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Archive pour la catégorie ‘Crise’

Le mercredi des Cendres

mercredi 14 février 2018

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Le Seigneur a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mt 9,13). Il n’est donc permis à aucun chrétien de haïr qui que ce soit, car personne n’est sauvé autrement que grâce au pardon des péchés… Que le peuple de Dieu soit donc saint, et qu’il soit bon : saint pour se détourner de ce qui est défendu, bon pour accomplir ce qui est commandé. C’est une grande chose, certes, d’avoir une foi droite et une doctrine sainte ; il est très louable de réprimer la gloutonnerie, d’avoir une douceur et une chasteté irréprochable, mais toutes ces vertus ne sont rien sans la charité…

Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le carême nous y invite plus spécialement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir ce don qui contient l’essentiel des vertus et qui « couvre la multitude des péchés » (1P 4,8). C’est pourquoi, au moment de célébrer le mystère qui surpasse tous les autres, celui par lequel le sang de Jésus Christ a effacé nos fautes, préparons en premier lieu les sacrifices de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a accordé, accordons-le à ceux qui ont péché contre nous. Que les injustices soient jetées dans l’oubli, que les fautes n’entraînent pas le châtiment, et que tous ceux qui nous ont offensés ne craignent plus d’être payés de retour…

Chacun doit bien savoir qu’il est lui-même pécheur et, pour recevoir lui-même le pardon, il doit se réjouir d’avoir trouvé quelqu’un à qui pardonner. Ainsi, lorsque nous dirons, selon l’enseignement du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous avons nous-mêmes pardonné à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), nous pouvons être sûrs que nous obtiendrons la miséricorde de Dieu.

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l’Église
10e homélie pour le carême, 10,2-4 (trad. bréviaire, 3e dimanche du Carême ; SC 49 rev)

 

 

 

St Vincent de Paul

mercredi 27 septembre 2017

Mes enfants, je pourrais dire mes frères et sœurs, je vais encore faire remonter certaines critiques.  Vous savez, comme je dis à chaque fois, on m’appelait le petit père. Aujourd’hui, je trouve que vous manquez d’énergie, vous manquez de foi en vous-mêmes,  vous avez peur de cet avenir, mais cet avenir était pareil à mon époque, qu’avez-vous fait depuis ? Je vous demande simplement si la prière, c’est l’amour avec autrui. Allez, il faut donner à autrui. La bourse, elle est pleine chez vous et elle est vide à côté, alors donnez votre bourse et vous verrez que le Seigneur rendra cette bourse multipliée par dix, par cent ! Le savez-vous ça ? Que cette bourse matérielle ne correspond à rien, elle n’est qu’une excuse dans votre vie, elle n’est qu’un passage, elle n’apporte rien à rien, cette bourse n’existe pas, il n’y a que votre cœur. Cette référence à votre cœur envers autrui, cette largesse envers autrui, oui là, vous êtes enfants de Dieu, enfants de Dieu. Et le chemin n’est pas aussi long que vous croyez. Chacun met des embûches devant ses pieds, alors appelez-moi, je ferai sauter ces embûches autant que je le pourrai, mais soyez fermes dans votre cœur, fermes dans votre foi et si vous allez au devant d’autrui, allez-y jusqu’au bout. Laissez votre bourse, laissez-la et vous comprendrez. Merci.

Message du 15 août 2010

Carême 2016 – jour 16

samedi 27 février 2016

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Mes enfants, il faut que vous accordiez votre temps à mon appel ; pensez à moi au travers de votre journée, et ainsi je pourrai soulager vos peines et vous libérer pour prier. Laissez-moi vous prendre par la main tout au long de votre vie pour vous amener aux pieds de mon Fils qui vous accordera Sa Bénédiction et Son Pardon. Mon Fils attend votre venue, et pourtant vous tardez tant à vous présenter. Venez, mes enfants, mon Fils vous habillera d’un blanc étincelant afin que vous soulagiez ceux qui en ont grand besoin. Je pleure de votre monde d’indifférence et de violence, venez faire le don de vous-même pour accorder votre amour à autrui et à son évolution vers le chemin de Dieu le Père.

