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Archive pour la catégorie ‘Prières et Chants’

« C’est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous. »

mardi 7 mai 2013

Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines la ténèbre de mon cœur ?…
Es-tu le Maître d’œuvre,
le bâtisseur de la cathédrale éternelle
qui depuis la terre s’élève jusqu’au Ciel ?
Tu donnes vie à ses colonnes, qui se dressent,
hautes et droites, solides et immuables (Ap 3,12).
Marquées du signe du Nom divin et éternel,
elles s’élancent vers la lumière et portent la coupole
qui achève et couronne la sainte cathédrale,
ton œuvre qui embrasse l’univers entier :
Saint Esprit, Main de Dieu créatrice !…

Es-tu le doux cantique de l’amour
et du respect sacré qui retentit sans fin
autour du trône de la Trinité sainte (Ap 4,8),
symphonie où résonne
la note pure donnée par chaque créature ?
Le son harmonieux,
l’accord unanime des membres et de la Tête (Col 2,19),
dans lequel chacun au comble de la joie
découvre le sens mystérieux de son être
et le laisse jaillir en cri de jubilation,
rendu libre
en participant à ton propre jaillissement :
Saint Esprit, jubilation éternelle !

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
Poésie Pentecôte 1937 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 125)

 

 

Fête des rogations

lundi 6 mai 2013

1° Qu’est ce que les Rogations ?
Rogations, du latin  » rogatio « , veut dire une prière de demande.  » Les Rogations  » sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l’année fixée au printemps, les trois jours avant l’Ascension.
Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d’une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd’hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc…

2° Histoire des Rogations
Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les  » Saints de Glace « , avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe les 11, 12 et 13 mai ; c’est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation).  À l’époque il y avait des calamités de tout ordre, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.
Les rogations en tout cas avaient été étendues à toute la Gaule Romaine : par Sidoine Apollinaire à Clermont, et Césaire d’Arles les trouve déjà établies dans son diocèse. Les Conciles d’Orléans en 511, de Tours et de Lyon en 567 ordonnent de les célébrer, et unifient leur date aux trois jours précédant l’Ascension. Le pape Grégoire Ier les institue à Rome.
Lors de la réforme liturgique, en 1969, le nouveau  » Calendarium romanum  » a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu’elles ne pouvaient être célébrées à la même date sur toute la terre. En effet les Rogations, avec le temps, avaient accentué leur côté rural, avec des processions et aspersions d’eau bénite dans les champs, et étaient attachées au printemps de l’hémisphère boréal.  Le Calendrier Romain de 1969 observait aussi qu’elles n’avaient pas le même sens et la même importance à la ville et à la campagne. Enfin il donnait tâche aux Conférences épiscopales pour en fixer  » la discipline « . À ce jour, la Conférence épiscopale française n’a rien fixé.
Même si elles n’ont pas de caractère obligatoire, on peut donc toujours célébrer des Rogations à l’époque du printemps, les trois jours qui précèdent l’Ascension, avec des litanies après une messe ou au cours d’une procession ; une bénédiction avec de l’eau bénite peut être faite. On pourrait d’ailleurs faire de telles prières à d’autres époques selon les circonstances. On trouve dans le  » Livre des Bénédictions  » une bénédiction sur la terre qui peut être faite justement pendant les Rogations.

(Source : www.1000questions.net )

 

 

 

St Joseph, travailleur (Ier s.)

mercredi 1 mai 2013

La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c’est le rôle de l’Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l’Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

La présence de Jésus dans l’atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour le mépris de l’homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n’attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C’est pourquoi l’Église, s’inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d’un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C’est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l’enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l’humilité de la croix.

« N’est-il pas le fils du charpentier ? » disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l’époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l’ouvrier selon le cœur de Dieu.

Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l’humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l’Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l’homme.

Rappelons-nous aussi que c’est l’effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l’homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l’accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d’espérance et de charité afin d’obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l’exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l’expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d’employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d’intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen
Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, o.f.m., édition 1902 (« Rév. x gpm »).

 

 

 

 

Psaume 67(66),2-3.5.6.8.

mercredi 24 avril 2013

ue Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble !
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

 

 

 

« Aussitôt, la barque atteignit le rivage à l’endroit où ils se rendaient. »

samedi 13 avril 2013

Quand se déchaînent les tempêtes,
tu es, Seigneur, notre force.
Nous te louerons, toi le Dieu fort
qui es notre constant secours.
Nous restons fermes près de toi,
mettant en toi notre confiance,
même si la terre est secouée
et si la mer devient houleuse.

Que les flots enflent et déferlent,
que vacillent les montagnes,
la joie nous illuminera,
la cité de Dieu te rend grâce.
En elle tu as ta demeure,
tu préserves sa sainte paix.
Et un fleuve puissant protège
la sublime demeure de Dieu.

