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Archive pour le mot-clef ‘David’

« Dieu, crée pour moi un cœur pur ! » (Ps 50,12)

mercredi 28 août 2019

« Déchirez vos cœurs, dit le prophète, et non vos vêtements. » Parmi vous qui est celui dont la volonté est particulièrement portée à l’entêtement ? Qu’il déchire son cœur avec le glaive de l’Esprit, qui n’est autre que la Parole de Dieu. Qu’il le déchire et qu’il le réduise en poussière, car on ne peut se convertir au Seigneur qu’avec un cœur brisé. (…) Écoute un homme que Dieu a trouvé selon son cœur : « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt. » Il est prêt pour l’adversité, il est prêt pour la prospérité, il est prêt pour les choses humbles, il est prêt pour celles qui sont élevées, il est prêt pour ce que tu ordonneras (…) « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt. » Qui est, comme David, prêt à sortir et à entrer et à marcher selon la volonté du Roi ?

David disait encore, à propos des pécheurs : « Leur cœur s’est figé comme de la graisse ; moi, je trouve mes délices dans la méditation de ta Loi. » La dureté du cœur, l’obstination de l’esprit viennent de ce que nous méditons notre propre volonté, au lieu de méditer la Loi de Dieu.

Saint Bernard (1091-1153)

(Références bibliques : Jl 2,13; Ep 6,17; Ps 50,19; 1Sm 13,14; Ps 56,8; 2S 5,2; Ps 118,70)

Livre d’Isaïe 11,1-10.

mardi 5 décembre 2017

The Jesse Tree

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.
Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
– qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs.
Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.
La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.
Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira.
La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.
Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.
Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

 

 

Fils de David et Seigneur des seigneurs

vendredi 9 juin 2017

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Une vierge est choisie de la maison royale de David pour porter en elle un enfant saint, fils à la fois divin et humain… Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu lui-même, le Fils de Dieu qui « au commencement était auprès de Dieu, par qui tout a été fait et sans qui rien ne s’est fait » (Jn 1,1-3), s’est fait homme pour délivrer l’homme de la mort éternelle. Il s’est abaissé jusqu’à prendre l’humilité de notre condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni une vraie nature de serviteur à la nature selon laquelle il est égal au Père. Il a joint si étroitement ces deux natures que sa gloire ne peut pas anéantir la nature inférieure, ni l’union avec celle-ci avilir la nature supérieure.

Ce qui est propre à chaque nature demeure intégralement, et se rejoint en une seule personne : l’humilité est accueillie par la majesté, la faiblesse par la force, la mortalité par l’éternité. Pour payer la dette de notre condition, la nature au-dessus de toute atteinte est unie à la nature capable de souffrir ; vrai Dieu et vrai homme s’associent dans l’unité d’un seul Seigneur Jésus. Ainsi, comme il le fallait pour nous guérir, le seul et « unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5) pouvait mourir par l’action des hommes et ressusciter par l’action de Dieu…

Telle est, mes bien-aimés, la naissance qui convenait au Christ, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,24). Par elle, il s’accordait à notre humanité tout en gardant la prééminence de sa divinité. S’il n’était pas vrai Dieu, il ne nous apportait pas le remède. S’il n’était pas vrai homme, il ne nous montrait pas l’exemple.

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l’Église
1er sermon pour la Nativité du Seigneur (trad. bréviaire)

 

 

 

 

« Jean était la lampe. »

vendredi 16 décembre 2016

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Par la volonté de Dieu, l’homme envoyé pour rendre témoignage au Christ est lui-même si grand dans la grâce, qu’on pouvait le prendre pour le Christ. En effet, « parmi les enfants des femmes, dit le Christ lui-même, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,11). Si personne parmi les hommes n’est plus grand que cet homme, celui qui le dépasse est plus qu’un homme. Grand témoignage que le Christ se rend à lui-même ! Mais à des yeux malades et infirmes, le jour témoigne difficilement de lui-même ; les yeux malades le redoutent, ils ne supportent que la lumière d’une lampe. Voilà pourquoi le Jour, avant de paraître, s’est fait précéder d’une lampe ; cette lumière envoyée dans les cœurs fidèles confondra les cœurs infidèles.

