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Archive pour le mot-clef ‘homélie’

« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? »

mardi 30 août 2022

Ce n’est pas un tissu d’étrangetés inouïes que je vous présente, mais cela même qui a été écrit d’avance dans l’Ancien Testament par les prophètes. N’avez-vous pas entendu le cri de Moïse : « Le Seigneur vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi » ? (Dt 18,18) N’avez-vous pas entendu Isaïe proclamer : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils » ? (7,14)… N’avez-vous pas entendu David clamer : « Il descendra comme la pluie sur la toison » ? (Ps 71,6)… Croyez donc les prophètes, comprenez la réalité qu’ils annoncent, et vous trouverez Jésus le Nazaréen (Mt 2,23). Regardez, je vous ai montré le chemin ; que celui qui le veut le suive. Voilà, j’ai allumé le flambeau ; sortez des ténèbres.

Jésus le Nazaréen : je dis son nom et sa patrie… Je ne dis pas : Jésus qui a déployé la voûte du ciel, qui a allumé les rayons du soleil, qui a dessiné les constellations dans le ciel, qui allume la lampe de la lune, qui a fixé son temps au jour, qui a attribué son cours à la nuit, qui a établi la terre ferme sur les eaux, qui a mis un frein à la mer par sa parole… Jésus le Nazaréen : celui de qui Nathanaël s’est écrié dans son doute : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 1,46) Celui devant qui la troupe des démons a tremblé en disant : « Que veux-tu, Jésus de Nazareth ? » « Jésus le Nazaréen, dit l’apôtre Pierre, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes »… Oui, « Jésus le Nazaréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous » (Ac 2,22).

Une homélie grecque du 4e siècle

 

 

 

 

Le Jeune homme riche

lundi 23 mai 2016

jeunehommeriche

Mes chers frères,

Le texte de l’Évangile d’aujourd’hui est intitulé « Le jeune homme riche »

Un jeune homme, nous dit Mathieu, s’approcha de Jésus et lui demanda « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »

Au départ il est plein de mérite et montre de l’intérêt pour les choses spirituelles. Il se soucie de son avenir. Il ne ressemble en rien aux jeunes gens de son âge qui ne pensent qu’aux distractions, aux joies éphémères et à la débauche. Et lorsqu’il apprend de la bouche du Maître la réponse selon laquelle pour entrer dans la vie éternelle il n’a rien d’autre à faire qu’à observer les commandements, très vite, avec anxiété, mais bien disposé à la connaître, il demande : « Quels sont ces commandements ? » Et jésus lui répond : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Tous ces commandements et même le dernier qui est admirable et si difficile à pratiquer, le jeune homme a la sensation qu’il les observe tous, avec foi et justesse.

Il répond au maître divin que ces commandements-là il les observe tous depuis sa plus tendre enfance. Mais il comprend qu’il lui manque encore quelque chose qui lui échappe. Il demande donc à Jésus : « Que me manque-t-il encore ? » et Jésus lui dit « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » Il s’adresse au jeune homme non pas comme il s’adresserait à un homme quelconque mais comme à quelqu’un qui désire accéder aux plus hautes vertus et exceller dans la piété.

Mais après avoir entendu ces paroles, le visage du jeune homme s’assombrit et il s’en va tout triste car il avait de grands biens et une grande fortune.

Ce que lui demandait le Christ était infaisable pour lui, c’est pourquoi il considéra qu’il était inutile de poursuivre la discussion.

Jésus dit à ses disciples : « Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

Parole redoutable, qui déconcerta et bouleversa les disciples. Alors spontanément les disciples dirent : « Qui peut donc être sauvé ? »

Soyez attentifs mes frères, à cette question, ce doute des disciples. À première vue elle n’est pas justifiée puisque le Christ leur a dit qu’il était difficile aux riches d’être sauvés or les riches sont peu nombreux ; ce sont les pauvres qui existent en plus grand nombre.

Ces riches ce ne sont pas seulement ceux qui ont beaucoup d’argent, de beaux vêtements, des voitures etc. Il existe toutes sortes de richesses. Par exemple la santé constitue une richesse, il y a la richesse intellectuelle, la beauté physique, et les capacités et les aptitudes de chacun sont autant de richesses. Toutes ces choses font que ceux qui les possèdent, leur accordent une grande importance et ce faisant, risquent d’en devenir esclaves et d’en oublier les choses précieuses et impérissables concernant l’éternité.

