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Archive pour la catégorie ‘Ecritures’

Jonas, une figure du Christ

mercredi 21 février 2024

Si Jonas est une figure du Seigneur, et évoque par son séjour de trois jours et de trois nuits dans les entrailles du cétacé la Passion du Sauveur, sa prière aussi doit être une expression de la prière du Seigneur.

« Je suis rejeté de devant tes yeux. Mais je reverrai ton saint Temple. » (Jon 2,5) Quand j’étais avec toi, jouissant de ta lumière, je ne disais pas : je suis rejeté. Mais, une fois au fond de la mer, et enveloppé de la chair d’un homme, je prends les sentiments d’un homme, et je dis : je suis rejeté de devant tes yeux. Cela, je l’ai dit en tant qu’homme ; et la suite, je le dis comme Dieu, Moi qui, étant dans ta condition, ne me suis pas prévalu de mon égalité avec toi (cf Phil 2,6), parce que je voulais élever à toi le genre humain. « Mais je reverrai ton saint Temple ». Ainsi le texte de l’Évangile dit-il : « Père, glorifie-moi auprès de toi en m’accordant la gloire que j’avais avant que le monde existât. » (Jn 17,5) et le Père répond : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai » (Jn 12,28). L’unique et même Seigneur demande en tant qu’homme, promet en tant que Dieu, et il est sûr de la possession qui fut toujours la sienne.

« Les eaux m’avaient entouré jusqu’à l’âme, l’abîme me cernait » (Jon 2,6) Que l’enfer ne m’emprisonne pas ! Qu’il ne me refuse pas la sortie ! Librement j’ai fait la descente, que librement je fasse l’ascension. Je suis venu captif volontaire, je dois libérer les captifs pour que soit accompli ce verset : « montant dans les hauteurs, il a emmené les captifs. »(Ps 68,19 ; Ep 4,8) Ceux-là en effet qui auparavant étaient captifs dans la mort, lui les a conquis à la vie.

« Et le Seigneur commanda au poisson, qui rejeta Jonas sur la terre sèche. » (Jon 2,11) Il est donc commandé à ce grand cétacé, aux abîmes et aux enfers de restituer le Sauveur à la terre ; ainsi Celui qui était mort pour libérer les détenus dans les liens de la mort, peut emmener avec lui une foule vers la vie.

Saint Jérôme (347-420)

 

 

 

Qu’est-ce que la vraie charité ?

lundi 19 février 2024

Penser plus au prochain, à ses intérêts, à sa satisfaction, à sa joie, qu’à nous-même, c’est le signe non équivoque d’une vrai charité : car pour agir de cette façon, non pas une fois, mais dix fois, mais toujours, en toute circonstances, à l’égard de tous nos frères sans distinction, il faut aimer vraiment Dieu ; un pareil amour du prochain réclame de nous trop d’abnégation pour pouvoir se soutenir longtemps en s’appuyant sur lui-même : il ne le peut que s’il naît de Dieu. Aussi la charité envers le prochain est-elle donnée par Jésus en personne comme le signe par excellence de la présence de Dieu dans une âme. (…)

Qu’est-ce, en effet, que la charité ? C’est l’amour de Dieu embrassant dans un même élan Dieu et tout ce qui lui est uni : l’humanité du Christ, et dans le Christ, tous les membres de son corps mystique. Le Christ est affligé dans les affligés ; malade dans les malades, triste dans les âmes accablées de tristesse. N’est-ce pas la parole même de la vérité infaillible : « Ce que vous ferez au moindre des miens, c’est à moi que vous l’aurez fait » (Mt 25,40) ? En s’incarnant Notre-Seigneur a pris sur lui toutes nos infirmités (cf. Is 53,4). En les soulageant dans le prochain, c’est lui-même que nous soulageons. (…)

Voyons dans notre frère le Christ lui-même qui se présente à nous, et nous le servirons alors avec empressement. (…) Si nous avons ces vues de la foi, notre amour sera toujours zélé, désintéressé, et nous ne nous plaindrons pas si nous devons souvent nous donner aux autres.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

 

La tentation après le baptême

dimanche 18 février 2024

Si, après le baptême, tu es attaqué par le persécuteur, le tentateur de la lumière, tu auras matière à victoire. Il t’attaquera certainement, puisqu’il s’en est pris au Verbe, mon Dieu, trompé par l’apparence humaine qui lui dérobait la lumière incréée. Ne redoute pas le combat. Oppose-lui l’eau du baptême, oppose-lui l’Esprit Saint dans lequel s’éteignent tous les traits enflammés lancés par le Malin. (…)

S’il t’expose le besoin qui t’accable — il n’a pas manqué de le faire à Jésus —, s’il te rappelle que tu as faim, n’aie pas l’air d’ignorer ses propositions. Apprends-lui ce qu’il ne connaît pas ; oppose-lui la Parole de vie, ce vrai Pain envoyé du ciel et qui donne la vie au monde.

