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Archive pour le mot-clef ‘catéchisme’

Jésus trouve la foi chez un centurion romain

lundi 16 septembre 2019

Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu ; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers lui, et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera la vérité et le bonheur qu’il ne cesse de chercher (…). De multiples manières, dans leur histoire, et jusqu’à aujourd’hui, les hommes ont donné expression à leur quête de Dieu par leur croyances et leurs comportements religieux (prières, sacrifices, cultes, méditations, etc.). Malgré les ambiguïtés qu’elles peuvent comporter, ces formes d’expression sont si universelles que l’on peut appeler l’homme un être religieux (…). Mais ce « rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu » peut être oublié, méconnu et même rejeté explicitement par l’homme. De telles attitudes peuvent avoir des origines très diverses : la révolte contre le mal dans le monde, l’ignorance ou l’indifférence religieuses, les soucis du monde et des richesses (Mt 13,22), le mauvais exemple des croyants, les courants de pensée hostiles à la religion, et finalement cette attitude de l’homme pécheur qui, de peur, se cache devant Dieu (Gn 3,8s) et fuit devant son appel (Jon 1,3).

« Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu » (Ps 104,3). Si l’homme peut oublier ou refuser Dieu, Dieu, lui, ne cesse d’appeler tout homme à le chercher pour qu’il vive et trouve le bonheur. Mais cette quête exige de l’homme tout l’effort de son intelligence, la rectitude de sa volonté, « un cœur droit » (Ps 96,11), et aussi le témoignage des autres qui lui apprennent à chercher Dieu.

« ‘Tu es grand, Seigneur, et louable hautement ; grand est ton pouvoir et ta sagesse n’a pas de mesure’ (Ps 144,3; 146,5). Et l’homme, petite partie de ta création, prétend te louer, précisément l’homme qui, revêtu de sa condition mortelle, porte en lui le témoignage de son péché et le témoignage que tu ‘résistes aux orgueilleux’ (Jc 4,6). Malgré tout, l’homme, petite partie de ta création, veut te louer. Toi-même tu l’y incites, en faisant qu’il trouve sa joie dans ta louange, parce que tu nous as fait pour toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose en toi » (S. Augustin, Confessions 1,1,1).

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

Le jour du Seigneur : le jour de la résurrection, la création nouvelle.

lundi 9 septembre 2019

Jésus est ressuscité d’entre les morts « le premier jour de la semaine » (Mt 28,1; Mc 16,2; Lc 24,1; Jn 20,1). En tant que « premier jour », le jour de la résurrection du Christ rappelle la première création. En tant que « huitième jour » qui suit le sabbat il signifie la création nouvelle inaugurée avec la résurrection du Christ. Il est devenu pour les chrétiens le premier de tous les jours, la première de toutes fêtes, le jour du Seigneur (dies dominica), le « dimanche ».

Le dimanche, accomplissement du sabbat : le dimanche se distingue expressément du sabbat auquel il succède chronologiquement, chaque semaine, et dont il remplace pour les chrétiens la prescription cérémonielle. Il accomplit, dans la Pâque du Christ, la vérité spirituelle du sabbat juif et annonce le repos éternel de l’homme en Dieu.

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

 

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

mardi 3 septembre 2019

Les anges et les hommes, créatures intelligentes et libres, doivent cheminer vers leur destinée ultime par choix libre et amour de préférence. Ils peuvent donc se dévoyer. En fait, ils ont péché. C’est ainsi que le mal moral est entré dans le monde, sans commune mesure plus grave que le mal physique. Dieu n’est en aucune façon, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral. Il le permet cependant, respectant la liberté de sa créature, et, mystérieusement, il sait en tirer le bien. (…) Du mal moral le plus grand qui ait jamais été commis, le rejet et le meurtre du Fils de Dieu, causé par les péchés de tous les hommes, Dieu, par la surabondance de sa grâce (cf Rm 5,20), a tiré le plus grand des biens : la glorification du Christ et notre rédemption. Le mal n’en devient pas pour autant un bien.

