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Archive pour le mot-clef ‘Israël’

« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham (…) au festin du Royaume des cieux. »

lundi 29 novembre 2021

« Voici venir des jours, oracle du Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle. (…) Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur » (Jr 31,31s). Isaïe annonce que ces promesses doivent être un héritage pour l’appel des païens ; pour eux aussi le livre de la Nouvelle Alliance a été ouvert : « Voici ce que dit le Dieu d’Israël : ‘En ce jour-là, l’homme regardera vers son créateur et tournera les yeux vers le Saint d’Israël. Ils ne mettront plus leur espérance dans des autels d’idoles ni dans des œuvres de leurs mains (…)’ » (17,7s). Il est bien évident que cela s’adresse à ceux qui abandonnent les idoles et croient en Dieu notre créateur grâce au Saint d’Israël, et le Saint d’Israël, c’est le Christ. (…)

Dans le livre d’Isaïe, le Verbe lui-même dit qu’il devait se manifester parmi nous — le Fils de Dieu, en effet, s’est fait fils d’homme — et se laisser trouver par nous qui auparavant ne le connaissions pas : « Je me suis manifesté à ceux qui ne me cherchaient pas ; j’ai été trouvé par ceux qui ne me questionnaient pas ; j’ai dit : ‘Me voici’ à un peuple qui n’avait pas invoqué mon nom » (65,1). Que ce peuple, dont parle Isaïe, doive être un peuple saint, cela a été annoncé dans les douze prophètes par Osée : « J’aimerai Non-Aimée et à Pas-mon-peuple je dirai : ‘Tu es mon peuple’ (…) et ils seront appelés ‘fils du Dieu vivant’ » (Rm 9,25-26; Os 2,25; cf 1,9). C’est aussi le sens de ce qu’a dit Jean Baptiste : « Dieu peut, de ces pierres, faire surgir des fils à Abraham » (Mt 3,9). En effet, après avoir été arrachés par la foi au culte des pierres, nos cœurs voient Dieu et nous devenons fils d’Abraham, qui a été justifié par la foi.

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

 

 

« Envoyé aux brebis perdues d’Israël »

dimanche 16 août 2020

« Je n’ai été envoyé, déclare le Seigneur, qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » On peut le dire en bref (…) : il a été envoyé à celui à qui il a été promis. « C’est à Abraham, est-il dit, que les promesses ont été faites, et à sa descendance » (Ga 3,16). La promesse faite dans le temps est accomplie en son temps, et pour les juifs à partir des juifs, selon qu’il est écrit : « Le salut vient des juifs » (Jn 4,22). C’est à eux que le Christ, né d’eux dans la chair, a été envoyé à la fin des temps ; à eux qu’il avait été promis au commencement du temps, lui prédestiné avant tous les temps. Prédestiné pour les juifs et les païens, né des seuls juifs sans intermédiaire dans la chair, il a été présenté à sa naissance selon la chair à ceux à qui il avait été promis. (…)

Mais le nom « Israël » signifie « homme voyant Dieu » : il s’applique donc à bon droit à tout esprit raisonnable. De ce fait, on peut comprendre que « la maison d’Israël » embrasse aussi les anges, ces esprits prédestinés à la vision de Dieu… Tandis que ces quatre-vingt-dix-neuf brebis (…), sur la montagne de la vision et de la délectation de leur pasteur, c’est-à-dire du Verbe de Dieu, marchent au large et se couchent sans crainte dans les gras pâturages toujours verdoyants (Ps 22,2), le bon Pasteur est descendu d’auprès du Père, quand « le temps de la miséricorde » (Ps 101,14) est venu. Il a été envoyé miséricordieusement dans le temps, lui qui (…) avait été promis de toute éternité ; il est venu chercher l’unique brebis qui s’était perdue (Lc 15,4s). (…)

Le bon berger a donc été envoyé pour consolider ce qui était brisé, pour fortifier ce qui était faible (cf Ez 34,16). Ce qui était brisé et faible, c’était le libre arbitre de l’homme. Jadis, en voulant se hausser au-dessus de lui-même, il est tombé ; n’ayant pas la force de se soutenir, il s’est écrasé et brisé (…), totalement incapable de se redresser. Consolidé enfin et réconforté par le Christ lui-même (…), mais pas complètement vigoureux tant qu’il n’est pas placé avec les quatre-vingt-dix-neuf autres dans les gras pâturages, il est porté dans les bras du berger : « Il portera sur sa poitrine les agneaux, est-il écrit ; il portera les brebis mères » (Is 40,11)

