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Archive pour le mot-clef ‘St Grégoire le Grand’

Notre Rédempteur a été comme un passant

mercredi 1 février 2023

« Et j’ai été à leurs yeux comme un passant. » (Jb 19,15 Vg) N’être pas connu par la synagogue, c’était, pour notre Rédempteur, être dans sa maison comme un passant. C’est ce qu’atteste le Prophète dans ces paroles : « Pourquoi seras-tu sur la terre comme un métayer, comme un voyageur qui s’arrête pour chercher un gîte ? » (Jr 14,8)

Puisqu’il n’a pas été entendu comme Seigneur, il a été tenu non pour un propriétaire du sol, mais pour un métayer. Et comme un voyageur, il n’a fait une halte que pour chercher un gîte : il n’a pris à la Judée que quelques hommes et c’est pour la vocation des Gentils qu’il a achevé son voyage.

Il a donc été à leurs yeux un passant, puisque, en n’attachant leurs pensées qu’à ce qu’ils pouvaient voir, ils ont été impuissants à discerner dans le Seigneur ce qu’ils ne pouvaient pas voir. En méprisant sa chair visible ils n’ont pas atteint son invisible majesté. C’est donc raison de dire : « Et j’ai été à leurs yeux comme un passant. »

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

Fête de la conversion de saint Paul, apôtre

mercredi 25 janvier 2023

Il ne me déplaît pas de prendre l’exemple de Paul. Muni des lettres qu’il avait demandées pour aller contre le Christ, il se dirigeait sur Damas quand soudain, sur son chemin, la grâce du Saint Esprit l’inonde, il n’a plus cette cruauté qui était la sienne, il est changé et voilà qu’il s’offre pour le Christ aux coups qu’il venait porter aux Chrétiens ; celui qui, hier, vivant selon la chair, s’employait à livrer à la mort les Saints du Seigneur, prend plaisir maintenant, pour sauver la vie des Saints, à immoler la vie de sa propre chair. Les froides machinations de sa cruauté sont transformées en une charité ardente et celui qui était blasphémateur et persécuteur a maintenant trouvé l’humilité et la piété du prédicateur. Celui qui tenait pour un gain sans pareil de tuer le Christ dans ses disciples considère désormais que sa vie, c’est le Christ et que son gain, c’est de mourir.

Ainsi l’eau a été lâchée et la terre est retournée (cf. Jb 12,15 Vg), puisque, la grâce du Saint Esprit à peine accueillie, l’âme de Paul a transformé sa condition d’être immobile et cruel. En sens contraire, par la bouche du Prophète, le Seigneur exprime ces plaintes contre Éphraïm : « Éphraïm est devenu un pain cuit sous la cendre qu’on ne retourne pas. » (Os 7,8) Le pain cuit sous la cendre a une charge de cendre au-dessus de lui ; le dessous est pur, et le dessus est d’autant plus souillé que le poids de la cendre est plus lourd. Si donc une âme ne pense qu’aux choses de la terre, quelle charge a-t-elle sur elle ? n’est-ce pas une masse de cendre ? Mais si elle a la volonté de se retourner, la face pure qu’elle avait enfoncée vers le bas est ramenée vers le haut, une fois secouée la cendre dont elle était chargée.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route ! »

dimanche 4 décembre 2022

Pour tout lecteur il est évident que Jean non seulement a prêché, mais a conféré un baptême de pénitence. Cependant il n’a pas pu donner un baptême qui remet les péchés, car la rémission des péchés nous est accordée seulement dans le baptême du Christ. C’est pourquoi l’évangéliste dit qu’il « prêchait un baptême de pénitence en vue de la rémission des péchés » (Lc 3,3) ; ne pouvant pas donner lui-même le baptême qui pardonnerait les péchés, il annonçait celui à venir. De même que la parole de sa prédication était l’avant-coureur de la Parole du Père faite chair, ainsi son baptême (…) précédait celui du Seigneur, ombre de la vérité (Col 2,17).