S’il te tend le piège de la vanité — il en usa contre le Christ, lors qu’il le fit monter sur le pinacle du Temple et lui dit : « Jette-toi en bas » pour lui faire manifester sa divinité —, prends garde de ne pas déchoir pour avoir voulu t’élever. (…)

S’il te tente par l’ambition en te montrant, dans une vision instantanée, tous les royaumes de la terre comme soumis à son pouvoir et s’il exige de toi l’adoration, méprise-le : ce n’est qu’un pauvre frère. Dis-lui, confiant dans le sceau divin : « Je suis, moi aussi, l’image de Dieu ; je n’ai pas encore été, comme toi, précipité du haut de ma gloire à cause de mon orgueil ! Je suis revêtu du Christ ; je suis devenu un autre Christ par mon baptême ; c’est à toi de m’adorer. » Il s’en ira, j’en suis sûr, vaincu et mortifié par ces paroles. Venant d’un homme illuminé par le Christ, elles seront ressenties par lui comme si elles émanaient du Christ, la lumière suprême. Voilà les bienfaits qu’apporte l’eau du baptême à ceux qui reconnaissent sa force.

Saint Grégoire de Nazianze (330-390)

 

 

 

Préparons un sacrifice de miséricorde

samedi 17 février 2024

Pour traduire en actes ce bien de la charité, mes frères, il est vrai que tous les temps sont bons ; et pourtant, les jours que nous vivons nous y exhortent particulièrement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir cette grâce qui contient la somme des vertus et « couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8).

Sur le point donc de célébrer le plus grand de tous les mystères, celui où le sang de Jésus Christ a effacé nos iniquités, préparons tout d’abord le sacrifice de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a donné, nous le rendons ainsi à ceux qui nous ont offensés. Que les injures soient jetées dans l’oubli, que les fautes ignorent désormais la torture et que toutes les offenses soient libérées de la peur de la vengeance ! (…) Ainsi lorsque nous dirons, selon l’enseignement du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), nous ne douterons pas, en formulant notre prière, d’obtenir le pardon de Dieu.

Nous devons aussi montrer une bonté plus généreuse envers les pauvres et ceux qui souffrent de diverses faiblesses, pour que des voix plus nombreuses puissent rendre grâces à Dieu et que nos jeûnes contribuent au soulagement de ceux qui sont dans le besoin. Aucun dévouement des croyants n’est plus agréable au Seigneur que celui dont ses pauvres bénéficient : là où Dieu trouve le souci de la miséricorde, il reconnaît l’image de sa bonté.

Saint Léon le Grand (?-v. 461)

 

 

 

 

Qu’une âme est précieuse aux yeux de Dieu !

jeudi 15 février 2024

Pour connaître le prix de notre âme, nous n’avons qu’à considérer ce que Jésus-Christ a fait pour elle. Qui de nous, mes frères, pourra jamais comprendre combien le bon Dieu estime notre âme, puisqu’il a fait tout ce qu’il était possible à un Dieu de faire, pour rendre heureuse une créature. Pour se sentir plus porté à l’aimer, il a voulu la créer à son image et ressemblance ; afin qu’en la contemplant, il se contemplât lui-même. Aussi voyons-nous qu’il donne à notre âme les noms les plus tendres et les plus capables de montrer un amour jusqu’à l’excès.

Il l’appelle son enfant, sa sœur, sa bien-aimée, son épouse, son unique, sa colombe. Mais ce n’est pas assez : l’amour se montre encore bien mieux par les actions que par paroles. Voyez son empressement à venir du ciel, pour prendre un corps semblable au nôtre ; et épousant notre nature, il a épousé toutes nos infirmités, sinon le péché : ou plutôt il a voulu se charger de la justice que son Père demandait de nous. Voyez son anéantissement dans le mystère de l’Incarnation. (…) Est-ce bien là, mes frères, un amour digne d’un Dieu qui est l’amour ? Est-ce bien là, mes frères, nous montrer l’estime qu’il fait d’une âme ? En est-ce assez pour nous faire comprendre ce qu’elle vaut et les soins que nous en devons prendre ?

