Étiquette : St Ephrem

  • « Beaucoup de gens… avaient appris tout ce qu’il faisait, et ils vinrent à lui. »

    Ô miséricordes, envoyées et répandues sur tous les hommes ! C’est en toi qu’elles demeurent, Seigneur, toi qui, dans ta pitié pour tous les hommes, es allé à leur rencontre. Par ta mort tu leur as ouvert les trésors de tes miséricordes… Ton être profond est en effet caché à la vue de l’homme, mais esquissé dans ses moindres mouvements. Tes œuvres nous fournissent l’esquisse de leur Auteur, et les créatures nous désignent leur Créateur (Sg 13,1 ; Rm 1,20), pour que nous puissions toucher celui qui se dérobe à la recherche intellectuelle mais qui se fait voir dans ses dons. Il est difficile d’arriver à lui être présent face à face, mais il est facile de s’approcher de lui.

    Nos actions de grâces sont insuffisantes, mais nous t’adorons en toutes choses pour ton amour envers tous les hommes. Tu nous distingues chacun par le fond de notre être invisible, nous qui sommes tous reliés fondamentalement par l’unique nature d’Adam… Nous t’adorons, toi qui as mis chacun de nous dans ce monde, qui nous as confié tout ce qui s’y trouve, et qui nous en retireras à l’heure que nous ne connaissons pas. Nous t’adorons, toi qui as mis la parole dans nos bouches pour que nous puissions te présenter nos demandes. Adam t’acclame, lui qui repose dans la paix, et nous, sa postérité, avec lui, car tous nous sommes bénéficiaires de ta grâce. Les vents te louent…, la terre te loue…, les mers te louent…, les arbres te louent…, les plantes et les fleurs te bénissent aussi… Que toutes choses se rassemblent et unissent leur voix pour te louer, rivalisant d’action de grâce pour toutes tes bontés et unies dans la paix pour te bénir ; que toutes choses élèvent ensemble pour toi une œuvre de louange.

    Il nous revient de tendre vers toi de toute notre volonté, et il te revient de verser sur nous un peu de ta plénitude, pour que ta vérité nous convertisse et qu’ainsi disparaisse notre faiblesse qui, sans ta grâce, ne peut parvenir à toi, toi le Maître des dons.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

  • « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »

     Ils sont venus à lui pêcheurs de poissons et ils sont devenus pêcheurs d’hommes, comme il est dit : « Voici que maintenant j’envoie des preneurs d’hommes, et ils les prendront sur toutes les montagnes et sur tous les lieux élevés » (Jr 16,16). S’il avait envoyé des sages, on aurait dit qu’ils avaient persuadé le peuple et l’avaient ainsi gagné, ou qu’ils l’avaient trompé et ainsi saisi. S’il avait envoyé des riches, on aurait dit qu’ils avaient berné le peuple en le nourrissant, ou qu’ils l’avaient corrompu avec de l’argent et ainsi dominé. S’il avait envoyé des hommes forts, on aurait dit qu’ils les avaient séduits par la force ou contraints par la violence.

    Mais les apôtres n’avaient rien de tout cela. Le Seigneur l’a montré à tous par l’exemple de Simon Pierre. Il manquait de courage, car il a pris peur à la voix d’une servante ; il était pauvre, car il n’a même pas pu payer sa part de l’impôt (Mt 17,24s). « Je n’ai pas d’or, dit-il, et je n’ai pas d’argent » (Ac 3,6). Et il était sans culture puisque, lorsqu’il a renié le Seigneur, il n’a pas su s’en tirer par la ruse.

    Ils sont partis donc, ces pêcheurs de poissons, et ils ont remporté la victoire sur les forts, les riches et les sages. Grand miracle ! Faibles comme ils l’étaient, ils attiraient sans violence les forts à leur doctrine ; pauvres, ils enseignaient les riches ; ignorants, ils faisaient des sages et des prudents leurs disciples. La sagesse du monde a fait place à cette sagesse qui est elle-même la sagesse des sagesses.   

    Saint Éphrem (v. 306-373) 

  • « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu paraître une grande lumière. »

    Jésus, notre Seigneur, le Christ,

    nous est apparu du sein de son Père.

    Il est venu et nous a tirés des ténèbres

    et nous a illuminés de sa joyeuse lumière.

    Le jour s’est levé pour les hommes ;

    la puissance des ténèbres est chassée.

    De sa lumière s’est levée pour nous une lumière

    qui a éclairé nos yeux obscurcis.

