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Archive pour le mot-clef ‘Bienheureux Columba Marmion’

Nous sommes les ambassadeurs de l’Église

samedi 28 mai 2022

Nous sommes les ambassadeurs de l’Église. Or, quelle est la qualité la plus fondamentale pour un ambassadeur ? d’être habile ? puissant ? de disposer d’une grande fortune ? d’avoir du crédit ? de briller par ses talents personnels ? d’être “persona grata” auprès du souverain auquel il est envoyé ? Tout cela est utile, nécessaire ; toutes ces qualités contribueront sans aucun doute au succès de son action, mais elles seront insuffisantes et stériles, elles dévieront même de la fin poursuivie, si l’ambassadeur ne s’identifie pas d’abord, le plus parfaitement possible, avec les intentions et les sentiments du souverain qui l’envoie, avec les intérêts du pays qu’il représente.

Or, l’Église nous députe auprès du Roi des rois, auprès du trône de Dieu. Nous devons donc nous identifier avec ses vues et ses volontés ; l’Église nous confie ses intérêts, qui sont ceux des âmes, ceux de l’éternité. Ce n’est pas là chose banale ! Prenons donc dans notre cœur tous les besoins, toutes les nécessités de sang, les angoisses des âmes qui sont dans la peine, les périls de celles qui sont en ce moment aux prises avec le démon, les sollicitudes de ceux qui doivent nous diriger ; afin que tous reçoivent le secours de Dieu. (…)

Pensez, en effet, à ce que dit Notre-Seigneur lui-même : « En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera » (Jn 16,23). Appuyez-vous sur cette promesse, demandez beaucoup, demandez en toute confiance, et le Père, « d’où descend tout don parfait » (cf. Jc 1, 17), ouvrira ses mains pour remplir toute âme de bénédictions. Car ce n’est pas nous qui prions, qui intercédons en ce moment ; c’est l’Église, c’est le Christ, notre chef, le Pontife suprême qui prie en nous, et qui est devant son Père pour plaider la cause des âmes qu’il a rachetées (He 9,24 ; 7,25).

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

 

Comment ne pas s’abandonner en toute confiance ?

jeudi 28 avril 2022

Jésus a été constitué chef et roi, sur tout l’héritage de Dieu, parce que c’est lui qui, par son sang, nous a rendu les droits à cet héritage : « Le Père lui a tout remis en mains » (Jn 3,35). Nous demeurons en lui par la foi et l’amour ; il demeure en nous par sa grâce et ses mérites ; il nous offre à son Père et son Père nous trouve en lui. (…)

Dieu nous donne de trouver dans le Fils de ses complaisances la source de toute grâce et de toute perfection : « Comment ne nous aurait-il pas tout donné en nous le livrant » (Rm 8,32) Comment, dès lors, ne pas s’abandonner en toute confiance à cette volonté toute-puissante, qui est l’amour même, et qui non seulement a fixé les lois de notre perfection, mais en est le principe et la source ? (…)

La grâce agit souverainement, elle mène au plus haut degré de sainteté, mais là seulement où elle ne rencontre pas d’obstacles à son action et fait agir ; l’Esprit de Dieu agit puissamment, mais là où il n’est pas contrarié, « contristé », pour parler toujours la langue de S. Paul (Ep 4,30), et où les forces créées se livrent à lui (…). Car si souveraine que soit la volonté de Dieu, si étendue que soit sa puissance, si infini que soit son amour, Dieu attend de nous que nous enlevions tout ce qui entrave sa grâce, que l’âme demeure dans cette attitude d’humilité et de confiance qui lui fait tout espérer de Dieu.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

« Notre cœur n’était-il pas brûlant tandis qu’il nous ouvrait les Écritures ? » (Lc 24,32)

mercredi 20 avril 2022

Quelle est la raison intime de la fécondité de la parole de Dieu ? C’est que le Christ est toujours vivant ; il est toujours le Dieu qui sauve et vivifie. (…) Or, toute proportion gardée, ce qui est vrai de la personne même de Jésus, l’est aussi de sa parole ; et ce qui était vrai hier l’est encore de nos jours.

Le Christ vit dans l’âme du juste ; sous la direction infaillible de ce Maître intérieur, l’âme (…) pénètre dans la clarté divine ; le Christ lui donne son Esprit, auteur premier des Saints Livres, pour qu’elle y « scrute jusqu’aux profondeurs même de l’infini » (cf. 1 Co 2,10) ; elle contemple les merveilles de Dieu à l’égard des hommes ; elle mesure, par la foi, les proportions divines du mystère de Jésus, et ce spectacle admirable, dont les splendeurs l’éclairent et l’illuminent, la touche, l’attire, la ravit, la soulève, la transporte, la transforme. Elle éprouve à son tour ce que ressentaient les disciples d’Emmaüs quand le Christ Jésus daignait leur interpréter lui-même les livres saints : « nos cœurs n’étaient-ils pas ardents, tandis qu’il nous entretenait et nous dévoilait les Écritures ».

