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Archive pour la catégorie ‘Année liturgique’

Cana

dimanche 17 janvier 2010
Les noces de Cana - Giotto

Les noces de Cana - Giotto

“Femme, qu’y a-t-il, désormais entre Moi et Toi?” Jésus en disant cette phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent. Marie ordonne aux serviteurs: “Faites ce que Lui vous dira.” Marie a lu dans les yeux souriants de son Fils l’assentiment, voilé d’un grand enseignement pour tous les “appelés”. Et Jésus ordonne aux serviteurs: “Emplissez d’eau les cruches.” Je vois les serviteurs emplir les jarres de l’eau apportée du puits. (J’entends le grincement de la poulie qui monte et descend le seau qui déborde). Je vois le majordome qui se verse un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, qui l’essaie avec une mimique d’un plus grand étonnement et le goûte. Il parle au maître de maison et à l’époux son voisin. Marie regarde encore son Fils et sourit; puis recevant un sourire de Lui, incline la tête en rougissant légèrement. Elle est heureuse. Dans la salle passe un murmure. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. On se lève pour mieux voir. On va vers les jarres. Un silence, puis un chœur de louanges à Jésus. Mais Lui se lève et dit une seule parole: “Remerciez Marie” et puis, il quitte le repas. Sur le seuil il répète: “La paix à cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous” et il ajoute: “Mère, je te salue.”

Jésus m’explique le sens de la phrase. “Ce « désormais », que beaucoup de traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase et l’explique avec son vrai sens. Je fus le Fils soumis à la Mère, jusqu’au moment où la volonté de mon Père m’indiqua que l’heure était venue d’être le Maître. À partir du moment où ma mission commença, je ne fus plus le Fils soumis à sa Mère, mais le Serviteur de Dieu. Les liens qui M’unissaient à Celle qui m’avait engendré étaient rompus. Ils s’étaient transformés en liens de plus haut caractère. Ils s’étaient tous réfugiés dans l’esprit. L’esprit appelait toujours « Maman » Marie, ma Sainte. L’amour ne connut pas d’arrêt, ne s’attiédit pas, au contraire, il ne fut jamais aussi parfait que lorsque, séparé d’Elle pour une seconde naissance, Elle me donna au monde, pour le monde, comme Messie, comme Évangélisateur. Sa troisième, sublime maternité mystique, ce fut quand, dans le déchirement du Golgotha, Elle m’enfanta à la Croix, en faisant de Moi, le Rédempteur du monde.  » Qu’y a-t-il désormais entre Moi et Toi? « . J’étais d’abord tien, uniquement tien. Tu me commandais, Je t’obéissais. Je t’étais soumis « . Maintenant, j’appartiens à ma mission. Ne l’ai-je peut-être pas dit? « Celui qui met la main à la charrue et se retourne pour saluer ceux qui restent, n’est pas apte au Royaume de Dieu ». J’avais mis la main à la charrue pour ouvrir avec le soc, non pas la glèbe mais les cœurs, pour y semer la parole de Dieu. Je ne l’avais enlevée cette main que quand on me l’avait arrachée de là pour la clouer à la Croix et pour ouvrir par la torture de ce clou le Cœur de mon Père en faisant sortir de la plaie le pardon pour l’humanité. Ce « désormais », oublié par plusieurs, voulait dire ceci: « Tu m’as été tout, ô Mère tant que je fus le Jésus de Marie de Nazareth et tu m’es tout en mon esprit mais, depuis que je suis le Messie attendu, j’appartiens à mon Père. Attends encore un peu et ma mission terminée, je serai de nouveau tout à toi. Tu me recevras encore dans tes bras comme quand j’étais petit et personne ne te le disputera plus, ce Fils qui est le tien que l’on regardera comme la honte de l’humanité, dont on te jettera la dépouille pour te couvrir toi aussi de l’opprobre d’être la mère d’un criminel. Et puis tu m’auras de nouveau, triomphant et puis, tu m’auras pour toujours, triomphante toi aussi, au Ciel. Mais maintenant, j’appartiens à tous ces hommes et j’appartiens au Père qui m’a envoyé vers eux ». Voilà ce que veut dire ce petit « désormais », si chargé de signification.” Jésus m’a donné cette instruction: “Quand j’ai dit aux disciples: « Allons faire plaisir à ma Mère » j’avais donné à la phrase un sens plus relevé qu’il ne semblait. Ce n’était pas le plaisir de me voir, mais d’être l’Initiatrice de mon activité miraculeuse et la Première Bienfaitrice de l’humanité. Gardez-en toujours le souvenir. Mon premier miracle est arrivé par Marie. Le premier. Symbole que Marie est la clef du miracle. Je ne refuse rien à ma Mère et, à cause de sa prière, J’avance même le temps de la grâce. Je connais ma Mère, la seconde en Bonté après Dieu. Je sais que vous faire grâce, c’est la faire heureuse puisqu’Elle est la « Toute Amour ». Voilà pourquoi j’ai dit, Moi qui savais: « Allons lui faire plaisir ». En outre, j’ai voulu rendre manifeste au monde sa puissance en même temps que la mienne. Destinée à être unie à Moi dans la chair – car nous fûmes une seule chair: Moi en Elle, et Elle autour de Moi, comme des pétales de lis autour d’un pistil odorant et plein de vie – unie à Moi dans la douleur – car nous fûmes sur la Croix, Moi avec ma chair, Elle avec son esprit, de même que le lis exhale son parfum avec sa corolle et l’essence qu’on en tire – il était juste qu’Elle me fût unie dans la puissance qui se manifeste au monde. Je vous dis à vous ce que Je disais aux invités: « Remerciez Marie. C’est par Elle que vous avez eu le Maître du miracle et que vous avez toutes mes grâces, spécialement celles du pardon ». Repose en paix. Nous sommes avec toi.”
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie. http://www.mariavaltorta.com/

