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Archive pour le mot-clef ‘Parole’

Ne vous faites pas de trésors sur la terre

vendredi 17 juin 2022

On a souvent parlé, en vérité, du Christ qui vient, mais les formules se sont usées et ne sont plus compréhensibles pour nous. Il est important qu’il y ait des théologiens pour traduire le trésor conservé dans leur foi, pour que ce trésor devienne une parole pour ce monde, y compris dans le monde séculier. Le processus de traduction des grandes paroles en images et en concepts de notre temps est certes en cours de réalisation, mais n’a pas encore vraiment abouti. Cela ne peut se faire que si les hommes vivent le christianisme à partir du Christ à venir. Alors seulement ils pourront aussi l’exprimer. L’expression, la traduction intellectuelle, présuppose la traduction existentielle; dans cette mesure, ce sont les saints qui vivent le fait d’être chrétien dans le présent et dans l’avenir, et à partir de l’existence desquels le Christ à venir est aussi traduisible. Le Christ peut alors intégrer l’horizon de compréhension du monde séculier. C’est la grande mission devant laquelle nous nous trouvons.

Benoît XVI

in La Lumière du Monde, édit. Bayard
(entretiens avec Peter Seewald)

Le vase purifié de notre cœur

mercredi 9 février 2022

Si vous voulez parvenir à la science véritable des Écritures, hâtez-vous d’abord d’acquérir une humilité de cœur inébranlable. C’est elle qui vous conduira, non à la science qui enfle, mais à celle qui illumine, par la consommation de la charité. Il est impossible que l’âme qui n’est pas pure, obtienne le don de la science spirituelle. (…)

Celui dont l’âme n’est point pure, ne saurait acquérir la science spirituelle, si assidu qu’il puisse être à la lecture. L’on ne confie point à un vase fétide et corrompu un parfum de qualité, un miel excellent, une liqueur précieuse. Le vase pénétré de senteurs repoussantes, infectera plus facilement le parfum le plus odorant, qu’il n’en recevra lui-même quelque suavité ou agrément ; car ce qui est pur, se corrompt plus vite que ce qui est corrompu ne se purifie. Ainsi le vase de notre cœur. S’il n’est d’abord entièrement purifié de la contagion fétide des vices, il ne méritera pas de recevoir ce parfum de bénédiction dont parle le prophète : « Comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, coule sur la barbe d’Aaron et descend sur le bord de son vêtement » (Ps 132,2) ; non plus qu’il ne gardera sans souillure la science spirituelle ou les paroles de l’Écriture, « qui sont plus douces que le miel et que le rayon rempli de miel » (Ps 18,11).

« Car, quelle communication y a-t-il de la justice avec l’iniquité ? Quelle société de la lumière avec les ténèbres ? Quel accord entre le Christ et Bélial ? » (2Co 6,14-15)

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

 

 

« Tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. »

jeudi 6 janvier 2022

Lorsque tu lis que Jésus « enseignait dans leurs synagogues et que tous célébraient ses louanges », prends garde d’estimer heureux ceux qui ont entendu le Christ alors et de te considérer comme privé d’enseignement. Car si l’Écriture est véridique, le Seigneur n’a pas seulement parlé autrefois dans les assemblées des juifs mais aujourd’hui aussi dans notre assemblée, et non seulement ici maintenant, mais dans les assemblées du monde entier. (…) Aujourd’hui Jésus est davantage « célébré par tous » qu’au temps où il n’était connu que dans une seule région. (…)

« Le Seigneur m’a envoyé, dit-il, porter la bonne nouvelle aux pauvres. » Les pauvres signifient les païens ; en effet, ils étaient pauvres, ne possédant rien : ni Dieu, ni Loi, ni prophètes, ni justice, ni aucune force. Pourquoi Dieu l’a-t-il envoyé comme messager aux pauvres ? Pour « annoncer aux captifs la délivrance » — captifs, nous l’étions : prisonniers enchaînés si longtemps, assujettis au pouvoir de Satan. Et pour « annoncer aux aveugles qu’ils verront la lumière », car sa parole rend la vue aux aveugles. (…)

« Jésus replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. » Maintenant encore, si vous le voulez, ici dans notre assemblée, vous pouvez fixer les yeux sur le Sauveur. Lorsque tu diriges le regard le plus profond de ton cœur à contempler la Sagesse et la Vérité, le Fils unique de Dieu, tu as les yeux fixés sur Jésus. Bienheureuse cette assemblée dont l’Écriture dit que « tous avaient les yeux fixés sur lui » ! Comme je voudrais que notre assemblée mérite ce même témoignage, et que les yeux de tous, catéchumènes et fidèles, femmes, hommes et enfants, voient Jésus avec les yeux de l’âme ! Car lorsque vous l’aurez contemplé, votre visage et votre regard seront illuminés de sa lumière et vous pourrez dire : « La lumière de ton visage a mis sa marque sur nous, Seigneur » (Ps 4,7 LXX).

