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Archive pour le mot-clef ‘Vierge Marie’

Notre-Dame de Lourdes (1858)

mercredi 11 février 2015

Beata_Vergine_Maria_di_Lourdes_AMarie, proclamée Immaculée dans sa Conception, le 8 décembre 1854 (dogme de l’Église catholique défini par le Bx Pie IX dans la bulle Ineffabilis Deus), ne devait pas tarder à montrer combien elle agréait ce nouvel hommage de l’Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna se montrer, à dix-huit reprises du 11 février au 16 juillet, à une petite fille de Lourdes.

L’enfant, ignorante et candide, s’appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage. Son visage était gracieux et vermeil ; elle était enveloppée dans les plis d’un long voile blanc ; une ceinture bleue flottait autour d’elle ; sur chacun de ses pieds brillait une rose épanouie. L’enfant regarda longtemps, elle prit son chapelet et le récita pieusement. L’apparition lui demanda de revenir.

La seizième fois, le 25 mars 1858, Bernadette supplia la vision de se faire connaître. Alors, l’être mystérieux, joignant les mains devant sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l’Immaculée Conception »). C’était la Sainte Vierge, patronne de l’Église et de la France, qui venait appeler son peuple à la prière et à la pénitence.

À partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L’apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l’apparition, saluer la Vierge Immaculée dans sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à sa demande et en son honneur, sur le flanc de la montagne.

De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins ; et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant ; c’est par centaines de milliers, chaque année, que les dévots de Marie affluent, à Lourdes, de toutes les parties du monde.

La piété catholique a multiplié les histoires et les notices de Notre-Dame de Lourdes ; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la grotte bénie ; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s’y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

 

 

 

Te Deum Laudamus – Action de Grâce

mercredi 31 décembre 2014

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Chers frères et sœurs !

L’année qui se termine et celle qui s’annonce à l’horizon sont placées toutes les deux sous le regard bénissant de la Très Sainte Mère de Dieu. […]

Ce soir, tout nous invite donc à tourner le regard vers Celle qui « reçut le Verbe de Dieu à la fois dans son cœur et dans son corps, et présenta au monde la vie » et qui précisément pour cela – rappelle le Concile Vatican II – « est reconnue et honorée comme la véritable Mère de Dieu » (Const. Lumen gentium, n. 53). Le Noël du Christ, que nous commémorons en ces jours, est entièrement parcouru par la lumière de Marie et, alors que dans la crèche nous nous arrêtons pour contempler l’Enfant, le regard ne peut que se tourner avec reconnaissance également vers la Mère, qui par son oui a rendu possible le don de la Rédemption. Voilà pourquoi le temps de Noël contient en lui une profonde connotation mariale ; la naissance de Jésus, homme-Dieu et la maternité divine de Marie sont des réalités indissociables entre elles ; le mystère de Marie et le mystère du Fils unique de Dieu qui se fait homme, forment un unique mystère, l’un aidant à mieux comprendre l’autre. […]

Ce soir, nous voulons placer entre les mains de la Mère céleste de Dieu notre hymne choral d’action de grâces au Seigneur pour les bienfaits qu’au cours des douze mois écoulés il nous a largement accordés. Le premier sentiment, qui naît ce soir spontanément dans notre cœur, est précisément de louange et d’action de grâces à Celui qui nous fait don du temps, précieuse opportunité pour accomplir le bien ; nous y joignons la requête de pardon pour ne pas l’avoir peut-être toujours employé utilement. Je suis content de partager cette action de grâces avec vous, chers frères et sœurs, qui représentez notre communauté diocésaine, à laquelle j’adresse mon salut cordial, en l’étendant à tous les habitants de Rome. J’adresse un salut particulier au cardinal-vicaire et au maire, qui ont tous le deux commencé leurs missions différentes cette année – l’une spirituelle et religieuse, l’autre civile et administrative – au service de notre ville. Mon salut s’étend aux évêques auxiliaires, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux nombreux fidèles laïcs ici rassemblés, ainsi qu’aux autorités présentes. En venant au monde, le Verbe éternel du Père nous a révélé la proximité de Dieu et la vérité ultime sur l’homme et sur son destin éternel ; il est venu demeurer avec nous pour être notre soutien irremplaçable, en particulier dans les inévitables difficultés de chaque jour. Et ce soir la Vierge elle-même nous rappelle quel grand don Jésus nous a fait avec sa naissance, quel trésor précieux constitue pour nous son Incarnation. Dans son Noël, Jésus vient offrir sa Parole comme une lampe qui guide nos pas ; il vient s’offrir lui-même et nous devons savoir rendre raison de Lui, notre espérance certaine, dans notre existence quotidienne, conscients que « le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné » (Gaudium et spes, n. 22).

