Catégorie : Année liturgique

  • Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ

    Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ

    Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et Son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! Mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… Ô abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures !…

    Saint Paul nous dit, mes frères, que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, mes frères, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. (…)

    Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin » (Jn 13,1), trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre : il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’il prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir en compagnie. (…)

    Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ?

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

  • Pentecôte

    Pentecôte

    Le Paraclet est descendu pour revêtir de force les apôtres et les baptiser. Le Seigneur dit en effet : « Pour vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint, et sous peu de jours » (Ac 1,5). Il ne s’agit pas d’une grâce partielle, mais de la puissance absolue. De même en effet que celui qui est plongé dans l’eau et baptisé est de toutes parts entouré par les eaux, ainsi les apôtres ont été totalement baptisés par l’Esprit. Mais l’eau entoure le corps de l’extérieur ; l’Esprit, lui, baptise l’âme cachée à l’intime de l’être sans rien en négliger.

    Pourquoi t’en étonnes-tu ? Prends un exemple matériel (…). Lorsque le feu pénètre à travers l’épaisseur du fer, toute la masse de celui-ci se transforme en feu ; de froid, le voici brûlant ; de sombre, brillant. Si le feu, qui est matériel, pénètre ainsi dans la matière du fer et y travaille sans obstacle, pourquoi t’étonner si l’Esprit Saint pénètre au plus intime de l’âme ? (…) « Et il remplit toute la maison où ils étaient assis » (Ac 2,2). La maison devint le réceptacle de l’eau mystique. Les disciples étaient assis à l’intérieur et toute la maison fut remplie : ils furent donc baptisés sans restriction selon la promesse. Leurs âmes et leur corps revêtirent le divin vêtement qui sauve.

    « Et des langues disséminées leur apparurent, comme de feu, et il s’en posa sur chacun d’eux et tous furent remplis de l’Esprit Saint » (Ac 2,34). (…) Voilà ce qui doit venir sur vous : suppression et destruction de vos péchés comme d’épines, et aussi illumination du fond précieux de votre âme ; don de la grâce enfin, car alors aussi il l’a donnée aux apôtres. Il se reposa sur eux sous forme de langues de feu pour faire ceindre à leurs têtes des diadèmes spirituels tout nouveaux, faits de langues de feu. L’épée de feu, auparavant, interdisait les portes du paradis : la langue de feu salutaire a restitué la grâce.

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

  • Solennité de l’Ascension de Notre Seigneur

    Solennité de l’Ascension de Notre Seigneur

    À l’achèvement des quarante jours
    Après la résurrection de la Sainte Pâques,
    Tu as fait monter sur le Mont des Oliviers
    Le Groupe que Tu as choisi : les Onze.

    Et la promesse du Père, l’Esprit,
    Tu promettais de la leur accorder,
    Et, en les bénissant, Seigneur,
    Tu T’es élevé auprès du Père dans le ciel.

    Et notre nature humaine,
    Que le Mauvais avait rendu infernale,
    Tu l’as élevée au-dessus
    De la nature des êtres de feu.

    Tu T’es assis à la droite de Celui qui T’a engendré,
    Conformément au Prophète qui l’avait prédit ;
    Tu as été adoré par les armées des Anges
    Avec le Père et avec l’Esprit.

    Et moi qui suis inerte pour le bien,
    Emmène-moi avec Toi dans le ciel ;
    Mes membres pourris, terrestres,
    Joins-les de nouveau à ta Tête.

    Bien que je sois le dernier en tout
    Comme la plante des pieds,
    Cependant parmi les saints membres
    Que je sois compté avec la multitude !

    Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

  • Fête de saint Marc, évangéliste

    Fête de saint Marc, évangéliste

    Le Seigneur dit aux Onze : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien » (Mc 16,17-18). Dans l’Église primitive, tous ces signes que le Seigneur énumère ici, non seulement les apôtres, mais bien d’autres saints les ont accomplis à la lettre. Les païens n’auraient pas abandonné le culte des idoles si la prédication évangélique n’avait pas reçu confirmation de tant de signes et de miracles. En effet, les disciples du Christ ne prêchaient-ils pas « un Messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens », selon l’expression de saint Paul ? (1Co 1,23)…

    Quant à nous désormais, signes et prodiges ne nous sont plus nécessaires : il nous suffit de lire ou d’écouter le récit de ceux qui ont eu lieu. Car nous croyons à l’Évangile, nous croyons aux Écritures qui les racontent. Et cependant, des signes, il s’en produit encore tous les jours ; et, si l’on veut bien y prêter attention, on reconnaîtra qu’ils ont bien plus de valeur que les miracles matériels d’autrefois.

    Chaque jour, les prêtres administrent le baptême et appellent à la conversion : n’est-ce pas là chasser les démons ? Chaque jour ils parlent un langage nouveau, lorsqu’ils expliquent la sainte Écriture en remplaçant la lettre vieillie par la nouveauté du sens spirituel. Ils mettent en fuite les serpents, lorsqu’ils débarrassent les cœurs des pécheurs de leurs attaches au mal par une douce exhortation… ; ils guérissent les malades, lorsqu’ils réconcilient à Dieu par leurs prières les âmes infirmes. Tels étaient les signes que le Seigneur avait promis à ses saints : tels ils les réalisent encore aujourd’hui.

    Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123)

  • Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la miséricorde

    Deuxième dimanche de Pâques – Dimanche de la miséricorde

    Très cher Père dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir baigné, noyé dans le sang de Jésus crucifié, et caché dans la plaie de son côté.