Quatrième dimanche de l’Avent

jeudi 17 décembre 2009
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La Visitation - Arcabas

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 39-45)
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Elisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Troisième dimanche de l’Avent

samedi 12 décembre 2009

Volonte-dieu« Soyez toujours dans la joie du Seigneur. » Cet appel nous est donné pour entrer dans la fête de Noël : Recevoir la joie du Seigneur ; « Pousse des cris de joie fille de Sion ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse fille de Jérusalem !

Le troisième dimanche de l’Avent est aussi appelé dimanche de Gaudete. En effet, dans le Missel romain, l’introït de la messe de ce dimanche commence par la phrase latine suivante : « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! »). Cette phrase rappelle la joie de l’Église dans l’attente de l’avènement du Christ.

C’est pourquoi les vêtements liturgiques, violets pendant tout le temps de l’Avent, peuvent exceptionnellement être roses ce jour-là.

La joie de Dieu contient tout l’univers, personne n’est exclu de cette joie. Nous voudrions être joyeux, mais nous ne le sommes pas profondément ! Il y a tant d’obstacles à cette joie en nous ! Dans l’excès de sa joie, celui qui aime partage tout. Dans l’excès de l’amour, il est impossible de voir son frère dans le froid et de ne pas chercher à le vêtir ! Mus par ce grand amour, il est impossible de voir quelqu’un avoir faim et ne pas lui donner à manger. Dans ce grand désir d’aimer, il y a cette prise de conscience que dans l’univers, il y a une justice, ce qu’il faut à chacun selon ses besoins doit être pourvu. Jean-Baptiste, mû par l’Esprit Saint, demande que notre cœur ne rejette personne, que notre amour embrasse tout l’univers, que nous ne nourrissons aucun ressentiment. Notre accueil doit devenir comme l’accueil du cœur de Dieu. Quand l’Esprit Saint a pris possession de notre cœur, il est libre pour aimer chacun et reconnaître la beauté, la grâce de tous. Alors éclatent les cris de joie ! « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie ! »

Fête de l’Immaculée Conception

mardi 8 décembre 2009

citb16immaculeeVous êtes toute belle, ô ma Bien-Aimée ! et il n’y a point de tache en vous !… Voici la fête privilégiée de Marie, celle qu’elle aime entre toutes ses fêtes, celle qu’elle veut voir célébrer par ses enfants avec le plus de ferveur et de zèle, et à laquelle sont attachées les plus précieuses faveurs.

