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Archive pour le mot-clef ‘Pape François’

« Tout arbre bon donne de beaux fruits. »

mercredi 26 juin 2019

Dans une civilisation paradoxalement blessée par l’anonymat et, en même temps, obsédée par les détails de la vie des autres, malade de curiosité morbide, l’Église a besoin d’un regard de proximité pour contempler, s’émouvoir et s’arrêter devant l’autre chaque fois que cela est nécessaire. En ce monde, les ministres ordonnés et les autres agents pastoraux peuvent rendre présent le parfum de la présence proche de Jésus et son regard personnel. L’Église devra initier ses membres — prêtres, personnes consacrées et laïcs — à cet « art de l’accompagnement », pour que tous apprennent toujours à ôter leurs sandales devant la terre sacrée de l’autre (Ex 3,5). Nous devons donner à notre chemin le rythme salutaire de la proximité, avec un regard respectueux et plein de compassion mais qui en même temps guérit, libère et encourage à mûrir dans la vie chrétienne…

Plus que jamais, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui, à partir de leur expérience d’accompagnement, connaissent la manière de procéder, où ressortent la prudence, la capacité de compréhension, l’art d’attendre, la docilité à l’Esprit, pour protéger tous ensemble les brebis qui se confient à nous des loups qui tentent de disperser le troupeau. Nous avons besoin de nous exercer à l’art de l’écoute, qui est plus que le fait d’entendre. Dans la communication avec l’autre, la première chose est la capacité du cœur qui rend possible la proximité, sans laquelle il n’existe pas une véritable rencontre spirituelle. L’écoute nous aide à découvrir le geste et la parole opportune qui nous secouent de la tranquille condition de spectateurs. C’est seulement à partir de cette écoute respectueuse et capable de compatir qu’on peut trouver les chemins pour une croissance authentique, qu’on peut réveiller le désir de l’idéal chrétien, l’impatience de répondre pleinement à l’amour de Dieu et la soif de développer le meilleur de ce que Dieu a semé dans sa propre vie.

Pape François

 

 

 

Le Temple dont chacun de nous, à travers le don du baptême, est une pierre vivante.

vendredi 23 novembre 2018

Aujourd’hui, je voudrais brièvement évoquer une autre de ces images qui nous aident à illustrer le mystère de l’Église : celle du temple (Vatican II, LG 6)… À Jérusalem, le grand Temple de Salomon était le lieu de la rencontre avec Dieu dans la prière. À l’intérieur du Temple, il y avait l’Arche de l’alliance…, un rappel que Dieu avait toujours été à l’intérieur de l’histoire de son peuple… Nous aussi quand nous allons au temple nous devons nous rappeler cette histoire, chacun de nous notre histoire, comment Jésus m’a rencontré, comment Jésus a marché avec moi, comment Jésus m’aime et me bénit.

Voilà, ce qui était préfiguré dans l’antique Temple est réalisé, par la puissance du Saint-Esprit, dans l’Église : -l’Église est la « maison de Dieu », le lieu de sa présence, où nous pouvons trouver et rencontrer le Seigneur ; l’Église est le Temple où habite le Saint-Esprit qui l’anime, la guide et la soutient. Si nous nous demandons : où pouvons-nous rencontrer Dieu ? Où pouvons-nous entrer en communion avec lui à travers le Christ ? Où pouvons-nous trouver la lumière du Saint-Esprit qui éclaire notre vie ? La réponse est : dans le peuple de Dieu, parmi nous, qui sommes Église…

Et c’est le Saint-Esprit, avec ses dons, qui dessine la diversité. Cela est important : que fait le Saint-Esprit parmi nous ? Il dessine la diversité qui est la richesse dans l’Église et qui unit tout et tous, de manière à constituer un temple spirituel, dans lequel nous n’offrons pas des sacrifices matériels, mais nous-mêmes, notre vie (1P 2,4-5). L’Église n’est pas un mélange de choses et d’intérêts, mais elle est le Temple du Saint-Esprit, le Temple dans lequel Dieu œuvre, le Temple dont chacun de nous, à travers le don du baptême, est une pierre vivante… Nous sommes tous nécessaires pour construire ce Temple ! Personne n’a un rôle de second plan. Personne n’est le plus important dans l’Église, nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. L’un d’entre vous pourrait dire : « Écoutez, Monsieur le Pape, vous n’êtes pas égal à nous. » Mais si, je suis comme chacun de vous, nous sommes tous égaux, nous sommes frères ! Personne n’est anonyme.

