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La victoire du Fils de l’homme, qui est venu et qui vient

25 novembre 2021

Qu’est-ce que l’avènement du Christ ? La délivrance de l’esclavage et le rejet de l’ancienne contrainte, le commencement de la liberté et l’honneur de l’adoption, la source de la rémission des péchés et la vie vraiment immortelle pour tous. Comme le Verbe, la Parole de Dieu, nous voyait d’en haut, tyrannisés par la mort, dissous, liés par les liens de la déchéance, emportés par un chemin sans retour, il est venu prendre la nature d’Adam, le premier homme, selon le dessein du Père. Il n’a pas confié à des anges ni à des archanges la charge de notre salut, mais lui-même a pris sur lui tout le combat pour nous, obéissant aux ordres du Père. (…) Ramassant et comprimant en lui toute la grandeur de sa divinité, il est venu avec la mesure qu’il a voulue (…) ; par la puissance du Père il n’a pas perdu ce qu’il avait, mais prenant ce qu’il n’avait pas, il est venu tel qu’il devait être limité. (…)

Vois qu’il est Seigneur : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite » (Ps 109,1). (…) Vois qu’il est Fils : « Il m’appellera Père, et j’en ferai l’aîné » (Ps 88,27-28). (…) Vois aussi qu’il est Dieu : « Les puissants viendront et se prosterneront devant toi ; ils te prieront, car Dieu est en toi » (Is 45,14). (…) Vois qu’il est roi éternel : « Sceptre de droiture, le sceptre de ta royauté (…) Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile d’allégresse » (Ps 44,7-8). (…) Vois qu’il est Seigneur des puissances : « Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des puissances, lui-même est ce roi de gloire » (Ps 23,8). (…) Vois aussi qu’il est grand prêtre éternel : « Tu est prêtre pour l’éternité » (Ps 109,4). Mais s’il est Seigneur et Dieu, Fils et roi, Seigneur et grand prêtre éternel, lorsqu’il l’a voulu, « il est homme aussi : qui le comprendra ? » (Jr 17,9 LXX). (…)

C’est bien comme Dieu et homme que ce grand Jésus est venu chez nous. (…) Il a revêtu notre corps misérable et mort (…) ; il a soigné nos corps pour leurs infirmités, guéri chacune de nos maladies par sa puissance, afin que soit accomplie la parole : « Je suis le Seigneur (…) Je te prendrai par la main droite et te fortifierai. (…) Je suis le Seigneur, c’est mon nom. (…) Et le dernier ennemi, la mort, sera détruit. Mort, où est ton dard venimeux ? » (Is 42,6; 1Co 15,26.55)

Une homélie grecque du 4e siècle

 

 

« C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »

24 novembre 2021

Veux-tu arriver à la vie où tu seras pour toujours à l’abri de l’erreur ? Qui ne le voudrait ? (…) Nous voulons tous la vie et la vérité. Mais comment y arriver ? Quel chemin suivre ? Certes, nous ne sommes pas au terme du voyage mais nous le voyons déjà (…), nous aspirons à la vie et à la vérité. C’est le Christ qui est l’une et l’autre. Par où y parvenir ? « Je suis le chemin » dit-il. Où arriver ? « Je suis la vérité et la vie. » (Jn 14,6)

Voilà ce que les martyrs ont aimé ; voilà pour quel motif ils ont dépassé l’amour des biens présents et éphémères. Ne vous étonnez pas de leur courage ; en eux c’est l’amour qui a vaincu les souffrances. (…) Marchons sur leurs traces, les yeux fixés sur celui qui est leur Chef et le nôtre ; si nous désirons parvenir à un si grand bonheur, ne craignons pas de passer par des chemins difficiles. Celui qui nous l’a promis est véridique ; il est fidèle, il ne saurait nous tromper. (…) Pourquoi craindre les dures voies de la souffrance et de la tribulation ? Le Sauveur en personne y est passé.

Tu réponds : « Mais c’était lui, le Sauveur ! » Sache que les apôtres y ont passé eux aussi. Tu vas dire : « C’étaient des apôtres ! » Je le sais. N’oublie pas qu’un grand nombre d’hommes comme toi y ont passé à leur suite (…) ; des femmes aussi y ont passé (…) ; des enfants, mêmes des jeunes filles ont passé par là. Comment serait-elle encore dure cette route que tant de passants ont aplanie ?

