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Archive pour le mot-clef ‘veillez’

Les deux avènements du Christ

dimanche 29 novembre 2020

Lors de son premier avènement, Dieu est venu sans aucun éclat, inconnu du plus grand nombre, prolongeant de longues années le mystère de sa vie cachée. Lorsqu’il descendit de la montagne de la Transfiguration, Jésus demanda à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. Il venait alors, tel un berger, chercher sa brebis égarée, et pour s’emparer de l’animal indocile, il lui fallait demeurer caché. Comme un médecin qui se garde bien d’effrayer son malade dès le premier abord, de même le Sauveur évite de se faire connaître dès le commencement de sa mission : il ne le fait qu’insensiblement et peu à peu.

Le prophète avait prédit cet avènement sans éclat en ces termes : « Il descendra comme la pluie sur une toison, et comme l’eau qui coule goutte à goutte sur la terre » (Ps 71,6 LXX). Il n’a pas déchiré le firmament pour venir sur les nuées, mais il est venu en silence dans le sein d’une Vierge, porté neuf mois par elle. Il est né dans une crèche, comme le fils d’un humble artisan… Il va de-ci, de-là, comme un homme ordinaire ; son vêtement est simple, sa table plus frugale encore. Il marche sans relâche au point d’en être fatigué.

Mais tel ne sera pas son second avènement. Il viendra avec tant d’éclat qu’il n’y aura pas besoin d’annoncer sa venue : « Comme l’éclair qui part de l’Occident apparaît en Orient, ainsi sera la venue du Fils de l’homme » (Mt 24,27). Ce sera le temps du jugement et de la sentence prononcée. Alors le Seigneur ne paraîtra pas comme un médecin, mais comme un juge. Le prophète Daniel a vu son trône, le fleuve qui roule ses eaux au pied du tribunal et cet appareil tout de feu, le char et les roues (7,9-10). (…) David, le roi-prophète, ne parle que de splendeur, que d’éclat, que de feu rayonnant de tous côtés : « Un feu marchera devant lui, et autour de lui mugira une violente bourrasque » (Ps 49,3). Toutes ces comparaisons ont pour objet de nous faire saisir la souveraineté de Dieu, la lumière éclatante qui l’environne et sa nature inaccessible.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

 

«Restez éveillés et priez en tout temps.» (Lc 21,36)

samedi 28 novembre 2020

Vous me direz peut-être, mes chères filles, que vous êtes si peu recueillies, même quand vous priez Dieu, que vous ne pouvez être un quart d’heure sans distractions. Ne vous en étonnez pas. Les plus grands serviteurs de Dieu sont quelquefois en ces mêmes peines. Je parlais un de ces jours à un bon prêtre, converti depuis quelques années, qui emploie un grand temps à prier Dieu. Il me disait qu’il n’avait souvent ni goût ni satisfaction, hormis celle de dire : « Mon Dieu, je suis ici en votre présence pour y faire votre très sainte volonté. C’est assez que vous m’y voyiez. » Faites de même. (…)

Il est un moyen très facile : prenez comme sujet de vos oraisons la passion de Notre Seigneur. Il n’en est pas une de vous qui ne sache tout ce qui s’y est passé, soit pour l’avoir entendu prêcher, soit pour avoir médité là-dessus. Ô mes filles, l’excellent moyen de faire oraison que la passion de Notre Seigneur ! C’est une fontaine de jouvence où vous trouverez tous les jours quelque chose de nouveau. Saint François n’avait jamais d’autre sujet d’oraison que la passion de Notre Seigneur, et il recommande à tous ses chers enfants spirituels de s’en servir continuellement. Et où pensez-vous, mes filles, que ce grand saint Bonaventure ait puisé toute sa science ? Au livre sacré de la Croix. Vous ferez bien de vous y habituer. Je vous le conseille.

Saint Vincent de Paul (1581-1660)

 

 

« Éveille-toi, toi qui dors ! » (Ep 5,14)

vendredi 13 novembre 2020

Levons-nous donc enfin ; l’Écriture ne cesse de nous éveiller en disant : « L’heure est venue de nous lever du sommeil » (Rm 13,11). Ouvrons les yeux à la lumière divine. Écoutons d’une oreille attentive la voix puissante de Dieu qui chaque jour nous presse en disant : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur » (Ps 94,7-8). Et encore : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il écoute ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2,7). Et que dit-il ? « Venez, fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur » (Ps 33,12). « Courez tant que vous avez la lumière de la vie, pour que les ténèbres de la mort ne vous enveloppent pas » (Jn 12,35).

