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Archive pour la catégorie ‘Non classé’

« Beaucoup viendront sous mon nom. Ne marchez pas derrière eux ! »

mardi 23 novembre 2021

Dieu le Père, poussé par le feu de sa charité, a envoyé le Verbe, son Fils unique, qui est venu comme un char de feu, répandant les flammes de l’amour ineffable et la miséricorde éternelle du Père, nous enseignant la doctrine de la Vérité, et nous montrant la voie de l’amour que nous devions suivre. Il a dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie ; celui qui va par moi ne va pas par les ténèbres, mais arrive à la lumière » (cf. Jn 14,6 ; 8,12). Et il en est ainsi, car celui qui suit cette voie en vérité, reçoit la vie de la grâce et marche à la lumière de la sainte Foi ; et avec cette lumière il arrive à l’éternelle vision de Dieu. (…)

Il y en a beaucoup qui veulent s’éloigner et ne pas le suivre ; ils veulent marcher sans guide, et non derrière lui, prenant une voie nouvelle, et voulant servir Dieu et acquérir la vertu sans fatigue ; mais ils se trompent, car il est la voie. Ceux-là ne sont pas forts et persévérants ; ils faiblissent, et au moment du combat, ils jettent à terre leurs armes, les armes d’une humble et continuelle prière, d’une ardente charité, le glaive de la volonté, avec lequel on se défend, et qui a deux tranchants, la haine du vice et l’amour de la vertu ; (…) ils n’obtiennent pas la gloire, mais la honte et la confusion, parce qu’ils ne suivent pas la doctrine du Verbe, mais ils s’en éloignent, en voulant aller par une autre voie que la sienne.

Il faut donc lui être fidèle et l’aimer en vérité, non par crainte de la peine dont est puni celui qui n’aime pas, ni pour l’utilité et le plaisir que trouve l’âme dans l’amour, mais seulement parce que le souverain Bien est digne d’être aimé. (…) Telle est la voie qu’il nous a enseignée en nous donnant la doctrine de l’humilité, de l’obéissance, de la patience, de la force, de la persévérance.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

« Si quelqu’un veut marcher derrière moi…, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive ! »

dimanche 12 septembre 2021

Comment exprimer ce que mon âme a ressenti quand, de la bouche d’un saint prélat, elle a entendu ce qui est déjà ma folie, ce qui me rend absolument heureux dans mon exil…, l’amour de la Croix ! (…) Qui me donnerait le langage du roi David pour pouvoir exprimer les merveilles de l’amour à la Croix ? (…)

Oh, la Croix du Christ !… que peut-on dire de plus ? Je ne sais pas prier, je ne sais pas ce qu’est être bon…, je n’ai pas l’esprit religieux, car je suis plein du monde… Je ne sais qu’une chose, une chose qui remplit mon âme de joie, tout en me voyant si pauvre en vertus et si riche en misères ; je sais seulement que j’ai un trésor que ne changerais pour rien ni pour personne…, ma Croix, la Croix de Jésus, cette Croix qui est mon seul repos ! Comment expliquer cela ? Celui qui ne l’a pas expérimenté ne peut nullement soupçonner de quoi il s’agit.

Ah, si tous les hommes aimaient la croix du Christ !… Si le monde savait ce que c’est que d’embrasser pleinement, vraiment, sans réserve, en folie d’amour, la Croix du Christ ! (…) Combien de temps perdu en causeries, dévotions et exercices qui sont saints et bons, mais ne sont pas la Croix de Jésus, ne sont pas ce qu’il y a de meilleur ! (…)

Pauvre homme qui n’es bon à rien, qui ne sers à rien, (…) qui traînes ta vie, suivant comme tu peux les austérités de la Règle, te contentant de cacher en silence tes ardeurs, aime à la folie ce que le monde méprise parce qu’il ne le connaît pas, adore en silence cette Croix, qui est ton trésor, sans que personne s’en aperçoive ! Médite en silence devant elle les grandeurs de Dieu, les merveilles de Marie, les misères de l’homme (…) Continue ta vie toujours en silence, aimant, adorant et t’unissant à la Croix… Que veux-tu de plus ? Savoure la Croix, comme a dit ce matin Monseigneur l’évêque… Savourer la Croix !…

Saint Raphaël Arnáiz Barón (1911-1938)

 

 

« Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

mardi 20 juillet 2021

Vouloir seulement ce que Dieu veut est logique pour celui qui est vraiment amoureux de lui… En dehors de ses désirs, nos désirs n’existent pas, et si un seul existait, il existerait parce qu’il est conforme à sa volonté, et s’il ne l’était pas, c’est qu’alors notre volonté ne serait pas unie à la sienne… Mais si vraiment nous sommes unis par l’amour à sa volonté, nous ne désirerons rien qu’il ne désire, nous n’aimerons rien qu’il n’aime et, tout abandonnés à sa volonté, quoi qu’il nous envoie, où qu’il nous mette nous sera indifférent… Tout ce qu’il voudra de nous nous sera, non seulement indifférent, mais aussi, en plus, agréable.

