Étiquette : prière

  • « Laissez les enfants venir à moi ! »

    Thérèse-de-Lisieux-enfant

    Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte ; mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants. Au lieu de me décourager, je me suis dit : le bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables ; je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c’est impossible ; je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections. Mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.

    Nous sommes dans un siècle d’inventions ; maintenant, ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier ; chez les riches, un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les Livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir ; et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse éternelle : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi » (Pr 9,4).

    Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais. Et voulant savoir, ô mon Dieu, ce que vous feriez au tout-petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai ; je vous porterai sur mon sein, je vous balancerai sur mes genoux » (Is 66,13). Ah, jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses ne sont venues réjouir mon âme ; l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela, je n’ai pas besoin de grandir, au contraire, il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. Ô mon Dieu, vous avez dépassé mon attente ! Je veux « chanter vos miséricordes » ! (Ps 88,2 Vulg)

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l’Église
    Manuscrit autobiographique C, 2 v°-3 r°

     

     

     

  • Lumière

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    Nous te bénissons, Père des lumières,

    Christ, Verbe de Dieu, splendeur du Père,
    Lumière de lumière, et source de lumière,
    Esprit de feu, souffle du Fils comme du Père.

    Trinité Sainte, lumière indivisée,
    Tu dissipas les ténèbres pour créer
    Un monde lumineux, d’ordre et de beauté,
    Qui porterait ta ressemblance.

    De raison et sagesse tu éclairas l’homme,
    L’illuminas du sceau de ton Image,
    Pour que dans ta lumière, il voie la lumière (Ps 36,10),
    Et tout entier devienne lumière.

    Tu fis briller au ciel d’innombrables lumières,
    Ordonnas au jour et à la nuit
    De s’entendre à se partager le temps
    Tour à tour, paisiblement.

    La nuit met fin au travail du corps fatigué,
    Le jour appelle aux oeuvres que tu aimes,
    Nous apprend à fuir les ténèbres, à nous hâter
    Vers ce jour qui n’aura plus de nuit.

     

    Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l’Église
    Hymne 32 ; PG 37, 511-512

     

     

     

     

  • Frères

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    On dit que Tu nous parles, Seigneur, mais je n’ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles.

    Les seules voix que j’entende, ce sont des voix fraternelles qui me disent les paroles essentielles.
     .
    On dit que Tu te manifestes.
    Mais je n’ai jamais vu Ton visage de mes propres yeux.
    Les seuls visages que je vois, ce sont des visages fraternels qui rient, qui pleurent et qui chantent.
     .
    On dit que Tu t’assois à notre table.
    Mais je n’ai jamais rompu avec Toi le pain de mes propres mains.
    Les seules tables que je fréquente, ce sont des tables fraternelles où il fait bon se restaurer de joie et d’amitié.
     .
    On dit que Tu fais route avec nous.
    Mais je n’ai jamais senti Ta main se poser sur mes propres épaules.
    Les seules mains que j’éprouve, se sont les mains fraternelles qui étreignent, consolent et accompagnent.
     .
    On dit que Tu nous sauves.
    Mais je ne t’ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs.
    Les seuls sauveurs que je rencontre, ce sont des cœurs fraternels, qui écoutent, encouragent, stimulent.
    Mais si c’est Toi, ô mon Dieu, qui m’offres ces voix, ces visages, ces tables, ces compagnons, ces mains et ces cœurs fraternels, alors du cœur du silence et de l’absence, Tu deviens, par tous ces frères et sœurs, paroles et présence.
     .
    Jacques MUSSET  – extrait de « Mes plus belles prières » Guy Gilbert

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,35-41.

    imagesoute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »
    Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres barques le suivaient.
    Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau.
    Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
    Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
    Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? »
    Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

    barque

    La barque de ma vie vogue
    Dans le crépuscule et les ombres de la nuit,
    Et je ne vois aucun rivage :
    Je suis sur les profondeurs de l’étendue de la mer.

    La moindre tempête peut me noyer,
    Engloutissant ma barque dans le tourbillon des eaux,
    Si tu ne veillais toi-même sur moi, mon Dieu,
    À chaque instant de ma vie, à chaque moment.

    Parmi le fracas et la clameur des vagues,
    Je vogue tranquillement avec confiance,
    Et tel l’enfant, sans crainte, je regarde au loin,
    Car tu es pour moi, Jésus, toute lumière.

    Autour, l’épouvante et l’effroi,
    Mais en mon âme le calme est plus profond que les profondeurs de la mer,
    Car celui qui est avec toi, Seigneur, ne peut pas périr —
    Ainsi m’assure ton amour divin.

    Malgré tant de dangers autour de moi,
    Je ne les redoute pas car je regarde le ciel étoilé,
    Et je vogue, courageusement, gaiement,
    Comme il convient à un cœur pur.