C’est ainsi mes chers frères, que nous entrons tous dans la catégorie des riches dont parle le Seigneur. Chacun de nous a en lui quelque chose qu’il apprécie particulièrement et qui l’attire vers le monde terrestre. Chacun d’entre nous, peut très bien faire partie des riches qui entreront difficilement dans le Royaume de Dieu, car ils sont liés, attachés aux bien terrestres.

Mais le Christ a donné aussi une autre réponse aux disciples, pour ce qui concerne l’entrée au Royaume des Cieux ; une réponse plus agréable et consolatrice qui est la suivante :

« Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible ».

La nature humaine, chers chrétiens, a tendance à s’attacher aux choses périssables et terrestres. Mais la grâce est si forte, et si merveilleuse, qu’elle arrive à en vaincre la faiblesse.

C’est cette grâce qui permet à chacun de se libérer de son attachement aux choses terrestres. Mais la grâce de Dieu est si forte, et si merveilleuse, qu’elle arrive à en vaincre la faiblesse.

C’est cette grâce qui permet à chacun de se libérer de son attachement aux choses terrestres, et de chercher à conquérir les désirs célestes de tout son cœur et de toute son âme.

Il suffit de demander à Dieu de nous accorder sa grâce, son aide et son soutien.

Le meilleur et unique enseignement que nous retiendrons de l’Évangile d’aujourd’hui, c’est le fait que nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes, sanas la grâce de Dieu.

Si le jeune homme de l’Évangile, que nous avons entendu aujourd’hui, avait demandé l’aide du Christ, au lieu de s’en aller, son espérance et son désir de gagner la vie éternelle auraient été entendus.

Alors aurait eu lieu le miracle, qui aurait permis à un autre riche d’entrer dans la vie éternelle comme tant d’autres y sont rentrés et y rentreront après lui.

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu »

Amen

 

Homélie prononcée par Père Panagiotis

 

 

 

« Voilà un enseignement nouveau proclamé avec autorité ! »

dimanche 1 février 2015

lecon113« Vous avez un seul maître, le Christ » (Mt 23,10)… Le Christ est en effet « le reflet de la gloire du Père, l’empreinte de sa substance, qui soutient toute chose par sa parole puissante » (He 1,3). C’est lui l’origine de toute sagesse ; le Verbe de Dieu dans les hauteurs est la source de la sagesse. Le Christ est la source de toute connaissance vraie ; il est, en effet, « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6)… En tant que voie, le Christ est maître et principe de la connaissance selon la foi… C’est pourquoi Pierre enseigne dans sa deuxième lettre : « Nous tenons pour très certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter votre attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur » (1,19)… Car le Christ est le principe de toute révélation par son avènement dans l’esprit, et l’affermissement de toute autorité par son avènement dans la chair.

Il vient d’abord dans l’esprit comme lumière révélatrice de toute vision prophétique. Selon Daniel : « Il révèle ce qui est profond et caché ; il connaît ce que couvrent les ténèbres, et la lumière est avec lui » (2,22) ; il s’agit de la lumière de la divine sagesse qui est le Christ. Selon Jean, il dit : « Je suis la lumière du monde ; qui me suit ne marche pas dans les ténèbres » (8,12), et « Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir enfants de lumière » (12,36)… Sans cette lumière qui est le Christ, personne ne peut pénétrer les secrets de la foi. Et c’est pourquoi, au livre de la Sagesse, nous lisons : « O Dieu, envoie cette Sagesse de ton saint ciel et du trône de ta majesté, afin qu’elle soit avec moi et travaille à mes côtés. Je saurai ainsi ce qui te plaît… En effet, quel homme peut connaître le dessein de Dieu, et qui peut concevoir la volonté de Dieu ? » (9,10-13) Personne ne peut parvenir à la certitude de foi révélée, sinon par l’avènement du Christ dans l’esprit et dans la chair.

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l’Église
Sermon ‘Christus unus omnium magister’ (trad. coll. Maîtres spirituels, Seuil 1963, p. 72)

 

Homélie du 15 août 2009

mardi 1 septembre 2009
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