Cherchant son ouvrier dans la foule du peuple à qui il lance cet appel, le Seigneur dit encore : « Quel est l’homme qui aime la vie et désire voir des jours heureux ? » (Ps 33,13) Entendant cela, si tu réponds : « Moi », Dieu te dit : « Veux-tu avoir la vraie vie, l’éternelle ? Alors ‘garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles trompeuses ; détourne-toi du mal et fais le bien, cherche la paix et poursuis-la’ (Ps 33,14-15). Quand vous aurez fait cela, je poserai les yeux sur vous et prêterai l’oreille à vos prières et ‘avant même que vous ne m’appeliez, je vous dirai : Me voici’ » (Is 58,9).

Quoi de plus doux, frères bien-aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que, dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin de la vie. Ceints de la foi et de la pratique des bonnes actions, et guidés par l’Évangile, allons donc par les voies qu’il nous trace pour être admis à voir celui qui nous a appelés dans son royaume. Si nous voulons habiter dans la demeure de son royaume, hâtons-nous par de bonnes actions, sinon nous n’y parviendrons jamais.

Saint Benoît (480-547)

 

 

« Je l’ai saisi, je ne le lâcherai point. » (Ct 3, 4)

dimanche 8 novembre 2020

Toi qui es l’une de ces vierges qui font resplendir d’une lumière spirituelle la grâce même de leur corps, toi que l’on compare très justement à l’Église, toi qui veilles en ta chambre durant la nuit : pense toujours au Christ et espère à tout moment sa venue… Le Christ entre, porte close, et ne peut manquer de venir, puisqu’il a promis sa venue. Embrasse donc celui que tu as cherché ; approche-toi de lui et tu seras illuminée. Retiens-le. Demande-lui de ne pas repartir aussitôt. Prie-le de ne pas s’éloigner. « Rapide court la Parole de Dieu » (Ps 147,15) ; elle ne se laisse pas saisir par ceux qui somnolent ni retenir par les négligents. Que ton âme vienne à sa rencontre. Suis les traces de cette Parole venue du ciel, car elle passe rapidement. (…)

Et comment le Christ est-il saisi ? Non pas par les mailles d’un filet mais par les liens de l’amour. Seules peuvent l’attacher les courroies de l’esprit, seule l’affection du cœur peut le retenir. Si tu veux, toi aussi, retenir le Christ, cherche-le continuellement sans craindre la fatigue. Souvent c’est parmi les supplices et sous la main même des persécuteurs que l’on trouve le mieux le Christ. (…) Quelques instants seulement après avoir échappé aux mains des persécuteurs, et afin que tu ne succombes pas aux puissances du monde, le Christ viendra à ta rencontre et ne permettra pas que ton épreuve se prolonge.

Saint Ambroise (v. 340-397)

 

 

« Tenez-vous prêts ! »

mercredi 21 octobre 2020

Notre Sauveur a donné cet avertissement lorsqu’il était sur le point de quitter ce monde, du moins de le quitter visiblement. Il prévoyait les centaines d’années qui pourraient s’écouler avant son retour. Il connaissait son propre dessein, celui de son Père : laisser graduellement le monde à lui-même, en retirer graduellement les gages de sa présence miséricordieuse. Il prévoyait l’oubli où il tomberait parmi ses disciples eux-mêmes (…), l’état du monde et de l’Église tel que nous le voyons aujourd’hui, où son absence prolongée a fait croire qu’il ne reviendra jamais.

Aujourd’hui, il murmure miséricordieusement à nos oreilles de ne pas nous fier à ce que nous voyons, de ne pas partager l’incrédulité générale, de ne pas nous laisser entraîner par le monde, « mais de prendre garde, de veiller et de prier » (Lc 21,34.36), et d’attendre sa venue. Cet avertissement miséricordieux devrait nous être toujours présent à l’esprit, tant il est précis, solennel et pressant.

Notre Seigneur avait prédit sa première venue ; et pourtant, il a surpris lorsqu’il est venu. Il viendra de façon bien plus soudaine encore la seconde fois, et il surprendra les hommes, maintenant que, sans dire combien de temps s’écoulera avant son retour, il a laissé notre vigilance à la garde de la foi et de l’amour. (…) Nous devons en effet non seulement croire, mais veiller; non seulement aimer, mais veiller, non seulement obéir, mais veiller. Veiller pour quoi ? Pour ce grand événement qu’est la venue du Christ. (…) Un devoir particulier semble nous être donné (…) : la plupart d’entre nous ont une idée générale de ce que veut dire croire, craindre, aimer et obéir, mais peut-être que nous comprenons moins bien ce que veut dire « veiller »

Saint John Henry Newman (1801-1890)

 

 

 

Heureux ce serviteur fidèle !

mardi 20 octobre 2020

Quand on est fidèle à garder habituellement le sentiment de la présence de Dieu, l’ardeur de l’amour est constante ; « toute notre activité », même la plus ordinaire, est non seulement « gardée pure de toute tache » (Règle de S. Benoît, ch. IV), mais encore élevée à un niveau surnaturel ; toute notre vie est irradiée d’une clarté céleste, pleine d’une douceur qui « descend du Père des lumières » (Jc 1,17), et qui est le secret de notre force et de notre joie.

