Étiquette : prière

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie

    Fête de la Nativité de la Vierge Marie

    Ô Vierge, ô Diadème et Manteau pourpre du Roi,
    Fontaine scellée, Fleur qui grandis et s’épanouis
    Si différemment d’Adam, le père des hommes.

    Salvatrice du genre humain,
    Toi qui mis au monde la nouvelle Lumière,
    Rassemble aussi les membres de ton Fils en une céleste harmonie.

    Ô Glorieuse Mère de la sainte Médecine,
    Par ton Fils immaculé, tu as adouci les plaies amères de la mort
    Qu’engendra Ève pour le tourment des âmes.

    Tu as anéanti la mort et bâti la maison de la vie.
    Intercède pour nous auprès de ton Fils, Étoile de la mer !

    Ô Médiatrice, Dispensatrice de vie, Joyau de nos fêtes,
    Tu es la plus précieuse des joies qui n’auront pas de fin.
    Prie pour nous, douce Vierge Marie.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

  • « Je suis là, au milieu d’eux. »

    « Je suis là, au milieu d’eux. »

    Celui qui célèbre tout seul au cœur du désert,
    il est une assemblée nombreuse.
    Si deux s’unissent pour célébrer parmi les rochers,
    des milliers, des myriades sont là, présents.
    S’il y en a trois qui se rassemblent,
    un quatrième est parmi eux.
    S’il y en a six ou sept,
    douze mille milliers sont rassemblés.
    S’ils se mettent en rang,
    ils remplissent le firmament de prière.

    Sont-ils crucifiés sur le roc, et marqués d’une croix de lumière,
    l’Église est fondée.
    Sont-ils réunis,
    l’Esprit plane sur leurs têtes.
    Et quand ils terminent leur prière,
    le Seigneur se lève et sert ses serviteurs (Lc 12,37 ; Jn13,4).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

  • « Il sortit et se retira dans un endroit désert. »

    « Il sortit et se retira dans un endroit désert. »

    Toi qui es mon refuge et ma force, conduis-moi, comme jadis ton serviteur Moïse, au cœur de ton désert, là où flamboie le buisson sans qu’il se consume (Ex 3), là où l’âme…, envahie par le feu du Saint Esprit, devient ardente comme un séraphin brûlant, sans se consumer, mais en se purifiant…

    Là où l’on ne peut demeurer et où l’on n’avance plus qu’après avoir dénoué les sandales des entraves charnelles…, là où celui qui est, sans doute ne se laisse pas voir tel qu’il est, mais où cependant on l’entend dire : « Je suis celui qui suis ! » Là, il faut bien encore se couvrir le visage pour ne pas regarder le Seigneur en face, mais on doit s’y exercer à prêter l’oreille, dans l’humilité de l’obéissance, pour entendre ce que le Seigneur son Dieu murmure en lui.

    En attendant, Seigneur, « cache-moi dans le secret de ta tente » durant le jour mauvais ; « cache-moi dans le secret de ta face, loin de l’intrigue des langues » (Ps 26,5; 30,21). Car ton joug si doux et ton fardeau si léger (Mt 11,30), tu les as posés sur moi. Et quand tu me fais sentir la distance entre ton service et celui de ce monde, d’une voix tendre et douce tu me demandes s’il est plus agréable de te servir, toi le Dieu vivant, que les dieux étrangers (cf 2Ch 12,8). Alors, j’adore cette main qui pèse sur moi… et je te dis : « Ils m’ont assez longtemps dominé, les maîtres autres que toi ! Je veux t’appartenir à toi seul, j’accueille ton joug, ton fardeau ne me pèse pas : il me soulève ».

    Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)

  • L’union à Dieu

    L’union à Dieu

    Le Bon Dieu n’a pas besoin de nous. S’il nous commande de prier, c’est qu’Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là. Lorsqu’Il nous voir venir, Il penche son Cœur bien bas vers sa petite créature comme un père qui s’incline pour écouter son petit enfant qui lui parle.