Je ne sais pas si je me trompe en tout ce que je dis ; je me soumets en tout à celui qui entend ces choses ; je dis seulement ce que je sens. Vraiment, je ne désire rien de plus que de l’aimer, et tout le reste je le remets entre ses mains. Que sa volonté s’accomplisse ! Chaque jour je suis plus heureux, dans mon complet abandon entre ses mains.

Saint Raphaël Arnáiz Barón (1911-1938)

 

 

« Il criait de plus belle. »

jeudi 27 mai 2021

Que tout homme qui connaît les ténèbres qui font de lui un aveugle (…) crie de tout son esprit : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ». Mais écoutons aussi ce qui fait suite aux cris de l’aveugle : « Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour lui imposer silence » (Lc 18,39). Qui sont-ils ? Ils sont là pour représenter les désirs de notre condition en ce monde, fauteurs de trouble, les vices de l’homme et leur tumulte, qui, voulant empêcher la venue de Jésus en nous, perturbent notre pensée en y semant la tentation et veulent couvrir la voix de notre cœur en prière. Il arrive souvent, en effet, que notre volonté de nous tourner vers Dieu à nouveau (…), notre effort pour éloigner nos péchés par la prière, soit contrarié par leur image : la vigilance de notre esprit se relâche à leur contact, ils jettent la confusion dans notre cœur, ils étouffent le cri de notre prière (…)

Qu’a donc fait cet aveugle pour recevoir la lumière malgré ces obstacles ? « Il criait de plus belle : ‘Fils de David, aie pitié de moi !’ » (…) Oui, plus le tumulte de nos désirs nous accable, plus nous devons rendre notre prière insistante. (…) Plus la voix de notre cœur est couverte, plus elle doit insister vigoureusement, jusqu’à couvrir le tumulte des pensées envahissantes et toucher l’oreille fidèle du Seigneur. Chacun se reconnaîtra, je pense, dans cette image : au moment où nous nous efforçons de détourner notre cœur de ce monde pour le ramener à Dieu (…), ce sont autant d’importuns qui pèsent sur nous et que nous devons combattre. C’est un essaim que le désir de Dieu a du mal à écarter des yeux de notre cœur. (…) Mais en persistant vigoureusement dans la prière, nous arrêtons en notre esprit Jésus qui passait. D’où le récit de l’Évangile : « Jésus s’arrêta et ordonna qu’on le lui amène » (v. 40).

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

Tous vos dons sont bienvenus !

mercredi 28 avril 2021

 

 

 

Union de prières

lundi 26 avril 2021

 

En union de prières ce mardi après-midi à 15h00.

 

lundi 22 mars 2021

Bonne semaine à tous !
Que par les mérites de la Passion, les Hommes s’unissent enfin en un seul peuple divin !

« Je crois à la résurrection de la chair. »

samedi 21 novembre 2020

Dès le début, la foi chrétienne en la résurrection a rencontré incompréhensions et oppositions. « Sur aucun point la foi chrétienne ne rencontre plus de contradiction que sur la résurrection de la chair » (S. Augustin). Il est très communément accepté qu’après la mort la vie de la personne humaine continue d’une façon spirituelle. Mais comment croire que ce corps si manifestement mortel puisse ressusciter à la vie éternelle ?

Qu’est-ce que « ressusciter » ? Dans la mort, séparation de l’âme et du corps, le corps de l’homme tombe dans la corruption, alors que son âme va à la rencontre de Dieu, tout en demeurant en attente d’être réunie à son corps glorifié. Dieu dans sa toute-puissance rendra définitivement la vie incorruptible à nos corps en les unissant à nos âmes, par la puissance de la résurrection de Jésus.

Qui ressuscitera ? Tous les hommes qui sont morts : « Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la condamnation » (Jn 5,29).

