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Archive pour le mot-clef ‘évangélisation’

« Jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

mardi 29 octobre 2019

Le Seigneur propose ensuite la parabole du levain. « De même que le levain communique sa force invisible à toute la masse de la pâte, de même la force de l’Évangile transformera le monde entier grâce au ministère de mes apôtres (…) Ne me dites pas : ‘Que pouvons-nous faire, nous douze misérables pécheurs, face au monde entier ?’ C’est précisément la différence énorme entre cause et effet, la victoire d’une poignée d’hommes face à la multitude, qui démontrera l’éclat de votre puissance. N’est-ce pas en enfouissant le levain dans la pâte, en l’y ‘cachant’, selon le mot de l’Évangile, qu’il transforme toute la masse ? Ainsi, vous mes apôtres, c’est en vous mêlant à la masse des peuples que vous les pénétrerez de votre esprit et que vous triompherez sur vos adversaires. Le levain, tout en disparaissant dans la masse, n’y perd pas sa force ; au contraire, il change la nature de toute la pâte. De même votre prédication changera tous les peuples. Ainsi, soyez pleins de confiance » (…)

C’est le Christ qui donne une telle force à ce levain. (…) Ne lui reprochez donc pas le petit nombre de ses disciples : c’est la puissance du message qui est grande. (…) Il suffit d’une étincelle pour transformer en brasier quelques morceaux de bois sec, qui ensuite enflamment même tout le bois vert aux alentours.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

 

 

 

Après l’envoi des Douze (Lc 9,2), l’envoi des soixante-douze

jeudi 3 octobre 2019

L’Église est faite pour étendre le règne du Christ à toute la terre, pour la gloire de Dieu le Père ; elle fait ainsi participer tous les hommes à la rédemption et au salut ; par eux, elle ordonne en vérité le monde entier au Christ. On appelle apostolat toute activité du Corps mystique qui tend vers ce but ; l’Église l’exerce par tous ses membres, mais de diverses manières. En effet, la vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l’apostolat. Dans l’organisme d’un corps vivant, aucun membre ne se comporte de manière purement passive, mais participe à la vie et à l’activité générale du corps, ainsi dans le Corps du Christ qui est l’Église, « tout le corps opère sa croissance selon le rôle de chaque partie » (Ep 4,16). Bien plus, les membres de ce corps sont tellement unis et solidaires qu’un membre qui ne travaille pas selon ses possibilités à la croissance du corps doit être réputé inutile à l’Église et à lui-même.

Il y a dans l’Église diversité de ministères, mais unité de mission. Le Christ a confié aux apôtres et à leurs successeurs la charge d’enseigner, de sanctifier et de gouverner en son nom et par son pouvoir. Mais les laïcs rendus participants de la charge sacerdotale, prophétique et royale du Christ assument, dans l’Église et dans le monde, leur part dans ce qui est la mission du peuple de Dieu tout entier. Ils exercent concrètement leur apostolat en se dépensant à l’évangélisation et à la sanctification des hommes ; il en est de même quand ils s’efforcent de pénétrer l’ordre temporel d’esprit évangélique et travaillent à son progrès de telle manière que, en ce domaine, leur action rende clairement témoignage au Christ et serve au salut des hommes. Le propre de l’état des laïcs étant de mener leur vie au milieu du monde et des affaires profanes, ils sont appelés par Dieu à exercer leur apostolat dans le monde à la manière d’un ferment, grâce à la vigueur de leur esprit chrétien.

Concile Vatican II

 

 

 

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle. »

mercredi 25 septembre 2019

Le mandat [du Christ] est : « Allez dans le monde entier ; proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16,15), parce que « la création aspire de toutes ses forces à la révélation des enfants de Dieu » (Rm 8,19). Toute la création signifie aussi tous les aspects de la nature humaine… Les enseignements de l’Église sur les situations contingentes sont sujets à des développements importants ou nouveaux et peuvent être l’objet de discussion, mais nous ne pouvons pas éviter d’être concrets… Les pasteurs, en accueillant les apports des différentes sciences, ont le droit d’émettre des opinions sur tout ce qui concerne la vie des personnes, du moment que la tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain.

