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Archive pour le mot-clef ‘liturgie’

« Voici que nous montons à Jérusalem. »

mercredi 3 mars 2021

Ô Jérusalem, cité de Dieu, nous t’acclamons « Vision de paix ».
Tu as été construite dans les cieux de pierres vivantes.
Couronnée d’anges et de saints, tu es la Bien-Aimée du Roi.

Descendue toute neuve du Ciel, tu es parée pour ton Époux.
Avance comme l’Épousée ; viens étreindre ton Seigneur.
Et l’on verra sur tes remparts étinceler l’or de ta joie.

Que s’ouvrent tes portes à deux vantaux ; que resplendisse ta beauté.
Que par la grâce soit sauvé tout homme qui y pénètre.
Que soit accueilli celui qui souffre au nom du Christ et perd courage.

C’est le Christ le maître et l’artisan ; c’est lui qui taille et qui polit.
Il ajuste chaque pierre, la choisit en chaque lieu,
Il la place pour demeurer ce Temple saint où il habite.

Liturgie latine

(Références bibliques : 1P 2,5 ; Ap 21,2.18 ; Co 3,16)

 

« L’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. »

lundi 21 décembre 2020

Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez Élisabeth. Lorsqu’il reconnut la salutation de Marie, l’enfant se réjouit aussitôt, bondissant d’allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :

Réjouis-toi, bourgeon qui donne la fleur immortelle
Réjouis-toi, verger qui porte un fruit de vie
Réjouis-toi, jardin du Seigneur, ami des hommes (Sg 1,6)
Réjouis-toi, semis de la croissance de notre vie
Réjouis-toi, champ qui produis l’abondance du rachat
Réjouis-toi, table sainte de la réconciliation pour le péché
Réjouis-toi, car tu plantes pour nous un jardin de beauté
Réjouis-toi, car tu prépares pour nos âmes un havre de paix
Réjouis-toi, encens d’une offrande qui plaît à Dieu (Gn 8,21)
Réjouis-toi, en qui tout l’univers est réconcilié
Réjouis-toi, grâce de Dieu pour tous les hommes
Réjouis-toi, notre avocate auprès du Seigneur
Réjouis-toi, Épouse inépousée !

L’âme secouée par une tempête de pensées, Joseph le prudent se troubla profondément, car il connaissait ta virginité et te soupçonne maintenant, ô mère immaculée. Mais apprenant que ce qui avait été engendré en toi venait de l’Esprit Saint (Mt 1,20), il s’écria : « Alléluia, alléluia, alléluia ».

Les bergers, entendant les anges qui chantaient l’incarnation du Christ, coururent vers leur Bon Pasteur pour contempler l’Agneau nouveau-né reposant sur le sein de Marie. Ils exultèrent en chantant :

Réjouis-toi, mère de l’Agneau et du Bon Pasteur (Jn 1,29; 10,14)
Réjouis-toi, bercail des brebis rassemblées (Jn 10,16)
Réjouis-toi, protection contre les loups ravisseurs (v. 12)
Réjouis-toi, tu ouvres les portes du paradis
Réjouis-toi, puisque les cieux se réjouissent avec la terre (Lc 2,14)
Réjouis-toi, puisque les hommes exultent avec les anges
Réjouis-toi, tu donnes l’assurance à la parole des apôtres
Réjouis-toi, tu donnes la force au témoignage des martyrs
Réjouis-toi, colonne inébranlable qui soutiens notre foi
Réjouis-toi, tu sais la splendeur de la grâce
Réjouis-toi, par qui l’enfer est dépouillé
Réjouis-toi, par qui nous sommes revêtus de gloire
Réjouis-toi, Épouse inépousée ! (…)

Quand nous contemplons cet enfantement inhabituel, nous devenons étrangers à notre monde habituel et notre esprit se tourne vers les réalités d’en haut, car le Très-Haut s’est révélé aux hommes dans l’abaissement pour élever tous ceux qui lui chantent : « Alléluia, alléluia, alléluia ».

