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Archive pour le mot-clef ‘communion’

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

dimanche 14 juin 2020

Pour la réception de la communion au corps et au sang vivifiant de l’agneau immaculé Jésus Christ dit :
Que ton corps vénérable et ton sang précieux, mon Seigneur Jésus Christ, gardent mon corps et mon âme pour la vie éternelle. Que ta paix soit avec moi. En toi, ô Jésus, paix véritable, à jamais que je reçoive paix sur paix, afin que par toi je parvienne à cette paix qui surpasse tout sentiment ; où joyeuse, je te verrai en toi, pour l’éternité.

Dans cette communion, désire que toute ta vie soit cachée avec le Christ en Dieu, et que l’heure de ta mort te trouve pleinement consommée en lui :
Ô très doux hôte de mon âme, mon Jésus très cordialement aimé, que ta suave réception soit pour moi aujourd’hui de tous mes péchés la rémission, de toutes mes négligences la réparation. Et de toute ma vie perdue le recouvrement. Qu’elle soit pour moi éternel salut, guérison de l’âme et du corps, embrasement de l’amour, renouvellement de vertu et inclusion de ma vie en toi pour l’éternité. Qu’elle opère en moi la liberté de l’esprit, la santé de la vie, la dignité des mœurs ; qu’elle soit pour moi le bouclier de la patience, l’enseigne de l’humilité, l’appui de la confiance, la consolation dans la tristesse, le secours pour la persévérance. Qu’elle soit pour moi l’armure de la foi, la fermeté de l’espérance, la perfection de la charité, l’accomplissement de tes commandements, le renouvellement de l’esprit, la sanctification dans la vérité (Jn 17,17) et la consommation de toute la religion. Qu’elle soit pour moi la source des vertus, la fin des vices, l’accroissement de tout bien, et le témoignage éternel de ton amour.

Ainsi, au terme de ma vie, affranchie des misères de cette vie, toute joyeuse je prendrai place pour l’éternité à ton festin, et je tressaillirai au sein des richesses de ton amour, comme l’épouse se réjouit dans les délices de son roi.

Ame

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

 

 

 

 

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité

dimanche 18 juin 2017

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Si l’on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n’en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l’homme.

Notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, Il vous l’accordera. » (Jn 16,23b) Jamais nous n’aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais ce que l’homme n’aurait pu imaginer, Dieu l’a fait. Ce que l’homme ne peut pas dire ni concevoir, et qu’il n’eût jamais osé désirer, Dieu, dans son Amour, l’a dit, l’a conçu et l’a exécuté.

Sans la divine Eucharistie, il n’y aurait point de bonheur en ce monde, la vie ne serait pas supportable. Quand nous recevons la sainte Communion, nous recevons notre joie et notre bonheur. Le Bon Dieu, voulant se donner à nous dans le Sacrement de son Amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire… À côté de ce beau Sacrement, nous sommes comme une personne qui meurt de soif à côté d’une rivière ; elle n’aurait cependant qu’à courber la tête !… Comme une personne qui reste pauvre à côté d’un trésor ; elle n’aurait qu’à tendre la main !

Si l’on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n’en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l’homme.

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d’Ars
Pensées choisies du saint Curé d’Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 83-86, rev.)

 

 

 

 

Le Christ se donne lui-même en nourriture

samedi 11 février 2017

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Les fruits de la communion eucharistique : Recevoir l’eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l’union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56). La vie en Christ trouve son fondement dans le banquet eucharistique : « De même qu’envoyé par le Père, qui est vivant, moi je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra, lui aussi, par moi » (Jn 6,57)…

Ce que l’aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d’être nourrie par la communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu’au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique.

La communion nous sépare du péché : Le corps du Christ que nous recevons dans la communion est « livré pour nous », et le sang que nous buvons est « versé pour la multitude en rémission des péchés ». C’est pourquoi l’eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier en même temps des péchés commis et nous préserver des péchés futurs : « Chaque fois que nous le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » (1Co 11,26). Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés…

Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces, l’eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s’affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels… Par la même charité qu’elle allume en nous, l’eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs.