Pape François

 

 

 

Augmenter notre foi en l’Église

lundi 12 novembre 2018

vivre en EgliseAujourd’hui, je voudrais commencer une série de catéchèses sur le mystère de l’Église, mystère que nous vivons tous et dont nous faisons partie. Je voudrais le faire avec des expressions qui sont bien présentes dans les textes du Concile œcuménique Vatican II. La première catéchèse aujourd’hui : l’Église comme famille de Dieu… Le terme « Église » lui-même, du grec ekklesia, signifie « convocation » : Dieu nous convoque, nous pousse à sortir de notre individualisme, de notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et nous appelle à faire partie de sa famille….

Aujourd’hui encore, certains disent : « Le Christ, oui, l’Église, non. » Comme ceux qui disent : « Je crois en Dieu, mais pas dans les prêtres. » Mais c’est précisément l’Église qui nous donne le Christ et qui nous conduit à Dieu ; l’Église est la grande famille des enfants de Dieu. Certes, elle a aussi des aspects humains ; dans ceux qui la composent, pasteurs et fidèles, il y a des défauts, des imperfections, des péchés ; le Pape aussi en a et il en a beaucoup, mais ce qui est beau, c’est que quand nous nous rendons compte que nous sommes pécheurs, nous trouvons la miséricorde de Dieu, qui pardonne toujours. N’oubliez pas cela : Dieu pardonne toujours et il nous accueille dans son amour de pardon et de miséricorde. Certains disent que le péché est une offense à Dieu, mais aussi une occasion d’humiliation pour se rendre compte qu’il y a autre chose de plus beau : la miséricorde de Dieu. Pensons-y.

Demandons-nous aujourd’hui : combien est-ce que j’aime l’Église ? Est-ce que je prie pour elle ? Est-ce que je me sens membre de la famille de l’Église ? Qu’est-ce que je fais pour qu’elle soit une communauté dans laquelle chacun se sente accueilli et compris, fasse l’expérience de la miséricorde et de l’amour de Dieu qui renouvellent la vie ? La foi est un don et un acte qui nous concerne personnellement, mais Dieu nous appelle à vivre notre foi ensemble, comme famille, comme Église.

Pape François
Audience générale 29/05/2013 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

 

 

 

 

Un, par l’Esprit Saint

jeudi 17 mai 2018

esprit saint

« Faire l’unité de l’Église, construire l’Église, ce temple, cette unité de l’Église : c’est le devoir de chaque chrétien, de chacun d’entre nous. Lorsqu’il faut construire un temple ou un palais, on cherche un terrain à bâtir qui soit préparé à cela. La première chose à faire, c’est de chercher la pierre de base, la pierre d’angle comme le dit le Bible. Et la pierre d’angle de l’unité de l’Église ou mieux, la pierre d’angle de l’Église, c’est Jésus et la pierre d’angle de l’unité de l’Église est la prière de Jésus a la Cène : « Père, qu’ils soient un ! Ceci est la force ! ».
Jésus, a t’il répété, est « la pierre sur laquelle nous édifions l’unité de l’Église », « sans cette pierre, nous n’y parvenons pas. Il n’y a pas d’unité sans Jésus Christ à la base : c’est notre sûreté ». Mais qui, se demande donc le Pape, « construit cette unité ? ». Sa réponse fut : « c’est le travail de l’Esprit Saint ». « Il est le seul capable de construire l’unité de l’Église. C’est pour cela que Jésus l’a envoyé : pour faire grandir l’Église, pour la faire forte, pour la faire une ». C’est l’Esprit Saint, a-t-il poursuivi, qui fait « l’unité de l’Église » dans « la diversité des peuples, des cultures et des personnes ». Comment « construit-on alors ce temple ? » se demande encore le Pape François. Si l’Apôtre Pierre, évoquant ce sujet « affirmait que nous étions les pierres vivantes de cette construction », Saint Paul « nous conseille non pas tant d’être des pierres mais plutôt des briques faibles ». Les conseils de l’Apôtre des gentils pour « construire cette unité sont des conseils de faiblesse, selon la pensée humaine » :
« Humilité, douceur, magnanimité: ce sont des faiblesses car la personne humble semble ne servir à rien ; la douceur, la tendresse ne semblent pas servir ; la magnanimité, le fait d’être ouvert à tous, d’avoir un grand cœur…..Et puis, il nous en dit plus: « Supportez-vous les uns les autres dans l’amour ». Supportez-vous les uns les autres dans l’amour tout en ayant à cœur de conserver l’unité. Et plus nous nous faisons faibles avec cette vertu de l’humilité, de la magnanimité et de la douceur, plus nous devenons de fortes pierres dans ce temple ».
« Ceci, a-t-il repris, est le même chemin qu’a parcouru Jésus qui s’est s’est fait faible jusqu’à la Croix et qui est devenu fort ! Nous devons en faire de même : L’orgueil et la suffisance ne servent à rien. Lorsqu’on construit, a-t-il affirmé, il est nécessaire que l’architecte dessine un plan. Et quel est le plan de l’unité de l’Église ? : l’espérance à laquelle nous sommes appelés: l’espérance d’aller vers le Seigneur, l’espérance de vivre dans une Église vivante, faite de pierres vivantes, avec la force de l’Esprit Saint. C’est seulement avec le plan de l’espérance que nous pouvons aller de l’avant dans l’unité de l’Église. Nous sommes appelés à une grande espérance. Allons-y ! Mais avec la force que nous donne la prière de Jésus pour l’unité ; avec la docilité à l’Esprit Saint qui est capable de faire des pierres vivantes avec des briques ; et avec l’espérance de trouver le Seigneur qui nous a appelés, de le trouver lorsque survient la plénitude des temps ».