Isaac de l’Étoile (?-v. 1171)

 

 

 

Produire du fruit

vendredi 22 mars 2019

« La vigne du Seigneur Sabaot, dit le prophète, c’est la maison d’Israël » (Is 5,7). Or cette maison, c’est nous…, et puisque nous sommes Israël, nous sommes la vigne. Prenons donc bien garde que ne naisse pas de nos sarments, au lieu du raisin de la douceur, celui de la colère (Ap 14,19), pour qu’on ne nous dise pas… : « J’attendais de beaux raisins ; elle donna des raisins sauvages » (Is 5,4). Quelle terre ingrate ! Celle qui aurait dû offrir à son maître les fruits de la douceur l’a transpercé de ses épines aiguës. Ainsi ses ennemis, qui auraient dû accueillir le Sauveur avec toute la dévotion de leur foi, l’ont couronné des épines de la Passion. Pour eux cette couronne signifiait bien outrage et injure, mais aux yeux du Seigneur, c’était la couronne des vertus…

Prenez garde, frères, que l’on ne dise pas à votre sujet : « Il attendait de beaux raisins, elle n’a donné que des épines sauvages » (Is 5,2)… Prenons garde que nos mauvaises actions n’écorchent la tête du Seigneur comme des ronces. Il y a des épines du cœur qui ont blessé même la parole de Dieu, comme le dit le Seigneur dans l’évangile quand il raconte que le grain du semeur est tombé parmi les épines, qui ont poussé et étouffé ce qui avait été semé (Mt 13,7)… Veillez donc à ce que votre vigne ne porte pas d’épines au lieu de raisins ; que votre vendange ne produise pas du vinaigre au lieu de vin. Quiconque fait la vendange sans en distribuer aux pauvres recueille du vinaigre au lieu de vin ; et celui qui engrange ses moissons sans en distribuer aux indigents ne met pas de côté le fruit de l’aumône, mais les chardons de l’avarice.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

 

 

 

France

lundi 31 juillet 2017

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« La France est la terre d’asile de la Foi », mais les Français sont l’écueil à son essor. Dieu le Père insiste sur ce fait : tous les pays sont appelés à s’identifier à la foi du Divin Créateur, mais la France aura un rôle primordial dans l’avènement futur. Il ne faut en ce point ni consulter le facteur racial, ni les frontières matérielles et géographiques, la représentation d’un peuple, mais uniquement un point géographique de l’étendue du monde comme l’a été et le sera Israël.

Marie Mère des hommes – mars 1993

 

 

 

 

 

« Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. »

dimanche 31 janvier 2016

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Le Christ a voulu amener à lui le monde entier et conduire à Dieu le Père tous les habitants de la terre… Les gens venus du paganisme, enrichis de la foi dans le Christ, ont bénéficié du divin trésor de la proclamation qui apporte le salut. Par elle, ils sont devenus participants du Royaume des cieux et compagnons des saints, héritiers des réalités inexprimables (Ep 2,19.3,6)… Le Christ promet la guérison et le pardon des péchés à ceux qui ont le cœur brisé, et il rend la vue aux aveugles. Comment ne seraient-ils pas aveugles ceux qui ne reconnaissent pas celui qui est le Dieu véritable ? Leur cœur n’est-il pas privé de la lumière divine et spirituelle ? A eux, le Père envoie la lumière de la vraie connaissance de Dieu. Appelés par la foi, ils l’ont connu ; plus encore, ils ont été connus par lui. Alors qu’ils étaient fils de la nuit et des ténèbres, ils sont devenus enfants de la lumière (Ep 5,8), car le jour les a illuminés, le Soleil de justice s’est levé pour eux (Ml 3,20), et l’étoile du matin leur est apparue dans tout son éclat (Ap 22,16).

Rien pourtant ne s’oppose à ce que nous appliquions tout ce que nous venons de dire aux descendants d’Israël. Eux aussi, en effet, avaient le cœur brisé, ils étaient pauvres et comme prisonniers, et remplis de ténèbres… Mais le Christ est venu annoncer les bienfaits de son avènement, précisément aux descendants d’Israël avant les autres, et proclamer en même temps l’année de grâce du Seigneur (Lc 4,19) et le jour de la récompense.