Saint Augustin (354-430)

 

 

« Beaucoup viendront sous mon nom. Ne marchez pas derrière eux ! »

23 novembre 2021

Dieu le Père, poussé par le feu de sa charité, a envoyé le Verbe, son Fils unique, qui est venu comme un char de feu, répandant les flammes de l’amour ineffable et la miséricorde éternelle du Père, nous enseignant la doctrine de la Vérité, et nous montrant la voie de l’amour que nous devions suivre. Il a dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie ; celui qui va par moi ne va pas par les ténèbres, mais arrive à la lumière » (cf. Jn 14,6 ; 8,12). Et il en est ainsi, car celui qui suit cette voie en vérité, reçoit la vie de la grâce et marche à la lumière de la sainte Foi ; et avec cette lumière il arrive à l’éternelle vision de Dieu. (…)

Il y en a beaucoup qui veulent s’éloigner et ne pas le suivre ; ils veulent marcher sans guide, et non derrière lui, prenant une voie nouvelle, et voulant servir Dieu et acquérir la vertu sans fatigue ; mais ils se trompent, car il est la voie. Ceux-là ne sont pas forts et persévérants ; ils faiblissent, et au moment du combat, ils jettent à terre leurs armes, les armes d’une humble et continuelle prière, d’une ardente charité, le glaive de la volonté, avec lequel on se défend, et qui a deux tranchants, la haine du vice et l’amour de la vertu ; (…) ils n’obtiennent pas la gloire, mais la honte et la confusion, parce qu’ils ne suivent pas la doctrine du Verbe, mais ils s’en éloignent, en voulant aller par une autre voie que la sienne.

Il faut donc lui être fidèle et l’aimer en vérité, non par crainte de la peine dont est puni celui qui n’aime pas, ni pour l’utilité et le plaisir que trouve l’âme dans l’amour, mais seulement parce que le souverain Bien est digne d’être aimé. (…) Telle est la voie qu’il nous a enseignée en nous donnant la doctrine de l’humilité, de l’obéissance, de la patience, de la force, de la persévérance.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Tout donner parce que le Christ a tout donné

22 novembre 2021

Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d’être plus riche que son Bien-aimé. Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu’on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu’on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée. Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres. Bienheureux les pauvres. Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d’autres.

Mon Dieu, je ne sais s’il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu’il dépend d’elles, et surtout en vos abaissements. (…) En tout cas moi, je ne puis concevoir l’amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie. Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d’un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi.

Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l’épouse soit riche quand l’Époux est pauvre. (…) Pour moi, il m’est impossible de comprendre l’amour sans la recherche de la ressemblance (…), sans le besoin de partager toutes les croix.

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)

 

 

Solennité du Christ, Roi de l’Univers

21 novembre 2021
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Tu es roi pour l’éternité, mon Dieu (…) ; quand on dit dans le Credo que ton « royaume n’aura pas de fin », presque toujours j’en éprouve une joie toute particulière. Je te loue, Seigneur, je te bénis à jamais ! Enfin ton royaume durera éternellement ! Ne permets jamais, Maître, que ceux qui t’adressent la parole croient pouvoir le faire du bout des lèvres. (…) Assurément, quand on va trouver un prince, on ne lui parle pas avec le même laisser-aller qu’à un paysan ou qu’à une pauvre religieuse comme nous. De quelque façon qu’on nous parle, ce sera toujours bien.
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Sans doute, l’humilité de notre roi est telle que malgré mon ignorance des règles du langage, il n’arrête pas de m’écouter et de me permettre d’approcher de lui. Ses gardes ne me repoussent pas, car les anges qui l’entourent n’ignorent pas que leur roi apprécie plus la simplicité d’un petit berger bien humble, qui dirait davantage s’il le pouvait, que tous les beaux raisonnements des plus grands savants et des lettrés, s’ils ne sont pas humbles.
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Mais si notre roi est bon, ce n’est pas une raison de nous montrer grossiers. Ne serait-ce que pour lui témoigner ma gratitude de ce qu’il daigne supporter près de lui une personne aussi repoussante que moi, il est juste que je reconnaisse sa noblesse et sa grandeur. En vérité, il suffit de l’approcher pour comprendre cela. (…) Oui, approchez de lui, mes filles, mais songez et comprenez à qui vous allez parler, ou à qui vous parlez déjà. Après mille vies comme la nôtre vous n’arriverez pas encore à comprendre les égards que mérite un tel Seigneur, devant qui tremblent les anges. Il commande tout, il peut tout ; pour lui, vouloir c’est faire. Il est juste, mes filles, que nous cherchions à nous réjouir des grandeurs de notre Époux, que nous comprenions de qui nous sommes les épouses, et donc que nous sachions quelle doit être la sainteté de notre vie.
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Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