Marie Mère des hommes – mars 1996

 

 

 

Carême 2016 – jour 14

jeudi 25 février 2016

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Mes enfants, aujourd’hui, vous priez pour tous les gens qui sont déracinés et qui se retrouvent aux frontières de l’impossible, ces frontières où la porte est fermée, et dont ils ne peuvent franchir le pas pour se rendre dans un autre pays. Ces gens doivent être aidés, secourus, il faut leur apporter la dignité sur cette terre et non les laisser parqués comme des animaux dans des lieux insipides, dans des lieux sales, malodorants et où ils n’ont aucun nécessaire pour pouvoir alléger la saleté de leur corps.
Ces gens ne demandent qu’à vivre, travailler, on leur refuse dans leur pays le droit du travail, donc ils profitent de certaines situations pour s’expatrier à grands frais, même des frais énormes qui enrichissent certaines personnes. Mais voilà, ils s’agglutinent maintenant en quelques points du globe, et attendent une réponse pour vivre et travailler. Mais les pays ferment leurs frontières. Ils pensent qu’ils ont assez d’expatriés, ils ne peuvent loger et donner du travail à tous ces gens, déjà qu’ils ont du mal à donner du travail aux habitants de leur pays. Mais si chaque être donnait un petit peu de soi-même pour ces gens, ils trouveraient travail, ils trouveraient une place pour s’arrêter et se poser, vivre tranquillement, former des familles et repeupler certaines zones.

Mes enfants, dans l’humilité, priez pour ces gens, priez aussi pour toutes ces souffrances aux travers des attentats, aux travers des massacres, des guerres. Sachez que si vous ne l’avez point remarqué, en l’espace de 10 ans, tout s’est multiplié par 10, 15 même 20 fois à tous les niveaux de massacres, au niveau de privations de libertés, au niveau d’expulsions, au niveau de tortures, à tous les niveaux qui séparent les familles qui engendrent le malheur, qui fait proliférer les maladies. Combien de gens sont instables et ne peuvent plus retrouver une vie saine et reposante !

Marie Mère des hommes – janvier 2016

 

« Un pauvre…était couché devant le portail. »

jeudi 25 février 2016

La-pauvreté

Le Christ a dit : « J’étais affamé et vous m’avez nourri » (Mt 25,35). Il a été affamé non seulement de pain mais aussi de l’affection bienveillante qui fait que l’on se sent aimé, reconnu, que l’on se sent être quelqu’un aux yeux de quelqu’un d’autre. Il a été dénudé non seulement de tout vêtement, mais aussi de toute dignité et considération puisque la plus grande injustice à commettre envers le pauvre est de le mépriser parce qu’il est pauvre. Il a été privé non seulement d’un toit…mais aussi a subi toutes les privations qu’endurent ceux que l’on enferme, qui sont rejetés ou exclus, errant de par le monde sans qu’il n’y ait personne pour se soucier d’eux.

Descends dans la rue, sans plus de propos que cela. Vois cet homme, là, au coin, et va vers lui. Peut-être qu’il s’en irritera, mais tu seras là, en face de lui, en présence. Tu dois manifester la présence qui est en toi par l’amour et l’attention avec lesquels tu t’adresses à cet homme. Pourquoi ? Parce que, pour toi, c’est de Jésus qu’il s’agit. Jésus, oui, mais qui ne peut pas te recevoir chez lui –- voilà la raison pour laquelle tu dois savoir aller vers lui. Jésus, oui, mais caché en la personne qui est là. Jésus, dans le plus petit de nos frères (Mt 25,40), n’est pas seulement affamé d’un morceau de pain, mais aussi d’amour, de reconnaissance, d’être pris en compte.

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 91)

 

 

 

Carême 2016 – jour 2

jeudi 11 février 2016

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Mes enfants, diversifiez vos prières, les moments, que votre vie soit un recueil de prières, un écrin d’amour et un voile de Paix. Venez sous ma protection, et demandez-moi toute l’aide que vous désirez pour le monde en crise. Faites que cette terre ne devienne un second calvaire, et une deuxième crucifixion pour le Père Eternel. Il faut crier sa joie à autrui et montrer que tout en Dieu est merveilleux et doux. L’homme doit savoir que le pardon Divin est un renouveau en chaque erreur, pour une évolution spirituelle en la connaissance Divine.
Des peuples crient et vous ne les entendez pas, d’autres vont se joindre à eux, et leurs cris ne seront toujours pas entendus. Il faudra les cris de toutes les nations pour que change la terre.
Mes enfants, je vous quitte en ce message, mais je reste en chacun de vos cœurs, pour poursuivre votre évolution et votre connaissance. Le monde a besoin de vous, répondez-lui du fond de vos prières.

Je suis L’Eternelle Immaculée pour ramener l’homme à son Dieu.
Marie, Mère des hommes. Amour et Paix.