L’habitude de la présence de Dieu dispose l’âme aux visites divines. Il arrive, et à certaines âmes il arrive fréquemment, qu’on éprouve malgré sa bonne volonté une réelle difficulté à faire l’oraison à l’heure assignée ; la fatigue, le sommeil, un état maladif, les distractions empêchent, en apparence, les efforts d’aboutir : c’est là la sécheresse et l’aridité spirituelles. Que l’âme, pourtant, demeure fidèle et fasse ce qu’elle peut pour rester près du Seigneur, même si elle est sans élan et sans ferveur sensible : « je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite » (Ps 72,23) ; Dieu l’abordera à un autre moment. Il faut dire de ces visites du Seigneur ce que l’Écriture proclame de son apparition suprême au terme de notre existence terrestre : « Vous ne savez pas à quelle heure le Seigneur viendra » (Mt 24,42).

Si partout, dans la cellule, dans le cloître, au jardin, au réfectoire, nous vivons recueillis en la présence divine, Notre-Seigneur viendra, la Trinité viendra : (cf. Jn 14,23), les mains pleines de lumières, de ces clartés qui nous envahissent jusqu’au fond de nous-même et qui ont parfois une répercussion considérable sur notre vie intérieure. Soyons donc, par notre recueillement, « semblables à ceux qui attendent la venue de leur Seigneur » (Lc 12,36) ; le Seigneur nous trouvant prêt nous fera entrer avec lui, dans la salle du festin

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

 

 

 

 

Les vertus sages et les vertus folles

vendredi 28 août 2020

On nous a bien expliqué que tout ce que nous avons à faire sur la terre c’est d’aimer Dieu.

Et pour que nous ne soyons pas indécis, en peine de savoir nous y prendre, Jésus nous a dit que la seule façon, la seule recette, le seul chemin, c’était de nous aimer les uns les autres.

Cette charité qui, elle aussi, est théologale, parce qu’elle nous soude inséparablement à Lui, elle est la porte unique, le seuil unique, l’entrée unique à l’amour même de Dieu. À cette porte, tous ces chemins que sont les vertus aboutissent.

Toutes ne sont faites au fond que pour nous y conduire, plus vite, plus allégrement, plus sûrement. Une vertu qui n’aboutit pas là, c’est une vertu devenue folle. (…)

Et cela pourra peut-être nous amuser
d’arriver à une humilité sensationnelle,
ou à une pauvreté imbattable,
ou à une obéissance imperturbable,
ou à une indéréglable pureté ;
cela pourra peut-être nous amuser,
mais si cette humilité, cette pauvreté, cette pureté, cette obéissance ne nous ont pas fait rencontrer la bonté,
si ceux de notre maison, de notre rue, de notre ville, ont toujours aussi faim et aussi froid,
s’ils sont toujours aussi tristes et enténébrés,
s’ils sont toujours aussi seuls, nous serons peut-être des héros,
mais nous ne serons pas de ceux qui aiment Dieu.

Car il en est des vertus comme des vierges sages,
qui, leur lampe à la main, restent blotties à cette unique porte,
la porte de la dilection,
de la sollicitude fraternelle,
la seule porte qui s’ouvre sur les noces
de Dieu avec ses amis

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

 

 

 

Soyons alertes !

jeudi 27 août 2020

Soyez attentifs à mes paroles et prêtez l’oreille à mes humbles discours ; à vous tous, je crie, tous, je vous exhorte : « Élevez-vous vers Dieu, défaites-vous de vos attachements aux passions ! » Voici ce que vous crie le prophète : « Venez, montons à la montagne du Seigneur et à la maison du Dieu de Jacob » (Is 2,3), celle de l’impassibilité, et contemplons avec les yeux de notre intellect la joie qui nous est réservée par les promesses célestes.