 

 

« Vivre, c’est le Christ ! »

20 novembre 2021

Nous ne mourrons plus désormais. Même si nous sommes détruits en notre corps, nous vivrons dans le Christ, comme lui-même l’a dit : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11,25). Nous pouvons être certains ; le Seigneur lui-même en témoigne ; qu’Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints de Dieu sont en vie. C’est justement de ceux-là que le Seigneur a dit : « Ils sont tous vivants ; car Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ». Et l’apôtre Paul dit de lui-même : « Pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir m’est un gain ; mon souhait, c’est de m’en aller pour être avec le Christ » (Ph 1,21-23)…

Voilà bien ce que nous croyons, mes frères, et « si nous mettons nos espoirs en ce siècle-ci, nous sommes les plus malheureux des hommes » (1Co 15,19). La vie de ce monde, pour les animaux domestiques ou sauvages et pour les oiseaux, est ; comme vous pouvez le constater ; plus ou moins longue que la nôtre. Ce qui est propre à l’homme, c’est ce que le Christ lui a donné par son Esprit : c’est-à-dire la vie éternelle, mais à condition que nous renoncions désormais au péché. Car la mort résulte du péché et est évitée par la vertu ; la vie est détruite par le péché et conservée par la vertu. « Le salaire du péché, c’est la mort, tandis que le don de Dieu, c’est la vie éternelle par notre Seigneur Jésus Christ » (Rm 6,23).

Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390)

 

 

« Le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres. »

19 novembre 2021

On prie dans le temple de Dieu quand on prie dans la paix de l’Église, dans l’unité du Corps du Christ, parce que le Corps du Christ est constitué de la multitude des croyants répartis sur toute la terre. (…) Pour être exaucé c’est dans ce temple qu’il faut prier, « en esprit et en vérité » (Jn 4,23), et non dans le Temple matériel de Jérusalem. Celui-ci était « l’ombre de ce qui devait venir » (Col 2,17), c’est pourquoi il est tombé en ruines. (…) Ce temple qui est tombé ne saurait être la maison de prière dont il a été dit : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations » (Mc 11,17; Is 56,7).

Est-ce que vraiment ceux qui ont voulu en faire « une caverne de bandits » ont été la cause de sa chute ? De même, ceux qui mènent dans l’Église une vie de désordre, ceux qui cherchent à faire de la maison de Dieu une caverne de bandits, autant qu’il est en leur pouvoir, ceux-là non plus ne renversent pas ce temple. Un temps viendra où ils seront chassés dehors sous le fouet de leurs péchés. Cette assemblée de fidèles, temple de Dieu et Corps du Christ, n’a qu’une voix et chante comme un seul homme. (…) Si nous le voulons, cette voix est la nôtre ; si nous le voulons, en l’entendant chanter, nous chantons aussi dans notre cœur.

Saint Augustin (354-430)

 

 

Pleurer avec le Christ

18 novembre 2021

Ne méprise pas le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si pour l’amour de Dieu tu t’élèves contre lui, pleure plutôt sur lui. Pourquoi le méprises-tu ? Méprise ses péchés, et prie pour lui, afin d’être pareil au Christ, qui ne s’est pas irrité contre les pécheurs mais a prié pour eux (cf Lc 23,34). Ne vois-tu pas comment il a pleuré sur Jérusalem ? Car nous aussi plus d’une fois nous avons été joués par le diable. Pourquoi mépriser celui qui comme nous a été joué par le diable qui se moque de nous tous ? Pourquoi, toi qui n’es qu’un homme, mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu’il n’est pas juste comme toi ? Mais où est ta justice, dès lors que tu n’as pas l’amour ? Pourquoi n’as-tu pas pleuré sur lui ? Au contraire tu le persécutes. C’est par ignorance que certains s’irritent contre les autres, eux qui croient avoir le discernement des œuvres des pécheurs.

