Étiquette : prière

  • Prochaine rencontre

    Dimanche 21 avril : Générac (30)

    Messe à 10h30 en l’église de Générac.

    Pique-nique et rosaire chez Mme Rimbault, 12 rue Bizet

     

     

     

  • Vendredi Saint

    Arcabas - La Croix« Mes enfants, je ne vous demande qu’une chose, d’apporter l’amour à vos enfants, comme celui que j’ai apporté à mon Fils. Vos enfants n’iront pas sur la croix, le mien y a été et aujourd’hui encore vous Le remettez sur la croix parce que vous n’avez pas compris la première fois. »
    Marie Mère des hommes – février 1998

    « Les plaies de mon Fils se sont rouvertes et le sang s’en écoule sans discontinuer, la Parole de mon Fils n’est pas entendue par les hommes. Les larmes coulent de mon visage et inondent mes pieds, la douleur nous étreint de voir ce monde se désintéresser de lui-même. Parlez de mon Fils aux hommes, parlez de Son enseignement et du besoin que vous devez de connaître Sa parole, pour l’Amour et la Paix envers votre prochain. »
    Marie Mère des hommes – décembre 1996

    « Venez prier et jeûner au pied du calvaire, vous serez sauvés par le Sang de mon Fils. »
    Marie Mère des hommes – août 1995

  • « Une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur »

     

    Aujourd’hui, beaucoup se montrent perplexes et s’interrogent : pourquoi la vie religieuse consacrée ? Pourquoi embrasser ce genre de vie, alors qu’il y a tant d’urgences…auxquelles on peut répondre sans se charger des engagements de la vie consacrée ? La vie religieuse n’est-elle pas une sorte de gaspillage d’énergie humaine utilisable suivant les critères de l’efficacité pour un bien plus grand au profit de l’humanité et de l’Église ?… De telles interrogations ont toujours existé, comme le montre bien l’épisode évangélique de l’onction de Béthanie : « Marie, prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison fut rempli par l’odeur du parfum ». À Judas qui se plaignait d’un tel gaspillage, prenant prétexte des besoins des pauvres, Jésus répondit : « Laisse-la faire ».
    C’est la réponse toujours valable à la question que se posent tant de personnes, même de bonne foi, sur l’actualité de la vie religieuse… : « Laisse-la faire ». Pour ceux qui reçoivent le don inestimable de suivre de plus près le Seigneur Jésus, il paraît évident qu’il peut et doit être aimé d’un cœur sans partage, que l’on peut lui consacrer toute sa vie et pas seulement certains gestes, certains moments ou certaines activités. Le parfum précieux versé comme pur acte d’amour, et donc en dehors de toute considération utilitaire, est signe d’une surabondance de gratuité, qui s’exprime dans une vie dépensée pour aimer et pour servir le Seigneur, pour se consacrer à sa personne et à son Corps mystique. Cette vie répandue sans compter diffuse un parfum qui remplit toute la maison. Aujourd’hui non moins qu’hier, la maison de Dieu, l’Église, est ornée et enrichie par la présence de la vie consacrée… La vie consacrée est importante précisément parce qu’elle est surabondance de gratuité et d’amour, et elle l’est d’autant plus que ce monde risque d’être étouffé par le tourbillon de l’éphémère.

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Exhortation apostolique « Vita Consecrata », § 104 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

  • Par la confiance et l’amour

    Voici ma prière : je demande à Jésus de m’attirer dans les flammes de son amour, de m’unir si étroitement à lui, qu’il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l’amour embrasera mon cœur, plus je dirai : « Attirez-moi », plus aussi les âmes qui s’approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m’éloignais du brasier divin), plus ces âmes « courront avec vitesse à l’odeur des parfums » de leur Bien-Aimé (Ct 1,4 LXX)…

    Ma Mère chérie, maintenant je voudrais vous dire ce que j’entends par l’odeur des parfums du Bien-Aimé. Puisque Jésus est remonté au ciel, je ne puis le suivre qu’aux traces qu’il a laissées, mais que ces traces sont lumineuses, qu’elles sont embaumées ! Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le saint Évangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir. Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance ; au lieu de m’avancer avec le pharisien, je répète, remplie de confiance, l’humble prière du publicain. Mais surtout j’imite la conduite de Marie Madeleine ; son étonnante ou plutôt son amoureuse audace, qui charme le cœur de Jésus, séduit le mien.