Ah ! Mes frères, si nous avions le bonheur, une fois dans notre vie, de bien comprendre la beauté et la valeur de notre âme, ne serions-nous pas prêts, comme Jésus-Christ, à faire tous les sacrifices pour la conserver ? Oh ! qu’une âme est belle, qu’elle est précieuse aux yeux de Dieu même ! Comment se peut-il faire que nous en fassions si peu de cas, et que nous la traitions plus durement que le plus vil des animaux ?

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

 

 

 

 

 

 

 

« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

mardi 13 février 2024

Je ne peux pas voir ta lumière : elle est trop éclatante pour ma vue. Et pourtant, tout ce que je vois, c’est grâce à ta lumière que je le distingue, comme notre œil fragile voit, grâce au soleil, tout ce qu’il aperçoit, sans pouvoir cependant regarder le soleil lui-même.

Mon intelligence demeure impuissante devant ta lumière ; elle est trop éclatante. L’œil de mon âme est incapable de la recevoir, et il ne supporte même pas de rester longtemps fixé sur elle. Mon regard est blessé par son éclat, dépassé par son étendue ; il se perd dans son immensité et reste confondu devant sa profondeur.

Ô lumière souveraine et inaccessible ! Vérité totale et bienheureuse ! Que tu es donc loin de moi, et pourtant je suis si près de toi ! Tu échappes presque entièrement à ma vue, tandis que je suis, moi, tout entier sous ton regard. En tout lieu rayonne la plénitude de ta présence, et je ne te vois pas. C’est en toi que j’agis et que j’ai l’existence, pourtant je ne peux pas atteindre jusqu’à toi. Tu es en moi, tu es tout alentour de moi, et pourtant je ne peux pas te saisir du regard.

Saint Anselme (1033-1109)

 

 

 

Le Christ et son épouse remettent les péchés

dimanche 11 février 2024

Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l’honneur de recevoir la confession et attendre de lui la rémission. À Dieu seul il appartient, en effet, de remettre les péchés ; c’est donc à lui seul qu’il faut les confesser.

Mais le Tout-Puissant et le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, fit de cette servante une reine. (…) Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature, de même l’Époux a donné tous ses biens à l’épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l’épouse qu’il a unie à lui-même et aussi à son père. (…)

Aussi l’Époux, qui est un avec le Père et un avec l’épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu’il a trouvé chez elle d’étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l’épouse, il l’a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l’a donné. (…)

Il partage la faiblesse de l’épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l’Époux et à l’épouse : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de la rémission. C’est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mt 8,4).

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)

 

 

 

« Prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit. »

samedi 10 février 2024

Jésus a rompu le pain. S’il n’avait pas rompu le pain, comment les miettes seraient-elles venues jusqu’à nous ? Mais il l’a brisé et il l’a distribué ; « il l’a dispersé et donné aux pauvres » (Ps 111,9 Vulg). Il l’a brisé par grâce, pour briser la colère du Père et la sienne. Dieu l’avait dit : il nous aurait brisés, si son Unique, « son élu, ne s’était pas tenu devant lui, debout sur la brèche, pour détourner sa colère » (Ps 105,23). Il s’est tenu devant Dieu et il l’a apaisé ; par sa force indéfectible, il s’est tenu debout, non brisé.

Mais lui-même, volontairement, il a brisé, a offert sa chair, rompue par la souffrance. C’est là qu’il a « brisé la puissance de l’arc » (Ps 75,4), « brisé les têtes du dragon » (Ps 73,14), tous nos ennemis, dans sa colère. Là, il a brisé en quelque sorte les tables de la première alliance (cf Ex 32,19), pour que nous ne soyons plus sous la Loi. Là, il a brisé le joug de notre captivité. Il a brisé tout ce qui nous brisait, pour réparer en nous tout ce qui était brisé, et pour « renvoyer libres ceux qui étaient opprimés » (Is 58,6). En effet, nous étions « captifs de la misère et des chaînes » (Ps 106,10).

Bon Jésus, aujourd’hui encore, bien que tu aies brisé la colère, brisé le pain pour nous, pauvres mendiants, nous avons encore faim. (…) Romps donc chaque jour ce pain pour ceux qui ont faim. Car aujourd’hui et tous les jours nous recueillons quelques miettes, et chaque jour nous avons de nouveau besoin de notre pain quotidien. « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » (Lc 11,3). Si tu ne le donnes, qui le donnera ? Dans notre dénuement et notre besoin (…), il n’y a personne pour nous rompre le pain, personne pour nous nourrir, personne pour nous refaire, personne que toi, notre Dieu. En toute consolation que tu nous envoies, nous recueillons les miettes de ce pain que tu nous romps et nous goûtons « combien est douce ta miséricorde » (Ps 108,21 Vulg).

