Étiquette : St Jean-Paul 2

  • Mercredi des Cendres

    Mercredi des Cendres

    Le carême marque le moment où il nous faut rentrer en nous-mêmes. C’est un temps d’intimité particulière avec Dieu dans le secret du cœur et de la conscience. C’est dans cette intimité intérieure avec Dieu que s’accomplit l’œuvre essentielle du carême : le travail de conversion.

    Et dans ce secret intérieur, dans cette intimité avec Dieu dans la pleine vérité du cœur et de la conscience, résonnent des mots comme ceux du psaume de la liturgie d’aujourd’hui, l’une des confessions les plus profondes que l’homme ait jamais faite devant Dieu : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, / dans ta grande miséricorde, efface mes torts. / Lave-moi tout entier de ma faute, / et de mon péché, purifie-moi. / Oui, je reconnais mes torts, / j’ai toujours mon péché devant moi, / Contre toi, et toi seul, j’ai péché, / ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait » (Ps 50,1-6).

    Ce sont des mots qui purifient, des mots qui transforment. Ils transforment l’homme de l’intérieur. Récitons-les souvent pendant le carême. Et surtout, essayons de renouveler cet esprit qui les anime, ce souffle intérieur qui a justement donné à ces mots une force de conversion. Car le carême est essentiellement une invitation à la conversion. Les œuvres de piété dont parle l’Évangile d’aujourd’hui ouvrent la route à cette conversion. Exerçons-les autant qu’il est possible. Mais en premier lieu, cherchons à rencontrer Dieu intérieurement dans toute notre vie, dans tout ce dont elle est faite, pour arriver à cette conversion en profondeur dont est plein le psaume pénitentiel de la liturgie d’aujourd’hui.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe

    Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe

    Il est singulier et admirable de voir comment les deux saints Cyrille et Méthode, œuvrant dans des situations si complexes et si précaires, n’essayèrent d’imposer aux peuples slaves à qui ils devaient prêcher ni l’indiscutable supériorité de la langue grecque et de la culture byzantine, ni les usages et les comportements de la société plus avancée dans lesquels ils avaient été formés et auxquels ils restaient évidemment attachés et habitués. Poussés par le grand désir de réunir dans le Christ les nouveaux croyants, ils adaptèrent à la langue slave les textes riches et raffinés de la liturgie byzantine et harmonisèrent à la mentalité et aux coutumes des peuples nouveaux les élaborations subtiles et complexes du droit gréco-romain…

    Eux qui étaient sujets de l’Empire d’Orient et fidèles dépendant du Patriarcat de Constantinople, ils pensèrent qu’il était de leur devoir de rendre compte au Pontife romain de leur travail missionnaire et de soumettre à son jugement, pour en obtenir l’approbation, la doctrine qu’ils professaient et enseignaient, les livres liturgiques composés en langue slave et les méthodes adoptées pour l’évangélisation de ces peuples. Ayant entrepris leur mission sur le mandat de Constantinople, par la suite, ils cherchèrent, en un sens, à la faire confirmer en se tournant vers le Siège apostolique de Rome, centre visible de l’unité de l’Église…

    On peut dire que l’invocation de Jésus dans sa prière sacerdotale « ut unum sint — qu’ils soient un » (Jn 17,21) représente leur devise missionnaire, dans l’esprit des paroles du psalmiste : « Louez le Seigneur, toutes les nations, louez-le, vous tous les peuples ! » (Ps 116,1) Pour nous, les hommes d’aujourd’hui, leur apostolat exprime aussi un appel œcuménique : il invite à reconstruire, dans la paix de la réconciliation, l’unité qui a été gravement compromise après l’époque des saints Cyrille et Méthode et, en tout premier lieu, l’unité entre l’Orient et l’Occident.  

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit. »

    Au début de son pèlerinage de foi, la foi de Marie rencontre la foi de Joseph. Si Élisabeth a dit de la Mère du Rédempteur : « Bienheureuse celle qui a cru » (Lc 1,45), on peut en un sens attribuer aussi cette béatitude à Joseph, car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu quand elle lui a été transmise en ce moment décisif. Joseph, il est vrai, n’a pas répondu à l’annonce de l’ange comme Marie, mais il « fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ». Ce qu’il a fait est pure « obéissance de la foi » (Rm 1,5).