    Oui, je le sens, quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais le cœur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l’enfant prodigue qui revient à lui (cf Lc 15,11s). Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à lui par la confiance et l’amour.

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l’Église
    Manuscrit autobiographique C, 36r°-v°

     

     

     

  • Prière et jeûne

    « Je vais vous demander une contribution à vous, à tous.

    Chaque vendredi de chaque semaine, à 9h30 précises et jusqu’à 10H00, pardon, 21h30 et 22h00, je vous demande tous ensemble de me consacrer une demi-heure de prière, une demi-heure pour tous ceux qui souffrent sur cette terre, pour tous ceux qui n’ont pas le loisir de connaître ce que vous connaissez aujourd’hui, pour tous ceux qui vont subir tant de chose.

    Je veux que cette demi-heure, vous l’apportiez à tous sans distinction ni de couleur, ni de race, car tout être humain est identique.

    A chacun d’entre vous je vais demander aussi, je sais que certains ne le feront pas, mais je vous le demande. Je vais vous demander le Vendredi de faire pénitence, je vous demanderai de prendre le pain et l’eau lors du Vendredi. Mais vous ne le ferez pas pour Jésus, vous le ferez, pour tous vos frères qui ont faim. Je ne vous demande pas de faire les deux repas, simplement un. Pour ceux qui n’auront pas la force de le faire, parce que je sais que beaucoup ne le feront pas, alors je leur demande seulement d’avoir une pensée et peut-être d’éviter une friandise, d’éviter quelque chose de particulier qu’ils aimeraient prendre ce jour-là. »

    Marie Mère des hommes – septembre 1994

     

     

  • « Demandez…, cherchez…, frappez… »

    Quand la prière s’adresse à un homme, elle doit d’abord exprimer le désir et le besoin de celui qui prie. Elle a aussi pour but de fléchir le cœur de celui que l’on prie, jusqu’à le faire céder. Or, ces deux choses n’ont plus leur raison d’être quand la prière s’adresse à Dieu. En priant nous n’avons pas à nous inquiéter de manifester nos désirs ou nos besoins à Dieu : il connaît tout (Mt 6,8)… Si la prière est nécessaire à l’homme pour obtenir les bienfaits de Dieu, c’est qu’elle exerce une influence sur celui qui prie, afin qu’il considère ses propres pauvretés et incline son âme à désirer avec ferveur et dans un esprit filial ce qu’il espère obtenir par la prière. Il se rend par là même capable de le recevoir…

    Prier Dieu nous rend aussitôt familiers de Dieu, puisque notre âme s’élève vers lui, s’entretient affectueusement avec lui, et l’adore en esprit et en vérité (Jn 4,23). Et ainsi, en cette amitié familière avec Dieu que produit la prière, s’ouvre la voie pour une prière plus confiante encore. C’est pourquoi il est dit dans un psaume : « J’ai crié, » c’est-à-dire j’ai prié avec confiance, « parce que tu m’as exaucé, mon Dieu » (16,6). Reçu dans l’intimité de Dieu par une première prière, le psalmiste prie ensuite avec une plus grande confiance. Et c’est pourquoi, dans la prière adressée à Dieu, l’assiduité ou l’insistance dans la demande n’est pas importune. Au contraire, c’est agréable à Dieu, car « il faut toujours prier, dit l’Évangile, sans jamais se décourager » (Lc 18,1). Et ailleurs le Seigneur nous invite à demander : « Demandez et vous recevrez, dit-il, frappez et l’on vous ouvrira ».

    Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
    Compendium théologique, 2, 1 (trad. composite)

     

     

  • « Seigneur, apprends-nous à prier. » (Lc 11,1)

    « Notre Père » très saint,
    notre Créateur, notre Rédempteur, notre Sauveur et notre Consolateur.
    « Qui es aux cieux »,
    dans les anges et dans les saints, les illuminant pour qu’ils te connaissent, car tu es, Seigneur, la lumière ;
    les enflammant pour qu’ils t’aiment, car tu es, Seigneur, l’amour ;
    habitant en eux et les emplissant de ta divinité pour qu’ils aient le bonheur, car tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel,
    de qui vient tout bien, sans qui n’est aucun bien.