    Le matin, il faut faire comme l’enfant qui est dans son berceau : dès qu’il ouvre les yeux, il regarde vite s’il voit sa mère…

    Il y a deux choses pour s’unir avec notre Seigneur et pour faire son salut : la prière et les sacrements. Tous ceux qui sont devenus saints ont fréquenté les sacrements et ont élevé leur âme à Dieu par la prière.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

  • Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l’as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuse Passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’humilité….

    Louange éternelle à toi, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où tu as souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de tes blessures atteignaient durement ton âme et transperçaient cruellement ton cœur sacré ; finalement ton cœur a éclaté, tu as rendu l'esprit et, penchant la tête, tu t'es remis humblement aux mains de Dieu ton Père, et alors ton corps a connu le froid de la mort...
    
    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut as permis que ton côté et ton cœur soient percés par la lance, et qui as fait jaillir de ton côté les flots de ton sang précieux pour nous racheter.
    
    Gloire à toi, Jésus Christ mon Seigneur, parce que tu as voulu que ton corps béni soit déposé de la croix par tes amis et couché dans les bras de ta mère très douloureuse ; et parce que tu as permis qu'elle l'enveloppe de linges, qu'il soit mis au tombeau et gardé par des soldats.
    
    Honneur éternel à toi, Jésus Christ mon Seigneur, qui es ressuscité des morts le troisième jour ; qui t'es manifesté vivant aux témoins de ton choix ; qui, après quarante jours, es monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y as établi avec honneur tes amis que tu avais délivrés des enfers.
    
    Jubilation et louange éternelle à toi, Seigneur Jésus Christ, qui as envoyé le Saint Esprit dans le cœur de tes disciples et as développé en eux un amour infini de Dieu.
    
    Béni sois-tu, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônes en ton royaume céleste dans la gloire de ta divinité, vivant corporellement avec tes membres très saints que tu as tirés de la chair de la Vierge. Et c'est ainsi que tu viendras au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts. Toi qui vis et règnes avec le Père et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

    Sainte Brigitte de Suède (v. 1303-1373)

  • « Que votre paix vienne sur cette maison. »

    « Que votre paix vienne sur cette maison. »

    Diacre : En paix, prions le Seigneur. Tous : Kyrie eleison.

    Pour la paix d’en haut et le salut de nos âmes, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes Églises de Dieu et l’union de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour cette sainte maison, ceux qui y pénètrent avec foi, piété et crainte de Dieu, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour notre évêque, l’ordre vénérable des prêtres, le diaconat en Christ, pour tout le clergé et le peuple, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour notre pays et ceux qui le gouvernent, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour cette ville (ou « ce village » ou « ce saint monastère »), pour toute ville et contrée et les fidèles qui y demeurent, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour un temps favorable, l’abondance des fruits de la terre et des jours de paix, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour ceux qui sont en mer et dans les airs, pour les voyageurs, les malades, les affligés, les prisonniers, pour tous ceux qui peinent et pour le salut de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour qu’il nous délivre de toute affliction, colère, péril et nécessité, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu par ta grâce. – Kyrie eleison.


    Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et encore en paix prions le Seigneur. – Kyrie eleison…
    Que ce jour entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos âmes et de nos corps, demandons au Seigneur. –- Accorde-le, Seigneur.
    Pardon et rémission de nos péchés et de nos transgressions, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Pour achever le reste de notre vie dans la paix et la pénitence, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Une fin chrétienne, sans douleur, sans honte, paisible, et notre justification devant son trône redoutable, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Ayant demandé l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit, confions-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu. – À toi, Seigneur.

    Liturgie byzantine

  • Veuille me conduire par le chemin étroit et resserré !

    Veuille me conduire par le chemin étroit et resserré !

    J’ai marché sur le boulevard terrestre
    De la voie large et spacieuse,
    Dans la demeure de la perdition,
    Où beaucoup suivent cette voie.

    Dirige mes pas sur l’étroit sentier,
    Allège-moi du fardeau des péchés,
    Pour que je puisse avec le petit groupe
    Voler léger dans la nuée au ciel.