 

Homélie du pape François 24/11/2014
sources: RADIO VATICAN
aleteia.org

 

 

 

« Le messager n’est pas plus grand que celui qui l’envoie. »

jeudi 26 avril 2018

L’Église « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui portent des fruits et qui fêtent… La communauté évangélisatrice fait l’expérience que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour (1Jn 4,19). Et en raison de cela, elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus (Lc 14,23). Pour avoir fait l’expérience de la miséricorde du Père et sa force de diffusion, elle vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde. Osons un peu plus prendre l’initiative !

En conséquence, l’Église sait « s’impliquer ». Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Le Seigneur s’implique et implique les siens, en se mettant à genoux devant les autres pour les laver. Mais tout de suite après il dit à ses disciples : « Heureux êtes-vous, si vous le mettez en pratique. » La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. Les évangélisateurs ont ainsi « l’odeur des brebis » et les brebis écoutent leur voix (Jn 10,3).

Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » § 24 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

 

 

Changer le monde

lundi 10 juillet 2017
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On change le monde en ouvrant son cœur, en écoutant les autres, en accueillant les autres, en partageant les choses. Et vous pouvez le faire. Si tu as un camarade, un ami, une amie, que tu n’aimes pas, qui est un peu antipathique… Si tu vas trouver les autres pour jaser sur cette personne… Comment est-ce ? En revanche, si tu laisses passer – « Je ne l’aime pas mais je ne dis rien »… Comment est-ce ?
Changer le monde avec les petites choses de tous les jours, avec la générosité, avec le partage, en créant des comportements de fraternité. Si quelqu’un m’insulte et que je l’insulte, comment est-ce ? En revanche, si quelqu’un m’insulte et que je ne réponds pas, comment est-ce ? Vous avez compris ? Ne jamais rendre le mal pour le mal ! Jamais. Tu me fais du mal ? Qu’est-ce que Jésus nous a enseigné à ce sujet ? Écoutez : priez pour tous, priez pour vos amis et priez aussi pour vos ennemis, pour ceux qui vous font souffrir. Et Jésus dit : « Comme notre Père qui est aux cieux fait briller le soleil sur les bons et sur les méchants ». Oui, prier pour tout le monde. La prière pour tous, et ne pas avoir de désirs mauvais contre les autres. C’est ainsi qu’on peut changer le monde. Il n’y a pas de baguette magique, mais il y a des petites choses de tous les jours que nous devons apprendre.
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Rencontre du pape François avec des collégiens 02/06/2017
zenit.org
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Merci