    « Que ton nom soit sanctifié » :
    Que devienne toujours plus lumineuse en nous
    la connaissance que nous avons de toi,
    afin que nous puissions mesurer la largeur de tes bienfaits,
    la longueur de tes promesses, la hauteur de ta majesté,
    la profondeur de tes jugements (Ep 3,18).

    « Que ton règne vienne » :
    Règne en nous dès maintenant par la grâce ;
    introduis-nous un jour en ton Royaume
    où enfin nous te verrons sans ombre,
    où deviendra parfait notre amour pour toi,
    bienheureuse notre union avec toi, éternelle notre jouissance de toi.

    « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » :
    Que nous t’aimions
    de tout notre cœur en pensant toujours à toi,
    de toute notre âme en te désirant toujours,
    de tout notre esprit en dirigeant vers toi tous nos élans et ne poursuivant toujours que ta seule gloire,
    de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies
    et tous les sens de notre âme et de notre corps au service de ton amour et de rien d’autre (Mc 12,30).
    Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes (Mt 22,39)
    en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir,
    en partageant leur bonheur comme s’il était le nôtre,
    en les aidant à supporter leurs malheurs,
    en ne leur faisant nulle offense.

    Saint François d’Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
    Notre Père paraphrasé (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 142)

     

     

  • Lettre aux Hébreux 13,15-17.20-21.

    Frères, en toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange, c’est-à-dire l’acte de foi qui sort de nos lèvres en l’honneur de son nom.
    Ne manquez pas d’être généreux et de partager. C’est cela qu’il faut offrir à Dieu pour lui plaire.
    Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, et ils auront à rendre des comptes. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d’aucun profit.
    Que le Dieu de la paix, lui qui a fait remonter d’entre les morts le berger des brebis, Pasteur par excellence, grâce au sang de l’Alliance éternelle, notre Seigneur Jésus,
    que ce Dieu vous munisse de tout ce qui est bon pour accomplir sa volonté, qu’il réalise en nous ce qui plaît à ses yeux, par Jésus Christ, à qui appartient la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

     

     

     

  • « En entrant dans la maison, ils virent l’enfant. »

    Epiphanie

    Adoration des rois : les puissants de ce monde baissent leur tête devant l’humble berceau d’un enfant. De l’or, de l’encens, de la myrrhe venus d’Orient ; anxiété dans les cœurs, poussière des chemins parcourus la nuit, guidés par une étoile. « Où est-il, celui qui vient de naître ? »… Vingt siècles sont passés : beaucoup d’âmes parcourent les chemins de la terre comme les mages d’Orient et continuent à demander en passant : « Avez-vous vu celui qu’aime mon âme ? » (Ct 3,3) C’est aussi une étoile de lumière qui, illuminant notre chemin, nous conduit à l’humilité d’une crèche, et nous montre ce qui nous a fait sortir « en dehors des murailles de la ville » (He 13,13; cf Lc 16,27). Elle nous montre un Dieu qui, tout en étant Maître de tout, manque de tout. Le Créateur de la lumière et de la chaleur du soleil souffre du froid ; celui qui vient au monde par amour pour les hommes est oublié des hommes.

    Maintenant aussi, comme alors, il y a des âmes qui cherchent Dieu… Par malheur, tous n’arrivent pas à le trouver, ils ne regardent pas tous l’étoile qui est la foi ; ils n’osent pas non plus s’aventurer sur ces chemins qui conduisent à lui, qui sont l’humilité, le renoncement, le sacrifice et presque toujours la croix…

    Quand cette nuit, dans le chœur, je me souvenais, sans le vouloir, de mes jours d’enfance, de ma maison, des rois, mon habit monastique me disait autre chose : moi aussi, comme les mages, je suis venu à la recherche d’une crèche. Je ne suis plus un enfant auquel il faut donner des jouets : les rêves sont maintenant plus grands et ils ne sont pas de cette vie. Les rêves du monde, comme les jouets des enfants, font le bonheur quand on les attend, mais ensuite tout n’est que du carton. Les rêves de ciel — rêve qui dure toute la vie et ne déçoit pas après. Comme ils ont dû s’en retourner heureux, les mages, après avoir vu Dieu ! Moi aussi je le verrai, il s’agit seulement d’attendre un peu. Le matin arrivera bientôt, et avec lui la lumière. Quel heureux réveil ce sera !

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels, 06/01/1937 (trad. Cerf 2008, p. 287)