Ce même Jean, interrogé sur ce qu’il était, a répondu : « Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1,23 ; Is 40,3). Le prophète Isaïe l’avait appelé « voix » car il précédait la Parole. Ce qu’il criait, la suite nous l’apprend : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Celui qui prêche la foi droite et les bonnes œuvres, que fait-il sinon préparer la route dans les cœurs des auditeurs pour le Seigneur qui vient ? Ainsi la grâce toute-puissante pourra pénétrer dans ces cœurs, la lumière de la vérité les illuminer. (…)

Saint Luc ajoute : « Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées ». Que désigne ici les vallées, sinon les humbles, et les monts et collines, sinon les orgueilleux ? À la venue du Rédempteur (…), selon sa propre parole, « qui s’élève sera humilié et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14,11). (…) Par leur foi au médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ fait homme (1 Tm 2,5), ceux qui croient en lui ont reçu la plénitude de la grâce, alors que ceux qui refusent de croire ont été abaissés dans leur orgueil. Toute vallée sera comblée car les cœurs humbles, accueillant la parole de la sainte doctrine, seront remplis de la grâce des vertus, selon ce qui est écrit : « Il a fait jaillir des sources au creux des vallées » (Ps 104,10).

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

« Sachez que le Royaume de Dieu est proche. »

vendredi 25 novembre 2022

« Voyez le figuier et tous les arbres : lorsqu’ils font paraître leurs fruits, vous savez que l’été est proche. Ainsi pour vous : quand vous verrez arriver cela, sachez que le Royaume de Dieu est proche. » C’est comme si notre Rédempteur disait clairement : « Si on connaît la proximité de l’été par les fruits des arbres, on peut de même reconnaître par la ruine du monde que le Royaume de Dieu est proche. » Ces paroles nous montrent bien que le fruit du monde, c’est sa ruine ; il ne grandit que pour tomber ; il ne bourgeonne que pour faire périr par des calamités tout ce qui aura bourgeonné en lui. C’est avec raison que le Royaume de Dieu est comparé à l’été, car alors les nuages de notre tristesse passeront, et les jours de la vie brilleront de la clarté du Soleil éternel. (…)

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » Rien, dans la nature des choses matérielles, n’est plus durable que le ciel et la terre, et rien ici-bas ne passe plus vite qu’un mot prononcé. (…) Le Seigneur déclare donc : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » C’est comme s’il disait clairement : « Tout ce qui est durable autour de vous n’est pas durable devant l’éternité ; et tout ce qui chez moi semble passer est en fait fixe et ne passe pas, car ma parole qui passe exprime des pensées qui demeurent sans pouvoir changer ». (…)

Ainsi, mes frères, n’aimez pas ce monde, qui ne pourra pas subsister longtemps, comme vous le voyez. Fixez dans votre esprit ce commandement que l’apôtre Jean nous donne pour nous mettre en garde : « N’ayez pas l’amour du monde, ni de ce qui est dans le monde ; car si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1Jn 2,15)

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

 

Les ouvriers de la vigne du Seigneur

mercredi 17 août 2022

Le Royaume des cieux est comparé à un père de famille qui embauche des ouvriers pour cultiver sa vigne. Or qui peut être plus justement comparé à ce père de famille que notre Créateur, qui gouverne ceux qu’il a créés, et exerce en ce monde le droit de propriété sur ses élus comme un maître sur les serviteurs qu’il a chez lui ? Il possède une vigne, l’Église universelle, qui a poussé, pour ainsi dire, autant de sarments qu’elle a produit de saints, depuis Abel le juste jusqu’au dernier élu qui naîtra à la fin du monde.

Ce Père de famille embauche des ouvriers pour cultiver sa vigne, dès le point du jour, à la troisième heure, à la sixième, à la neuvième et à la onzième heure, puisqu’il n’a pas cessé, du commencement du monde jusqu’à la fin, de réunir des prédicateurs pour instruire la foule des fidèles. Le point du jour, pour le monde, c’était d’Adam à Noé ; la troisième heure, de Noé à Abraham ; la sixième, d’Abraham à Moïse ; la neuvième, de Moïse jusqu’à la venue du Seigneur ; et la onzième heure, de la venue du Seigneur jusqu’à la fin du monde. Les saints apôtres ont été envoyés pour prêcher en cette dernière heure, et bien que tard venus, ils ont reçu un plein salaire.