Comment ? Le Christ est ressuscité avec son propre corps : « Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi » (Lc 24,39) ; mais il n’est pas revenu à une vie terrestre. De même, en lui « tous ressusciteront avec leur propre corps qu’ils ont maintenant » (Concile Latran IV), mais ce corps sera « transfiguré en corps de gloire » (Ph 3,21), en « corps spirituel » (1Co 15,44). « Mais, dira-t-on, comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes, toi, ne reprend vie à moins de mourir. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, mais un grain tout nu (…). On sème de la corruption, il ressuscite de l’incorruption ; (…) les morts ressusciteront incorruptibles (…). Il faut en effet que cet être corruptible revête l’incorruptibilité, que cet être mortel revête l’immortalité » (1Co 15,35-53). Ce « comment » dépasse notre imagination et notre entendement ; il n’est accessible que dans la foi. Mais notre participation à l’eucharistie nous donne déjà un avant-goût de la transfiguration de notre corps par le Christ : « De même que le pain qui vient de la terre, après avoir reçu l’invocation de Dieu, n’est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constituée de deux choses, l’une terrestre et l’autre céleste, de même nos corps qui participent à l’eucharistie ne sont plus corruptibles, puisqu’ils ont l’espérance de la résurrection » (S. Irénée).

Quand ? Définitivement, « au dernier jour » (Jn 6,39-40), « à la fin du monde ». En effet, la résurrection des morts est intimement associée à la Parousie du Christ.

Catéchisme de l’Église catholique

 

 

« Toute la création gémit en travail d’enfantement… Nous gémissons nous aussi dans l’attente de la rédemption de nos corps. » (Rm 8, 22-23)

lundi 2 novembre 2020

La contemplation du Paradis m’a ravi par sa paix et sa beauté. Là demeure la beauté sans tache, là réside la paix sans tumulte. Heureux qui méritera de le recevoir, sinon par justice, du moins par bonté ; sinon à cause des œuvres, du moins par pitié ! (…)

Quand mon esprit est revenu aux rives de la terre, mère des épines, se sont présentés à moi des douleurs et des maux de tous genres. J’ai appris ainsi que notre région est une prison. Et pourtant les captifs qui y sont enfermés pleurent quand ils en sortent. Je me suis étonné aussi de ce que les enfants pleurent quand ils sortent du sein ; ils pleurent alors qu’ils sortent des ténèbres vers la lumière, d’un espace étroit vers le vaste univers. De même la mort est pour les hommes une sorte d’enfantement. Ceux qui naissent pleurent en quittant l’univers, mère des douleurs, pour entrer dans le Paradis de délices.

Ô toi, Seigneur du Paradis, prends-moi donc en pitié ! S’il n’est pas possible d’entrer dans ton Paradis, rends-moi digne du moins des pâturages à son entrée. Au centre du Paradis est la table des saints, mais à l’extérieur les fruits de son enclos tombent comme des miettes pour les pécheurs qui, même là, vivront par ta bonté

Saint Éphrem (v. 306-373)

 

 

 

 

 

« L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon. » (Lc 6,45)

samedi 12 septembre 2020

Il cache l’hypocrisie sous le couvert de l’amour, celui qui bénit de sa bouche mais méprise dans son cœur (cf. Ps 61(62),5 LXX).

Celui qui a acquis l’amour supporte sans se troubler les choses affligeantes et pénibles que suscitent les ennemis.

Seul l’amour unit la création à Dieu et les êtres entre eux dans la concorde.

Possède l’amour vrai celui-là qui ne supporte ni soupçons ni paroles contre le prochain.

Il est honoré par Dieu et les hommes, celui qui n’entreprend rien qui puisse détruire l’amour.

Le propre de l’amour sincère est une parole vraie qui vient d’une conscience bonne.

Il cache la jalousie sous le couvert de la bienveillance, celui qui rapporte à un frère les reproches venant d’un autre. (…)

Garde-toi de l’intempérance et de la haine, et tu ne trouveras rien qui te fasse obstacle au temps de la prière.

De même qu’il n’est pas possible de sentir les parfums dans la fange, de même il n’est pas possible de sentir dans une âme rancunière la bonne odeur de l’amour. (…)

Il porte en lui le même amour à tous, celui qui n’envie pas les bons et qui a pitié des mauvais. (…)

Ne fais pas confiance à la pensée qui juge le prochain, car son trésor étant mauvais (cf. Mt 6,21 ; 12,35), elle considère le mal

Thalassius l’Africain