Quoi d’étonnant dès lors que l’âme, charmée et conquise par cette parole toute vive « qui pénètre jusqu’aux moelles » (He 4,12), fasse sienne la prière de ces disciples : « Seigneur, demeurez avec nous ! Ô vous, le Maître incomparable, lumière indéfectible, infaillible vérité, seule vraie vie de nos âmes ! » Prévenant ces pieux désirs, l’Esprit Saint « fait entendre en nous ses gémissements inénarrables » (Rm 8,26), qui constituent la vrai prière, ces désirs véhéments de posséder Dieu, de ne plus vivre que pour la gloire du Père et celle de son Fils Jésus. L’amour, agrandi et ardent au contact de Dieu, envahit toutes les puissances de l’âme, la rend forte et généreuse pour accomplir parfaitement toutes les volontés du Père, pour se livrer pleinement au bon plaisir divin.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

« Donnez, et il vous sera donné. » (Lc 6,38)

lundi 14 mars 2022

Le Christ Jésus ne laissera pas notre générosité sans récompense. N’est-ce pas lui-même, source de toute grâce comme de toute vérité, qui a dit : « Donnez, et il vous sera donné » (Lc 6,38) ? Celui qui donne au prochain reçoit à son tour de Dieu.

Il est des âmes qui n’avancent pas dans l’amour de Dieu, parce que Dieu se montre avare envers elle ; et Dieu ne se montre avare, que parce qu’elles-mêmes se montrent égoïstes et ne veulent pas se donner au Christ dans ses membres. (…) « On se servira envers vous de la même mesure que vous aurez employée pour les autres » (Lc 6,38). C’est là le secret de la stérilité spirituelle de plus d’une âme ; Dieu laisse dans leur isolement ceux qui s’entourent de précautions pour sauvegarder leur égoïste tranquillité : en se fermant au prochain, de telles âmes se ferment elles-mêmes à Dieu. Et comme Dieu est la source de toute grâce, comme sans lui nous ne pouvons rien pour la béatitude éternelle, que peut bien espérer une âme qui se ferme ainsi volontairement les avenues de la grâce ?

Dieu se laisse toucher par nos misères, mais à la condition que nous soyons nous-même sensibles aux misères et aux besoins de nos frères. (…) Donnons donc, sans réserve ; écoutons Notre-Seigneur qui nous dit : « Moi, qui suis Dieu, j’ai aimé ce prochain, je me suis livré pour lui, je l’appelle à la même béatitude éternelle que vous ; pourquoi ne pas l’aimer, sinon dans la mesure où je l’ai aimé, du moins, aussi ardemment que vous le pouvez, à cause de moi, et en moi ? »

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

 

« Bienheureux l’homme qui supporte la tentation. » (Jc 1,12)

dimanche 6 mars 2022

La tentation n’est-elle pas un danger pour l’âme ? Ne serait-il pas hautement préférable de ne jamais être tenté ? Nous sommes spontanément portés à envier celui qui n’éprouverait jamais de tentation : « Heureux l’homme, dirions-nous volontiers, qui n’a pas à en subir les assauts ! »

C’est peut-être là, en effet, l’avis de notre sagesse humaine. Mais Dieu, qui est la vérité infaillible, la source de notre sainteté et de notre béatitude, nous dit tout le contraire : « Bienheureux l’homme qui supporte la tentation » (Jc 1,12)… Pourquoi l’Esprit Saint proclame-t-il cet homme « heureux », alors que nous, nous inclinerions à penser bien autrement ? (…) Est-ce à cause de la tentation elle-même ? Non, évidemment, mais c’est parce que Dieu se sert d’elle pour obtenir une preuve de notre fidélité ; notre fidélité ‒ soutenue naturellement par la grâce ‒ se fortifie et se manifeste dans la lutte, et la couronne de vie est enfin accordée à sa victoire (cf. Jc 1,12).

La tentation que l’âme supporte patiemment est pour elle une source de mérites, et est glorieuse pour Dieu. Par sa constance dans l’épreuve, l’âme est un vivant témoignage de la force de la grâce : « ma grâce te suffit, car c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste tout entière » (2 Cor 12,9). Dieu attend de nous que nous lui rendions cet hommage et cette gloire. (…) Le Christ Jésus est avec nous, en nous : qui est plus fort que lui ?