« J’ai préparé une lampe pour mon Christ » dit David, le roi-prophète, dans un psaume (131,17). C’est Dieu qui parle par sa bouche : J’ai préparé Jean pour être le héraut du Sauveur, le précurseur du Juge qui doit venir, l’ami de l’Époux attendu. « J’ai préparé une lampe pour mon Christ. »

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 293, 4 ; PL 38, 1329

 

 

 

 

« Les boiteux marchent. »

mercredi 14 décembre 2016

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« Nous étions autrefois des insensés, rebelles, égarés, esclaves de toutes sortes de plaisirs et de convoitises, vivant dans le mal et l’envie, odieux et nous haïssant les uns les autres, écrit l’apôtre Paul. Mais lorsque Dieu notre Sauveur a fait paraître sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés… selon sa miséricorde » (Tt 3,3-5). Voyez la force du « chant nouveau » (Ps 149,1) du Verbe de Dieu : des pierres il a fait des hommes (Mt 3,9) ; ceux qui agissaient comme des bêtes sauvages, il les a transformés en hommes civilisés ; et ceux qui étaient morts, qui n’avaient pas part à la vie vraie et réelle, quand ils ont entendu ce chant, ils sont redevenu vivants.

Il a tout ordonné avec mesure…, pour faire du monde entier une symphonie… Ce descendant du musicien David qui existait avant David, le Verbe de Dieu, délaissant la harpe et la cithare (Ps 57,9), instruments sans âme, régla par l’Esprit Saint tout l’univers et tout particulièrement cet abrégé du monde qu’est l’homme, son corps et son âme. Il joue de cet instrument aux mille voix pour célébrer Dieu, et il chante lui-même en accord avec cet instrument humain… Le Seigneur, envoyant son souffle dans ce bel instrument qu’est l’homme (cf Gn 2,7), l’a fait à sa propre image ; mais il est lui aussi un instrument de Dieu, harmonieux, accordé et saint, Sagesse d’au-delà de ce monde et Parole d’en haut. Que veut-il donc cet instrument, le Verbe de Dieu, le Seigneur, et son chant nouveau ? Ouvrir les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, conduire les estropiés ou les égarés à la justice, montrer Dieu aux hommes insensés, arrêter la corruption, vaincre la mort, réconcilier avec le Père des fils désobéissants…

Ce chant sauveur, ne croyez pas qu’il est nouveau comme un meuble ou une maison sont neufs, car il était « avant l’aurore » (Ps 109,3), et « au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1).

Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215), théologien
Protreptique I, 4-7 (trad. SC 2, p. 38-39 rev)

 

 

 

« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

mercredi 8 juillet 2015

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Lorsque l’Esprit prophétique annonce l’avenir, voici comment il parle : « Une loi sortira de Sion et une parole, le Verbe du Seigneur, de Jérusalem ; il jugera parmi les nations et il convaincra une grande multitude. Les nations feront de leurs épées des fers de charrues, et de leurs lances des faucilles ; ils n’apprendront plus à faire la guerre » (Is 2,3-4).

Ces paroles se sont réalisées de façon convaincante. Douze hommes sont partis de Jérusalem pour parcourir le monde. C’était des hommes simples et qui ne savaient pas parler. Mais par la puissance de Dieu, ils ont annoncé à tous les hommes qu’ils étaient envoyés par le Christ pour enseigner à tous la parole de Dieu. Et nous, qui autrefois ne savions que nous entre-tuer, non seulement nous ne combattons plus nos ennemis, mais, pour ne pas mentir ni tromper nos juges, nous confessons le Christ avec joie et nous mourons martyrs…

Écoutez ce qui a été dit de ceux qui annonceraient sa venue. C’est David le roi prophète qui parle, inspiré par l’Esprit prophétique : « Le jour l’annonce au jour ; la nuit le dit à la nuit. Il n’y a pas de nation de quelque langue que ce soit qui n’entende leur parole. Leur voix s’est répandue sur toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux limites de la terre » (Ps 18,2)… Dans une autre prophétie, l’Esprit prophétique annonce par le même David : « Chantez un cantique au Seigneur par toute la terre : annoncez chaque jour son salut… Que les nations se réjouissent, car le Seigneur a régné du haut du bois » (Ps 95 LXX)…