L’année de grâce, c’est celle où le Christ a été crucifié pour nous. Car c’est alors que nous sommes devenus agréables à Dieu le Père. Et nous portons du fruit par le Christ, comme lui-même nous l’a enseigné : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne un fruit plus abondant » (Jn 12,24). Il a dit encore : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32). En vérité, il a repris vie le troisième jour, après avoir foulé aux pieds la puissance de la mort. Puis il a dit aux saints disciples : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,18-19).

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l’Église
Sur le prophète Isaïe, 5, 5; PG 70, 1352 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 394)

 

 

 

MARIE, LA PREMIÈRE ET LA MEILLEURE CHRÉTIENNE

mercredi 16 octobre 2013
Maria de Faykod , carrare
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Aucun être humain n’ a été plus proche de Jésus que la Vierge.
Elle L’a porté et L’a mis au monde. Elle Lui a donné Ses traits ; Il devait Lui ressembler.  Elle L’a aimé comme une mère aime son fils : son premier-né, son unique. Elle a été Son éducatrice et c’est d’Elle qu’ Il a appris les magnifiques prières d’Israël.
Une femme, un jour, a dit à Jésus : « Heureuse la Mère qui T’a porté dans ses entrailles et qui T’a nourri de son lait » (Saint Luc 11, 27). Cette louange est aussi celle de l’Eglise ; elle est aussi la nôtre.
Mais, si Elle a été une éducatrice pour Jésus, Celui-ci par un mystérieux retour des choses a été Son Maître. Elle s’est mise à Son école, écoutant Ses paroles, observant et retenant Ses gestes et Ses actions, gardant tout cela et le méditant au plus profond d’Elle-même. Elle a été la première et aussi la meilleure chrétienne et Elle a vraiment mérité la parole de Son Fils : « Heureux qui écoute la Parole de Dieu et la met en pratique ». (Saint Luc 11, 28) ».
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Monseigneur Jean-Paul Vincent (ancien évêque de Bayonne)  
Homélie du 15 août 1972 au Puy-en-Velay 
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Livre de Michée 5,1-4.

dimanche 23 décembre 2012


Parole du Seigneur : Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles.
Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

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St Élie, prophète (9e s. av JC)

vendredi 20 juillet 2012

Élie, dont le nom signifie « Le Seigneur est mon Dieu », est l’un des prophètes les plus ardents et passionnés. Il mène un combat violent pour restaurer l’Alliance entre Dieu et son peuple. Son histoire est relatée dans la Bible au Premier Livre des Rois (chapitres 17 à 19 et 21) ainsi qu’au Deuxième Livre des Rois (chapitres 1 et 2).

Le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, défend les droits de Dieu devant Achab, roi impie d’Israël. Il annonce la sécheresse pour prix des péchés du roi, et, sur l’ordre de Dieu, se cache au torrent de Kérit dans la solitude, trois années durant. Là, il se tient en présence du Seigneur ; il boit au torrent et les corbeaux lui portent sa nourriture.

Épris de contemplation et brûlant de zèle, il combat pour le culte du Dieu unique : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! » affirme-t-il avec force devant le peuple, dans le défi qu’il porte aux prêtres de Baal sur le Mont Carmel. Et Dieu envoie le feu consumer l’holocauste sur le bûcher mouillé. Il annonce la fin de la sécheresse et tandis qu’il est en prière, au sommet du Carmel, une petite nuée se lève de la mer. Voici la pluie bienfaisante. Il fuit la colère de la reine Jézabel pour sauver sa vie. Fortifié par une nourriture mystérieuse, il marche jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu où Dieu lui-même vient se révéler « dans le bruit d’un silence ténu ». Sur la parole de Dieu, il retourne pour oindre Élisée comme prophète à sa place. Il est emporté au ciel sur un char de feu.

Sur la montagne de la Transfiguration, devant les apôtres Pierre, Jacques et Jean, Élie apparaît avec Moïse dans la lumière glorieuse du Christ. Toute la vie d’Élie baigne dans la prière au Dieu vivant d’Israël ; aussi l’épître de saint Jacques le propose-t-elle comme le modèle des priants (Jacques 5, 17-18).