Origène (v. 185-253)

 

 

« Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ? »

lundi 13 décembre 2021

Les prophètes ont été envoyés avec Moïse pour guérir Israël ; mais ils soignaient dans les larmes, n’arrivant pas à dominer le mal, comme l’un d’eux l’a dit : « Malheur à moi ! Les hommes fidèles ont disparu de la terre » (Mi 7,1-2). (…) Grande était la blessure de l’humanité ; des pieds à la tête, pas une place saine, pas d’endroit où mettre bande, ni huile, ni pansement (Is 1,6). Les prophètes épuisés par les larmes disaient : « Qui donnera de Sion le remède sauveur ? » (Ps 13,7). (…) Et un autre prophète supplie en ces termes : « Seigneur, abaisse les cieux et descends » (Ps 143,5). Les blessures de l’humanité dépassent nos remèdes. Ils ont mis à mort les prophètes et ruiné tes autels (1R 19,10). Notre misère ne peut pas être guérie par nous ; c’est toi qu’il nous faut pour nous relever.

Le Seigneur a exaucé la prière des prophètes. Le Père n’a pas méprisé notre race meurtrie ; il a envoyé du ciel son propre Fils comme médecin. « Il vient, le Seigneur que vous cherchez, et il va venir soudain » dit un prophète. Où ? « Dans son Temple » (Ml 3,1), là où vous avez lapidé son prophète (2Ch 24,21). (…) Dieu lui-même a dit encore : « Voici que je viens et j’habiterai au milieu de toi, et des peuples nombreux se réfugieront auprès du Seigneur » (Za 2,14-15). (…) Maintenant je viens rassembler tous les peuples de toutes les langues, car « il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1,11).

Tu viens ; et que donnes-tu aux nations ? « Je viens rassembler tous les peuples et je vais mettre chez eux un signe » (Is 66,18-19). En effet, à la suite de mon combat sur la croix, je donne à chacun de mes soldats de porter sur le front le sceau royal (Ap 7,3). Un autre prophète a dit : « Il a incliné les cieux et il est descendu, avec une nuée sous ses pieds » (Ps 17,10). Mais sa descente des cieux est demeurée inconnue des hommes.

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

 

 

« Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance. »

mardi 31 août 2021

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu’un glaive à deux tranchants » (He 4,12). (…) Elle agit dans la création du monde, dans la conduite du monde et dans sa rédemption. Qu’y a-t-il en effet de plus efficace et de plus fort ? « Qui pourrait dire sa puissance et célébrer toutes ses louanges ? » (Ps 105,2)

L’efficacité de la Parole se manifeste dans ses œuvres ; elle se manifeste aussi dans la prédication. Elle ne revient pas à Dieu sans avoir produit son effet, mais elle profite à tous ceux à qui elle est envoyée (Is 55,11). Elle est « efficace et plus affilée qu’un glaive à deux tranchants » quand elle est reçue avec foi et avec amour. Qu’y a-t-il d’impossible à celui qui croit, de difficile à celui qui aime ? Lorsque les mots de Dieu retentissent, ils transpercent le cœur du croyant « comme les flèches aiguës d’un guerrier » (Ps 119,4). Elles y entrent comme des dards et se fixent dans ses profondeurs les plus intimes. Oui, cette Parole est plus affilée qu’un glaive à deux tranchants, car elle est plus incisive que toute autre force ou puissance, plus subtile que toute finesse du génie humain, plus aiguisée que toute la pénétration savante de la parole humaine.