    Il a fait lever sa gloire sur le monde

    et a éclairé les plus profonds abîmes.

    La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin,

    les portes de l’enfer sont en pièces.

    Il a illuminé toutes les créatures,

    ténèbres depuis les temps anciens.

    Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ;

    ensuite il viendra dans la gloire

    et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu.

    Notre Roi vient dans sa grande gloire :

    allumons nos lampes, sortons à sa rencontre (Mt 25,6);

    réjouissons-nous en lui comme il s’est réjoui en nous

    et nous réjouit par sa glorieuse lumière.

    Mes frères, levez-vous, préparez-vous

    pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur

    qui viendra dans sa gloire et nous réjouira

    de sa joyeuse lumière dans le Royaume.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

  • « N’ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? »

    Ces hommes étaient prêts à travailler mais « personne ne les avait embauchés » ; ils étaient laborieux, mais oisifs par manque de travail et de patron. Ensuite, une voix les a embauchés, une parole les a mis en route et, dans leur zèle, ils n’ont pas convenu d’avance du prix de leur travail comme les premiers. Le maître a évalué leurs travaux avec sagesse et les a payés autant que les autres. Notre Seigneur a prononcé cette parabole pour que personne ne dise : « Puisque je n’ai pas été appelé pendant ma jeunesse, je ne peux pas être reçu. » Il a montré que, quel que soit le moment de sa conversion, tout homme est accueilli… « Il sortit le matin, à la troisième, à la sixième, à la neuvième et à la onzième heure » : on peut comprendre cela du début de sa prédication, puis du cours de sa vie jusqu’à la croix, parce que c’est « à la onzième heure » que le larron est entré dans le Paradis (Lc 23,43). Pour qu’on n’incrimine pas le larron, notre Seigneur affirme sa bonne volonté ; si on l’avait embauché, il aurait travaillé, mais « personne ne nous a embauchés. »

    Ce que nous donnons à Dieu est bien indigne de lui, et ce qu’il nous donne bien au-delà de ce que nous méritons. On nous embauche pour un travail proportionné à nos forces, mais on nous propose un salaire tout à fait disproportionné… Il agit de la même façon envers les premiers et les derniers ; « ils reçurent chacun une pièce d’argent » portant l’image du Roi. Tout cela signifie le pain de la vie (Jn 6,35), qui est le même pour tous ; le remède qui donne la vie est le même pour tous ceux qui le prennent.

    Dans le travail de la vigne, on ne peut pas reprocher au maître sa bonté, et on ne trouve rien à redire de sa droiture. Dans sa droiture, il a donné comme il avait convenu, et dans sa bonté, il s’est montré miséricordieux comme il l’a voulu. C’est pour enseigner cela que notre Seigneur a prononcé cette parabole, et il a résumé tout cela par ces mots : « N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux dans ma maison ? »

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. »

    Pourquoi, comme premier signe, notre Seigneur a-t-il changé l’eau en vin ? C’est pour montrer que Dieu, qui transforme la nature dans des outres, opère aussi sa transformation dans le sein de la Vierge. De la même manière, pour couronner ses miracles, Jésus a ouvert un tombeau afin de manifester son indépendance vis-à-vis de la mort avide de tout engloutir.

    Pour authentifier et pour confirmer le double bouleversement de la nature qu’apportent sa naissance et sa résurrection, Jésus change l’eau en vin, sans modifier en rien les cuves de pierre. C’était là le symbole de son propre corps, miraculeusement conçu et merveilleusement créé dans une vierge, sans l’œuvre d’un homme… Contrairement à leur usage, les cuves…ont mis au monde un vin nouveau, sans jamais renouveler ensuite cette merveille. C’est ainsi que la Vierge a conçu et a mis au monde l’Emmanuel (Is 7,14), pour ne plus concevoir ensuite. Le miracle des cuves de pierre, c’est que la petitesse devient grandeur, la parcimonie se change en surabondance, l’eau de source en vin doux… En Marie, au contraire, la grandeur et la gloire de la divinité changent d’aspect pour prendre une apparence de faiblesse et d’ignominie.