Chers frères et sœurs, […]

Même si apparaissent à l’horizon de nombreuses ombres sur notre avenir, nous ne devons pas avoir peur. Notre grande espérance de croyants est la vie éternelle dans la communion du Christ et de toute la famille de Dieu. Cette grande espérance nous donne la force d’affronter et de surmonter les difficultés de la vie dans ce monde. La présence maternelle de Marie nous assure ce soir que Dieu ne nous abandonne jamais, si nous nous confions à Lui et si nous suivons ses enseignements. Nous présentons donc à Marie, avec une affection et une confiance filiales, les attentes et les espérances, ainsi que les peurs et les difficultés qui habitent notre cœur, tandis que nous prenons congé de cette année et que nous nous apprêtons à accueillir la nouvelle année. Que la Vierge Marie nous offre l’enfant couché dans la crèche comme notre espérance certaine. Emplis de confiance, nous pourrons alors chanter en conclusion du >>> Te Deum : « In te, Domine, speravi : non confundar in aeternum – Tu es Seigneur mon espérance, jamais je ne serai déçu ! ». Oui Seigneur, en Toi nous plaçons notre espérance, aujourd’hui et à jamais ; Tu es notre espérance. Amen !

© Copyright 2008 – Libreria Editrice Vaticana

Pour approfondir lire l’homélie complète

>>> Vêpres et Te Deum

Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

dimanche 28 décembre 2014

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Que puis-je dire de ce mystère ? Je vois un ouvrier, une mangeoire, un enfant, des langes, l’enfantement d’une vierge privée de tout le nécessaire, toutes les marques de l’indigence, tout le fardeau de la pauvreté. Avez-vous jamais vu la richesse dans une telle pénurie ? Comment celui qui était riche s’est-il fait pauvre pour nous (2Co 8,9) au point que, privé de berceau et de couvertures, il est couché dans une dure mangeoire ? … Ô richesse immense, sous les apparences de la pauvreté ! Il dort dans une mangeoire et il ébranle l’univers. Lui qui est serré dans ses langes, il brise les chaînes du péché. Alors qu’il ne peut pas prononcer un mot, il a instruit les mages pour qu’ils rentrent par un autre chemin. Le mystère dépasse la parole !

Voici le bébé enveloppé de langes, couché dans une mangeoire ; il y a là aussi Marie, à la fois vierge et mère ; il y a encore Joseph qu’on appelle son père. Celui-ci a épousé Marie, mais le Saint Esprit a couvert Marie de son ombre. C’est pourquoi Joseph était angoissé, ne sachant comment appeler l’enfant… Dans cette anxiété, un message lui a été apporté par un ange : « Ne crains pas, Joseph, l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1,20)… Pourquoi le Sauveur est-il né d’une vierge ? Jadis Eve, qui était vierge, s’est laissé séduire et a enfanté la cause de notre mort ; Marie, ayant reçu de l’ange la Bonne Nouvelle, a enfanté le Verbe fait chair qui nous apporte la vie éternelle.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie pour Noël ; PG 56, 392 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 24)

 

 

 

Quatrième Dimanche de l’Avent

dimanche 21 décembre 2014

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La joie est une composante fondamentale du temps sacré qui commence. L’Avent est un temps de vigilance, de prière, de conversion, en plus d’une attente fervente et joyeuse. Le motif est clair : « Le Seigneur est proche » (Ph 4,5).