    Fais-moi entrer par Toi, ô Porte sublime ;
    Veuille me conduire à ton Père céleste
    Par le chemin étroit et resserré,
    Grâce à une conduite droite et divine.

    Mais Toi qui sur les méchants si ingrats
    Et sur les justes, ces hommes de bien,
    Également répands la rosée de la pluie
    Et la lumière du soleil levant,

    Sur moi aussi, méchant, mort par le péché,
    Sur moi, si ingrat envers ton bienfait,
    Répands la rosée de ta Grâce
    Et la Lumière spirituelle !

    Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

  • « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. »

    « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. »

    Ceux qui cherchent le Dieu invisible le cherchent dans leur cœur et dans leurs pensées secrètes, non dans des paroles bruyantes, comme s’il était loin d’eux. Ils ont l’habitude de se retirer là où aucun œil humain ne les voit ; là, humbles et pleins de foi, ils peuvent rencontrer celui qui se tient « près de leur sentier, près de leur lit, et qui voit toutes leurs démarches ». Et Dieu, « qui sonde les cœurs » (Rm 9,27), les récompensera au grand jour. La prière faite dans le secret, selon la volonté de Dieu, est conservée comme un trésor dans son Livre de Vie (Ps 68,29). Peut-être que cette prière a demandé une réponse ici-bas et ne l’a pas trouvée ? Peut-être que celui qui l’a formulée l’a même oubliée, et que le monde ne l’a jamais connue ? Mais Dieu, lui, s’en souvient toujours ; et au dernier jour, quand les livres seront ouverts (Dn 7,10; Ap 20,12), cette prière sera dévoilée et récompensée devant le monde entier…

    Nous savons bien que nous sommes tenus d’être, en un certain sens, en prière et méditation tout au long du jour (Lc 18,1) ; mais…devons-nous prier à certaines heures du jour d’une manière déterminée ?… Même si des heures et des formules précises ne sont pas absolument nécessaires pour la prière privée, elles sont d’une grande aide, ou plutôt elles nous sont commandées par notre Seigneur quand il dit : « Toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison… » Même notre Sauveur avait des moments privilégiés de communion avec Dieu. Ses pensées étaient bien un service divin continuellement offert à son Père, mais nous lisons qu’il « est monté dans la montagne, à l’écart, pour prier » et qu’il « a passé toute la nuit à prier Dieu » (Mt 14,23; Lc 6,12).

    Il faut insister sur ce devoir de respecter des moments précis de prière privée, parce qu’au milieu des soucis et des tensions de la vie, nous avons souvent tendance à les négliger, et ce devoir est bien plus important qu’on ne le pense d’habitude, même parmi ceux qui l’accomplissent.

    Saint John Henry Newman (1801-1890)

  • Solennité du Sacré-Cœur de Jésus

    Solennité du Sacré-Cœur de Jésus

    [Le divin Cœur est] toujours brûlant d’amour pour les hommes, toujours ouvert pour répandre sur eux toute sorte de grâces et de bénédictions, toujours touché de nos maux, toujours pressé du désir de nous faire part des ses trésors et de se donner lui-même à nous, toujours disposé à nous recevoir et à nous servir d’asile, de demeure, de paradis dès cette vie. Pour tout cela, il ne trouve dans le cœur des hommes que dureté, qu’oubli, que mépris, qu’ingratitude : il aime, et il n’est point aimé, et on ne connaît pas même son amour, parce qu’on ne daigne pas recevoir les dons par où il voudrait le témoigner, ni écouter les tendres et secrètes déclarations qu’il en voudrait faire à notre cœur. (…)

    Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire et une grande impuissance d’en venir à bout sans une grande lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien ; mais je voudrais bien, ce me semble, ne m’y opposer pas. C’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus Christ ; vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)

  • Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ

    Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ

    Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et Son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! Mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… Ô abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures !…

    Saint Paul nous dit, mes frères, que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, mes frères, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. (…)

    Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin » (Jn 13,1), trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre : il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’il prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir en compagnie. (…)

    Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ?

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)