Liturgie byzantine

 

 

 

 

Présentation de la Vierge Marie – Mémoire

mardi 21 novembre 2017

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Les parents qui aiment Dieu lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance. Parmi les Juifs, existait de plus l’usage de consacrer quelques fois à Dieu les enfants en bas âge ; on les amenait au Temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les prêtres et les lévites dans leurs fonctions. Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service divin.

 

L’évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans son temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’élue de Dieu.

 

Voici, d’après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au temple : depuis l’aurore jusqu’à 9 heures du matin, elle priait ; de 9 heures à 3 heures elle s’appliquait au travail des mains ; ensuite elle se remettait à la prière, jusqu’au moment où arrivait sa nourriture. Marie, au jour de sa présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elles, viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

 

 

 

 

 

Lectures propres à cette mémoire 

Livre de Zacharie 2, 14-17

Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens,
j’habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur.
En ce jour-là, des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur, elles seront pour moi un peuple,
et j’habiterai au milieu de toi. Tu sauras que le Seigneur de l’univers m’a envoyé vers toi.
Le Seigneur prendra possession de Juda, son domaine sur la terre sainte ;
il choisira de nouveau Jérusalem.
Que toute créature fasse silence devant le Seigneur, car il se réveille et sort de sa Demeure sainte.

Psaume 44, 11-12a.14-17.

Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d’étoffes d’or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

A la place de tes pères se lèveront tes fils ;
sur toute la terre
tu feras d’eux des princes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 15-19

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

©Evangelizo.org

« David lui-même le nomme Seigneur. »

vendredi 5 juin 2015

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Dans la traduction grecque des livres de l’Ancien Testament, le nom ineffable sous lequel Dieu s’est révélé à Moïse, YHWH, est rendu par Kyrios ( « Seigneur »). Seigneur devient dès lors le nom le plus habituel pour désigner la divinité même du Dieu d’Israël. Le Nouveau Testament utilise ce sens fort du titre de « Seigneur » à la fois pour le Père, mais aussi — et c’est là la nouveauté — pour Jésus reconnu ainsi comme Dieu. Jésus lui-même s’attribue de façon voilée ce titre lorsqu’il discute avec les Pharisiens sur le sens du psaume 110 (Mc 12,36), mais aussi de manière explicite en s’adressant à ses apôtres (Jn 13,13). Tout au long de sa vie publique ses gestes de domination sur la nature, sur les maladies, sur les démons, sur la mort et le péché, démontraient se souveraineté divine.

Très souvent, dans les évangiles, des personnes s’adressent à Jésus en l’appelant « Seigneur ». Ce titre témoigne du respect et de la confiance de ceux qui s’approchent de Jésus et attendent de lui secours et guérison. Sous la motion de l’Esprit Saint, il exprime la reconnaissance du mystère divin de Jésus. Dans la rencontre avec Jésus ressuscité, il devient adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Il prend alors une connotation d’amour et d’affection qui va rester le propre de la tradition chrétienne : « C’est le Seigneur ! » (Jn 21,7)

En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Eglise affirment, dès l’origine, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dus à Dieu le Père le sont aussi à Jésus parce qu’il est de « condition divine » (Ph 2,6) et que le Père a manifesté cette souveraineté de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire. Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurie de Jésus sur le monde et sur l’histoire signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle, de façon absolue, à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père et au Seigneur Jésus Christ : César n’est pas « le Seigneur »… Et la prière chrétienne est marquée par le titre « Seigneur », que ce soit l’invitation à la prière « le Seigneur soit avec vous », ou la conclusion de la prière « par Jésus Christ notre Seigneur » ou encore le cri plein de confiance et d’espérance : « Amen, viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22,20)

Catéchisme de l’Église catholique
§ 446-451

 

 

 

Pourquoi juin est le mois du Sacré-Coeur ?

mercredi 5 juin 2013

Tout d’abord, un petit rappel : la fête du Sacré-Coeur est une solennité célébrée le 3e vendredi après la solennité de la Pentecôte (19 jours après la fête). Elle se situe donc la plupart du temps au mois de juin. Cette année, elle est célébrée le vendredi 7 juin.