Catéchisme de l’Église catholique
§ 1391-1395

 

 

 

Carême 2016 – jour 11

lundi 22 février 2016

MISERERE CONFESSION

Mes enfants,

Je voudrais, mes enfants, que vous attachiez plus d’importance au sacrement de réconciliation, afin que vous vous présentiez libérés de tout péché lors de la communion. Il faut que chaque mois, vous répondiez de toutes vos erreurs afin de vous purifier et d’évoluer vers la perfection et la sainteté. Mes enfants, allez voir mes fils de l’Eglise pour absoudre vos péchés au nom de Dieu le Père. Mes enfants, il faut vivre en communion avec mon Fils, afin de comprendre votre existence et le chemin que vous suivez : il faut pour cela, en chaque fois de la confession, remettre vos péchés et par cette purification réfléchir sur ces égarements et faire en sorte qu’ils ne se reproduisent plus.

Marie Mère des hommes – mai 1996

Essence divine

mardi 5 janvier 2016

2013110969_suiveur_4N[Sainte Catherine a entendu Jésus lui dire :] « C’est toute l’Essence divine que vous recevez en ce très doux sacrement, sous cette blancheur du pain. Comme le soleil est indivisible, ainsi Dieu se trouve tout entier et l’homme tout entier dans la blancheur de l’hostie. Même si on divisait l’hostie en mille et mille miettes s’il était possible, en chacune je suis encore, Dieu tout entier, homme tout entier, comme je t’ai dit…

« Supposons qu’il y ait plusieurs personnes à venir chercher de la lumière avec des cierges. L’une apporte un cierge d’une once, l’autre de deux onces, un troisième de trois onces, celle-ci d’une livre, celle-là, de plus encore. Toutes s’approchent de la lumière et chacune allume son cierge. Dans chaque cierge allumé, quel que soit son volume, l’on voit désormais la lumière tout entière, sa couleur, sa chaleur et son éclat… Voilà ce qui arrive à ceux qui s’approchent de ce sacrement. Chacun apporte son cierge, c’est-à-dire le saint désir avec lequel il reçoit et prend ce sacrement. Le cierge est éteint, et il s’allume lorsqu’on reçoit ce sacrement. Je dis qu’il est éteint parce que par vous-mêmes vous n’êtes rien. Je vous ai donné, il est vrai, la matière avec laquelle vous pouvez recevoir et conserver en vous cette lumière. Cette matière, c’est l’amour, parce que je vous ai créés par amour ; c’est pourquoi vous ne pouvez pas vivre sans amour. »

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Le Dialogue (trad. Hurtaud, 1931, t. 2 p.4 -5)

 

 

Eucharistie

dimanche 25 octobre 2015

adoration mains eveque

(…) Le doute lui-même n’est pas un manque de foi et fait partie d’une relation vivante que l’on entretient avec le Seigneur : « Moi, je mets autant de ferveur dans “je doute” que dans “je crois” », disait le savant Jean Rostand. (…)
Pourquoi avoir honte de ne pas s’attacher aux miracles ? Ils ne sont pas (…) une exception aux lois physiques, mais un signe personnel donné par Jésus à une personne, un geste divin qui vient récompenser la foi.
(…) Si nous croyons en Dieu, nous devons normalement admettre la toute-puissance créatrice de Dieu, qui est transcendante à toute cause située dans notre espace et notre temps. Admettre la Création, c’est admettre que notre monde n’est pas enfermé dans un système clos, mais qu’il reste toujours ouvert à l’intervention de son Créateur.
Il est tout aussi difficile (ou facile !) de croire à la conception virginale de Jésus que de croire à la création du monde. Cette activité est pour nous irreprésentable et au-delà de toute détermination scientifique.
Il en va de même pour la Résurrection. Au plan des phénomènes, elle se manifeste par une disparition : c’est le tombeau vide. Mais aux yeux de la foi, elle est le passage absolument transcendant du Corps du Christ de notre espace-temps à la gloire de Dieu. Entre le corps humain du Jésus prépascal et le corps glorifié du Christ, il y a à la fois continuité et discontinuité.
(…)
Croire, c’est dire « oui » en dépit de tout ce qui nous pousse à dire « non » ; c’est une manière de vivre qui ne se construit pas dans la certitude. Au contraire, la foi plonge l’homme tour à tour dans le doute et la lumière, elle lui fait traverser des remises en question et des contradictions troublantes. Difficile chemin à suivre que celui qui mène au Seigneur.
Pourquoi alors se priver de l’eucharistie ? Dans la Bible, connaître, c’est aimer. Et aimer, c’est décider de faire confiance, de croire la parole de l’autre : c’est le rencontrer. Et communier est l’une des façons de rencontrer et d’aimer le Christ. Ne plus communier, c’est risquer de distendre le lien, c’est ne plus lui parler « comme un ami parle à son ami »…
Pour lutter contre les doutes épouvantables qui la traversaient, sainte Thérèse avait trouvé une parade : l’eucharistie. « Communie souvent, bien souvent… Voilà le seul remède si tu veux guérir. Jésus n’a pas mis pour rien cet attrait dans ton âme. Vivre d’amour, c’est bannir toute crainte. »
La communion fréquente est le seul remède à toutes formes de doutes obsessionnels et récurrents.

Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de croire.com
« Que faire face aux doutes? » (extraits)
Les cahiers croire, septembre 2015

 

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58.

dimanche 16 août 2015

mariejesuseucharistJESUS disait à la foule : « Moi, JE suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie. »

JESUS avait dit: « Amen, amen JE vous le dis, celui qui croit en moi, a la vie éternelle »

Aujourd’hui JESUS dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en Moi, et moi en lui. »

La première condition pour « accepter d’écouter JESUS, est déjà d’avoir fait la démarche de le rencontrer et de mettre sa confiance en LUI. Il faut déjà être dans cette attitude d’humble écoute pour entendre avec les oreilles du cœur, ce que JESUS veut nous dire :

« MOI, JE SUIS le pain vivant qui est descendu du ciel.  »

Il faut d’abord rencontrer JESUS pour LE connaître ; puis croire en Lui, et reconnaître qu’il est la Vie, selon ce qu’IL a dit de lui-même : « JE suis le chemin, la Vérité et la Vie.  »
Ensuite il faut LE manger, LUI le pain vivant descendu du ciel, pour entrer dans le mystère où DIEU nous fait pénétrer par la foi . Les juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?  » Pour accueillir un tel discours, ne faut-il pas déjà avoir répondu à cet appel.

« Venez mes fils écoutez-moi que je vous enseigne la crainte de DIEU qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur.  » (Psaume 33)

C’est seulement celui qui cherche le bonheur et la vie qui peut écouter et accepter d’entendre de telles paroles…cet homme-là n’a t-il pas un langage nouveau ? C’est une grâce de vouloir écouter sans comprendre avec son intelligence mais seulement avec son cœur. D’ailleurs JESUS le dira :
« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi.  »

Les juifs qui n’avaient pas reconnu leur Messie en JESUS ne pouvaient pas croire dans les paroles de JESUS qui s’adressent non pas à l’intelligence rationnelle, non pas à l’intelligence des Ecritures, mais à l’œuvre extraordinaire de Vie où chaque homme est convié par le SEIGNEUR JESUS. La foi est une grâce à demander qui jaillit de la rencontre. Alors le Saint Esprit est à l’œuvre et l’inimaginable se produit : DIEU livre son Corps et son Sang pour la vie du monde. Et nous sommes  » sauvés par pure grâce « . Le pain vivant descendu du ciel, nous fera monter au ciel, car dès aujourd’hui par la foi, DIEU se donne à nous sous des apparences ordinaires du pain et du vin !…La vie éternelle est le cadeau de participation à la vie du Père et du Fils :

« De même que le Père qui est Vivant m’a envoyé, et que Moi JE vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel.  »

C’est dans l’adoration que nous pouvons contempler le SEIGNEUR de gloire qui se donne à nous par ce PAIN VIVANT. Oui c’est bien un Corps Vivant qui nous est donné dans la foi. C’est le corps de JESUS MORT ET RESUSCITE…livré pour notre Vie Eternelle. JESUS insiste dans son discours pour nous dire que son Corps est vraiment une nourriture, et son Sang, une vraie boisson, qui viennent intimement reconstituer notre corps mortel.

A quel mystère et à quelle grandeur l’homme est destiné ! Le SEIGNEUR veut nous faire partager Sa Gloire et Sa Vie dès ici-bas. Ainsi dès aujourd’hui le SEIGNEUR nous fait participer, en mangeant son Corps, à la Vie qu’IL nous a acquise par Sa Croix.
« Goûtez et voyez comme est bon le SEIGNEUR.  »

 

A LUI, LA GLOIRE ETERNELLEMENT !