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

Dieu désire immensément se donner à nous

vendredi 31 décembre 2021

Une des plus grandes révélations que Notre-Seigneur nous a faites par son Incarnation est celle du désir immense que Dieu éprouve de se communiquer lui-même à nos âmes pour être leur béatitude. Dieu aurait pu demeurer toute l’éternité dans la solitude féconde de sa divinité une et trine ; il n’a nul besoin de la créature, car rien ne manque à celui qui, seul, est la plénitude de l’Être et la cause première de toutes choses : « Je n’ai pas d’autre bonheur que toi » (Ps 15,2). Mais ayant décrété, dans la liberté absolue et immuable de sa volonté souveraine, de se donner à nous, le désir qu’il a de réaliser cette volonté est infini. Nous serions parfois tentés de croire que Dieu peut être « indifférent » ; que son désir de se communiquer est vague, sans efficacité ; mais ce sont là des conceptions humaines, images de la faiblesse de notre nature, trop souvent instable et impuissante. (…)

En ceci, comme en tout ce qui touche notre vie surnaturelle, nous devons nous laisser guider non par notre imagination, mais par la lumière de la Révélation. C’est Dieu lui-même que nous devons écouter quand nous voulons connaître la vie divine ; c’est vers le Christ que nous devons nous tourner, vers le Fils bien-aimé qui est toujours « dans le sein du Père » (Jn 1,18), et qui nous a révélé lui-même les secrets divins. Que nous dit-il ? Que « Dieu a tellement aimé les hommes qu’il leur a donné son Fils unique » (Jn 3,16). Et pourquoi l’a-t-il donné ? Pour qu’il fût notre justice, notre rédemption, notre sainteté. (…) Parce que Dieu nous aime, il désire d’un amour sans limites et d’une volonté efficace se donner à nous.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

Le feu intérieur de l’amour

jeudi 21 octobre 2021

Un des meilleurs fruits de la vie d’union et d’abandon à Dieu est d’entretenir dans l’âme le feu de l’amour, non seulement de l’amour divin, mais encore de la charité envers le prochain. Au contact fréquent du foyer de l’Amour substantiel, l’âme s’embrase pour les intérêts et la gloire du Seigneur, pour l’extension du règne du Christ dans les cœurs. La vraie vie intérieure nous livre aux âmes autant qu’à Dieu : elle est source de zèle. Quand on aime véritablement Dieu, en effet, on désire qu’il soit aimé, que « son nom soit glorifié, que son règne arrive dans les âmes, que sa volonté soit faite en tous » (cf. Mt 6, 9-10).

L’âme qui aime vraiment Dieu ressent profondément les injures qui sont faites à l’objet de son amour ; « elle défaut à la vue des iniquités des pécheurs qui transgressent la loi divine » (Ps 118,53 Vg). Elle souffre de voir s’étendre par le péché l’empire du prince des ténèbres ; car Satan « rôde toujours, veillant et cherchant une proie à dévorer » (1P 5,8) ; il a des complices auxquels il souffle une ardeur incessante, un zèle de haine contre les membres du Christ Jésus. L’âme qui aime sincèrement Dieu est, elle aussi, dévorée de zèle, mais pour la gloire de la maison du Seigneur (cf. Ps 68, 10 Vg).

Qu’est-ce, en effet, que le zèle ? C’est une ardeur qui brûle et se communique, qui consume et se répand ; c’est la flamme de l’amour ‒ ou de la haine ‒ se manifestant au dehors par l’action. L’âme embrasée d’un saint zèle se dépense sans compter pour les intérêts de Dieu ; elle cherche à les servir de toutes ses puissances. Et plus le foyer de ce feu intérieur est ardent, plus il rayonne au dehors. Elle est animée de ce feu que le Christ Jésus est venu apporter sur la terre, et qu’il désire si ardemment voir s’allumer en nous (cf. Lc 12,49).

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

Tenons les yeux fixés sur Jésus, le divin pauvre

dimanche 10 octobre 2021

Contemplons Notre-Seigneur qui est notre modèle en toutes choses et que nous voulons suivre par amour. Que nous enseigne sa vie ? Il a, pour ainsi dire, épousé la pauvreté.