Les peuples en folie se déchaînent,
le pouvoir des États s’effondre.
Voici qu’il élève la voix,
la terre gronde, secouée.
Mais le Seigneur est avec nous,
le Seigneur, le Dieu Sabaoth.
Tu es pour nous lumière et salut,
nous ne saurions avoir peur.

Venez tous, venez contempler
les prodiges de sa puissance :
toutes les guerres se meurent,
la corde de l’arc se détend.
Jetez dans le brasier de feu
bouclier et arme de guerre.
Le Seigneur, le Dieu Sabaoth
nous secourt en toute détresse.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
Poésie « Psalm 45 », 28/04/1936 ; paraphrase du psaume 45/46 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p.41)

 

 

dimanche 17 mars 2013

mardi 5 mars 2013

« Demandez…, cherchez…, frappez… »

jeudi 21 février 2013

Quand la prière s’adresse à un homme, elle doit d’abord exprimer le désir et le besoin de celui qui prie. Elle a aussi pour but de fléchir le cœur de celui que l’on prie, jusqu’à le faire céder. Or, ces deux choses n’ont plus leur raison d’être quand la prière s’adresse à Dieu. En priant nous n’avons pas à nous inquiéter de manifester nos désirs ou nos besoins à Dieu : il connaît tout (Mt 6,8)… Si la prière est nécessaire à l’homme pour obtenir les bienfaits de Dieu, c’est qu’elle exerce une influence sur celui qui prie, afin qu’il considère ses propres pauvretés et incline son âme à désirer avec ferveur et dans un esprit filial ce qu’il espère obtenir par la prière. Il se rend par là même capable de le recevoir…

Prier Dieu nous rend aussitôt familiers de Dieu, puisque notre âme s’élève vers lui, s’entretient affectueusement avec lui, et l’adore en esprit et en vérité (Jn 4,23). Et ainsi, en cette amitié familière avec Dieu que produit la prière, s’ouvre la voie pour une prière plus confiante encore. C’est pourquoi il est dit dans un psaume : « J’ai crié, » c’est-à-dire j’ai prié avec confiance, « parce que tu m’as exaucé, mon Dieu » (16,6). Reçu dans l’intimité de Dieu par une première prière, le psalmiste prie ensuite avec une plus grande confiance. Et c’est pourquoi, dans la prière adressée à Dieu, l’assiduité ou l’insistance dans la demande n’est pas importune. Au contraire, c’est agréable à Dieu, car « il faut toujours prier, dit l’Évangile, sans jamais se décourager » (Lc 18,1). Et ailleurs le Seigneur nous invite à demander : « Demandez et vous recevrez, dit-il, frappez et l’on vous ouvrira ».

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
Compendium théologique, 2, 1 (trad. composite)

 

 

« Seigneur, apprends-nous à prier. » (Lc 11,1)

mardi 19 février 2013

« Notre Père » très saint,
notre Créateur, notre Rédempteur, notre Sauveur et notre Consolateur.
« Qui es aux cieux »,
dans les anges et dans les saints, les illuminant pour qu’ils te connaissent, car tu es, Seigneur, la lumière ;
les enflammant pour qu’ils t’aiment, car tu es, Seigneur, l’amour ;
habitant en eux et les emplissant de ta divinité pour qu’ils aient le bonheur, car tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel,
de qui vient tout bien, sans qui n’est aucun bien.

« Que ton nom soit sanctifié » :
Que devienne toujours plus lumineuse en nous
la connaissance que nous avons de toi,
afin que nous puissions mesurer la largeur de tes bienfaits,
la longueur de tes promesses, la hauteur de ta majesté,
la profondeur de tes jugements (Ep 3,18).

« Que ton règne vienne » :
Règne en nous dès maintenant par la grâce ;
introduis-nous un jour en ton Royaume
où enfin nous te verrons sans ombre,
où deviendra parfait notre amour pour toi,
bienheureuse notre union avec toi, éternelle notre jouissance de toi.

« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » :
Que nous t’aimions
de tout notre cœur en pensant toujours à toi,
de toute notre âme en te désirant toujours,
de tout notre esprit en dirigeant vers toi tous nos élans et ne poursuivant toujours que ta seule gloire,
de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies
et tous les sens de notre âme et de notre corps au service de ton amour et de rien d’autre (Mc 12,30).
Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes (Mt 22,39)
en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir,
en partageant leur bonheur comme s’il était le nôtre,
en les aidant à supporter leurs malheurs,
en ne leur faisant nulle offense.

Saint François d’Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Notre Père paraphrasé (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 142)

 

 

dimanche 17 février 2013