Du message d’avril 1993

 

 

 

 

2015, année noire pour les chrétiens dans le monde

mercredi 13 janvier 2016

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L’index mondial des chrétiens, publié chaque année par l’ONG Portes ouvertes, indique que 7100 d’entre eux ont été tués en 2015, soit une hausse de 63% en un an. Le nombre d’églises détruites a également doublé.
Du martyre des coptes d’Égypte exécutés par Daech, au massacre de Garissa au Kenya par les Shebabs, en passant par les destructions d’églises au Niger, 2015 a été une année noire pour les chrétiens. Au moins 7100 d’entre eux ont été tués dans le monde cette année «pour des raisons liées à leur croyance», soit une augmentation de 63% par rapport à 2014, indique l’index annuel publié mercredi par l’ONG protestante Portes ouvertes (Open Doors). «Chaque année ce nombre ne cesse d’augmenter, montrant une croissance de la persécution contre les chrétiens dans le monde», écrit l’organisation évangélique fondée aux Pays-Bas dans son rapport, qui faisait état de 1201 morts en 2012, 2123 en 2013 et 4344 en 2014.

 

Pour lire le rapport en intégralité:
Index Mondial de Persécution des Chrétiens

 

lefigaro.fr

 

Lettre de saint Jacques 4,1-10.

mardi 25 février 2014

imagesrères, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous? N’est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes?
Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.
Vous n’obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
Créatures adultères ! Vous savez bien que l’amour pour les choses du monde est hostilité contre Dieu ; donc celui qui veut aimer les choses du monde se pose en ennemi de Dieu.
Vous pensez bien que l’Écriture ne parle pas pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous.
Mais il nous donne une grâce plus grande encore ; c’est ce que dit l’Écriture : Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au démon : il s’enfuira loin de vous.
Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; hommes partagés, purifiez vos cœurs.
Affligez-vous, lamentez-vous et pleurez ; que votre rire se change en lamentations et votre joie en tristesse.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

 

 

 

 

Optimisme

jeudi 13 février 2014
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Ce n’est pas en tirant sur l’herbe qu’on la fait pousser, nous apprend la sagesse populaire. Face aux injonctions à l’optimisme que l’on entend régulièrement, on est en droit de ressentir un certain agacement. (…) L’optimisme, cela ne se commande pas. En revanche, cela peut se cultiver avec patience.
Pour y parvenir, une règle essentielle?: s’interdire de peindre la réalité en rose. Un optimisme fondé sur l’ignorance est une fragile illusion. Dans bien des situations, il faut d’abord savoir regarder en face la dureté des choses, la douleur des hommes, l’incertitude du lendemain. Pour les catholiques, la constitution pastorale Gaudium et spes du concile Vatican II exprime bien cet impératif d’un optimisme lucide?: ce texte fondateur évoque ainsi dès sa première phrase « les joies et les espoirs » mais aussi « les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps ». C’est seulement après avoir considéré le versant sombre du monde que l’on peut tenter de tourner ses yeux vers les sources de lumière.
L’optimiste est donc simplement celui qui ne s’arrête pas au pire mais s’emploie aussi à observer le meilleur. (…) Cette lucidité espérante (certains diraient plutôt?: ce pessimisme actif) est une discipline indispensable pour trouver le courage de changer le monde. Et pour avoir confiance?: le pire n’est pas toujours sûr.
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Guillaume Goubert, rédacteur en chef de « La Croix »
in « La Croix » 7/1/14

Porteurs de la Bonne Nouvelle du Christ

jeudi 6 février 2014

porteur de lumièreNous vivons un moment de crise qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent. La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits qui provoquent insécurité et difficulté à trouver le chemin d’une paix stable. Dans cette situation complexe, où l’horizon du présent et de l’avenir semble caractérisé par des nuages menaçants, il est encore plus urgent de porter avec courage au sein de chaque réalité l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion, une annonce de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son salut, une annonce du fait que la puissance de l’amour de Dieu est capable de l’emporter sur les ténèbres du mal et de conduire sur le chemin du bien. L’homme de notre temps a besoin d’une lumière sûre qui éclaire sa route et que seule la rencontre avec le Christ peut donner. Portons à ce monde, par notre témoignage, avec amour, l’espérance donnée par la foi !

Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas un prosélytisme mais un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour. L’Église — je le répète une fois encore — n’est pas une organisation d’assistance, une entreprise, une ONG mais une communauté de personnes animées par l’action de l’Esprit Saint, qui ont vécu et vivent l’étonnement de la rencontre avec Jésus Christ et désirent partager cette expérience de joie profonde, partager le message de salut que le Seigneur nous a apporté. C’est justement l’Esprit Saint qui conduit l’Église sur ce chemin. Je voudrais vous encourager tous à vous faire porteurs de la Bonne Nouvelle du Christ.

Pape François
Message pour la Journée mondiale des missions 2013 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)