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

Le trésor caché dans le champ des Écritures

mercredi 28 juillet 2021

C’est le Christ qui était présent à tous ceux à qui, depuis le commencement, Dieu communiquait sa Parole, son Verbe. Et si quelqu’un lit l’Écriture dans cette perspective, il y trouvera une expression concernant le Christ, et une préfiguration de l’appel nouveau. Car c’est lui, « le trésor caché dans le champ », c’est à dire dans le monde (Mt 13,38). Trésor caché dans les Écritures, car il était signifié par des symboles et des paraboles, qui, humainement parlant, ne pouvaient pas être comprises avant l’accomplissement des prophéties, c’est-à-dire avant la venue du Seigneur. C’est pourquoi il a été dit au prophète Daniel : « Cache ces paroles et scelle ce livre jusqu’au temps de l’accomplissement » (12,4)… Jérémie aussi dit : « Aux derniers jours, ils comprendront ces choses » (23,20)…
Lue par les chrétiens, la Loi est un trésor caché autrefois dans un champ, mais que la croix du Christ révèle et explique… : elle manifeste la sagesse de Dieu, elle fait connaître ses desseins en vue du salut de l’homme, elle préfigure le Royaume du Christ, elle annonce par avance la Bonne Nouvelle de l’héritage de la Jérusalem sainte, elle prédit que l’homme qui aime Dieu progressera jusqu’à le voir et entendre sa parole, et qu’il sera glorifié par cette parole…

C’est de cette manière que le Seigneur a expliqué les Écritures à ses disciples après sa résurrection, leur prouvant par elles « qu’il fallait que le Christ souffre et entre dans sa gloire » (Lc 24,26). Si donc quelqu’un lit les Écritures de cette manière, il sera un disciple parfait, « pareil au maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes » (Mt 13,52).

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les Hérésies, IV, 26 ; SC 100 (trad. SC p. 711s rev.)

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« Ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit. »

mercredi 27 janvier 2021

Assurément, c’est « une parole sûre et qui mérite d’être accueillie sans réserve » (1Tm 1,15) que ta Parole toute-puissante, Seigneur ! Descendue en une telle profondeur de silence du haut des demeures royales du Père (Sg 18,14s) jusque dans une mangeoire d’animaux, elle nous parle mieux pour l’instant par son silence. « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » ce que nous dit ce saint et mystérieux silence du Verbe éternel (…).

Y a-t-il rien, en effet, qui inculque la règle du silence avec autant de poids et d’autorité, rien qui réprime le mal inquiet de la langue et les tempêtes de la parole (…), que la Parole de Dieu silencieuse parmi les hommes ? « La parole n’est pas encore sur ma langue » (Ps 138,4) semble proclamer la Parole toute-puissante lorsqu’elle se soumet à sa mère. Et nous, avec quelle démence nous disons : « Nous vanterons notre langue, nous avons pour nous nos lèvres, qui sera notre maître ? » (Ps 11,5) Il me plairait, si cela m’était permis, de garder le silence, de m’effacer et de me taire, même à propos du bien, pour pouvoir prêter une oreille plus attentive et diligente aux mots secrets et aux significations sacrées de ce divin silence ! Je voudrais ainsi passer en silence, à m’instruire à l’école du Verbe, au moins autant de temps que le Verbe lui-même en passa à recevoir en silence l’éducation maternelle ! (…)

« Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jn 1,14). Pensons donc avec toute notre dévotion, au Christ enveloppé des langes dont sa mère l’a couvert, afin de voir, dans la joie éternelle du Royaume, la gloire et la beauté dont son Père l’aura revêtu.

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

 

 

 

« Ces paroles restaient voilées pour eux. »

samedi 28 septembre 2019

Parmi toutes les grandes choses et les merveilles que l’on peut dire du Christ, il en est une qui dépasse absolument l’admiration dont est capable l’esprit humain ; la fragilité de notre intelligence mortelle ne sait pas comment la comprendre ou l’imaginer. C’est que la toute-puissance de la majesté divine, la Parole même du Père (Jn 1,1), la propre Sagesse de Dieu (1Co 1,24), en laquelle toutes choses ont été créées — ce qui est visible comme ce qui est invisible (Jn 1,3; Col 1,16) — s’est laissé enfermer dans les limites de cet homme qui s’est manifesté en Judée. Tel est l’objet de notre foi. Et il y a plus encore : nous croyons que la Sagesse de Dieu est entrée dans le sein d’une femme, qu’elle est née dans les vagissements et les pleurs communs à tous les nourrissons. Et nous avons appris qu’après cela le Christ a connu le trouble devant la mort au point de s’écrier : « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38), et qu’enfin il a été traîné à une mort honteuse entre toutes parmi les hommes, même si nous savons qu’il est ressuscité le troisième jour. (…)

En vérité, faire entendre de telles choses à des oreilles humaines, essayer de les exprimer par des mots, dépasse le langage des hommes (…) et probablement celui des anges.