    Ces cuves servaient aux purifications des juifs ; notre Seigneur y verse sa doctrine : il manifeste qu’il est venu selon la Loi et les prophètes, mais en vue de tout changer par son enseignement, comme l’eau devenue vin… « La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus » (Jn 1,17). L’époux qui habitait Cana a invité l’Époux venu du ciel ; et le Seigneur, prêt pour ces noces, a répondu à son invitation. Ceux qui étaient assis à table ont invité celui qui installe les mondes dans son Royaume, et il leur a envoyé un cadeau de noces qui puisse les réjouir… Ils n’avaient pas assez de vin, même ordinaire ; il leur a versé un peu de sa richesse : en retour de leur invitation, lui-même les a invités à ses noces.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • La croix, un pont jeté au-dessus de l’abîme de la mort

    Notre Seigneur a été piétiné par la mort, mais, en retour, il a frayé un chemin qui écrase la mort. Il s’est soumis à la mort et il l’a subie volontairement pour la détruire malgré elle. Car, sur l’ordre de la mort, notre Seigneur « est sorti en portant sa croix » (Jn 19,17). Mais il a crié sur la croix et il a tiré les morts des enfers, quoique la mort s’y refusât. (…)

    Il est le glorieux « fils du charpentier » (Mt 13,55) qui, sur le char de sa croix, est venu au-dessus de la gueule vorace du séjour des morts et a transféré le genre humain dans la demeure de la vie (Col 1,13). Et parce que, à cause de l’arbre du paradis, le genre humain était tombé dans le séjour des morts, c’est par l’arbre de la croix qu’il est passé dans la demeure de la vie. Sur ce bois-là avait été greffée l’amertume ; mais sur celui-ci la douceur a été greffée, pour que nous reconnaissions en lui le chef auquel ne résiste rien de ce qui a été créé.

    Gloire à toi ! Tu as jeté ta croix comme un pont au-dessus de la mort, pour que les hommes y passent du pays de la mort à celui de la vie. (…) Gloire à toi ! Tu as revêtu le corps de l’Adam mortel et tu en as fait la source de la vie pour tous les mortels. Oui, tu vis ! Car tes bourreaux se sont comportés envers ta vie comme des semeurs : ils ont semé ta vie dans les profondeurs de la terre comme on sème le blé, pour qu’il lève lui-même et fasse lever avec lui beaucoup de grains (Jn 12,24).

    Venez, faisons de notre amour comme un encensoir immense et universel ; prodiguons des cantiques et des prières à celui qui a fait de sa croix un encensoir à la Divinité et nous a tous comblés de richesses par son sang.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

    Le Seigneur nous a dit : « Cette heure-là, personne ne la connaît, ni les anges, ni le Fils », pour empêcher toute question sur le moment de son avènement : « ce n’est pas votre affaire de connaître les jours et les temps » (Mt 24,36; Ac 1,7). Il nous a caché cela pour que nous veillions, et que chacun d’entre nous puisse penser que cet avènement se produira pendant sa vie. (…)

    Veillez, car lorsque le corps sommeille, c’est la nature qui nous domine, et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par la force de la nature. Et lorsque règne sur l’âme une lourde torpeur de faiblesse et de tristesse, c’est l’ennemi qui la domine et la mène contre son propre gré. (…) C’est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de l’âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd sommeil ni l’âme dans l’engourdissement. Comme le dit l’Écriture : « Réveillez-vous dans la droiture » (1Co 15,34) et « Je m’éveille et je suis avec toi » (Ps 138,18) et « Ne faiblissez pas » (cf Ep 3,13). (…)

    « Cinq d’entre elles, dit le Seigneur, étaient insensées et cinq étaient sages. » Ce n’est pas leur virginité qu’il a qualifiée de sagesse, puisqu’elles étaient toutes vierges, mais bien leurs bonnes œuvres. Si ta chasteté égale la sainteté des anges, remarque que la sainteté des anges est pure de l’envie et de tout autre mal. Si donc tu ne seras pas réprimandé pour l’impureté, veille à ne pas l’être non plus pour l’emportement et la colère. (…) « Que vos ceintures soient serrées autour de vos reins », pour que la chasteté nous allège. « Et vos lampes allumées » (Lc 12,35), parce que le monde est comme la nuit : il a besoin de la lumière des justes. « Que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5,16).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • Le signe de Jonas

    Après tous les signes que notre Seigneur avait donnés, ces aveugles qui ne voyaient rien lui disaient : « Nous voulons voir un signe venant de toi ». Notre Seigneur laissa de côté les rois et les prophètes, ses témoins, et il en appela aux Ninivites (…). Jonas avait annoncé la destruction aux Ninivites ; il leur avait inspiré la crainte et il avait semé chez eux la stupeur ; et eux lui présentèrent la gerbe de la contrition d’âme et des fruits de pénitence. Les nations ont donc été élues, et les incirconcis se sont approchés de Dieu. Les païens ont reçu la vie, et les pécheurs ont été convertis (…).