David a fait cette prophétie quinze cents ans avant que le Christ fait homme ait été crucifié ; or personne avant lui n’a été crucifié pour le salut des nations, ni personne après lui. Au contraire, à notre époque, Jésus Christ a été crucifié, est mort, est ressuscité, et il est remonté au ciel où il règne, et cette bonne nouvelle, répandue dans le monde entier par les apôtres, est la joie de ceux qui attendent l’immortalité qu’il a promise.

Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr
Première Apologie, 39-42 (trad. coll. Icthus, t. 3, p. 65s)

 

 

 

« Joseph, fils de David » (Mt 1,20)

vendredi 20 mars 2015

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On ne peut douter que Joseph ait été un homme très saint et très digne de confiance, puisque la Mère du Sauveur devait être son épouse. Il a été le « serviteur fidèle et prudent » (Mt 24,45) puisque Dieu l’a établi pour être le soutien de sa Mère, le nourricier de sa chair et l’auxiliaire de son dessein de salut.

Il faut nous rappeler qu’il était de la maison de David. Il était fils de David non seulement par la chair, mais encore par la foi, la sainteté et la piété. Le Seigneur a trouvé en lui un second David à qui il a pu, en toute sûreté, confier ses desseins les plus secrets. Il lui a révélé, comme à un autre David, les mystères de sa sagesse et lui a découvert ce que ne connaissait aucun des maîtres de ce monde. Il lui a permis de voir et d’entendre ce que tant de rois et de prophètes, malgré leur désir, ne purent voir ni entendre (Mt 13,17) ; mieux encore, il le lui a fait porter, conduire, embrasser, nourrir, protéger. Marie et Joseph appartenaient donc tous deux à la race de David ; en Marie s’accomplissait la promesse faite jadis par le Seigneur à David, tandis que Joseph était le témoin de cet accomplissement.

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
Homélies sur ces paroles de l’Évangile : « L’ange fut envoyé », n°2,16 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 404)

 

 

 

St David fils de Jessé le Bethléémite, IIe roi d’Israël

lundi 29 décembre 2014

San_Davide_AHDans le livre du Prophète Samuel, on peut lire  le commencement, pas ordinaire, de cette histoire: le choix inattendu d’un jeune berger appelé à succéder à Saül, lequel fut  premier roi régnant en Israël. Il s’agit de David, le  personnage biblique de  l’Ancienne Alliance sur qui  le Livre sacré nous fournit le plus de détails –  sur  son histoire édifiante et quelques fois fort  tumultueuse. À preuve…

Le prophète Samuel était parti en quête d’un successeur pour le roi Saül tombé en disgrâce devant le Très-Haut.  Évidemment, le roi n’en  savait rien, sinon la démarche  du  vieux prophète n’aurait pas fait long feu. On ne change pas de roi comme on change de chemise… si ce n’est par un  coup d’état, ce dont Samuel  n’avait nullement envie. Samuel agissait toujours avec la patience et la discrétion de l’Esprit. Or l’Esprit, ce jour-là, le conduisit au patelin de Bethléem oùhabitait un propriétaire terrien du nom de Ishaï. Samuel confia son dessein au seigneur du lieu qui appela ses fils. Il en avait huit, dont sept en âge de prendre des responsabilités;  le septième n’était qu’un gamin qu’il laissa au champ pour garder le troupeau.  Le prophète se mit en prière et exerça son discernement sur les sept grands gars d’Ishaï;  mais il n’en trouva aucun marqué de  l’Esprit. On appela donc le petit dernier et Samuel le sacra roi dans le plus grand secret.