On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter à la sphère privée et qu’elle existe seulement pour préparer les âmes pour le ciel. Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants, sur cette terre aussi, bien que ceux-ci soient appelés à la plénitude éternelle, puisqu’il a créé toutes choses « afin que nous en jouissions » (1Tm 6,17), pour que tous puissent en jouir. Il en découle que la conversion chrétienne exige de reconsidérer « spécialement tout ce qui concerne l’ordre social et la réalisation du bien commun » (S. Jean-Paul II).

En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes, sans aucune influence sur la vie sociale et nationale, sans se préoccuper de la santé des institutions de la société civile, sans s’exprimer sur les événements qui intéressent les citoyens. Qui oserait enfermer dans un temple et faire taire le message de saint François d’Assise et de la bienheureuse Teresa de Calcutta ? Ils ne pourraient pas l’accepter. Une foi authentique — qui n’est jamais confortable et individualiste — implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur la terre.

Pape François

 

 

 

 

« Allez, vous aussi, à ma vigne ! »

mercredi 21 août 2019

Le Seigneur ne cesse en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne (…) : par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne. (…)

Les ouvriers du point du jour, de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure désignent donc l’ancien peuple hébreu, qui, s’appliquant (…) depuis le commencement du monde, à rendre un culte à Dieu avec une foi droite, n’a pas cessé, pour ainsi dire, de travailler à la culture de la vigne. Mais à la onzième heure, les païens sont appelés, et c’est à eux que s’adressent ces paroles : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Car tout au long de ce si grand laps de temps traversé par le monde, les païens avaient négligé de travailler en vue de la vie éternelle, et ils étaient là, en quelque sorte, toute la journée, sans rien faire. Mais remarquez, mes frères, ce qu’ils répondent à la question qui leur est posée : « Parce que personne ne nous a embauchés ». En effet, aucun patriarche ni aucun prophète n’était venu à eux. Et que veut dire : « Personne ne nous a embauchés pour travailler » sinon : « Personne ne nous a prêché les chemins de la vie » ?

Mais nous, que dirons-nous donc pour notre excuse, si nous nous abstenons des bonnes œuvres ? Songez que nous avons reçu la foi au sortir du sein de notre mère, entendu les paroles de vie dès notre berceau, et sucé aux mamelles de la sainte Église le breuvage de la doctrine céleste en même temps que le lait maternel.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

 

Se prononcer pour le Christ devant les hommes

samedi 13 juillet 2019

Chaque jour tu peux être témoin du Christ. Tu étais tenté par l’esprit d’impureté, mais (…) tu as jugé qu’il ne fallait pas souiller la chasteté de l’esprit et du corps : tu es martyr, c’est-à-dire témoin, du Christ. (…) Tu étais tenté par l’esprit d’orgueil, mais en voyant le pauvre et l’indigent, tu as été saisi d’une tendre compassion, tu as préféré l’humilité à l’arrogance : tu es témoin du Christ. Mieux que cela : tu n’as pas donné ton témoignage en parole seulement mais aussi en action.

Quel est le témoin le plus sûr ? « Celui qui confesse que le Seigneur Jésus est venu parmi nous dans la chair » (1Jn 4,2) et qui observe les préceptes de l’Évangile. (…) Combien y en a-t-il chaque jour, de ces martyrs cachés du Christ, qui confessent le Seigneur Jésus ! L’apôtre Paul a connu ce martyre-là et le témoignage de foi rendu au Christ, lui qui a dit : « Notre sujet de fierté, c’est le témoignage de notre conscience » (2Co 1,12). Car combien ont confessé la foi extérieurement mais l’ont niée intérieurement ! (…) Sois donc fidèle et courageux dans les persécutions intérieures pour triompher aussi dans les persécutions extérieures. Dans les persécutions du dedans également, il y a « des rois et des gouverneurs », des juges au pouvoir redoutable. Tu en as un exemple dans les tentations subies par le Seigneur (Mt 4,1s).

