ACCUEIL

Archive pour le mot-clef ‘Grâce’

Chacun est l’intendant de sa propre grâce

vendredi 6 décembre 2019

Chacun de nous possède l’énergie manifeste de l’Esprit en proportion de la foi qui est en lui (cf. Rm 12,6). Ainsi chacun est l’intendant de sa propre grâce. Et jamais celui qui est bien disposé ne pourrait envier autre chose en celui qui est honoré par les grâces, dès lors que repose sur lui la disposition à recevoir les biens de Dieu. Ce qui fait que les biens de Dieu demeurent en nous, c’est la mesure de la foi de chacun. Car c’est dans la mesure où nous croyons, que nous est donnée la ferveur d’agir. Donc, celui qui agit révèle la mesure de sa foi en proportion de son action : il reçoit la mesure de la grâce selon ce qu’il a cru. (…)

Par les élévations partielles des vertus, nous faisons converger vers leur cause les charismes qui nous ont été partagés, avec l’aide de Dieu, afin que, nous laissant aller peu à peu à la négligence, nous ne rendions pas aveugle et sans yeux notre foi, privée des lumières que donnent les œuvres de l’Esprit, et que nous ne soyons pas châtiés justement dans les siècles infinis pour avoir aveuglé en nous-mêmes les yeux divins de la foi, autant qu’il était en notre pouvoir. (…)

Celui qui n’accomplit pas les ordres divins de la foi, a la foi aveugle. Car si les ordres de Dieu sont lumières (cf. Is 26,9 LXX), cela veut dire que celui qui n’accomplit pas les ordres de Dieu est sans lumière divine. Il laisse sans réponse l’appel divin. Il ne lui répond pas vraiment.

Saint Maxime le Confesseur

 

 

 

Quatrième jour de la neuvaine

mercredi 23 mai 2012

Car la grâce (Charis) de Dieu source de salut pour tous les hommes nous a été manifestée. Le salut nous est donné par Jésus, donc la grâce de Dieu nous a été manifestée par Jésus.

Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

Accordez-moi la Grâce, afin qu’elle me serve de frein pour ne jamais retomber dans mes fautes passées, dont je demande mille fois pardon et que je puisse surmonter courageusement toutes les attaques du démon et tous les dangers du monde, qui s’opposent au salut de mon âme. Que ceux qui viennent à Ardouane trouvent repos et réconfort.

Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, et trois Gloria Patri.

 

Fête de la Présentation de N.D.

lundi 21 novembre 2011

L’évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans son temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’élue de Dieu.

.

La terre possédait, elle ne le savait pas encore, sa Fleur. La vraie, la Fleur unique dont l’épanouissement est éternel : lys et rose, violette et jasmin, hélianthe, et cyclamen fondus ensemble, et avec eux toutes les fleurs de la terre, fondues en une seule Fleur, Marie, en qui s’unissent toutes les vertus et toutes les grâces. En avril, la terre de Palestine paraissait un immense jardin où parfums et couleurs étaient au cœur des hommes un don délicieux. Mais elle était encore ignorée, la Rose la plus belle. Déjà elle fleurissait pour Dieu dans le secret du sein maternel, car ma Mère aima dès le premier instant de sa conception. C’est seulement le moment où la vigne donne son sang pour en faire du vin, quand le moût sucré et fort emplit l’air et les narines qu’Elle avait souri, d’abord à Dieu puis au monde, disant en cet ineffable sourire : « La voilà ! La vigne qui donnera la Grappe destinée à être foulée au pressoir pour devenir à votre mal une Médecine éternelle, voilà, Elle est au milieu de vous. »

…./….

Dieu a voulu donner un roi à l’univers qu’Il avait créé du néant. Un roi qui fût le premier de nature matérielle parmi toutes les créatures sorties de la matière et elles-mêmes matérielles. Un roi qui fût un peu moins que divin par sa nature spirituelle, uni à a Grâce comme il l’était dans l’innocence de sa première journée. Mais l’Intelligence suprême, qui connaît tous les évènements les plus lointains dans les profondeurs des siècles, qui découvre incessamment tout ce qui était, est et sera – et pendant qu’Elle contemple le passé et observe le présent, voilà qu’Elle plonge son regard dans l’avenir le plus lointain et n’ignore pas comme sera la mort du dernier homme, tout cela sans confusion ni discontinuité – Elle n’a jamais ignoré que le roi qu’Elle avait prévu, créé pour être semi-divin à ses côtés dans le Ciel, héritier du Père, arrivé adulte dans son royaume après avoir vécu dans la maison de sa mère – la terre dont il a été formé – durant son enfance de fils de l’Éternel pendant son séjour terrestre, Elle n’a pas ignoré qu’il aurait commis contre lui-même le crime de tuer en lui la Grâce, et le vol de se dérober du Ciel.

Extraits de « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta

.

.

Humble

mardi 21 décembre 2010

Laissez au Seigneur, me dit Marie, le soin de vous proclamer ses serviteurs. Il en est amoureusement pressé, car toute créature qu’Il élève à une mission particulière, est une gloire nouvelle qui s’ajoute à la sienne infinie, parce que c’est le témoignage de ce qu’est l’homme tel que Dieu le voulait : une perfection mineure qui reflète son Auteur. Restez dans l’ombre et dans le silence, ô privilégiés de la Grâce, pour pouvoir entendre les uniques paroles qui sont « vie », pour pouvoir mériter d’avoir au-dessus de vous et en vous le Soleil qui éternellement resplendit. Oh! Lumière plus que bienheureuse, qui es Dieu, qui es la joie de tes serviteurs, resplendis sur ces serviteurs qui t’appartiennent, qu’ils en exultent en leur humilité en te louant, Toi seul qui disperses les orgueilleux, mais qui élèves les humbles qui t’aiment, jusqu’aux splendeurs de ton Royaume.

.

.
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro

.