Mes enfants bien-aimés, ramassez votre ardeur, prenez des ailes de feu comme les colombes, selon ce qu’il est écrit, envolez-vous (cf. Ps 54,7), et passez dans les rangs de droite (cf. Mt 25,33), ceux de la vertu. Accueillez joie, désir spirituel et passionné de Dieu. Goutez la très grande douceur (cf. Ap 10,9-10) de son amour et, par lui, considérant toutes choses comme secondaires, foulez aux pieds vaine gloire, désir de la chair et colère farouche ! (…)

Retroussons nos tuniques, soyons alertes, ayons le regard perçant, le vol rapide pour ce voyage qui nous mène de la terre au ciel ! Les voyageurs, certes, peuvent avoir à souffrir. Et cela vous arrive aussi : comme vous le voyez, en effet, vous peinez dans de durs travaux, vous vous fatiguez, vous travaillez la terre à en perdre le souffle, vous répandez votre sueur, vous êtes à bout de forces, affamés, assoiffés, l’un peine à labourer, l’autre à travailler la vigne, un autre à presser l’huile, ou encore à cuisiner, à bâtir, à faire le pain ou à s’occuper du cellier, bref chacun à leur place. Tous s’avancent sur la route de Dieu, ils approchent de la grande cité, et par la mort ils auront accès à l’indicible joie des biens que Dieu réserve à tous ceux qui l’auront aimé. (…)

Puissions-nous être jugés dignes du royaume du Christ lui-même, notre Dieu, à qui appartiennent la gloire et la puissance avec le Père et le Saint-Esprit , maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

Saint Théodore le Studite (759-826)

 

 

 

Le samedi saint (Veillée Pascale)

samedi 11 avril 2020

À l’aurore du troisième jour du repos sacré du Seigneur dans le sépulcre (…) la puissance et la Sagesse de Dieu, le Christ, ayant abattu l’auteur de la mort, triompha de la mort elle-même, il nous ouvrit l’accès de l’éternité et ressuscita d’entre les morts par sa puissance divine pour nous indiquer les voies de la vie.

Alors se fit un grand tremblement de terre, l’Ange du Seigneur, vêtu de blanc, rapide comme l’éclair, descendit du ciel et se montra doux aux bons et sévère aux méchants. Aussi il épouvanta les cruels soldats et rassura les femmes effrayées, auxquelles le Seigneur ressuscité apparut en premier, car elles le méritaient par leur vif sentiment d’affection. Il apparut ensuite à Pierre et aux autres disciples en route pour Emmaüs, puis aux apôtres sans Thomas. Il offrit à Thomas de le toucher, alors celui-ci s’exclama : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Il apparut durant quarante jours de diverses manières aux disciples, mangeant et buvant avec eux.

Il éclaira notre foi par des preuves, il élève notre espérance par des promesses pour enflammer enfin par des dons célestes notre amour.

Saint Bonaventure (1221-1274)

 

 

« Tenez-vous prêts ! »

mercredi 23 octobre 2019

« Je déborde d’espérance en ta parole » (Ps 118,81 Vulg)… Espérant en Dieu et même débordant d’espérance, j’ajouterai espoir à espoir, même si l’épreuve s’ajoute à l’épreuve, le délai au délai. Car je suis certain « qu’il apparaîtra à la fin et ne nous trompera pas ». C’est pourquoi, « même s’il se fait attendre, je l’attendrai car il viendra sans aucun doute et ne tardera pas » (Ha 2,3 Vulg) au-delà du temps déterminé et favorable.

Quel est ce temps favorable ? Celui où sera complet le nombre de nos frères (Ap 6,11), où sera achevé le délai de miséricorde accordé pour le repentir. Écoute Isaïe (…) expliquer pourquoi le Seigneur remet le jugement : « Si le Seigneur attend, c’est pour vous faire miséricorde, car en vous épargnant il sera glorifié. Le Seigneur est un Dieu de justice ; bienheureux tous ceux qui l’attendent » (30,18). Vois donc, si tu es sage, comment employer la trêve due à ce délai. Si tu es pécheur, elle t’est donnée pour faire pénitence et non pour vivre dans la négligence ; si tu es saint, c’est pour avancer en sainteté et non pour défaillir dans la foi. Car « si le mauvais serviteur se dit en son cœur : Mon maître tarde à venir, et qu’il se met alors à frapper les autres serviteurs, à manger et à boire en compagnie des ivrognes, son maître viendra au jour qu’il n’attend pas et qu’il ignore ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. » (…)

Oui, attendre vraiment le Seigneur, c’est garder notre foi en lui et, même si nous sommes privés de la consolation de sa présence, ne pas suivre le séducteur, mais demeurer suspendu à son retour. C’est bien ce que dit encore le Seigneur par le prophète : « Mon peuple sera suspendu à mon retour » (Os 11,7 Vulg). « Suspendu », expression belle et exacte, qui signifie qu’étant comme entre ciel et terre, on ne peut pas encore atteindre les biens célestes, sans pour autant vouloir toucher les choses de la terre.

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)