    « Ils réclamaient de lui un signe venant du ciel » (Lc 11,16), par exemple du tonnerre, comme pour Samuel (cf 1Sm 7,10). (…) Ils avaient entendu une prédication venue d’en haut, et ils n’avaient pas cru ; aussi la prédication monta-t-elle des profondeurs. (…) « Le Fils de l’homme sera dans le cœur de la terre, comme Jonas fut dans le ventre du monstre marin. » (…) Et Jonas monta de la mer et prêcha aux Ninivites qui firent pénitence et furent sauvés. De même notre Seigneur, après avoir ressuscité son corps du séjour des morts, envoya ses apôtres parmi les nations ; elles furent parfaitement converties et reçurent la plénitude de la vie.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. »

    « À la maison dans laquelle vous entrerez, dites d’abord : Je te salue ; paix à toi » (Lc 10,5) pour que le Seigneur lui-même y entre et y séjourne, comme auprès de Marie. (…) Cette salutation est le mystère de la foi qui rayonne dans le monde ; par elle, la haine est étouffée, la guerre arrêtée et les hommes se reconnaissent mutuellement. L’effet de cette salutation était caché par un voile, malgré la préfiguration du mystère de la résurrection (…) qui survient chaque fois que la lumière se lève et que l’aurore chasse la nuit. À partir de ce moment où le Christ a envoyé ses disciples pour la première fois, les hommes ont commencé à donner et à recevoir cette salutation, source de guérison et de bénédiction. (…)

    Cette salutation, avec sa puissance cachée (…), suffit amplement pour tous les hommes. C’est pourquoi Notre Seigneur l’a envoyée avec ses disciples en avant-coureur, pour qu’elle réalise la paix et que, portée par la voix des apôtres, ses envoyés, elle prépare le chemin devant eux. Elle était semée dans toutes les maisons (…) ; elle entrait dans tous ceux qui l’entendaient, pour séparer et mettre à part ses enfants qu’elle reconnaissait. Elle restait en eux, mais dénonçait ceux qui lui étaient étrangers, car ils ne l’accueillaient pas.

    Cette salutation de paix ne tarissait pas, jaillissant des apôtres dans leurs frères, dévoilant les trésors inépuisables du Seigneur. (…) Présente en ceux qui la donnaient et en ceux qui l’accueillaient, cette annonce de la paix n’en subissait ni diminution ni division. Du Père, elle annonçait qu’il est près de tous et en tous ; de la mission du Fils, elle révélait qu’il est tout entier auprès de tous, même si sa fin est auprès de son Père. Elle ne cessa pas de proclamer que les images sont désormais accomplies et que la vérité chasse enfin les ombres.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

    C’est toi, Jean, que nous reconnaissons comme un nouveau Moïse, car tu as vu Dieu, non plus en symbole, mais en toute clarté. C’est toi que nous regardons comme un nouveau Josué : tu n’as pas passé le Jourdain d’une rive à l’autre, mais, avec l’eau du Jourdain, tu as fait passer les hommes d’un monde à l’autre… C’est toi le nouveau Samuel qui n’as pas donné l’onction à David, mais qui as baptisé le Fils de David. C’est toi le nouveau David, qui n’as pas été persécuté par le mauvais roi Saül, mais qui as été tué par Hérode. C’est toi le nouvel Élie, nourri au désert non de pain par un corbeau, mais de sauterelles et de miel par Dieu. C’est toi le nouvel Isaïe, qui n’as pas dit : « Voici qu’une vierge va concevoir et enfanter » (7,14), mais qui as proclamé devant tous : « Voici qu’elle a enfanté l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde » (Jn 1,29)…

    Bienheureux es-tu, Jean, élu de Dieu, toi qui as posé la main sur ton Maître, toi qui as saisi dans tes mains la flamme dont l’éclat fait trembler les anges ! Étoile du matin (cf Nb 24,17), tu as montré au monde le matin véritable ; aube joyeuse (cf Ps 29,6), tu as manifesté le jour de gloire ; lampe étincelante (Jn 5,35), tu as désigné la Lumière sans pareille. Messager de la grande réconciliation du Père (Is 9,5 LXX), l’archange Gabriel a été envoyé devant toi pour t’annoncer à Zacharie, comme un fruit bien au-delà de son attente… Le plus grand parmi les fils des hommes (Mt 11,11), tu viens au-devant de l’Emmanuel, de celui qui dépasse toute créature ; premier-né d’Elisabeth, tu précèdes le Premier-Né de toute la création (Col 1,15).

    Liturgie syriaque