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

 

 

 

« Ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia et il parlait correctement. » (Mc 7,35)

vendredi 9 février 2024

Qu’il serait à désirer, mes frères, que l’on pût dire de chacun de nous ce que l’Évangile dit de ce muet que Jésus guérit, qu’il parlait très bien. Hélas ! Mes frères, ne pourrait-on pas, au contraire, nous reprocher que nous parlons presque toujours mal, surtout lorsque nous parlons de notre prochain.

Quelle est, en effet, la conduite de la plupart des chrétiens de nos jours ? La voici. Critiquer, censurer, noircir et condamner ce que fait et dit le prochain : voilà de tous les vices le plus commun, le plus universellement répandu, et, peut-être, le plus mauvais de tous. Vice que l’on ne pourra jamais assez détester, vice qui a les suites les plus funestes, qui porte partout le trouble et la désolation.

Ah ! plût à Dieu, de me donner un de ces charbons dont l’ange se servit pour purifier les lèvres du prophète Isaïe (cf. Is 6, 6-7), afin d’en purifier la langue de tous les hommes ! Oh ! que de maux l’on bannirait de dessus la terre, si l’on pouvait en chasser la médisance ! Puissé-je, mes frères, vous en donner tant d’horreur, que vous ayez le bonheur de vous en corriger pour toujours ! (…)

Je finis en disant que, non seulement, il est mal fait de médire et de calomnier, mais encore d’écouter la médisance et la calomnie avec plaisir ; car si personne n’écoutait, il n’y aurait pas de médisants. (…) Disons souvent : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de me connaître tel que je suis. » Heureux ! mille fois heureux, celui qui ne se servira de sa langue que pour demander à Dieu le pardon de ses péchés et chanter ses louanges !

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

 

 

 

« Jésus se rendit dans la région de Tyr. »

jeudi 8 février 2024

« Étant sorti, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon » (Mt 15,21). Lorsque « le Verbe, la Parole de Dieu, s’est fait chair et a habité parmi nous » (Jn 1,14), il est sorti du Père pour venir dans le monde (Jn 16,28). « Lui qui était dans la condition de Dieu » est sorti de sa patrie pour « se dépouiller lui-même, prenant la condition d’esclave » (Ph 2,6-7), « notre condition humaine de pécheurs » (Rm 8,3), afin d’être trouvé par ceux qui sortent de leur propre territoire pour le trouver dans la région de Tyr et de Sidon… Qu’elle sorte donc, cette femme Cananéenne, de l’intérieur de son territoire (Mt 15,22), et qu’elle rencontre, à la frontière de son propre pays, le médecin qui vient de son plein gré, sorti par miséricorde de son territoire à lui. Avec bonté il se présente en territoire étranger, au malade qui n’aurait pas pu l’aborder s’il était resté dans le sien. Car en tant que Dieu bienheureux, juste et fort, il était en haut, et il était interdit à l’homme misérable d’y monter… Plein de compassion, il a donc réalisé ce qui convenait à la pitié : il est venu jusqu’au pécheur…

Sortons donc, frères, sortons, chacun pour notre part, du lieu de notre propre injustice… Hais le péché, et te voilà sorti du péché. Tu hais le péché, et tu as rencontré le Christ là où il se trouve… Mais tu diras que cela même est beaucoup pour toi, et que sans la grâce de Dieu, il est impossible à l’homme de haïr le péché, de désirer la justice, de ne pas vouloir pécher et de vouloir se repentir. « Que le Seigneur soit loué pour sa miséricorde, et pour ses merveilles pour les fils des hommes ! » (Ps 106,8) En effet, si c’est par sa grâce qu’il s’est retiré visiblement dans la région de Tyr et de Sidon où la femme pouvait le rencontrer, c’est aussi par grâce qu’il a secrètement tiré cette femme de sa demeure la plus intérieure…

Cette femme symbolise l’Église, prédestinée éternellement, appelée et justifiée dans le temps, destinée à la gloire à la fin des temps (Rm 8,30) : sans trêve elle prie pour sa fille, c’est-à-dire pour chacun des élus.

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)