Isaac le Syrien (7e siècle)

 

 

« Faites-les fructifier ! »

17 novembre 2021

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur la question de l’environnement, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire en diverses occasions. (…) Lorsque nous parlons d’environnement, de la création, ma pensée va aux premières pages de la Bible, au livre de la Genèse, où l’on affirme que Dieu a établi l’homme et la femme sur terre afin qu’ils la cultivent et qu’ils la gardent (2,15). Cela suscite en moi les questions suivantes : Que signifie cultiver et garder la terre ? Cultivons-nous et gardons-nous vraiment la création ? Ou bien est-ce que nous l’exploitons et nous la négligeons ? Le verbe « cultiver » me rappelle à l’esprit le soin que l’agriculteur prend de sa terre afin qu’elle porte du fruit et que celui-ci soit partagé : combien d’attention, de passion et de dévouement !

Cultiver et garder la création est une indication de Dieu donnée non seulement au début de l’histoire, mais à chacun de nous ; cela fait partie de son projet ; cela signifie faire croître le monde avec responsabilité, en le transformant afin qu’il soit un jardin, un lieu vivable pour tous. Benoît XVI a rappelé à plusieurs reprises que ce devoir qui nous a été confié par Dieu Créateur exige de saisir le rythme et la logique de la création. Au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de dominer, de posséder, de manipuler, d’exploiter ; nous ne la « gardons » pas, nous ne la respectons pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Nous sommes en train de perdre l’attitude de l’émerveillement, de la contemplation, de l’écoute de la création ; et ainsi, nous ne sommes plus capables d’y lire ce que Benoît XVI appelle « le rythme de l’histoire d’amour de Dieu avec l’homme ». Pourquoi est-ce le cas ? Parce que nous pensons et vivons de façon horizontale, nous nous sommes éloignés de Dieu, nous ne lisons pas ses signes.

Mais « cultiver et garder » ne comprend pas seulement le rapport entre nous et l’environnement (…), cela concerne également les relations humaines (…) Nous vivons actuellement un moment de crise ; nous le voyons dans l’environnement, mais surtout (…), la personne humaine aujourd’hui est en danger, voilà l’urgence de l’écologie humaine !

Pape François

 

 

« Zachée courut et grimpa sur un sycomore. »

16 novembre 2021

Voici un doux remède lorsque le cœur est bas et petit, il faut faire comme Zachée, qui n’était pas grand, et qui monta sur un arbre pour voir Dieu. Son zèle lui mérita d’entendre cette douce parole : Zachée, allez à votre maison, car aujourd’hui j’ai besoin de manger avec vous.

Nous devons faire ainsi lorsque nous sommes bas, lorsque nous avons le cœur étroit et peu de charité ; il faut monter sur l’arbre de la très sainte Croix, et là nous verrons, nous toucherons Dieu, là nous trouverons le feu de son ineffable charité, l’amour qui l’a fait courir jusqu’aux opprobres de la Croix, qui l’a exalté, et lui a fait désirer avec l’ardeur de la faim et de la soif l’honneur de son Père et notre salut. (…) Si nous le voulons, si notre négligence n’y met pas d’obstacle, nous pourrons, en montant sur l’arbre de la Croix, accomplir en nous cette parole, sortie de la bouche de la Vérité : « Quand je serai levé en haut, j’attirerai tout à moi » (Jn 12,32). Il faudrait un cœur dur comme le diamant pour n’être pas attendri par un si grand amour. Dès que le cœur est blessé de cette flèche, il monte de toutes ses forces, et non seulement l’homme se purifie, mais l’âme, pour laquelle Dieu a fait toute chose, se dépouille de ses imperfections. (…)

Montez sur cet arbre très saint, où sont les fruits mûrs de toutes les vertus que porte le corps du Fils de Dieu ; courez avec ardeur. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)