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28). Le témoignage des saints ne cesse de confirmer cette vérité. Ainsi, sainte Catherine de Sienne dit à « ceux qui se scandalisent et se révoltent de ce qui leur arrive » : « Tout procède de l’amour, tout est ordonné au salut de l’homme, Dieu ne fait rien que dans ce but » (…) Et Lady Julian of Norwich : « J’appris donc, par la grâce de Dieu, qu’il fallait m’en tenir fermement à la foi, et croire avec non moins de fermeté que toutes choses seront bonnes… Et tu verras que toutes choses seront bonnes. » «Thou shalt see thyself that all manner of thing shall be well.»

Nous croyons fermement que Dieu est le Maître du monde et de l’histoire. Mais les chemins de sa providence nous sont souvent inconnus. Ce n’est qu’au terme, lorsque prendra fin notre connaissance partielle, lorsque nous verrons Dieu « face à face » (1Co 13,12), que les voies nous seront pleinement connues, par lesquelles, même à travers les drames du mal et du péché, Dieu aura conduit sa création jusqu’au repos de ce sabbat définitif, en vue duquel il a créé le ciel et la terre.

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

« Purifie d’abord l’intérieur de la coupe ! »

mardi 27 août 2019

La confession des péchés (l’aveu), même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir. L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence (…) : « Lorsque les fidèles du Christ s’efforcent de confesser tous les péchés qui leur viennent à la mémoire, on ne peut pas douter qu’ils les présentent tous au pardon de la miséricorde divine. (…) [Mais] ‘si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore’ » (Concile de Trente ; S. Jérôme)

D’après le commandement de l’Église, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser au moins une fois par an les péchés graves dont il a conscience » (…) Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée par l’Église. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui (Lc 6,36). (…)

« Quand tu commences à te repentir de ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent, parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu ‘fais la vérité’ et tu ‘viens à la lumière’ » (S. Augustin ; Jn 12,13).

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

Le martyre de Jean Baptiste, témoignage à la vérité

samedi 3 août 2019

Devant Pilate, le Christ proclame qu’il est « venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ; (Jn 18,37). Le chrétien n’a pas à « rougir de rendre témoignage au Seigneur ; (2Tm 1,8). Dans les situations qui demandent l’attestation de la foi, le chrétien doit la professer sans équivoque, à l’exemple de saint Paul en face de ses juges. Il lui faut garder « une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes ; (Ac 24,16).

Le devoir des chrétiens de prendre part à la vie de l’Église les pousse à agir comme témoins de l’Évangile et des obligations qui en découlent. Ce témoignage est transmission de la foi en paroles et en actes. Le témoignage est un acte de justice qui établit ou fait connaître la vérité : « Tous les chrétiens, partout où ils vivent, sont tenus de manifester (…) par l’exemple de leur vie et le témoignage de leur parole, l’homme nouveau qu’ils ont revêtu par le baptême, et la force du Saint-Esprit qui les a fortifiés au moyen de la confirmation ; (Vatican II).

Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi ; il désigne un témoignage qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend témoignage au Christ, mort et ressuscité, auquel il est uni par la charité. Il rend témoignage à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il supporte la mort par un acte de force. (…) Avec le plus grand soin, l’Église a recueilli les souvenirs de ceux qui sont allés jusqu’au bout pour attester leur foi. Ce sont les actes des martyrs. Ils constituent les archives de la vérité écrites en lettres de sang (…) : « Je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs (…). Tu as gardé ta promesse, Dieu de la fidélité et de la vérité. Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel et céleste Grand Prêtre, Jésus Christ, ton enfant bien-aimé ; (S. Polycarpe).

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

« Alors les justes resplendiront dans le Royaume de leur Père. »

mardi 30 juillet 2019

« Le monde a été créé en vue de l’Église », disaient les chrétiens des premiers temps (Hermas). Dieu a créé le monde en vue de la communion à sa vie divine, communion qui se réalise par la convocation des hommes dans le Christ, et cette « convocation » (ecclesia), c’est l’Église. L’Église est la fin de toutes choses, et les vicissitudes douloureuses elles-mêmes, comme la chute des anges et le péché de l’homme, n’ont été permises par Dieu que comme occasion et moyen pour déployer toute la force de son bras (Lc 1,51), toute la mesure d’amour qu’il voulait donner au monde : « De même que la volonté de Dieu est un acte et qu’elle s’appelle le monde, ainsi son intention est le salut des hommes, et elle s’appelle l’Église » (Clément d’Alexandrie).