Saint Ambroise (v. 340-397)

 

 

 

Fête de saint Benoît, abbé, patron de l’Europe

jeudi 11 juillet 2019

Tandis que le monde s’était vieilli dans le vice, que l’Italie et l’Europe offraient l’affreux spectacle d’un champ de bataille pour les peuples en conflit, et que les institutions monastiques, elles-mêmes, souillées par la poussière de ce monde, étaient moins fortes qu’il n’aurait fallu pour résister aux attraits de la corruption et les repousser, Benoît, par son action éclatante et sa sainteté, témoigna de l’éternelle jeunesse de l’Église. Il restaura par la parole et par l’exemple la discipline des mœurs, et il entoura la vie religieuse cloîtrée d’un rempart de lois plus efficaces et plus sanctifiantes. Plus encore : par lui-même et par ses disciples, il fit passer les peuples barbares d’un genre de vie sauvage à une culture humaine et chrétienne. Les convertissant à la vertu, au travail, aux occupations pacifiques des arts et des lettres, il les unit entre eux par les liens des relations sociales et de la charité fraternelle. (…)

Du Mont Cassin une lumière nouvelle a resplendi ; alimentée par les enseignements et la civilisation des anciens et surtout réchauffée par la doctrine chrétienne, elle a éclairé les peuples et les nations qui erraient à l’aventure, les rappelant et les dirigeant vers la vérité et le droit chemin. (…)

C’est là que Benoît a porté l’institution monastique à ce genre de perfection, auquel depuis longtemps il s’était efforcé par ses prières, ses méditations et ses expériences. Tel semble bien être, en effet, le rôle spécial et essentiel à lui confié par la divine Providence : non pas tant apporter de l’Orient en Occident l’idéal de la vie monastique, que l’harmoniser et l’adapter avec bonheur au tempérament, aux besoins et aux habitudes des peuples de l’Italie et de toute l’Europe. Par ses soins donc, à la sereine doctrine ascétique qui florissait dans les monastères de l’Orient, se joignit la pratique d’une incessante activité, permettant de « communiquer à autrui les vérités contemplées », et, non seulement de rendre fertiles des terres incultes, mais de produire par les fatigues de l’apostolat des fruits spirituels.

Vénérable Pie XII

 

 

 

« Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages…, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume. »

mardi 9 juillet 2019

La présence des chrétiens dans les groupes humains doit être animée de cette charité dont nous a aimés Dieu, qui veut que nous aussi nous nous aimions mutuellement de la même charité (cf. 1 Jn 4, 11). La charité chrétienne s’étend véritablement à tous les hommes, sans aucune distinction de race, de condition sociale ou de religion ; elle n’attend aucun profit ni aucune reconnaissance. Dieu nous a aimés d’un amour gratuit ; de même, que les fidèles soient préoccupés dans leur charité de l’homme lui-même, en l’aimant du même mouvement dont Dieu nous a cherchés. Le Christ parcourait toutes les villes et bourgades en guérissant toutes les maladies et infirmités, en signe de l’avènement du Règne de Dieu (cf. Mt 9, 35 s. ; Ac 10, 38) ; de même l’Église est par ses fils en liaison avec les hommes de quelque condition qu’ils soient ; elle l’est surtout avec les pauvres et ceux qui souffrent (…). Elle participe à leurs joies et à leurs souffrances, elle connaît les aspirations et les problèmes de leur vie, elle souffre avec eux dans les angoisses de la mort. À ceux qui cherchent la paix, elle désire répondre dans un dialogue fraternel, en leur apportant la paix et la lumière qui viennent de l’Évangile.

Les chrétiens doivent donc travailler, en collaboration avec tous les autres, à organiser de manière droite les affaires économiques et sociales. Ils doivent se dévouer avec un soin spécial à l’éducation des enfants et des jeunes (…). Ils doivent en outre prendre leur part dans les efforts de ces peuples qui, en faisant la guerre à la faim, à l’ignorance et aux maladies, s’appliquent à améliorer les conditions de la vie et à affermir la paix dans le monde. (…)

Mais l’Église ne veut en aucune manière s’ingérer dans le gouvernement de la cité terrestre. Elle ne revendique pour elle-même d’autre titre que celui d’être au service des hommes, Dieu aidant, par sa charité et son dévouement fidèle (cf. Mt 20, 26 ; 23, 11).