    On peut dire que ce qu’a fait Joseph l’unit d’une manière toute spéciale à la foi de Marie ; il a accepté comme une vérité venant de Dieu ce qu’elle avait déjà accepté lors de l’Annonciation. Le Concile Vatican II dit : « À Dieu qui révèle est due l’obéissance de la foi par laquelle l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu dans un complet hommage d’intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu’il fait » (Dei Verbum, 5). Cette phrase, qui touche à l’essence même de la foi, s’applique parfaitement à Joseph de Nazareth.

    Il est devenu donc d’une façon singulière le dépositaire du mystère « tenu caché depuis les siècles en Dieu » (Ep 3,9), de même que Marie l’est devenue en ce moment décisif appelé par l’apôtre Paul « la plénitude du temps », lorsque « Dieu envoya son Fils, né d’une femme… afin de racheter les sujets de la Loi, pour leur conférer l’adoption filiale » (Ga 4,4-5)… Joseph est, avec Marie, le premier dépositaire de ce mystère divin… En ayant devant les yeux le texte des deux évangélistes Matthieu et Luc, on peut dire également que Joseph est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et qu’ainsi il soutient son épouse dans la foi à l’Annonciation divine ; il est placé le premier par Dieu sur le chemin du pèlerinage de foi de Marie… Le chemin personnel de Joseph, son pèlerinage de foi, se conclura le premier… ; cependant, le chemin de foi de Joseph suit la même direction.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • « Faites-les fructifier ! » : travail humain et Règne de Dieu

    En créant l’humanité, l’homme et la femme, Dieu leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 28). C’est là pour ainsi dire le premier commandement de Dieu, attaché à l’ordre même de la création. Ainsi le travail humain répond à la volonté de Dieu. Quand nous disons : « Que ta volonté soit faite », rapprochons aussi ces paroles du travail qui remplit toutes les journées de notre vie. Nous nous rendons compte que nous nous accordons à cette volonté du Créateur lorsque notre travail et les relations humaines qu’il entraîne sont imprégnés des valeurs d’initiative, de courage, de confiance, de solidarité, qui sont autant de reflets de la ressemblance divine en nous…

    Le Créateur a investi l’homme du pouvoir de dominer la terre ; il lui demande ainsi de maîtriser par son propre travail le domaine qu’il lui confie, de mettre en œuvre toutes ses capacités afin de parvenir à l’heureux développement de sa propre personnalité et de la communauté entière. Par son travail, l’homme obéit à Dieu et répond à sa confiance. Cela n’est pas étranger à la demande du Notre Père : « Que ton Règne vienne ». L’homme agit pour que le plan de Dieu se réalise, conscient d’avoir été fait à la ressemblance de Dieu et donc d’avoir reçu de lui sa force, son intelligence, ses aptitudes à réaliser une communauté de vie par l’amour désintéressé qu’il porte à ses frères. Tout ce qui est positif et bon dans la vie de l’homme s’épanouit et rejoint son véritable but dans le Règne de Dieu. Vous avez bien choisi ce mot d’ordre : « Règne de Dieu, vie de l’homme », car la cause de Dieu et la cause de l’homme sont liées l’une à l’autre ; le monde progresse vers le Règne de Dieu grâce aux dons de Dieu qui permettent le dynamisme de l’homme. Autrement dit, prier pour que vienne le Règne de Dieu, c’est tendre de tout son être vers la réalité qui est la fin ultime du travail humain.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • N’ayez de crainte que pour le Dieu vivant !

    « Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur » (Ph 4,4). Et pourquoi, en effet, n’êtes-vous pas remplis de joie et ne marchez-vous pas dans l’allégresse, puisque vous avez été jugés dignes d’être attirés en cet état évangélique par l’appel qui discerne et qui prédestine (cf. Rm 8,29-30), appel du Dieu qui gouverne toutes choses par sa sagesse ?

    Et maintenant que par l’élévation de votre genre de vie vous voilà comme sur un promontoire, jetez vos regards sur la vie misérable et rampante des hommes : elle est comme ballottée par la mer, projetée ici et là par le mouvement incertain des affaires. En vérité, rien ne dure, rien ne demeure dans le même état, vous le voyez bien ; mais même les rois passent, les princes tombent, les puissants maîtres de la terre meurent comme de simples mortel (cf. Ps 81,7) ; et ceux qui ont été mariés quelque temps se séparent, qu’ils abandonnent leur conjoint ou qu’ils en soient abandonnés. La beauté est bientôt flétrie, la jeunesse est éphémère, le plaisir est fugace ; la richesse se dissipe et toue possession, comme le rêve d’une ombre, s’éloigne de ceux qui pensent la retenir. On ne trouve que lamentation et deuil dans l’adversité et le revers des mortels. (…) Et presque personne ne lutte pour ce qui est stable et durable (…). Mais vous mes frères, oh ! Comment et où avez-vous été appelés, et comment êtes-vous montés sur la montagne du Seigneur (cf. Ps 23,3) ? Comment contemplez-vous les merveilles de la vie céleste ? (…)