Le Seigneur ne cesse donc en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne, c’est-à-dire pour enseigner son peuple. Car tandis qu’il faisait fructifier les bonnes mœurs de son peuple par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

mercredi 29 septembre 2021

Qu’il y ait des anges, beaucoup de pages de la Sainte Écriture l’attestent. (…) Mais il faut savoir que le mot « ange » désigne leur fonction : être des messagers. Et on appelle « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements. C’est ainsi que l’archange Gabriel a été envoyé à la Vierge Marie ; pour ce ministère, pour annoncer le plus grand de tous les événements, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang. (…)

Pareillement, lorsqu’il s’agit de déployer une puissance extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé. En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu ? », font comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de réaliser. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J’escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j’érigerai mon trône ; je serai semblable au Très-Haut » (Is 14,13). Mais l’Apocalypse nous dit qu’à la fin des temps, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : « Il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n’eut pas le dessus ; il fut précipité en bas » (Ap 12,7).

À la Vierge Marie, c’est donc Gabriel, dont le nom signifie « Force de Dieu », qui a été envoyé ; ne venait-il pas annoncer celui qui a voulu se manifester dans une condition humble, pour triompher de l’orgueil du démon ? C’est donc par la « Force de Dieu » que devait être annoncé celui qui venait comme « le Dieu des armées, le vaillant des combats » (Ps 23,8). Quant à l’archange Raphaël, son nom signifie « Dieu guérit ». En effet, c’est lui qui a délivré des ténèbres les yeux de Tobie, les touchant comme un médecin venu d’en haut (Tb 11,17). Celui qui a été envoyé pour soigner le juste en son infirmité mérite bien d’être appelé « Dieu guérit ».

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

« Pour la première fois, il les envoie deux par deux. »

dimanche 11 juillet 2021

Notre Seigneur et Sauveur, frères très chers, nous instruit tantôt par ses paroles, tantôt par ses actions. Ses actions elles-mêmes sont des commandements, parce que, lorsqu’il fait quelque chose sans rien dire, il nous montre comment nous devons agir. Voici donc qu’il envoie ses disciples en prédication deux par deux, parce que les commandements de la charité sont deux : l’amour de Dieu et du prochain. Le Seigneur envoie prêcher ses disciples deux par deux pour nous suggérer, sans le dire, que celui qui n’a pas la charité envers autrui ne doit absolument pas entreprendre le ministère de la prédication.

Il est fort bien dit qu’ « il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et les localités où lui-même devait aller » (Lc 10,1). En effet, le Seigneur vient après ses prédicateurs, parce que la prédication est un préalable ; le Seigneur vient habiter notre âme lorsque les paroles d’exhortation sont venues en avant-coureur et font accueillir la vérité dans l’âme. C’est pourquoi Isaïe dit aux prédicateurs : « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez les sentiers de notre Dieu » (40,3). Et le psalmiste leur dit aussi : « Frayez la route à celui qui monte au couchant » (Ps 67,5 Vulg). Le Seigneur monte au couchant parce que, s’étant couché par sa Passion, il s’est manifesté avec une plus grande gloire dans sa résurrection. Il est monté au couchant, parce que, en ressuscitant, il a foulé aux pieds la mort qu’il avait subie. Nous frayons donc la route à celui qui monte au couchant lorsque nous prêchons sa gloire à vos âmes, afin que, venant ensuite, il les éclaire par la présence de son amour.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

« Il criait de plus belle. »

jeudi 27 mai 2021

Que tout homme qui connaît les ténèbres qui font de lui un aveugle (…) crie de tout son esprit : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ». Mais écoutons aussi ce qui fait suite aux cris de l’aveugle : « Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour lui imposer silence » (Lc 18,39). Qui sont-ils ? Ils sont là pour représenter les désirs de notre condition en ce monde, fauteurs de trouble, les vices de l’homme et leur tumulte, qui, voulant empêcher la venue de Jésus en nous, perturbent notre pensée en y semant la tentation et veulent couvrir la voix de notre cœur en prière. Il arrive souvent, en effet, que notre volonté de nous tourner vers Dieu à nouveau (…), notre effort pour éloigner nos péchés par la prière, soit contrarié par leur image : la vigilance de notre esprit se relâche à leur contact, ils jettent la confusion dans notre cœur, ils étouffent le cri de notre prière (…)

