Tu endures les coups dans ta nature charnelle, Christ, vrai homme, afin de libérer Adam de la corruption, car c’est toi, Sauveur, qui en dehors de toute union charnelle as assumé sa nature et qui, en la clouant au gibet, l’as sauvée : c’est pourquoi sans trêve nous psalmodions : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »
Devant moi tu avais mis, pour garder l’arbre de la vie, deux gardiens, après que j’eus goûté dans l’Éden à l’arbre de la corruption : mais cet arbre sur lequel tu as étendu tes mains divines, voici qu’en revanche tu vas le déployer devant moi comme une route qui conduit à la jouissance de la vie immortelle. Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni.
Le soleil s’était enveloppé de ténèbres en te voyant, Christ, toi le véritable Soleil, franchir les portes closes de l’Hadès ; alors, pénétrant dans les ténèbres souterraines, la lumière de la vérité a fait, pour tous ceux qui étaient assis dans les ténèbres, briller le Jour sans déclin. Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni.
Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)