C’est le pape Clément XIII qui institue officiellement la fête du Sacré-Coeur le 6 février 1765. Elle est devenue une solennité dans le calendrier liturgique fixé par le concile Vatican II. Mais alors pourquoi le mois de juin est-il tout entier consacré à l’adoration du Coeur du Christ ? C’est étonnant mais nous devons cette dévotion à l’audace et la foi d’une jeune élève de Notre-Dame-des-Oiseaux, rue de Sèvres, vers 1860. Il s’agit d’Angèle de Sainte Croix.
Le couvent de la rue de Sèvres (Chanoinesses de Saint-Augustin) avait une grande dévotion au Sacré-Coeur et Angèle, grande élève, eut l’intuition ou la grâce de demander à l’archevêque de Paris de consacrer le mois de juin au Sacré-Coeur, comme le mois de mai l’était pour Marie depuis longtemps déjà. Cela a été accepté par l’archevêque et institué quelques années plus tard pour l’Eglise universelle par le pape – probablement Pie IX, selon une soeur de ladite congrégation.
Jean-Paul II venant d’être béatifié, je termine par l’extrait d’une de ses audiences données le mercredi 20 juin 1979, dans laquelle il exprime son amour du Coeur du Christ. « Après-demain, vendredi prochain, la liturgie de l’Église célébrera, en esprit d’adoration et avec un amour particulier, le mystère du « Coeur du Christ ».
Anticipant cette fête, je désire donc, dès aujourd’hui, tourner avec vous le regard vers le mystère de ce coeur […] On sait que le mois de juin est particulièrement consacré au divin Coeur, au Coeur sacré de Jésus. Nous lui exprimons notre amour et notre adoration par la litanie dont chacune des invocations a une richesse théologique particulièrement profonde. Je désire donc m’arrêter avec vous, ne serait-ce que brièvement devant ce Coeur vers lequel se tourne l’Église en tant que communauté de coeurs humains ».

Sr Marie-Noëlle Pellier,
Petite Soeur du Sacré-Coeur, L’Île-Saint-Denis

 

 

 

 

« Délivrés de l’ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. » (Is 29,18)

vendredi 7 décembre 2012

Que le soleil, les astres, la terre et les mers
Retentissent de l’avènement du Dieu très-haut ;
Que le riche et le pauvre unissent leurs chants
Pour célébrer le Fils du Créateur suprême !

Sa naissance précède l’étoile du matin :
C’est le Sauveur promis jadis à nos pères,
Le fruit glorieux d’une Vierge,
Le Fils du Dieu puissant.

C’est le Roi de gloire
Qui devait venir régner sur les rois,
Fouler sous ses pieds l’ennemi cruel,
Et guérir le monde malade.

Que les anges aussi s’en réjouissent ;
Que tous les peuples tressaillent de joie :
Le Très-Haut vient dans l’humilité
Pour sauver ce qui périssait…

Que les prophètes élèvent leurs voix et prophétisent :
L’Emmanuel est déjà près de nous !
Que la langue des muets se délie,
Et vous, boiteux, courez à sa rencontre (cf Is 7,14 ; 35,6)…

Toutes les nations et les îles,
Acclamez ce grand triomphe.
Courez comme accourent des cerfs :
Voici le Rédempteur qui vient.

Que les yeux des aveugles,
Jusqu’ici fermés à la lumière,
Apprennent maintenant à percer les ténèbres de la nuit,
Et s’ouvrir à la lumière véritable…

Louange, honneur, puissance et gloire
À Dieu le Père, et à son Fils
Dans l’unité du Saint Esprit
Pour les siècles éternels !