Origène (v. 185-253)

 

 

 

 

« Proclamez la bonne nouvelle à toute la création. »

samedi 7 avril 2018

« Une fois pour toutes je dis à mes saints : allez dans le monde entier, et des nations et des royaumes faites des disciples. Car tout m’a été remis par Celui qui m’a engendré (Mt 28,18-19), le monde d’en haut comme celui d’en bas, dont j’étais le maître même avant d’avoir pris chair. Maintenant j’ai pris possession de ma royauté sur tout l’univers, et en vous j’ai un conseil des ministres sacré, moi qui seul connais le fond des cœurs.

« Allez vers toutes les nations. Ayant jeté en terre le grain du repentir, arrosez-le de vos enseignements. » En écoutant ces mots, les apôtres se regardaient les uns les autres en hochant la tête : « D’où nous viendront la voix et la langue pour parler à tous ? Qui nous donnera la force de lutter avec les peuples et les nations comme tu en as donné l’ordre, nous qui n’avons ni lettres ni culture, humbles pêcheurs que nous sommes, toi qui seul connais le fond des cœurs ? »

« Ne vous tourmentez plus dans vos cœurs, que l’Ennemi ne trouble pas votre esprit. Ne pensez plus comme de petits enfants… Je ne veux pas vaincre par la force, c’est par les faibles que moi je l’emporte. Je ne recherche pas ceux qui philosophent : j’ai choisi ‘ce qu’il y a de fou dans le monde’ (1Co 1,27), moi qui seul connais le fond des cœurs.

« Allez donc vers toute la création. Arrosez de vos enseignements le grain du repentir que vous avez semé. Veillez à ce que nulle âme repentante ne reste hors de votre filet. Je me complais en ceux qui reviennent à moi, comme vous le savez, vous aussi. Ah, si même celui qui m’a trahi était revenu à moi après m’avoir vendu ! Effaçant son péché, je l’aurais réuni avec vous, moi qui seul connais le fond des cœurs…

« Dites que je suis Dieu et que moi, l’Inexprimable, j’ai pris la condition d’esclave (Ph 2,7). Montrez comment j’ai fait miennes les blessures de la chair… Enterré parce que j’avais été condamné, j’ai pillé l’enfer parce que je suis Seigneur… » Affermis par ces paroles, les apôtres disaient au Créateur : « Tu es le Dieu qui étais avant les siècles, et tu n’auras pas de fin… Nous te proclamerons comme tu l’as ordonné. Sois avec nous, sois notre défenseur, toi qui seul connais le fond des cœurs ».

Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d’hymnes
Hymne « La Mission des apôtres » , 13s ; SC 283 (trad. SC p. 107s rev.)

 

 

 

 

 

 

Semer dans le monde entier

mercredi 24 janvier 2018

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« Voici que le semeur est sorti pour semer. » La scène est d’actualité. Aujourd’hui le semeur divin sème encore sa semence à la volée. L’œuvre de salut continue de se réaliser, et le Seigneur veut se servir de nous ; il désire que nous, les chrétiens, nous ouvrions à son amour tous les chemins de la terre ; il nous invite à propager son message divin, par la doctrine et par l’exemple, jusqu’aux confins du monde. Il nous demande, à nous, citoyens de la société qu’est l’Église, et citoyens de la société civile, d’être chacun un autre Christ dans l’accomplissement fidèle de ses devoirs, en sanctifiant son travail professionnel et les obligations de son état.

Si nous considérons ce monde qui nous entoure, et que nous aimons parce qu’il est l’œuvre de Dieu, nous y verrons se réaliser la parabole : la parole de Jésus est féconde, elle suscite en de nombreuses âmes la soif de se donner et d’être fidèles. La vie et le comportement de ceux qui servent Dieu ont modifié l’histoire, et même beaucoup de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur sont mus, peut-être sans le savoir, par des idéaux dont l’origine se trouve dans le christianisme.

Nous voyons aussi qu’une partie de la semence tombe dans la terre stérile, ou parmi les épines et les broussailles ; qu’il y a des cœurs qui se ferment à la lumière de la foi. Si les idéaux de paix, de réconciliation, de fraternité sont acceptés et proclamés, ils sont trop souvent démentis par les faits. Quelques-uns s’acharnent en vain à bâillonner la voix de Dieu, en ayant recours, pour empêcher sa diffusion, soit à la force brutale, soit à une arme moins bruyante mais peut-être plus cruelle parce qu’elle insensibilise l’esprit : l’indifférence.

Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 28 mai 1964, jour de la Fête-Dieu (Es Cristo que pasa ; trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p.269)