Élie est le guide et l’inspirateur de l’Ordre du Carmel, ordre mendiant fondé au XIIIe siècle à partir d’ermites situés sur le Mont Carmel. Il est appelé « Père des contemplatifs ».

©Evangelizo.org 2001-2012

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La myrte

jeudi 26 janvier 2012

Lorsque les enfants d’Israël arrivent dans la Terre promise, ils ont vu de grands espaces montagneux couverts d’épaisses forêts. Impossible de cultiver ces terres sans auparavant défricher le sol, construire des terrasses… Le hadas (la myrte ou l’arbre dru) représente cette végétation touffue. Il est le souvenir des débuts de l’installation du peuple juif  sur sa terre alors couverte de forêts.

La myrte n’exige pas beaucoup d’eau. Une branche de myrte conserve sa fraîcheur des semaines après avoir  été coupée de l’arbre.   La myrte se contente de l’eau de pluie.   Pendant des années, des plants  peuvent sembler être  complètement secs et morts mais dés les premières pluies, ils reprennent vie, reverdissent et fleurissent.

La myrte devenue le symbole de la continuité, de la résistance et de l’immortalité complète l’image de l’olivier du prophète Isaïe qui semble mort et sec mais qui reprend vie quand même.

La myrte symbolise non seulement le peuplement historique du pays d’Israël mais aussi les espoirs de l’agriculteur d’une année de prospérité et d’abondance.

« Au lieu du buisson croîtra le sapin et au lieu de l’épine croîtra le Myrte ; et cela rendra glorieux le nom de l’Éternel et sera un signe perpétuel, qui ne sera jamais retranché »(Is 55,13)

« J’eus une vision pendant la nuit. Voici : Un homme montant un cheval roux se tenait parmi les myrtes qui ont leurs racines dans la profondeur » (Za 1, 8)

La myrte est aussi:

* l’emblème de la paix et de la joie. « L’ange du Seigneur parla à Zacharieen se tenant au milieu des Myrtes, et l’Éternel répondit par de bonnes paroles de consolation. (Za 1,10,13)

* le  symbole de justice. Le mot Hadassah, l’un des noms de la reine Esther, signifie en hébreu : Myrte, et un rabbin dit : « Elle s’appelait Hadassah parce qu’elle était juste et qu’on compare au Myrte ceux qui aiment la justice » (Un Rabbin)

* la reine des plantes odorantes en Israël.  Selon  la Tradition rabbinique, le jour où a été donné la Torah : « à mesure que chaque commandement fut prononcé par le Seigneur, béni soit-il, le monde fut rempli de parfum. »

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« Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent. »

jeudi 5 janvier 2012

Jacob, le fils cadet d’Isaac et de Rebecca, tu l’as appelé ton bien-aimé, Seigneur ; tu as changé son nom en celui d’Israël (Gn 32,29). Tu lui as révélé l’avenir, en lui montrant l’échelle dressée de la terre au ciel : à son sommet se tenait Dieu, les yeux fixés sur le monde, et sur l’échelle montaient et descendaient les anges… C’était le symbole du grand mystère, comme l’ont dit les hommes que l’Esprit éclairait…

Et moi, pour le bien, je suis aussi le cadet. Pour le mal, assurément je suis un homme mûr, comme l’aîné Ésaü… : j’ai vendu mon trésor pour assouvir ma convoitise (Gn 25,33) et j’ai effacé mon nom du Livre de Vie où sont inscrits dans les cieux les premiers des bénis (Ps 68,29).

Je te supplie, ô toi, Lumière d’en haut, Prince des chœurs de feu. Que pour moi aussi soient ouvertes les portes du ciel, comme elles l’ont été autrefois pour Israël. Mon âme déchue, de grâce, fais-la monter par l’échelle de lumière, signe mystérieux donné aux hommes de leur retour de la terre vers le ciel. Par la ruse du Malin, j’ai perdu l’onction parfumée de ton Esprit ; daigne de nouveau oindre ma tête par ta droite protectrice. Je ne te résiste pas, ô puissant, dans un corps à corps comme Jacob (Gn 32,25), car je ne suis que faiblesse.

Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien
Jésus, Fils unique du Père, 85-95 ; SC 203 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 114)

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