La première parole adressée à Marie dans le Nouveau Testament est une invitation joyeuse : « Exulte, réjouis-toi ! » (Lc 1,28 grec). Une telle salutation est liée à la venue du Sauveur. À Marie la première est annoncée une joie qui par la suite sera proclamée à tout le peuple (Lc 2,10) ; elle y participe d’une manière et dans une mesure extraordinaire. En elle la joie de l’ancien Israël se concentre et trouve sa plénitude ; en elle le bonheur des temps messianiques éclate irrévocablement. La joie de la Vierge Marie est en particulier celle du « petit reste » d’Israël (Is 10,20s), des pauvres qui attendent le salut de Dieu et qui font l’expérience de sa fidélité.

Pour participer à cette fête nous aussi il est nécessaire d’attendre avec humilité et d’accueillir le Sauveur avec confiance. « Tous les fidèles, qui par la liturgie vivent l’esprit de l’Avent, en considérant l’amour inexprimable avec lequel la Vierge Mère attendait le Fils, seront amenés à la prendre comme modèle et à se préparer pour aller à la rencontre du Seigneur qui vient, ‘ vigilants dans la prière et remplis d’allégresse ‘ » (Paul VI, Marialis cultus 4 ; Missel romain).

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Allocution 27/11/1983

 

 

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« Voici la servante du Seigneur. »

samedi 20 décembre 2014

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« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth. » Vous êtes surpris que Nazareth, cette petite cité, soit honorée du message d’un grand Roi, et de quel message ! Mais un grand trésor est caché dans cette bourgade : il est caché aux hommes, non à Dieu. Marie, n’est-elle pas le trésor de Dieu ? Partout où elle se trouve, le cœur de Dieu la suit. Ses yeux sont sur elle ; il ne quitte pas du regard son humble servante.

Si le Fils unique de Dieu le Père connaît le ciel, il connaît aussi Nazareth. Comment ne connaîtrait-il pas sa patrie et son héritage ? Il tient le ciel de son Père, Nazareth de sa mère, puisqu’il se dit à la fois le Fils de David et le Seigneur (Mt 22,42s)…

« Ne crains pas Marie : tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » Et quelle grâce ! Une grâce pleine, unique, singulière…: d’autant plus singulière qu’elle est pour tous les hommes… Grâce unique, puisque seule, ô Marie, tu as la plénitude ; grâce universelle, puisque tout ce que Dieu a créé a sa part de cette plénitude : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni » (Lc 1,42). Il n’est que pour toi le fruit de tes entrailles, mais par ta médiation il parvient aux âmes de tous… En toi seule ce Roi si riche s’est anéanti, ce grand souverain s’est humilié, ce Dieu infini s’est fait petit. Il s’est mis au-dessous des anges (He 2,7) ; vrai Dieu et Fils de Dieu, il s’est incarné. Mais à quelle fin ? Pour nous enrichir tous de sa pauvreté, nous élever par son abaissement, nous grandir en se faisant petit, nous unir à Dieu en se faisant homme, afin que nous commencions à n’être avec lui qu’un même esprit (2Co 8,9; 1Co 6,17).

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon pour l’Annonciation, §7-8 (trad. Œuvres spirituelles, Seuil 1953, p. 968-970 rev.)

 

 

 

Rosaire

vendredi 7 novembre 2014
rosaire

www.traditions-monastiques.com

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Lorsque nous étions enfants, nous aimions que notre mère nous raconte encore et encore la même histoire. Le Rosaire, c’est un peu cela. Chaque Je vous salue Marie est une demande adressée à Marie de nous raconter comment elle a vécu, comment sa vie a été transformée par le mystère de la vie de Jésus que nous méditons. Nous lui demandons de nous faire vivre ce passage de l’évangile que nous méditons pour que la grâce du Christ agisse en nous comme elle a agi, alors, en Marie. C’est ainsi que le Rosaire est une prière non pas à Marie mais en Marie…

(…)