Liturgie latine
Hymne du 9ème siècle pour l’Avent (trad. cf Guéranger, Année liturgique 1934, t. 1, p. 135)

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samedi 24 novembre 2012

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http://youtu.be/EsTPbnq5Hdk

« Pour la première fois il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup…, qu’il soit tué…, et qu’il ressuscite. »

jeudi 16 février 2012

Voici que les étendards de notre Roi s’avancent ;
Sur nous la croix resplendit dans son mystère,
Où, dans sa chair, le Créateur du monde
Fut pendu comme un brigand au gibet des esclaves.

Les mains percés de clous, les pieds et les entrailles,
C’est là qu’il vient s’immoler pour tous les hommes ;
Blessé aussi par le pointe d’une lance,
Il répand l’eau et le sang pour laver nos offenses.

Alors les chants de David pour lui se révélèrent ;
Alors les psaumes vraiment s’accomplirent,
Quand le prophète annonçait à tous les peuples :
« Il a régné par le bois, le Sauveur notre Maître ».

Bel arbre resplendissant, éclatant de lumière,
Tu es paré de la pourpre royale ;
Tu fus élu comme l’arbre le plus digne
De porter ce corps très saint, de toucher à ses membres.

Heureuse croix où pèse la rançon du monde,
Par qui l’enfer a tremblé en son empire ;
Heureuse es-tu de porter ce fruit de vie,
Et les peuples rassemblés applaudissent ton triomphe.

Salut, Sainte Croix, salut, notre unique espérance !
Salut, autel qui portas l’Agneau sans tache.
De par la grâce de sa Passion très sainte
La vie a enduré la mort et la mort rendu la Vie.

Liturgie latine des heures
Hymne de la Passion : Vexilla regis, par Venance Fortunat  (530 ?-600 ?)  (trad. et adapt. Liturgie Chorale du Peuple de Dieu)

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samedi 10 décembre 2011

couronne

Signification des bougies de l’Avent

Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.

  • La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève
  • La deuxième est le symbole de la foi d’Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise
  • La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu
  • La quatrième est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix

Actuellement pour la messe dans les églises catholiques, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut est rarement exprimé. Dans les Églises orthodoxes se trouvent parfois des couronnes avec six cierges, à cause d’ une durée plus longue du temps de l’Avent.

bougies

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Troisième dimanche de l’Avent

samedi 12 décembre 2009

Volonte-dieu« Soyez toujours dans la joie du Seigneur. » Cet appel nous est donné pour entrer dans la fête de Noël : Recevoir la joie du Seigneur ; « Pousse des cris de joie fille de Sion ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse fille de Jérusalem !

Le troisième dimanche de l’Avent est aussi appelé dimanche de Gaudete. En effet, dans le Missel romain, l’introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! »). Cette phrase rappelle la joie de l’Église dans l’attente de l’avènement du Christ.

C’est pourquoi les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l’Avent, peuvent exceptionnellement être roses ce jour-là.

La joie de Dieu contient tout l’univers, personne n’est exclu de cette joie. Nous voudrions être joyeux, mais nous ne le sommes pas profondément ! Il y a tant d’obstacles à cette joie en nous ! Dans l’excès de sa joie, celui qui aime partage tout. Dans l’excès de l’amour, il est impossible de voir son frère dans le froid et de ne pas chercher à le vêtir ! Mus par ce grand amour, il est impossible de voir quelqu’un avoir faim et ne pas lui donner à manger. Dans ce grand désir d’aimer, il y a cette prise de conscience que dans l’univers, il y a une justice, ce qu’il faut à chacun selon ses besoins doit être pourvu. Jean-Baptiste, mû par l’Esprit Saint, demande que notre cœur ne rejette personne, que notre amour embrasse tout l’univers, que nous ne nourrissons aucun ressentiment. Notre accueil doit devenir comme l’accueil du cœur de Dieu. Quand l’Esprit Saint a pris possession de notre cœur, il est libre pour aimer chacun et reconnaître la beauté, la grâce de tous. Alors éclatent les cris de joie ! « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie ! »