Seigneur, et en sécurité grâce à ce signe du Seigneur, ils gagnent le port du salut et échappent au péril de la mort. La voile suspendue au mât est en effet l’image de ce signe divin, comme le Christ a été élevé sur la croix. Voilà pourquoi, à cause de la confiance venant de ce mystère, ces hommes ne s’inquiètent pas des bourrasques du vent et arrivent au bon port souhaité. Pareillement, de même que l’Église ne peut pas rester debout sans la croix, de même un navire est affaibli sans son mât. Le diable en effet la tourmente et le vent frappe le navire, mais quand se dresse le signe de la croix, l’injustice du diable est repoussée, la bourrasque tombe aussitôt…

L’agriculteur aussi n’entreprend pas son travail sans le signe de la croix : en assemblant les éléments de sa charrue il imite l’image d’une croix… Le ciel aussi est disposé comme une image de ce signe, avec ses quatre directions, l’Orient, l’Occident, le Midi et le Nord. La forme de l’homme lui-même, quand il élève les mains, représente une croix ; surtout quand nous prions les mains levées, nous proclamons par notre corps la Passion du Seigneur… C’est de cette façon que Moïse, le Saint, a été vainqueur quand il faisait la guerre contre les Amalécites, non pas par les armes, mais les mains levées vers Dieu (Ex 17,11)…

Par ce signe du Seigneur donc, la mer est ouverte, la terre cultivée, le ciel gouverné, les hommes sont sauvés. Et même, je l’affirme, par ce signe du Seigneur, les profondeurs du séjour des morts sont ouvertes. Car l’homme Jésus, le Seigneur, lui qui portait la vraie croix, a été enseveli en terre, et la terre qu’il avait profondément labourée, qu’il avait pour ainsi dire brisée de toutes parts, a fait germer tous les morts qu’elle retenait.

Par ce signe du Seigneur donc, la mer est ouverte, la terre cultivée, le ciel gouverné, les hommes sont sauvés. Et même, je l’affirme, par ce signe du Seigneur, les profondeurs du séjour des morts sont ouvertes. Car l’homme Jésus, le Seigneur, lui qui portait la vraie croix, a été enseveli en terre, et la terre qu’il avait profondément labourée, qu’il avait pour ainsi dire brisée de toutes parts, a fait germer tous les morts qu’elle retenait.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 38 ; PL 57, 341s ; CCL 23, 149s (trad. L’Année en fêtes, Migne 2000, p.261 rev)