Qu’a donc fait cet aveugle pour recevoir la lumière malgré ces obstacles ? « Il criait de plus belle : ‘Fils de David, aie pitié de moi !’ » (…) Oui, plus le tumulte de nos désirs nous accable, plus nous devons rendre notre prière insistante. (…) Plus la voix de notre cœur est couverte, plus elle doit insister vigoureusement, jusqu’à couvrir le tumulte des pensées envahissantes et toucher l’oreille fidèle du Seigneur. Chacun se reconnaîtra, je pense, dans cette image : au moment où nous nous efforçons de détourner notre cœur de ce monde pour le ramener à Dieu (…), ce sont autant d’importuns qui pèsent sur nous et que nous devons combattre. C’est un essaim que le désir de Dieu a du mal à écarter des yeux de notre cœur. (…) Mais en persistant vigoureusement dans la prière, nous arrêtons en notre esprit Jésus qui passait. D’où le récit de l’Évangile : « Jésus s’arrêta et ordonna qu’on le lui amène » (v. 40).

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

« C’est bien moi ! Touchez-moi ! »

dimanche 18 avril 2021

Comment le corps du Seigneur, une fois ressuscité, est-il resté un corps véritable, alors qu’il a pu entrer auprès des disciples malgré les portes fermées ? Nous devons savoir que l’action divine n’aurait plus rien d’admirable si la raison humaine pouvait la comprendre, et que la foi n’aurait pas de mérite si la raison lui fournissait des preuves expérimentales. De telles œuvres de notre Rédempteur, qui par elles-mêmes sont absolument incompréhensibles, doivent être méditées à la lumière de ses autres actions, en sorte que nous soyons amenés à croire à ces faits merveilleux par d’autres qui le sont plus encore. Car ce corps du Seigneur qui rejoignait les disciples malgré les portes fermées est le même que sa Nativité a rendu visible aux hommes quand il est sorti du sein fermé de la Vierge. Il ne faut donc pas s’étonner si notre Rédempteur, après être ressuscité pour vivre à jamais, est entré malgré les portes fermées, puisqu’en venant en ce monde pour mourir, il est sorti du sein de la Vierge sans l’ouvrir.

Comme la foi de ceux qui regardaient ce corps visible demeurait hésitante, le Seigneur leur a présenté à toucher cette chair qu’il avait fait passer à travers les portes fermées. (…) Or, ce qui se touche se corrompt nécessairement, et ce qui ne se corrompt pas ne peut pas être touché. Mais d’une manière merveilleuse et incompréhensible, notre Rédempteur nous a donné à voir après sa résurrection un corps à la fois incorruptible et palpable. En le montrant incorruptible, il nous invitait à la récompense ; en le donnant à toucher, il nous confirmait dans la foi. Il s’est fait donc voir à la fois incorruptible et palpable, pour bien manifester qu’après sa résurrection son corps restait de même nature, mais qu’il était élevé à une gloire tout autre.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

 

 

 

« Tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés. »

lundi 8 février 2021

Plaçons devant notre regard intérieur un blessé grave, sur le point de rendre son dernier souffle. (…) La blessure de l’âme, c’est le péché, dont l’Écriture parle en ces termes : « Blessures, contusions, plaies ouvertes qui ne sont ni pansées, ni bandées, ni soignées avec de l’huile » (Is 1,6). Toi qui es blessé, reconnais ton médecin au-dedans de toi, et montre-lui les plaies de tes péchés. Qu’il entende le gémissement de ton cœur, lui qui connaît déjà toute pensée secrète. Que tes larmes l’émeuvent. Va jusqu’à un peu de sans-gêne dans ta supplication (cf Lc 11,8). Fais sortir vers lui du fond de ton cœur de profonds soupirs, sans cesse.

Que ta douleur lui parvienne pour qu’il te dise, à toi aussi : « Le Seigneur a pardonné ton péché » (2S 12,13). Pousse des cris avec David ; lui qui a dit : « Pitié pour moi, mon Dieu (…), selon ta grande miséricorde » (Ps 50,3). C’est comme s’il disait : « Je suis en grand danger à cause d’une énorme blessure que nul médecin ne peut guérir, à moins que le médecin tout-puissant ne vienne à mon secours. » Pour ce médecin tout-puissant, rien n’est incurable. Il soigne gratuitement : d’un mot il rend la santé. Je désespérerais de ma blessure si je ne mettais pas ma confiance dans le Tout-Puissant.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)