La prière toute simple du Je vous salue Marie retrace notre voyage terrestre et c’est pour cela que le Rosaire est la prière par excellence du pèlerin : ne cite-il pas les trois moments clefs de notre vie : la conception, maintenant et l’heure de notre mort ?
13678129Je vous salue Marie… Les paroles de l’Ange promettent la fécondité à une Vierge et à une femme stérile, Elisabeth. La salutation de l’Ange nous dit que lorsque nous accueillons la Parole de Dieu dans notre vie, quelque chose de beau et de grand naît. La salutation de l’Ange est aussi pour nous. Dieu veut que notre vie porte un fruit et un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16), un fruit béni en somme !
Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant… Nous demandons, nous implorons la prière de Marie parce que nous sommes de « pauvres pécheurs ». Le présent est un moment où nous avons besoin de la compassion, de la miséricorde des autres et de Marie. Le présent est un moment où les autres ont besoin de notre miséricorde, de notre compassion. On dit que saint Dominique, la nuit, priait et pleurait en se tournant vers Dieu en disant : « Ma miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? Seigneur, pitié pour ton peuple ! » La prière du Rosaire nous fortifie, elle nous encourage car, comme le dit la prière du souvenez-vous : on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré vos suffrages et réclamé votre secours, ait été abandonné.
… et à l’heure de notre mort. Nous demandons que la miséricorde de Dieu, par l’intercession de Marie, ne se contente pas d’effacer ce que nous avons fait de mal. Nous demandons que la miséricorde de Dieu transfigure le sens de notre péché pour en faire une nouvelle naissance. Nous le demandons pour chacun de nos péchés qui est une petite mort spirituelle. Mais nous le demandons spécialement pour ce jour où nous nous en allons à la rencontre de notre Créateur. Nous le demandons pour dire avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : Je ne meurs pas, j’entre dans la vie !

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rosaire.org

 

 

L’âme de la Sainte Vierge

vendredi 31 octobre 2014
MariaPrayerA« Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »
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Tout ce qu’on a écrit sur la Vierge Mère de Dieu me prouve que sa sainteté est la plus cachée de toutes. Ce que les gens s’ingénient à dire d’elle nous en apprend généralement plus sur eux-mêmes que sur Notre-Dame. Car, puisque Dieu nous a révélé très peu de chose à son sujet, les hommes, qui ne savent rien de Marie ni de ce qu’elle a été, ne font que se révéler eux-mêmes en essayant d’ajouter quelque chose à ce que Dieu nous a dit…
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« Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse. »
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Et ce que nous savons de Marie ne rend que plus mystérieux le véritable caractère et la véritable qualité de sa sainteté. Nous croyons qu’à part la sainteté de Dieu, la sienne fut la plus parfaite. Mais la sainteté de Dieu est incompréhensible à notre esprit. Cependant, celle de la sainte Vierge est en quelque sorte plus cachée que la sainteté de Dieu : car Il nous a au moins dit de Lui-même quelque chose qui est objectivement valide quand on l’aborde avec nos facultés humaines. Mais, en ce qui concerne Notre-Dame, il ne nous a dit que peu de choses importantes – et, même alors, nous ne pouvons saisir leur signification. Car tout ce qu’Il nous a dit de l’âme de la Sainte Vierge se réduit à ceci : que cette âme est absolument pleine de la plus parfaite sainteté que puisse posséder une créature. Mais ce que cela signifie en détail, nous n’avons aucun moyen de le connaître. C’est pourquoi l’autre élément certain que nous savons d’elle c’est que sa sainteté est extrêmement cachée.
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Thomas Merton
(extrait de « Semences de contemplation », Editions du Seuil, 1952)

in spiritualité-chretienne.com

 

 

 

La dévotion mariale du Pape François

samedi 25 octobre 2014
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Vierge Marie