Marie, devant porter dans son sein l’Auteur même de la sainteté, ne pouvait être souillée d’aucune tache ; il ne convenait pas que le démon eût quelque droit sur celle qui ne venait au monde que pour lui écraser la tête. Non, jamais cet esprit impur n’eut aucun pouvoir sur l’auguste Vierge prédestinée pour être la Mère de Dieu. Il ne lui fut point donné de siéger, même un instant, sur ce trône élevé pour l’adorable Trinité ; jamais il n’entra dans ce sanctuaire préparé pour le Verbe fait chair, pour le Rédempteur du genre humain. Satan fut vaincu de nouveau, comme au jour de sa révolte contre le Tout-Puissant, le jour où Marie a été conçue sans péché.

La croyance à l’Immaculée Conception, de tout temps autorisée et approuvée, a été déclarée dogme de foi, et l’Église prodigue ses plus riches faveurs à ceux qui l’honorent.

Bulle “ INEFFABILIS DEUS ”

PIE IX, le 8 décembre 1854

… Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

C’est pourquoi, s’il en était, ce qu’à Dieu ne plaise, qui eussent la présomption d’avoir des sentiments contraires à ce que nous venons de définir, qu’ils sachent très clairement qu’ils se condamnent eux-mêmes par leur propre jugement, qu’ils ont fait naufrage dans la foi et se sont séparés de l’unité de l’Eglise, et que, de plus, par le même fait, ils encourent les peines portées par le droit s’ils osent manifester par parole, par écrit ou par quelque signe extérieur, ce qu’ils pensent intérieurement…

Avent

lundi 30 novembre 2009

AventLe temps de l’Avent a débuté dimanche 29 novembre pour les catholiques et les protestants. Ce temps d’environ quatre semaines tire son nom du latin adventus, qui signifie venue ou avènement, marque l’attente qui précède la naissance du Christ, à Noël. C’est le début de l’année liturgique.

Noël ne se résume pas à du «lèche vitrine», vient d’ailleurs de rappeler la Conférence des évêques de France : c’est aussi un temps de prière, de «conversion intérieure».

À Rome, au cours des premières vêpres de l’Avent célébrées en la basilique Saint-Pierre, en fin d’après-midi, samedi 28 novembre, Benoît XVI a justement invité les chrétiens, dans un monde où l’homme est monopolisé par de multiples activités et des «distractions de toutes sortes», à être attentifs aux signaux que Dieu leur adresse à de les noter dans un «journal intime» intérieur.

