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Archive pour la catégorie ‘Prières et Chants’

mardi 22 mai 2018

 

 

 

 

Joie de la vision du Seigneur ressuscité, joie de la vision de gloire

vendredi 11 mai 2018

Après avoir appliqué la comparaison (de la femme qui enfante) à la tristesse des Apôtres; le Seigneur l’applique à leur joie future.

Il leur promet premièrement qu’ils le reverront, lorsqu’il dit : ‘Mais de nouveau je vous verrai’. Toutefois il ne dit pas : ‘vous me verrez’, mais ‘je vous verrai’, parce que le fait de se montrer lui-même provient de sa miséricorde, signifiée par son regard. Il dit donc : ‘Mais de nouveau je vous verrai’, à l’heure de la Résurrection et dans la gloire future : « Tes yeux verront le roi dans sa beauté » (Is 33,17).

Il leur promet ensuite la joie du cœur et l’exultation, en disant : ‘et votre cœur sera dans la joie’ à savoir celle de me voir à la Résurrection. Aussi l’Église chante-t-elle : « Voici le jour que le Seigneur a fait, exultons et soyons dans l’allégresse » (Ps 117, 24). ‘Et votre cœur sera dans la joie’ également à cause de la vision de la gloire. « Tu m’empliras d’allégresse près de ta face » (Ps 15, 11) Pour tout être, en effet, il est naturel de trouver sa joie dans la contemplation de la réalité aimée. Or personne ne peut voir l’essence divine sans l’aimer. La joie accompagne donc nécessairement cette vision : Vous « le verrez », en le connaissant par l’intelligence, « et votre cœur se réjouira » (Is, 60,5) ; et cette joie elle-même rejaillira jusque sur le corps, lorsqu’il sera glorifié ; aussi Isaïe enchaîne-t-il : « et vos os seront florissants » (Is 66, 14). « Entre dans la joie de ton Seigneur ». (Mt 25, 21)

Enfin le Seigneur promet une joie qui durera toujours, lorsqu’il dit : ‘et votre joie’, celle que vous aurez à cause de moi à la Résurrection – « Je me réjouirai d’une grande joie dans le Seigneur » (Is 61,10) – ‘nul ne vous l’enlèvera’ puisque «ressuscitant des morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus sur lui d’empire (Rm 6,9). Ou encore, ‘votre joie’, la joie de jouir de la gloire, ‘nul ne vous l’enlèvera’ puisqu’elle ne peut être perdue et qu’elle est perpétuelle – « Une allégresse éternelle sera sur leur tête » (Is 35,10).

Cette joie, en effet nul ne se l’enlèvera lui-même par le péché, puisque là, la volonté de chacun aura été confirmée dans le bien ; et personne non plus n’enlèvera cette joie à un autre, puisqu’il n’y aura là aucune violence et que nul ne portera préjudice à un autre.

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
Commentaire sur Jean, tome II § 2134 p.276 (Ed. du Cerf, trad. sous la direction du Père Philippe ; rev.)

 

 

 

 

 

Jésus, notre Tout

mercredi 2 mai 2018

Jésus est notre unique maître qui doit nous enseigner, notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer, notre unique médecin qui doit nous guérir, noter unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire, notre unique vérité que nous devons croire, notre unique vie qui doit nous vivifier et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire. Il n’a point été donné d’autre nom sous le ciel, que le nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés. Dieu ne nous a point mis d’autre fondement de notre salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus-Christ : tout édifice qui n’est pas posé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard. Tout fidèle qui n’est pas uni à lui comme une branche au cep de la vigne, tombera, séchera et ne sera propre qu’à être jeté au feu. Si nous sommes en Jésus-Christ et Jésus-Christ en nous, nous n’avons point de damnation à craindre ; ni les anges de cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne nous peut nuire, parce qu’elle ne nous peut séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus-Christ.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prédicateur, fondateur de communautés religieuses
Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, §61 (Livre de Vie, Évreux, 1996, p.55-56, rev.)

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

lundi 16 avril 2018

 

 

Maria Dolorosa

vendredi 30 mars 2018

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En union de prière, tous les vendredis soir, à la demande de Marie Mère des hommes, de 21h30 à 22h00.