David était un bel adolescent roux d’une quinzaine d’années. On le mit au courant de sa mission: aller vivre, plutôt incognito,  à la cour du roi. Comme il était artiste, chantait bien, touchait la lyre et composait des mélodies, il serait facile de trouver un poste auprès de Saül. Cependant, déjà sacré  par le prophète,  il ne devait  rien  laisser transpirer  du projet de son Élohim (Dieu). Le secret ainsi gardé, le Seigneur lui révélerait à quel moment  se faire connaître comme nouveau roi en Juda.
Selon le livre sacré, l’esprit de Dieu s’était retiré de Saül, et un esprit mauvais le tenaillait, lui causait des terreurs inexplicables. Un serviteur convia David en présence du roi pour  jouer de la lyre et calmer  son esprit tourmenté. En entendant la musique de David, Saül éprouvait  un grand soulagement. Aussi, dit le Livre, « Saül se prit d’une grande affection pour lui et David devint son   écuyer ».  Un jour, comme écuyer du roi, David se lança, seul,  à l’attaque du géant Goliath qui terrorisait Israël. Au nom de Yahvé Sabaot,  il le tua d’une pierre de sa fronde et lui trancha la tête. Cet événement enchanta le peuple qui acclama le jeune David. Dès lors, le roi  Saül commença de jalouser son écuyer. Et, très rapidement,  la vie se compliqua pour David qui devait fuir continuellement la présence du roi.  Celui-ci  forma même le projet de le faire périr. Jonathan et Milka aidèrent David  à  échapper au piège.

David devint un homme de guerre, toujours doublé du poète qui chantait par des psaumes la gloire du Très-Haut. Il avait  gardé son cœur d’enfant, de petit berger qui tendrement protégeait et conduisait  son troupeau. Il se tenait en présence du  Dieu qui l’assistait en toutes ses entreprises.
Quand il succéda à Saül, décédé aux mains des Pelishtîm, il régna sept ans sur Iehouda, siégeant à Hèbrôn,  tandis qu’un fils de Saül, Ishbaal,  fut sacré  roi en Israël. Puis, une guerre se déclara entre les deux royaumes, où David vainquit Abner,  chef d’armée du roi d’Israël. Après cette victoire, qui fut suivie des meurtres d’Abner et d’Ishbaal, les chefs des tribus d’Israël joignirent David à Hèbrôn et le reconnurent comme leur roi. La Bible nous dit: « David avait trente ans à son avènement et il régna quarante ans. À Hèbrôn, il régna sept ans et six mois sur Juda; à Jerusalem, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda ».  De fait, après sa victoire sur Israël, David partit en guerre contre les Iebussîm, s’empara de Ieroushalaîm dont il fit la capitale du royaume uni. Le prophète Natân le bénit au nom de Yahvé et lui assura une descendance à jamais: “Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais”. David n’avait que trente ans et louait Dieu de tout ce qu’il lui avait permis de vivre en si peu d’années. Parfois, il se demandait s’il rêvait ou si c’était bien vrai! Il faisait à Dieu cette prière, conservée au Livre sacré: “Qui suis-je, Seigneur Adonaï, et quelle est ma maison pour que tu m’aies mené jusque-là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Adonaï, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un lointain avenir…

L’unification du Royaume constitua un événement majeur dans l’histoire du  peuple élu; mais aussi un tournant, un peu tragique, dans la vie de David. Il commença à prospérer, à sentir qu’il était  “maître après Dieu”. Et il lui arrivait d’oublier le “après Dieu”!  Il organisa le royaume, avec l’aide des sages de ce temps qui étaient  plus “hommes politiques” que “hommes de l’Esprit”. Il se prit à leur jeu, et se référa de moins à moins à l’Esprit de son Elohîm pour prendre des décisions: constructions, armées, guerres, annexions, relations diplomatiques, mariages d’état en série, etc. Ce qui, peu à peu, l’emporta dans son esprit et guida sa politique royale, ce fut l’efficacité, la possession,  le pouvoir. Le royaume marcha si bien que David pensa de moins en moins à recourir à son Seigneur : il en vint  à négliger ses prières!  Mais Dieu l’attendait au détour…