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« Si on savait ce que c’est que communier, on mourrait de bonheur.  » Curé d’Ars

 

 

 

 

 

 

communion

mercredi 3 juin 2015

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Souvent on ne va pas à la messe très en forme. Mais l’on sait, parfois confusément, que quelque chose se joue qui est de l’ordre du vital. Combien de déportés des camps nazis ont-ils raconté la ferveur des messes célébrées dans un immense dénuement et dans la totale clandestinité ?
Toute la force et la beauté de l’eucharistie se dévoilait alors : en recevant le bout de pain minuscule, corps du Christ, ils ressentaient combien ils formaient une petit communauté forte, vivante, une communauté d’espérance et d’amour. Ils appartenaient au Corps du Christ et rejoignaient ainsi tous les vivants, les morts, tous ceux, qui quelque part, les attendaient.
On va à la messe pour rendre hommage à Dieu, lui rendre gloire, reconnaître son immensité et notre dignité devant lui, le remercier. Nous allons recevoir sa parole, le corps et le sang de son Fils, nous sommes vraiment devant le Christ qui pardonne et nous donne sa grâce, c’est-à-dire la force de Dieu qui nous permet d’agir. Assister à la messe engage tout notre être, c’est un vrai travail spirituel. Préparons- nous donc à cette rencontre en disant à Dieu : Seigneur, j’ai besoin de toi car je dois affronter dans ma vie des choses difficiles et tu peux m’y aider.
S’en tenir à celui pour qui on a fait le déplacement vaut la peine. Grande est la sollicitude divine et les conséquences de ce choix dans notre vie sont considérables.
La messe est le moment idéal pour déposer inquiétudes, malheurs, tracas, doutes… La liturgie est même un immense moyen de consolation ! Déjà saint Augustin conseillait ce ton joyeux aux célébrants : « Le fil de notre discours est aisément perceptible du simple fait de la joie que nous prenons à ce dont nous parlons ». Et l’on raconte que quand saint François prêchait, même les poissons repartaient heureux…

Extrait de l’article paru dans Croire aujourd’hui n° 266 (avril 2010)
Sophie de Villeneuve, avec le Frère Paul Krupa, o.p

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C’est le moment de la communion, Seigneur,
C’est la procession heureuse qui me conduit vers Toi.
Mais qui suis-je pour oser t’approcher, que dis-je, te recevoir ?
Mes rancunes, mes haines, mes égoïsmes se rappellent à moi à cet instant ultime,
mes doutes aussi … Suis-je assez digne ?
Le prêtre me présente l’hostie, te porte à hauteur de mes yeux…
Je te vois si immensément petit, si humblement puissant, si royalement serviteur !
Aussi petit que je me fasse, aussi indigne que je me sente,
Tu te mets à ma mesure pour que je puisse t’accueillir,
pour que tu parviennes à me communiquer ta force !
Je te glorifie, Seigneur.

By facilaprier 2007, canalblog

 

 

 

« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis. »

samedi 29 mars 2014

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Mes chères sœurs, sachez-le, en vérité, si je trouvais un homme qui ait réellement les sentiments du publicain, qui se tienne vraiment pour pécheur, pourvu que dans ce sentiment d’humilité il ait le désir d’être bon…, je lui donnerais en bonne conscience tous les deux jours le corps de notre Seigneur… Si l’homme veut continuer à se garder des chutes et des fautes graves, il est grandement nécessaire qu’il soit nourri de cette nourriture noble et forte… C’est pourquoi vous ne devez pas facilement vous abstenir de la communion parce que vous vous savez pécheurs. Au contraire, vous devez d’autant plus vous hâter d’aller à la table sainte, car c’est de là que viennent, c’est là que sont déposées et cachées toute force, toute sainteté, toute aide et toute consolation.

Mais vous ne jugerez pas non plus ceux qui ne le font pas… Vous ne devez porter aucun jugement, afin de ne pas devenir semblable au pharisien qui se glorifiait en lui-même et condamnait celui qui se tenait derrière lui. Gardez-vous de cela comme de la perte de vos âmes…; gardez-vous de ce péché dangereux du blâme…

Quand l’homme arrive au sommet de toute perfection, rien ne lui a jamais été si nécessaire que de se plonger dans les plus basses profondeurs et d’aller jusqu’aux racines de l’humilité. Car de même que la hauteur d’un arbre vient de la profondeur des racines, ainsi l’élévation de cette vie vient de la profondeur de l’humilité. Voilà pourquoi le publicain, qui avait reconnu les dernières profondeurs de sa bassesse au point de ne plus oser lever ses yeux vers le ciel, a été élevé sur la hauteur, car « il retourna dans sa maison ayant été rendu juste ».

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 48, pour le 11e dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 390)

 

 

 

 

mardi 8 janvier 2013