    Mais c’est par-dessus tout,
    Uniquement parce que tu es mon timonier, ô Dieu,
    Que la barque de ma vie vogue si tranquillement.
    Je le confesse dans la plus profonde humilité.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
    Petit Journal, 1322 (trad. Parole et Dialogue 2002, p. 448)

     

     

  • Rassemblement

    berges

    Mes enfants, comprenez qu’en tant que servante, je suis votre relation avec le Père Eternel et je suis avec recueillement toutes Ses demandes. Il en est ainsi que vous devez considérer votre messager comme n’importe quel homme. C’est le choix de Dieu, et vous bénéficierez tous de grâces pour aider autrui. Vous êtes tous à égalité, sans jalousie, désir, peur ou inquiétude. Dieu tient (à ses messagers) et sait que les messagers sont simples et discrets, mais faites attention aux faux prophètes qui exhibent une richesse hors de la Volonté Divine. Soyez donc présents à tous vos regroupements de prières pour le bien de vous-mêmes et de vos frères. Soyez humbles et accordez votre écoute et votre parole à enseigner l’Amour et Paix. Commencez par vos ennemis afin de vous décharger de mauvais sentiments, paroles ou attitudes. Créez l’Amour et Paix là où se trouve le conflit autour de vous et au sein de vos familles. Dieu le Père et mon Fils pardonnent, vous devez savoir vous pardonner à vous-mêmes et à autrui par l’intercession du Saint Esprit.

    Mes enfants, je vous laisse suivre les berges de la rivière de vie où scintillent par les reflets du soleil mille diamants, reflets de l’amour de vos cœurs que vous apportez à autrui.

    Je suis Marie Mère des hommes, servante et omniprésente afin de préparer les hommes au retour du Fils Céleste, accompagné d’une multitude d’anges et de proches saints et famille disparue de la terre.

    Mes enfants, suivez la blanche colombe, Merci de me lire

    Marie Mère des hommes – janvier 2012

     

     

     

     

  • Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

    Thème pour 2014:
    Le Christ est-il divisé?
    (cf. 1 Cor 1:1-17)

     

    P202-3Une fois par année au moins, de nombreux chrétiens prennent conscience qu’il existe des manières très diverses d’adorer Dieu. Les cœurs sont ainsi touchés et les gens constatent que les usages de leurs prochains ne sont pas si étranges.

    La manifestation qui déclenche cette prise de conscience porte le nom de Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Célébrée traditionnellement du 18 au 25 janvier (dans l’hémisphère nord) ou à la Pentecôte (dans l’hémisphère sud), la Semaine de prière s’intègre dans la vie des paroisses du monde entier: on procède à des échanges de chaires et on organise des cultes œcuméniques spéciaux.

    Les partenaires œcuméniques d’une région donnée sont invités à préparer un texte de base sur un thème biblique. Il est ensuite examiné par un groupe international de participants issus du COE (protestants et orthodoxes) et de l’Eglise catholique romaine pour s’assurer qu’il est en relation avec la quête de l’unité de l’Eglise.

    Ce texte est publié conjointement par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et le COE, par les soins de sa Commission de Foi et constitution qui participe à tout le processus de son élaboration. La version définitive est alors envoyée aux Eglises membres et aux diocèses catholiques romains, qui sont invités à le traduire et à l’adapter à leurs contextes spécifiques pour en faire usage.

     

     

     

     

     

  • « Bien avant l’aube…, Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait. »

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    La prière unit l’âme à Dieu. Même si notre âme est toujours semblable à Dieu par sa nature, restaurée qu’elle est par la grâce, de fait elle lui est souvent dissemblable par suite du péché. La prière témoigne alors que l’âme devrait vouloir ce que Dieu veut ; elle réconforte la conscience ; elle rend apte à recevoir la grâce. Dieu nous enseigne ainsi à prier avec une confiance ferme que nous recevrons ce pour quoi nous prions ; car il nous regarde avec amour et veut nous associer à sa volonté et à son action bienfaisantes. Il nous incite donc à prier pour ce qu’il lui plaît de faire…; il semble nous dire : « Qu’est-ce qui pourrait me plaire davantage que de me supplier avec ferveur, sagesse et insistance afin d’accomplir mes desseins ? » Par la prière donc, l’âme s’accorde avec Dieu.

    Mais lorsque par sa grâce et sa courtoisie, notre Seigneur se révèle à notre âme, alors nous obtenons ce que nous désirons. À ce moment-là, nous ne voyons plus ce que nous pourrions demander d’autre. Tout notre désir, toute notre force sont fixés entièrement en lui pour le contempler. C’est une haute prière, impossible à sonder, il me semble. Tout l’objet de notre prière est d’être uni, par la vision et par la contemplation, à celui que nous prions, avec une joie merveilleuse et une crainte respectueuse, dans une si grande douceur et délice que nous ne pouvons plus prier en ces moments que comme il nous conduit. Je le sais, plus Dieu se révèle à l’âme, plus elle a soif de lui, par sa grâce. Mais lorsque nous ne le voyons pas, alors nous ressentons le besoin et l’urgence de prier Jésus, à cause de notre faiblesse et de notre incapacité.

    Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise
    Révélations de l’amour divin, ch. 43

     

     

     

     

  • Résolutions

     .
    souffle de dieu
    .
    Quelles sont nos demandes à Dieu ? Sont-elles toujours pures ? Plairont-elles vraiment à Dieu ? Nous pouvons en toute liberté présenter nos attentes, nos désirs. Mais nous avons besoin que l’Esprit nous suggère ce qui nous est véritablement profitable. Jésus nous le dit : « Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (*). Par la force de l’Esprit Saint, Jésus peut nous donner beaucoup plus que ce nous attendons. Cette force qui nous est donnée ouvre notre propre esprit à la connaissance de Dieu, éclaire nos consciences et nous soutient dans l’épreuve.
    La Sagesse et le discernement qui nous sont insufflés par l’Esprit Saint guident nos choix et apaisent nos doutes. Et l’amour qui envahit notre être nous comble bien au-delà de ce que nous pouvions espérer.
    Permets, Seigneur, que je préfère entre tout recevoir ton Esprit Saint puisque c’est alors toi que je recevrai !
     .
    Cécile Paris
    aventdanslaville.org, meditation
    .
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    Une de fois de plus : NOËL !
    Qu’est-ce que cela va changer ?
    Rien, si ce n’est toi.
    Deviens lumière et tu verras la Lumière…
    Tout est là.
    Ne cherche pas ailleurs le sens de cet événement-avènement.
    L’humanité fraternelle de Jésus porte le jour qui doit se lever en toi.
    Le Dieu vivant est remis entre tes mains.
    A toi de créer, avec Dieu et à son image, un monde de joie, de lumière, de beauté.

    Maurice Zundel

  • « Marie retenait tous ces événements et les méditait en son cœur. » (Lc 2,19)

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    En des paroles sublimes,
    Brûlante d’amour,
    Marie le berçait elle aussi :
    « Qui donc m’a donné, à moi la solitaire,
    De concevoir et d’enfanter
    Celui qui est l’unique et le multiple,
    Le tout-petit et le Très-Grand ?
    Il est tout entier près de moi,
    Et tout entier près de tout l’univers.

    image_largeLe jour où Gabriel lui-même
    Est entré dans ma pauvre maison,
    Il m’a rendue soudain
    Noble dame autant que servante :
    Car j’étais la servante de ta divinité (Lc 1,38),
    Mais je suis la mère aussi
    De ton humanité,
    Mon Seigneur et mon fils !

    La servante tout à coup
    Est devenue fille de roi,
    Par toi, Fils de roi !
    À cause de toi, fils de David,
    Voici que la plus humble
    Dans la maison de David,
    Voici qu’une fille de la terre
    Parvient jusqu’au ciel,
    Par celui qui est du ciel !

    Quelle merveille pour moi !
    Près de moi repose
    Ce nouveau-né, l’Ancien des jours ! (Dn 7,9)
    Il fixe son regard sur le ciel tout entier,
    Alors que sans répit
    Ses lèvres balbutient.
    Comme il me ressemble !
    Alors qu’avec Dieu
    Il parle en silence !

    Qui a jamais vu
    Un nouveau-né regarder
    En tout lieu toutes choses ?
    Son regard fait comprendre
    Que c’est lui qui dirige
    Toute la création de haut en bas.
    Son regard fait comprendre
    Qu’il commande en maître
    À tout l’univers.

    Comment ouvrirai-je
    Une source de lait
    Pour toi, la Source ?
    Comment donnerai-je
    De la nourriture
    À toi qui nourris tout être
    De ta table ?
    Comment te couvrir de langes,
    Toi qui es revêtu de splendeur ? (Ps 103,2)

    Ma bouche ne sait pas
    Comment te nommer,
    Ô Fils du Dieu vivant ! (Mt 16,16)
    Si j’ose t’appeler
    Fils de Joseph,
    Je tremble car tu n’es pas de sa semence…

    Bien que tu sois le Fils de l’Unique
    Désormais je t’appellerai
    Le fils d’un grand nombre,
    Car à toi ne suffisent pas
    Des milliers de noms :
    Tu es fils de Dieu, mais aussi fils de l’homme (Mc 1,1 ; 8,31)
    Et puis, fils de Joseph (Lc 3,23)
    Et fils de David (Lc 20,41)
    Et fils de Marie (Mc 6,3).

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Hymnes 5 et 6 sur la Nativité ; SC 459 (trad. cf SC p. 124s)