mardi 15 novembre 2016

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« Sommes-nous capables de dire merci ? (…) Combien de fois disons-nous merci à celui qui nous aide et qui nous est proche ? ». Ces questions reviennent souvent dans la bouche du Pape. Car, n’hésite-t-il pas à marteler à chaque fois, un chrétien qui ne sait pas remercier est un chrétien qui a oublié la langue Dieu .
Le Saint-Père a profité de la présence des représentants de sanctuaires mariaux du monde entier pour revenir sur l’importance du remerciement, de la gratitude, que « Marie, notre Mère » avait si fort en elle qu’après avoir reçu l’annonce de l’Ange, jaillit de son coeur ce « chant de louange et de gratitude à Dieu », le Magnificat, qui deviendra le cantique de l’espérance par excellence. Marie dit : « Mon âme exalte le Seigneur », aujourd’hui aussi « l’Église chante cela et elle le chante partout dans le monde », avait souligné le Pape le jour de l’Assomption.
Et Marie était humble. Car « pour savoir remercier il faut être humble », a insisté le Saint-Père pendant la messe à l’occasion du jubilé marial, il faut avoir « un cœur humble » capable « d’accueillir les dons de Dieu », en « vrais » et « fidèles » disciples du Christ et de son annonce.
Il a alors invité les fidèles à se tourner vers Marie pour lui demander de les aider à « comprendre que tout est don de Dieu », et les aider à « savoir dire merci », mais à se tourner également vers eux-mêmes pour se demander s’ils sont vraiment « disposés à recevoir ces dons de Dieu », ou s’ils préfèrent « rester enfermés « dans leur « petit confort matériel », leur « petit confort intellectuel », dans leurs « petits projets ». Car, a-t-il reconnu, « il est facile d’aller vers le Seigneur pour lui demander quelque chose, mais revenir pour remercier … », c’est autre chose.

Exhortation du Pape François
à la messe de clôture du jubilé marial le 09/10/2016
aleteia.org

Intentions de prière du pape François – novembre 2016

lundi 31 octobre 2016

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Accueil des réfugiés

Pour que les pays, qui accueillent des réfugiés et déplacés en très grand nombre, soient soutenus dans leur effort de solidarité.

Collaboration prêtres-laïcs

Pour que dans les Paroisses, prêtres et laïcs collaborent au service de la communauté sans céder à la tentation du découragement.

 

 

 

Intentions de prière du pape François – octobre 2016

vendredi 30 septembre 2016

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Journalistes et éthique

Pour que les journalistes, dans l’exercice de leur profession, soient toujours conduits par le respect de la vérité et un réel sens éthique.

Journée missionnaire mondiale

Pour que la Journée Mondiale des Missions renouvelle dans toutes les communautés chrétiennes la joie et la responsabilité de l’annonce de l’Évangile.

 

 

 

Ne pas juger

dimanche 11 septembre 2016

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Ce qui distingue le jugement de Dieu du nôtre n’est pas la toute-puissance mais la miséricorde.
Le jugement appartient seulement à Dieu, donc si nous ne voulons pas être jugés, nous non plus nous ne devons pas juger les autres. (…) Le Seigneur nous demande donc de nous regarder dans le miroir : «Regarde-toi dans le miroir, mais pas pour te maquiller, pour qu’on ne voie pas les rides. Non, non, cela n’est pas le conseil ! Regarde-toi dans le miroir pour te regarder toi, comment tu es. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans les yeux de ton frère et ne te rends-tu pas compte de la poutre qui est dans ton œil ? (…) Comment nous qualifie le Seigneur, quand nous faisons cela ? Une seule parole : « hypocrite ». Retire d’abord la poutre de ton œil, et alors tu nous verras bien pour enlever la paille de l’œil de ton frère.
Le Seigneur, on voit qu’il «s’énerve un peu ici», Il nous accuse d’être hypocrites quand nous nous mettons «à la place de Dieu». (…) Il est donc très mauvais de juger. «Le jugement est seulement pour Dieu, seulement pour Lui ! A nous l’amour, la compréhension, la prière pour les autres quand nous voyons des choses qui ne sont pas bonnes (…) mais ne jamais juger. Jamais. C’est de l’hypocrisie, si nous, nous jugeons.
À notre jugement il manque la miséricorde. Seul Dieu peut juger
Quand nous jugeons, nous nous mettons à la place de Dieu, mais notre jugement est un pauvre jugement, il ne pourra jamais être un vrai jugement. Et pourquoi le notre ne peut pas être comme celui de Dieu ? Parce que Dieu est tout-puissant, et nous, non ? Non, c’est parce qu’à notre jugement, il manque la miséricorde. Et quand Dieu juge, il juge avec miséricorde.
Pensons aujourd’hui à ce que le Seigneur nous dit : ne pas juger, pour ne pas être jugé ; la mesure avec laquelle nous jugeons sera la même qu’ils utiliseront avec nous, et troisièmement, regardons-nous dans le miroir avant de juger (…). Sinon, je suis un hypocrite, et mon jugement est un pauvre jugement. Il lui manque quelque chose de tellement important qu’a le jugement de Dieu : il lui manque la miséricorde. Que le Seigneur nous fasse bien comprendre ces choses.

Le pape François : « Il faut prier pour les autres, et non pas les juger »
Extrait de l’homélie à Sainte Marthe 20/06/2016
zenit.org