Le rassemblement du Peuple de Dieu commence à l’instant où le péché détruit la communion des hommes avec Dieu et celle des hommes entre eux ; le rassemblement de l’Église est pour ainsi dire la réaction de Dieu au chaos provoqué par le péché. Cette réunification se réalise secrètement au sein de tous les peuples : « En toute nation, Dieu tient pour agréable quiconque le craint et pratique la justice » (Ac 10,35). La préparation lointaine du rassemblement du Peuple de Dieu commence avec la vocation d’Abraham, à qui Dieu promet qu’il deviendra le père d’un grand peuple (Gn 12,2). La préparation immédiate commence avec l’élection d’Israël comme Peuple de Dieu (Ex 19,5) ; par son élection, Israël doit être le signe du rassemblement futur de toutes les nations (Is 2,2). (…)

Il appartient au Fils de réaliser, dans la plénitude des temps, le plan de salut de son Père ; c’est là le motif de sa « mission »… Le Christ inaugure le Royaume des cieux sur la terre ; l’Église « est le Règne du Christ déjà mystérieusement présent » (Vatican II, LG 3). (…) « L’Église (…) n’aura sa consommation que dans la gloire céleste » (LG 48), lors du retour glorieux du Christ. (…) Elle aspire à l’avènement plénier du Royaume. Cette consommation de l’Église et, à travers elle, celle du monde dans la gloire ne se fera pas sans de grandes épreuves. Alors seulement, « tous les justes depuis Adam, depuis Abel le juste jusqu’au dernier élu se trouveront rassemblés dans l’Église universelle auprès du Père » (LG 2).

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

 

« Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

mercredi 29 mai 2019

« Ce que notre esprit, je veux dire notre âme, est à nos membres, l’Esprit Saint l’est aux membres du Christ, au Corps du Christ, je veux dire l’Église » (S. Augustin)…. L’Esprit Saint fait de l’Église « le temple du Dieu vivant » (2Co 6,16; 1Co 3,16). « C’est à l’Église que le don de Dieu a été confié… C’est en elle qu’a été déposée la communion avec le Christ, c’est-à-dire l’Esprit Saint, première avance de la nature impérissable, confirmation de notre foi et échelle de notre ascension vers Dieu… Car là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où est l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce » (S. Irénée).

L’Esprit Saint… réalise de manières multiples l’édification du Corps tout entier dans la charité : par la Parole de Dieu…; par le baptême par lequel il forme le Corps du Christ (1Co 12,13) ; par les sacrements qui donnent croissance et guérison aux membres du Christ ; par « la grâce accordée aux apôtres, qui tient la première place parmi ses dons » (Vatican II, LG 7) ; par les vertus qui font agir selon le bien ; enfin par les multiples grâces spéciales, appelés « charismes », par lesquels il rend les fidèles « aptes et prêts à assumer les diverses activités et services qui servent à renouveler et à édifier davantage l’Église » (LG 12). Extraordinaires ou simples et humbles, les charismes sont des grâces de l’Esprit Saint qui ont, directement ou indirectement, une utilité ecclésiale, ordonnés qu’ils sont à l’édification de l’Église, au bien des hommes et aux besoins du monde.

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

« Vous ferez cela en mémoire de moi. » (1Co 11,25)

vendredi 10 mai 2019

L’eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ, l’actualisation et l’offrande sacramentelle de son unique sacrifice, dans la liturgie de l’Église qui est son Corps. Dans toutes les prières eucharistiques nous trouvons, après les paroles de l’institution, une prière appelée anamnèse ou mémorial. Dans le sens de l’Écriture Sainte le mémorial n’est pas seulement le souvenir des événements du passé, mais la proclamation des merveilles que Dieu a accomplies pour les hommes. Dans la célébration liturgique de ces événements, ils deviennent d’une certaine façon présents et actuels. C’est de cette manière qu’Israël comprend sa libération d’Égypte : chaque fois qu’est célébrée la Pâque, les événements de l’Exode sont rendus présents à la mémoire des croyants afin qu’ils y conforment leur vie (Ex 13,3.8).

Le mémorial reçoit un sens nouveau dans le Nouveau Testament. Quand l’Église célèbre l’eucharistie, elle fait mémoire de la Pâque du Christ, et celle-ci devient présente : le sacrifice que le Christ a offert une fois pour toutes sur la croix demeure toujours actuel : « Toutes les fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre Pâque a été immolé se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre rédemption s’opère » (Vatican II, LG 63).