Marie tient une place importante dans la vie du pape François.  Son récent voyage en Terre Sainte l’a encore montré : la veille, il a fait un saut à Sainte Marie Majeure, pour le lui confier. Au retour, il y est allé à nouveau, pour la remercier.(…)
La dévotion de ce pape latino américain passe par l’attachement aux lieux et aux images (…). Elle rend le pape proche du peuple de Dieu.
Sa relation avec Marie est filiale. Pour François, Marie est La Mère. Il se comporte avec Elle comme un fils, qui agit avec affection, naturel et simplicité : il va lui rendre visite chez elle (c’est-à-dire dans ses sanctuaires), il lui apporte un petit bouquet (de roses en général), il le lui offre sans cérémonie. Selon Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’ Egidio, pour François, Marie est la mère « des moments difficiles ». Il lui confie les grands enjeux, comme la paix, pour laquelle il l’invoque sans relâche ; ou le monde, qu’il lui a consacré, en octobre 2013. Il montre par là combien il lui fait confiance.
Pourquoi cette relation filiale avec Marie ? Peut-être parce que François a eu une sainte maman – et une sainte grand-mère. Quand il dit (souvent) que les mères transmettent la foi, il sait de quoi il parle. François a fait plusieurs fois des confidences à ce sujet. La plus récente concerne son voyage en Terre Sainte : sur le billet qu’il a glissé dans le mur des lamentations, François avait écrit – de sa main – le Notre Père. Il a précisé qu’il l’a fait « dans la langue dans laquelle sa mère le lui avait appris ». De par son histoire personnelle, François a une belle image de la maternité. Aussi, il n’a pas peur de se positionner comme l’enfant de Marie. Il le fait naturellement.
François est fils de Marie comme il est fils de l’Eglise.  Il aime à dire qu’elles sont mères toutes les deux et inséparables. A plusieurs reprises, il a utilisé cette formule pour le signifier : « Tout ce qui peut se dire de l’Eglise peut se dire de Marie et inversement ». Pour lui, il est indispensable d’aimer Marie comme sa mère pour aimer l’Eglise. Et inversement !
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aleteia.org 04/06/2014      http://escapamargue.blogspot.fr

Dévotion mariale

vendredi 24 octobre 2014
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Gardons-nous de croire que c’est avec Elle que nous travaillons, si nous nous bornons à lui élever des autels ou à faire chanter des cantiques en son honneur. Ce qu’Elle veut de nous, c’est une dévotion qui permette d’affirmer avec sincérité que nous vivons habituellement unis à Elle, que nous recourons à son conseil, que nos affections passent par son Cœur et que nos demandes se font souvent par Elle.
Mais ce que Marie attend surtout de notre dévotion, c’est l’imitation de toutes les vertus que nous admirons en Elle et l’abandon sans réserves entre ses mains pour qu’Elle nous revête de son divin Fils.
À cette condition du Recours habituel à Marie, nous imiterons ce général d’armée du Peuple de Dieu, qui, avant de marcher à l’ennemi, disait : « Si vous venez avec moi, j’irai ; sinon, je n’irai pas », et nous ferons vraiment toutes nos œuvres avec Elle. Non seulement Elle sera mêlée aux décisions principales, mais encore à tous les imprévus et même aux détails d’exécution.
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Dom J.B. Chautard
Extrait de L’âme de tout apostolat, éditions P. Téqui
mariedenazareth.com

« Heureuse celle qui a cru. » (Lc 1,45)

samedi 11 octobre 2014

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Vierge et Mère Marie,
toi qui, mue par l’Esprit,
as accueilli le Verbe de la vie
dans la profondeur de ta foi humble,
totalement abandonnée à l’Éternel,
aide-nous à dire notre « oui »
dans l’urgence, plus que jamais pressante,
de faire retentir la Bonne Nouvelle de Jésus.

Toi, remplie de la présence du Christ,
tu as porté la joie à Jean Baptiste,
le faisant exulter dans le sein de sa mère (Lc 1,41).
Toi, tressaillant de joie,
tu as chanté les merveilles du Seigneur (Lc 1,46s).
Toi, qui es restée ferme près de la croix
avec une foi inébranlable (Jn 19,25)
et as reçu la joyeuse consolation de la résurrection,
tu as réuni les disciples dans l’attente de l’Esprit
afin que naisse l’Église évangélisatrice (Ac 1,14).

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Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités
pour porter à tous l’Évangile de la vie
qui triomphe de la mort.
Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies
pour que parvienne à tous
le don de la beauté qui ne se ternit pas.

Toi, Vierge de l’écoute et de la contemplation (Lc 2,19),
mère du bel amour (Si 24,24 Vulg),
épouse des noces éternelles (Ap 19,7),
intercède pour l’Église, dont tu es l’icône très pure,
afin qu’elle ne s’enferme jamais et jamais ne s’arrête
dans sa passion pour instaurer le Royaume.

Étoile de la nouvelle évangélisation,
aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
du service, de la foi ardente et généreuse,
de la justice et de l’amour pour les pauvres,
pour que la joie de l’Évangile
parvienne jusqu’aux confins de la terre
et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

Mère de l’Évangile vivant,
source de joie pour les petits,
prie pour nous.
Amen. Alléluia !

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Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » § 288 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)