 

 

 

 

 

 

Le vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur

vendredi 30 mars 2018

Béni soit celui qui, pour me permettre de « faire mon nid dans le creux du rocher » (Ct 2,14), s’est laissé percer les mains, les pieds et le côté. Béni soit celui qui s’est ouvert à moi tout entier pour que je pénètre dans le sanctuaire admirable (Ps 41,5) et que je « me cache dans le secret de sa tente » (Ps 26,5). Ce rocher est un refuge…, doux lieu de séjour pour les colombes, car les trous béants de ces plaies sur tout ce corps offrent le pardon aux pécheurs et accordent la grâce aux justes. C’est une demeure sûre, frères, « une tour forte devant l’ennemi » (Ps 60,4), que d’habiter par une méditation aimante et constante les plaies du Christ notre Seigneur, de chercher dans la foi et l’amour envers le Crucifié un abri sûr pour notre âme, un abri contre la véhémence de la chair, les tempêtes de ce monde, les assauts du démon. La protection de ce sanctuaire l’emporte sur tout le prestige de ce monde…

Entre donc dans ce rocher, cache-toi…, prends refuge dans le Crucifié… Qu’est-ce que la plaie dans le côté du Christ, sinon la porte ouverte de l’arche pour ceux qui seront préservés du déluge ? Mais l’arche de Noé était seulement un symbole ; ici, c’est la réalité ; il ne s’agit plus ici de sauver la vie mortelle, mais de recevoir l’immortalité…

Il est donc bien juste que la colombe du Christ, sa toute belle (Ct 2,13-14)…, chante aujourd’hui ses louanges avec joie. Du souvenir ou de l’imitation de la Passion, de la méditation des saintes plaies, comme des creux du rocher, sa voix très douce retentit aux oreilles de l’Époux (Ct 2,14).

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour les Rameaux ; SC 202 (trad. cf SC, p. 211s)

 

 

En union de prière, tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes.

 

 

 

 

Solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l’Eglise universelle

lundi 19 mars 2018

Nous ne savons que fort peu de choses de la vie de saint Joseph. L’Évangile ne rapporte que trois ou quatre de ses actions ; et un ancien auteur a remarqué qu’on n’y trouve pas une de ses paroles. C’est peut-être que…le Saint Esprit a voulu par là nous marquer le silence et l’humilité de saint Joseph, son amour pour la solitude et la vie cachée. Quoi qu’il en soit, nous avons fait en cela une grande perte. Si le Seigneur eût permis qu’on eût su le détail de la vie de ce grand saint, on y aurait trouvé sans doute de beaux exemples, de belles règles, surtout pour ceux qui vivent dans l’état du mariage…

Toute la vie de saint Joseph peut se diviser en deux parties : la première est celle qui a précédé son mariage ; la seconde est celle qui l’a suivi. Nous ne savons rien du tout de la première et nous ne savons que très peu de choses de la seconde. Je prétends néanmoins que l’une et l’autre ont été très saintes : la première puisqu’elle a été couronnée d’un mariage si avantageux ; la seconde a été encore plus sainte puisqu’elle s’est toute passée dans ce mariage…

Quel profit doit avoir tiré saint Joseph de tant d’années de conversation qu’il a eue presque continuellement avec la Sainte Vierge !… Je ne doute nullement que le silence même de Marie ne fût extrêmement édifiant et que ce ne fût assez de la regarder pour se sentir porté à aimer Dieu et à mépriser tout le reste. Mais quels devaient être les discours d’une âme où le Saint Esprit habitait, où Dieu avait versé la plénitude des grâces, qui avait plus d’amour que tous les séraphins ensemble ! Quel feu ne sortait point de cette bouche, lorsqu’elle s’ouvrait pour exprimer les sentiments de son cœur ! Quelles froideurs, quelles glaces ce feu n’aurait-il point dissipées ! Mais quel effet ne produisait-il point sur Joseph qui avait déjà tant de disposition à être enflammé !… Ce grand feu, capable d’embraser toute la terre, n’a eu que le cœur de Joseph à échauffer et à consumer durant un si grand nombre d’années… Si elle a cru que le cœur de saint Joseph était une partie du sien, quel soin ne doit-elle pas avoir pris de l’enflammer de l’amour de Dieu !

Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite
1ère Panégyrique de saint Joseph

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« En toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous, et il n’a pas péché. » (He 4, 15)

dimanche 18 février 2018

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« Écoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière… Des confins de la terre je crie vers toi ; mon cœur est dans l’angoisse » (Ps 60,2-3). Des confins de la terre, c’est-à-dire de partout… Ce n’est donc pas une seule personne qui parle ainsi ; et pourtant si, c’est une seule personne, car il n’y a qu’un seul Christ dont nous sommes les membres (Ep 5,23)… Celui qui crie des confins de la terre est dans l’angoisse, mais il n’est pas abandonné. Car c’est nous, c’est-à-dire son corps, que le Seigneur a voulu préfigurer en son propre corps…

Il nous a symbolisés en sa personne quand il a voulu être tenté par Satan. On lit dans l’Évangile que notre Seigneur, le Christ Jésus, a été tenté au désert par le diable. Dans le Christ, c’est toi qui étais tenté, car le Christ avait pris de toi sa chair pour te donner son salut, de toi il prenait sa mort pour te donner sa vie, de toi il subissait ses outrages pour te donner son honneur. C’est donc de toi qu’il prenait aussi les tentations, pour te donner sa victoire. Si nous sommes tentés en lui, en lui aussi nous triomphons du diable.

Tu remarques bien que le Christ a été tenté, et tu ne remarques pas qu’il a remporté la victoire ? Reconnais-toi comme tenté en lui, reconnais-toi comme vainqueur en lui. Il aurait pu empêcher le diable de s’approcher de lui ; mais s’il n’avait pas été tenté, comment t’aurait-il enseigné la manière de vaincre dans la tentation ? C’est pourquoi ce n’est pas étonnant si, harcelé de tentations, il crie des confins de la terre selon ce psaume. Mais pourquoi n’est-il pas vaincu ? Le psaume continue : « Tu m’as établi sur le roc »… Souvenons-nous de l’Évangile : « Sur ce roc je bâtirai mon Église » (Mt 16,18). C’est donc l’Église, qu’il a voulue bâtir sur le roc, qui crie des confins de la terre. Mais qui est devenu rocher pour que l’Église puisse être bâtie sur le roc ? Écoutons saint Paul nous le dire : « Le rocher c’était le Christ » (1Co 10,4). C’est donc sur lui que nous sommes bâtis. Et voilà pourquoi ce roc sur lequel nous sommes bâtis a été le premier à être battu par les vents, les torrents et les pluies lorsque le Christ a été tenté par le diable (Mt 7,25). Voilà la fondation inébranlable sur laquelle il a voulu t’établir.

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Les Discours sur les Psaumes, Ps 60 ; CCL 39, 766 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 88 ; cf bréviaire, 1er dimanche de Carême)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je chanterai pour mon Dieu tant que je vivrai ! »

vendredi 9 février 2018
Je louerai l Éternel tant que je vivrai, Je célébrerai mon Dieu tant que j existerai.

Je louerai l Éternel tant que je vivrai, Je célébrerai mon Dieu tant que j existerai.

« Je chanterai le Seigneur tant que je vis » (Ps 103,33). Que chantera le psalmiste ? Tout ce que Dieu est, il le chantera. Chantons la gloire du Seigneur durant toute notre vie. Notre vie actuelle n’est qu’une espérance ; notre vie à venir sera l’éternité. La vie de cette vie mortelle est l’espérance de la vie immortelle : « Je chanterai le Seigneur pendant toute ma vie ; je jouerai pour Dieu tant que je suis. » Et parce que je vivrai en lui sans fin, tant que je vivrai, je chanterai à mon Dieu.

Lorsque nous aurons commencé à chanter au Seigneur dans la cité du ciel, ne nous imaginons pas que nous devons y faire autre chose ; toute notre vie sera alors de chanter à la gloire de Dieu. Si, ici-bas, l’objet de nos louanges nous cause de l’ennui, nos chants de louange peuvent nous en causer aussi. Mais, si nous l’aimons éternellement, éternellement aussi nous le louerons : « Je chanterai pour mon Dieu tant que je vivrai ! »

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Les Discours sur les psaumes, 4e sur le psaume 103, §17

 

 

 

Conseils sur la prière

dimanche 28 janvier 2018
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prière.
(…)
« La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l’affermissement de la foi . (Catena Aurea).
Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut Mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ;  aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas ». (La Cité de Dieu, 20, 22).
(…)
Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas  attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles;  par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes  de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment. (Lettre 130 à  Proba).
Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues: mais prier beaucoup, c’est insister auprès de celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage. (Lettre 121 à Proba).
Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire (Sermon 43, sur la nature et la grâce).
Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture,  tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père) ». (Lettre 130 à  Proba).
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Extraits des dix conseils de Saint Augustin, père de l’Église
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