Il était Dieu. (…) Et voici que ce Dieu s’incarne pour nous ramener à lui. Quelle voie choisit-il ? Celle de la pauvreté. Quand le Verbe est venu en ce monde, lui, le Roi du ciel et de la terre a voulu, dans sa divine sagesse, disposer les détails de sa naissance, de sa vie et de sa mort, de telle façon que ce qui transparaît le plus, c’est sa pauvreté, le mépris des biens de ce monde. Les plus pauvres naissent au moins sous un toit ; lui, il voit le jour dans une étable, sur la paille, car « il n’y avait pas de place pour sa mère à l’hôtellerie » (Lc 2,7). À Nazareth, il mène la vie obscure d’un pauvre artisan (cf. Mt 13,55). Plus tard, dans sa vie publique, il n’a pas où reposer la tête, « alors que les renards ont leurs tanières » (Lc 9, 58). À l’heure de la mort, il a voulu être dépouillé de ses vêtements et attaché nu à la croix. Cette tunique tissée par sa mère, il laisse ses bourreaux s’en emparer ; ses amis l’ont abandonné ; de ses apôtres, il ne voit auprès de lui que S. Jean. Au moins, sa mère lui reste : mais non, il la donne à son disciple (cf. Jn19,27). N’est-ce pas là le dépouillement absolu ? Cependant, il trouve moyen de dépasser cet extrême degré de dénuement. Il y a encore les joies célestes dont son Père inonde son humanité ; il y renonce, car voici que son Père l’abandonne (cf. Mt 22,46). Il demeure seul, suspendu entre le ciel et la terre. (…)

Quand on contemple Jésus pauvre à la crèche, à Nazareth, sur la croix, nous tendant les mains et nous disant : « c’est pour toi », on comprend les folies des amants de la pauvreté. Tenons donc les yeux fixés sur le divin pauvre de Bethléem, de Nazareth et du Golgotha.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

« Demeurez en moi, comme moi en vous. » (Jn 15,4)

mercredi 5 mai 2021

Quelle que soit l’étape où se trouve l’âme, son travail n’est pourtant jamais qu’un travail de coopération. Elle n’est pas seule : Dieu travaille en elle et avec elle : car il est toujours le premier Auteur de son progrès.

Sans doute, dans les débuts, quand l’âme est encore embarrassée de vices et d’habitudes mauvaises, il faut qu’elle s’applique elle-même avec virilité et ardeur à enlever ces obstacles qui s’opposent à l’union divine. La coopération que Dieu réclame d’elle dans cette période est particulièrement grande et active, et se révèle très vivement à la conscience. Durant cette période Dieu accorde des grâces sensibles qui relèvent et encouragent. Mais l’âme expérimente des alternatives, des vicissitudes intérieures : elle tombe, puis se redresse ; elle peine, puis se repose ; elle reprend haleine, puis repart en avant.

Au fur et à mesure que l’âme avance, que cèdent les obstacles, sa vie intérieure devient plus homogène, plus régulière, plus unie, l’action de Dieu se fait sentir plus puissante, parce qu’elle est plus libre de s’exercer, qu’elle rencontre dans l’âme moins de résistance et plus de souplesse : et alors, nous progressons rapidement dans la voie de la perfection. (…) Notre-Seigneur nous a donné si clairement cette doctrine fondamentale : « Je suis la vigne, vous êtes les branches ; demeurez en moi afin de porter des fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). (…)

S’imaginer que le Christ prendra pour lui tout le travail serait une dangereuse illusion ; mais croire que nous pourrons faire quoi que ce soit sans lui serait une illusion non moins périlleuse. Aussi devons-nous être convaincus que nos œuvres n’ont de valeur qu’en raison de notre union à Jésus.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

« Qui me voit, voit aussi mon Père. » (Jn 8,9)

samedi 1 mai 2021

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Pourquoi notre perfection, notre sainteté doit-elle reproduire la sainteté divine, si infiniment distante de notre faiblesse humaine ? Ensuite, nous est-il donné de pouvoir connaître le mystère de cette vie divine ? La réponse à cette double question tient en ces mots : nous devons ressembler à notre Père céleste, parce que nous sommes ses enfants par adoption. Et pour connaître la perfection de ce Père, il nous suffit d’aller à Jésus-Christ.

Saint Jean nous dit : « Personne n’a jamais vu Dieu » : (Jn 1,18). Alors, faut-il désespérer de le connaître jamais ? Non, car le disciple ajoute aussitôt la vérité lumineuse : « Le Fils unique, celui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a révélé ». Saint Paul, enthousiasmé par cette même révélation, s’écrie : « Dieu habite une clarté inaccessible » (cf. 1 Tm 6,16) ; mais lui, « qui, par sa parole, fit jaillir la lumière des ténèbres, il a illuminé nos cœur par la clarté resplendissante de la face de Jésus-Christ » (cf. 2 Co 4,6). (…) Le Christ est Dieu mis à notre portée, sous une forme humaine. Après la dernière cène, Philippe dit à Jésus : « Seigneur, montrez-nous le Père » (Jn 14,8). Et Notre-Seigneur de répondre par une parole solennelle qui contient comme la clé du mystère : « Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père » (Jn 14,9).

En Jésus-Christ, tout est donc une révélation de Dieu. (…) Aux pieds de Jésus, nous apprendrons à connaître les perfections de Dieu ; c’est par la méditation de ses paroles, de ses actions, de ses souffrances, de sa mort, que nous pénétrons les secrets de la miséricorde infinie.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)