Moins enclin à prier son Seigneur, David laissait  facilement errer son esprit où il ne devait pas. Il commit une imprudence glissante en examinant, de sa terrasse et avec convoitise, la très belle Bat-Shèba, épouse de son voisin Ouryah. Il succomba même au désir d’avoir une relation avec elle, et elle devint enceinte. Alors, comme allant de soi, David s’arrangea pour liquider l’époux gênant, l’envoyant au front d’un combat perdu d’avance. Puis, tout bonnement, il fit entrer Bat-Shèba dans son harem… Il pensait que l’histoire finirait là, qu’on n’en parlerait plus et que tout rentrerait dans l’ordre. Mais Dieu veillait sur son David d’autrefois, si croyant, fidèle et  pieux. Il lui fit la grâce d’un prophète pour le tirer de son errement qui risquait de l’encroûter à jamais. Natân, qu’il aimait bien, vint lui conter l’histoire d’un homme riche, aux troupeaux fabuleux, qui prit  à un indigent la seule petite brebis qu’il possédait et faisait reposer sur con cœur. Le Livre raconte que David entra en grande colère contre cet homme et dit à Natân: “Aussi vrai que Yahvé est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort!…” Quand David eut fini de se vider le cœur et d’exprimer sa profonde indignation devant telle injustice, le Prophète lui dit: “Cet homme, c’est toi!”

Ce fut un réveil brutal pour David. Il pleura amèrement et pria la très  belle prière que l’on prie  au Livre des Psaumes; il la composa, dit le Livre, “quand Natân, l’inspiré, vint à lui parce qu’il était allé vers Bat-Shèba”. La prière de l’Église récite souvent ce qu’on a appelé le  >>> Miserere Mei, Deus, et que des poètes musiciens ont mis en musique.

Le roi David recouvrit son cœur d’enfant de Dieu. Il fut, par la suite de son long règne,  un roi modèle que l’on présenta toujours comme tel à la postérité: tous les rois qui suivirent furent jugés à  l’aune du roi David. Pareillement, on attendit toujours le Messie à venir comme “fils de David” qui devait naître à Béit-Lèhèm  de Iehouda, la ville du saint Roi David.

Pour un approfondissement, lire :
Premier Livre de Samuel (chapitres 16 à 31) ;
Deuxième livre de Samuel (chapitres 1 à 24);
Premier livre des Rois (chapitres 1 et 2);
Premier livre des Chroniques (chapitres 3, 11 à 29).

Source principale : bible.catholique.org/ ; jesuites.org/content (« Rév. x gpm »).

 

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2,23-28.

mardi 22 janvier 2013

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Jésus leur répond : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui et ses compagnons ?
Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

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« Pour la première fois il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup…, qu’il soit tué…, et qu’il ressuscite. »

jeudi 16 février 2012

Voici que les étendards de notre Roi s’avancent ;
Sur nous la croix resplendit dans son mystère,
Où, dans sa chair, le Créateur du monde
Fut pendu comme un brigand au gibet des esclaves.

Les mains percés de clous, les pieds et les entrailles,
C’est là qu’il vient s’immoler pour tous les hommes ;
Blessé aussi par le pointe d’une lance,
Il répand l’eau et le sang pour laver nos offenses.

Alors les chants de David pour lui se révélèrent ;
Alors les psaumes vraiment s’accomplirent,
Quand le prophète annonçait à tous les peuples :
« Il a régné par le bois, le Sauveur notre Maître ».

Bel arbre resplendissant, éclatant de lumière,
Tu es paré de la pourpre royale ;
Tu fus élu comme l’arbre le plus digne
De porter ce corps très saint, de toucher à ses membres.

Heureuse croix où pèse la rançon du monde,
Par qui l’enfer a tremblé en son empire ;
Heureuse es-tu de porter ce fruit de vie,
Et les peuples rassemblés applaudissent ton triomphe.

Salut, Sainte Croix, salut, notre unique espérance !
Salut, autel qui portas l’Agneau sans tache.
De par la grâce de sa Passion très sainte
La vie a enduré la mort et la mort rendu la Vie.

Liturgie latine des heures
Hymne de la Passion : Vexilla regis, par Venance Fortunat  (530 ?-600 ?)  (trad. et adapt. Liturgie Chorale du Peuple de Dieu)

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