Fête du Christ Roi

lundi 23 novembre 2009

Christ RoiDimanche 22 novembre, nous célèbrerons la fête du CHRIST ROI
La fête du CHRIST ROI de l’univers fut établie par le Pape PIE XI, le 11 décembre 1925. C’est aussi le dernier dimanche du temps ordinaire de l’EGLISE. Le Dimanche suivant sera le 1er Dimanche de l’ AVENT.
Parole de Dieu : « Tout pouvoir m’a été au ciel et sur la terre. Allez donc,de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec tous les jours, jusqu’à la fin des temps. » (L’évangile de SAINT MATTHIEU 28,18) 
Proclamer que le Christ est ROI, c’est affirmer qu’il a définitivement vaincu le mal est dans son humanité et sa divinité, pour toujours associé à la royauté du père : le Christ dans l’unité de la Trinité détient l’autorité suprême non seulement sur terre, mais sur l’univers.
Celui que nous fêtons comme notre ROI, c’est le Fils de DIEU qui est aussi le Fils de Marie. Le maître du monde et de l’histoire a dit « maman » à une femme de la terre, et c’est ce même JESUS CHRIST qui a tout pouvoir dans le ciel.
Bien des gens, il est vrai, même parmi les chrétiens, pourraient s’interroger sur cette royauté, en objectant qu’elle n’est pas manisfeste de façon evidente. Jésus répond à cette objection lorsqu’il dit à Pilate : MA ROYAUTE N EST PAS DE CE MONDE. (Jean 18, 37 ) 
Cette fête invite également toute l’ Eglise à se reconnaître dans sa dignité d’épouse de roi et à prendre conscience qu’elle participe déjà à cette royauté. Au nom de toute la création, elle acclame son roi dans l’allégresse .

Notre Dame du Rosaire

mercredi 7 octobre 2009

« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c’est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l’autre dans celles de la Sainte Vierge. » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

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Prière

mardi 29 septembre 2009

les_saints_archangesSeigneur Jésus Christ, nous chantons vos louanges
Unis à la multitude des saints anges 
Pour célébrer sur la terre et dans le ciel 
La fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël

L’archange Michel, chef de l’armée des cieux 
Déploie la puissance et la force de Dieu
Pour terrasser tous les mauvais esprits
Et nous protéger contre tous nos ennemis

L’archange Gabriel, le messager du Seigneur
Vient porter la Parole de Dieu en nos coeurs
Pour que nous soyons des prophètes audacieux
Qui proclament la Parole du Royaume des cieux

L’archange Raphaël, le médecin divin
Nous apporte la guérison dans l’Esprit Saint 
Pour que joyeux et guidés par lui sur le chemin
Nous devenions chaque jour plus saints

Ô Vierge Marie, l’Immaculée Conception
Reine des anges et terreur des démons 
Par tous les choeurs des anges valeureux
Obtiens-nous d’être fidèles à la volonté de Dieu

Rendons gloire, honneur et adoration
Dans une prompte et amoureuse soumission
A l’exemple de tous les bienheureux esprits
A Dieu le Père, le Fils et le Saint Esprit

Amen

Les archanges

mardi 29 septembre 2009

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), Pape et docteur de l’Église, précise dans ses Homélies sur l’Évangile (34, 8-9) le rôle des archanges par rapport aux anges :

Qu’il y ait des anges, beaucoup de pages de la Sainte Écriture l’attestent… Mais il faut savoir que le mot « ange » désigne leur fonction : messager. Et on appelle « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements. C’est ainsi que l’archange Gabriel a été envoyé à la Vierge Marie. Pour ce ministère, pour annoncer le plus grand de tous les événements, l’Incarnation du Verbe de Dieu, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang…

Pareillement, lorsqu’il s’agit de déployer une puissance extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé. En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu  », font comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de réaliser. L’antique Ennemi, le diable, qui a désiré par orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J’escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j’érigerai mon trône ; je serai semblable au Très Haut » (Is 14,13). Mais l’Apocalypse nous dit qu’à la fin des temps, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : « Il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n’eut pas le dessus ; il fut précipité en bas » (Ap 12,7).

À la Vierge Marie, c’est donc Gabriel, dont le nom signifie « Force de Dieu », qui a été envoyé. Ne venait-il pas annoncer celui qui a voulu se manifester dans une condition humble, pour triompher de l’orgueil du démon ? C’est donc par la « Force de Dieu » que devait être annoncé celui qui venait comme « le Dieu des armées, le vaillant des combats » (Ps 23,8). Quant à l’archange Raphaël, son nom signifie « Dieu guérit ». En effet, c’est lui qui a délivré de la cécité les yeux de Tobie, (Tb 11,17), méritant d’être appelé « Dieu guérit ».

Fête du Rosaire

lundi 28 septembre 2009

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