Concile Vatican II

 

 

 

« Le Seigneur les envoya devant lui dans toutes les localités où lui-même devait aller. »

dimanche 7 juillet 2019

Comblé déjà des grâces de l’Esprit Saint, le bienheureux François a prédit à ses frères ce qui allait leur arriver. Dans le bois voisin de la chapelle de Sainte-Marie de la Portioncule, où ils avaient l’habitude de se retirer pour faire oraison, il a réuni les six frères qu’il avait alors et leur a dit : « Frères très chers, comprenons bien notre vocation : dans sa miséricorde, Dieu ne nous a pas seulement appelés pour notre propre profit, mais aussi pour le service et même le salut de beaucoup d’autres. Allons donc par le monde : exhortons et montrons aux hommes et aux femmes, par notre parole et notre exemple, à faire pénitence de leurs péchés et à se remettre en mémoire les commandements de Dieu qu’ils ont si longtemps tenus dans l’oubli. »

Puis il a ajouté : « Soyez sans crainte, petit troupeau (Lc 12,32), mais faites confiance au Seigneur. Ne vous demandez pas l’un à l’autre : ‘Et comment donc allons-nous prêcher, ignorants et illettrés comme nous sommes ?’ Rappelez-vous plutôt les paroles du Seigneur à ses disciples : ‘En fait, ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous’ (Mt 10,20). C’est donc le Seigneur lui-même qui vous communiquera son Esprit et sa sagesse pour exhorter et prêcher aux hommes et aux femmes la voie et la pratique de ses commandements. »

Vie de saint François d’Assise dite « Anonyme de Pérouse » (13e s.)

 

 

 

« Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

mardi 11 juin 2019

C’est à vous, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C’est vous qui, recueillant le meilleur de l’exemple et de l’enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain : vous vous sauverez ou vous périrez avec elle.

L’Église, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune. Et au terme de cette imposante « révision de vie », elle se tourne vers vous. C’est pour vous, les jeunes, pour vous surtout qu’elle vient, par son Concile, d’allumer une lumière : lumière qui éclaire l’avenir, votre avenir.

L’Église est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes ; et ces personnes, ce sont les vôtres. Elle est soucieuse surtout que cette société laisse s’épanouir son trésor toujours ancien et toujours nouveau : la foi, et que vos âmes puissent baigner librement dans ses clartés bienfaisantes. Elle a confiance que vous trouverez une telle force et une telle joie que vous ne serez pas même tentés, comme certains de vos aînés, de céder à la séduction des philosophies de l’égoïsme et du plaisir ou à celles du désespoir et du néant ; et qu’en face de l’athéisme, phénomène de lassitude et de vieillesse, vous saurez affirmer votre foi dans la vie et dans ce qui donne un sens à la vie : la certitude de l’existence d’un Dieu juste et bon.

Concile Vatican II

 

 

 

« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création ! »

samedi 27 avril 2019

L’évangélisation obéit au mandat missionnaire de Jésus : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28,19s)… Le Ressuscité envoie les siens prêcher l’Évangile en tout temps et en tout lieu, pour que la foi en lui se répande partout sur la terre.

Dans la Parole de Dieu apparaît constamment ce dynamisme de « la sortie » que Dieu veut provoquer chez les croyants. Abraham a accepté l’appel à partir vers une terre nouvelle (Gn 12,1) ; Moïse a écouté l’appel de Dieu : « Va, je t’envoie » (Ex 3,10), et a fait sortir le peuple vers la terre promise ; à Jérémie il dit : « Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai » (Jr 1,7)… Nous sommes tous appelés à cette nouvelle « sortie » missionnaire. Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de notre propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile.

La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire. Les soixante-dix disciples en font l’expérience, eux qui reviennent de la mission pleins de joie (Lc 10,17). Jésus l’a vu et exulte de joie dans l’Esprit Saint… Cette joie est un signe que l’Évangile a été annoncé et donne du fruit. Mais elle a toujours la dynamique de l’exode et du don, du fait de sortir de soi, de marcher et de semer toujours de nouveau, toujours plus loin. Le Seigneur dit : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis sorti » (Mc 1,38)… Fidèle au modèle du maître, il est vital qu’aujourd’hui l’Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur.

Pape François