    Plaise donc au Dieu qui vous a fait monter jusqu’à ce promontoire, de vous rendre forts et de vous affermir pour que vous fassiez toujours de qui lui plaît dans la sainteté et la justice (cf. Lc 1,75) (…). N’ayez donc de crainte que pour le Dieu vivant (cf. Lc 12,5 ; Ap 14,7), mes enfants !

    Saint Théodore le Studite (759-826)

  • « Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes. »

    « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4,10), dit Jésus à la Samaritaine au cours d’un de ces dialogues admirables qui montrent toute son estime pour la dignité de chaque femme et pour la vocation qui permet à chacune de participer à sa mission de Messie. (…) L’Église désire remercier la très sainte Trinité pour le « mystère de la femme » et pour toute femme, pour ce qui constitue la dimension éternelle de sa dignité féminine, pour les « merveilles de Dieu » qui, dans l’histoire des générations humaines, se sont accomplies en elle et par elle. En définitive, n’est-ce pas en elle et par elle que s’est accompli ce qu’il y a de plus grand dans l’histoire de l’homme sur terre, l’événement que Dieu lui-même se soit fait homme ?

    C’est pourquoi l’Église rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles : pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses ; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité ; pour les femmes dévouées à tant d’êtres humains qui attendent l’amour gratuit d’une autre personne ; pour les femmes qui veillent sur l’être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine ; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale. (…)

    L’Église rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l’histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations ; elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu. (…) L’Église demande en même temps que ces « manifestations de l’Esprit » inestimables (1Co 12,4s) (…) soient attentivement reconnues, mises en valeur, afin qu’elles concourent au bien commun de l’Église et de l’humanité.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • « Les invités de la noce »

    « Voici que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. Ce mystère est de grande portée : je veux dire qu’il s’applique au Christ et l’Église » (Ep 5,31-32). Ce texte de la lettre aux Éphésiens (…) compare le caractère nuptial de l’amour entre l’homme et la femme avec le mystère du Christ et de l’Église. Le Christ est l’Époux de l’Église, l’Église est l’Épouse du Christ. Cette analogie n’est pas sans précédent : elle transpose dans le Nouveau Testament ce qui était déjà contenu dans l’Ancien Testament, en particulier chez les prophètes Osée, Jérémie, Ézéchiel, Isaïe (Os 1,2; 2,16-18; Jr 2,2; Ez 16,8; Is 50,1; 54,5-8). (…) Chez les prophètes cette femme-épouse, c’est Israël en tant que peuple élu par Dieu, et cette élection a sa source uniquement dans l’amour gratuit de Dieu. C’est justement par cet amour que s’explique l’alliance, souvent présentée comme une alliance nuptiale que Dieu renoue sans cesse avec son peuple élu. Elle est, de la part de Dieu, un engagement durable : il reste fidèle à son amour sponsal, même si l’épouse s’est montrée bien des fois infidèle.

    Cette image de l’amour sponsal liée à la figure de l’Époux divin — image très claire dans les textes prophétiques — ; se trouve confirmée et couronnée dans la lettre aux Éphésiens (…) où se trouve l’expression la plus forte de la vérité sur l’amour du Christ rédempteur, suivant l’analogie de l’amour nuptial dans le mariage : « Le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle » (5,25). En cela se trouve pleinement confirmé le fait que l’Église est l’Épouse du Christ : « Le Saint d’Israël est ton rédempteur » (Is 54,5). Dans le texte de saint Paul, l’analogie de la relation nuptiale prend en même temps deux directions qui forment l’ensemble du « grand mystère » (« sacramentum magnum »). L’alliance proprement dite des époux explique le caractère sponsal de l’union du Christ et de l’Église ; et cette union, à son tour, en tant que « grand sacrement », détermine la sacramentalité du mariage comme alliance sainte des deux époux, l’homme et la femme.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • « N’est-il pas le fils du charpentier ? »

    La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer le mystère de l’Incarnation sous l’aspect de l’humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité » (S. Thomas d’Aquin).

    Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n’omettent pas de souligner l’importance du contact physique avec Jésus… Le témoignage apostolique n’a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Égypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du mystère de grâce contenu dans de tels gestes, tous salvifiques, parce qu’ils participent de la même source d’amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif.

    Puisque l’amour paternel de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour filial de Jésus et que, réciproquement, l’amour filial de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour paternel de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l’amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • Fête de saint Benoît, abbé, patron de l’Europe

    Saint Benoît a su interpréter avec perspicacité et de manière certaine les signes des temps de son époque, quand il a écrit sa règle dans laquelle l’union de la prière et du travail devenait pour ceux qui l’acceptaient le principe de l’aspiration à l’éternité : « Ora et labora, prie et travaille » (…) En lisant les signes des temps, Benoît a vu qu’il était nécessaire de réaliser le programme radical de la sainteté évangélique dans une forme ordinaire, dans les dimensions de la vie quotidienne de tous les hommes. Il était nécessaire que « l’héroïque » devienne normal, quotidien, et que le normal et le quotidien deviennent héroïques. De cette manière, père des moines, législateur de la vie monastique en Occident, il est devenu également le pionnier d’une nouvelle civilisation. Partout où le travail humain conditionnait le développement de la culture, de l’économie, de la vie sociale, il lui ajoutait le programme bénédictin de l’évangélisation qui unissait le travail à la prière et la prière au travail. (…)

    En notre époque saint Benoît est le patron de l’Europe. Il l’est non seulement en considération de ses mérites particuliers envers ce continent, envers son histoire et sa civilisation. Il l’est aussi en considération de la nouvelle actualité de sa figure à l’égard de l’Europe contemporaine. On peut détacher le travail de la prière et en faire l’unique dimension de l’existence humaine. L’époque d’aujourd’hui porte en elle cette tendance. (…) On a l’impression d’une priorité de l’économie sur la morale, d’une priorité du matériel sur le spirituel. D’une part, l’orientation presque exclusive vers la consommation des biens matériels enlève à la vie humaine son sens le plus profond. D’autre part, dans de nombreux cas, le travail est devenu une contrainte aliénante pour l’homme (…) et presque malgré lui, il se détache de la prière, enlevant à la vie humaine sa dimension transcendante. (…)

    On ne peut pas vivre pour l’avenir sans comprendre que le sens de la vie est plus grand que ce qui n’est que matériel et passager, que ce sens est au-dessus de ce monde-ci. Si la société et les hommes de notre continent ont perdu l’intérêt pour ce sens, ils doivent le retrouver. (…) Si mon prédécesseur Paul VI a appelé saint Benoît de Nursie le patron de l’Europe, c’est parce qu’il pouvait aider à ce sujet l’Église et les nations d’Europe.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. »

    Père saint, source intarissable de l’existence et de l’amour,
    qui montres dans l’homme vivant la splendeur de ta gloire,
    et qui déposes dans son cœur la semence de ton appel,
    fais que personne, par notre négligence, n’ignore ou ne perde ce don,
    mais que tous puissent marcher avec grande générosité
    vers la réalisation de ton Amour.

    Seigneur Jésus, qui durant ton pèlerinage sur les routes de la Palestine,
    as choisi et appelé les apôtres
    et leur as confié la tâche de prêcher l’Évangile,
    de paître les fidèles, de célébrer le culte divin,
    fais que, aujourd’hui aussi, ton Église ne manque pas
    de prêtres saints qui portent à tous
    les fruits de ta mort et de ta résurrection.

    Esprit Saint, toi qui sanctifies l’Église
    avec l’effusion constante de tes dons,
    mets dans le cœur des appelé(e)s à la vie consacrée
    une passion intime et forte pour le Règne,
    afin qu’avec un « oui » généreux et inconditionné
    ils mettent leur existence au service de l’Évangile.

    Vierge très Sainte, toi qui sans hésiter
    t’es offerte toi-même au Tout-Puissant
    pour la réalisation de son dessein de salut,
    suscite la confiance dans le cœur des jeunes
    afin qu’il y ait toujours des pasteurs zélés,
    qui guident le peuple chrétien sur la voie de la vie,
    et des âmes consacrées capables de témoigner
    par la chasteté, la pauvreté et l’obéissance,
    de la présence libératrice de ton Fils ressuscité.
    Amen.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)