Parce qu’elle est mémorial de la Pâque du Christ, l’eucharistie est aussi un sacrifice. Le caractère sacrificiel de l’eucharistie est manifesté dans les paroles mêmes de l’institution : « Ceci est mon corps qui va être donné pour vous » et « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui va être versé pour vous » (Lc 22,19-20). Dans l’eucharistie le Christ donne ce corps même qu’il a livré pour nous sur la croix, le sang même qu’il a « répandu pour une multitude en rémission des péchés » (Mt 26,28). L’eucharistie est donc un sacrifice parce qu’elle ‘représente’ (rend présent) le sacrifice de la croix, parce qu’elle en est le ‘mémorial’ et parce qu’elle en ‘applique’ le fruit.

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

 

« Je crois en l’Église… apostolique. »

vendredi 3 mai 2019

Jésus est l’Envoyé du Père. Dès le début de son ministère, il « appela à lui ceux qu’il voulut, et il en institua Douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,13-14). Dès lors, ils seront ses « envoyés » (ce que signifie le mot grec ‘apostoloi’). En eux continue sa propre mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21). Leur ministère est donc la continuation de sa propre mission : « Qui vous accueille, m’accueille », dit-il aux Douze (Mt 10,40).

Jésus les unit à sa mission reçue du Père : comme « le Fils ne peut rien faire de lui-même » (Jn 5,19.30), mais reçoit tout du Père qui l’a envoyé, ainsi ceux que Jésus envoie ne peuvent rien faire sans lui (Jn 15,5) de qui ils reçoivent le mandat de mission et le pouvoir de l’accomplir. Les apôtres du Christ savent donc qu’ils sont qualifiés par Dieu comme « ministres d’une alliance nouvelle » (2Co 3,6), « ministres de Dieu » (2Co 6,4), « en ambassade pour le Christ » (2Co 5,20), « serviteurs du Christ et dispensateurs des mystères de Dieu » (1Co 4,1).

Dans la charge des apôtres, il y a un aspect intransmissible : être les témoins choisis de la Résurrection du Seigneur et les fondements de l’Église. Mais il y a aussi un aspect permanent de leur charge. Le Christ leur a promis de rester avec eux jusqu’à la fin des temps (Mt 28,20). « La mission divine confiée par Jésus aux apôtres est destinée à durer jusqu’à la fin des siècles, étant donné que l’Évangile qu’ils doivent transmettre est pour l’Église principe de toute sa vie, pour toute la durée du temps. C’est pourquoi les apôtres prirent soin d’instituer… des successeurs » (Vatican II : LG 20).

Catéchisme de l’Église catholique

« Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n’aura jamais faim. » (Jn 6, 35)

mardi 8 janvier 2019

« Le Christ Jésus qui est mort, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous » (Rm 8,34) est présent de multiples manières à son Église : dans sa Parole, dans la prière de son Église, « là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom » (Mt 18,20), dans les pauvres, les malades, les prisonniers (Mt 25,31s), dans ses sacrements dont il est l’auteur, dans le sacrifice de la messe et en la personne du ministre. Mais « au plus haut point [il est présent] sous les espèces eucharistiques » (Vatican II SC 7).

Le mode de présence du Christ sous les espèces eucharistiques est unique… Dans le très saint sacrement de l’eucharistie sont « contenus vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ… » (Concile de Trente). « Cette présence, on la nomme ‘réelle’, non à titre exclusif, comme si les autres présences n’étaient pas ‘réelles’, mais par excellence parce qu’elle est substantielle, et que par elle le Christ, Dieu et homme, se rend présent tout entier » (saint Paul VI)… Le culte de l’Eucharistie … « L’Église catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est dû au sacrement de l’eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession » (saint Paul VI)…

Il est hautement convenable que le Christ ait voulu rester présent à son Église de cette façon unique. Puisque le Christ allait quitter les siens sous sa forme visible…, il voulait que nous ayons le mémorial de l’amour dont il nous a aimés « jusqu’à la fin » (Jn 13,1), jusqu’au don de sa vie. En effet, dans sa présence eucharistique il reste mystérieusement au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (Ga 2,20)…, sous les signes qui expriment et communiquent cet amour.

Catéchisme de l’Église catholique