    Dans le sang vous trouverez le feu, car il l’a répandu par amour ; et dans le côté, vous trouverez l’amour du cœur, car tout ce que le Christ a fait pour nous a été fait avec l’amour du cœur. Alors votre âme s’enflammera du feu d’un saint désir, et ce désir est un effet de l’amour, qui ne vieillit jamais et rajeunit toujours au contraire, l’âme qui en est revêtue ; il la renouvelle dans la vertu, la fortifie, l’illumine et l’unit avec son Créateur ; car dans Jésus crucifié elle trouve le Père, et elle participe à sa puissance. Elle trouve la sagesse du Fils unique de Dieu, qui éclaire son intelligence ; elle goûte et voit la bonté de l’Esprit Saint, en trouvant le tendre amour que le Christ nous a montré dans le bienfait de sa Passion, lorsqu’il nous fit de son sang, un bain pour laver nos iniquités, et de son côté une demeure, un refuge où l’âme se repose et goûte les douceurs de l’Homme-Dieu.

    Je veux que nous fassions toujours ainsi, mon très cher Père. Que l’œil de notre intelligence ne se ferme jamais, et qu’il voie toujours, qu’il contemple combien Dieu nous aime, comme il nous le prouve par le moyen de son Fils ; que la volonté aime toujours, et qu’elle ne cesse jamais ; que l’amour envers le Créateur ne se ralentisse ni par le plaisir, ni par la peine, ni par aucune chose qui aura été dite ou faite ; et lors même que toutes les autres œuvres (…) cesseraient, l’amour ne devrait jamais s’éteindre. Je ne vous en dis pas davantage. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

  • Nous célébrons et nous annonçons, ô Christ, ta résurrection !

    Nous célébrons et nous annonçons, ô Christ, ta résurrection !

    L’arrogance de la Mort est réprimée, (…) Adam est désormais affranchi, pour tous les êtres s’inaugure un Esprit de vie grâce à la résurrection du Christ et avec une lumière sans fin, tandis qu’aux Porteuses de parfum a été souhaitée la joie, ainsi qu’à tous les fidèles qui avec amour psalmodient : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »

    Les tombes s’ouvraient, ô Sauveur, à ton réveil et les âmes des justes célébraient dans l’allégresse, ô Christ, ta résurrection : car c’est toi, Maître, qui mort en ton essence humaine, par ta nature divine ô Tout-Puissant, as fait périr l’Hadès et libéré les mortels.

    Nous annonçons, tes deux natures, ô Christ, puisque tu es Dieu et homme, et avec piété nous te chantons : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »

    « Montagne sainte », c’est véritablement ainsi, ô Vierge, que nous te reconnaissons tous, puisque de toi a été détachée sans main d’homme la Pierre, le Christ qui en venant dans la chair a aussitôt empli le monde entier de la connaissance de Dieu : c’est lui que nous adorons en clamant : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »

    Bénissez le Créateur Dieu le Père, célébrez le Verbe descendu jusqu’à vous pour changer le feu en rosée, et exaltez par-dessus tout celui qui à tous accorde la vie, l’Esprit très saint, dans tous les siècles.

    Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

  • « Il marchait avec eux. »

    « Il marchait avec eux. »

      Après sa résurrection, le Seigneur Jésus a rencontré en chemin deux de ses disciples qui parlaient ensemble de ce qui était arrivé, et il leur dit : « De quoi parliez-vous en chemin, que vous soyez si tristes ? »       

    Ce passage de l’Évangile nous apporte une grande leçon, si nous savons le comprendre. Jésus apparaît, il se montre aux yeux des disciples, et il n’est pas reconnu. Le Maître les accompagne sur le chemin, et il est lui-même le chemin (Jn 14,6). Mais eux ne sont pas encore sur le vrai chemin ; quand Jésus les rencontre, ils ont perdu ce chemin. Lorsqu’il demeurait avec eux, avant sa Passion, il leur avait bien tout prédit : ses souffrances, sa mort, sa résurrection le troisième jour. Il leur avait tout annoncé ; mais sa mort leur avait fait perdre la mémoire…       

    « Nous espérions, disent-ils, qu’il délivrerait Israël. » Comment, disciples, vous espériez, et maintenant vous n’espérez plus ? Pourtant le Christ vit, et en vous l’espérance est morte ? Oui, le Christ vit. Mais le Christ vivant a trouvé morts les cœurs de ses disciples. Il apparaît à leurs yeux, et ils ne le perçoivent pas ; il se montre, et il leur reste caché… Il chemine avec eux et semble les suivre, et c’est lui qui les conduit. Ils le voient mais ne le reconnaissent pas, « car leurs yeux, dit le texte, étaient empêchés de le reconnaître »… L’absence du Seigneur n’est pas une absence. Crois seulement et celui que tu ne vois pas est avec toi.

    Saint Augustin (354-430)

  • « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père. »

    « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père. »

    Après la résurrection, Marie Madeleine a cherché le Seigneur au tombeau, a oublié sa promesse de revenir des enfers le troisième jour, l’a imaginé prisonnier de la terre… Une foi humble et ignorante cherche ce qu’elle ne sait pas, oublie ce qu’on lui apprend ; elle est prompte à vénérer, mais sa croyance est imparfaite. Elle se soucie des blessures que le Seigneur a portées dans sa chair, mais doute de la gloire de sa résurrection. Elle pleure parce qu’elle aime le Christ, elle s’afflige de n’avoir pas trouvé son corps ; elle imagine mort celui qui déjà régnait…

    On reproche donc à la bienheureuse Marie d’avoir été trop lente à croire (Lc 24,5s) ; tard elle avait reconnu le Seigneur. C’est pourquoi le Sauveur lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père »… C’est-à-dire, pourquoi désires-tu me toucher, toi qui, en me cherchant parmi les tombeaux, ne crois pas que je suis monté auprès de mon Père, toi qui, en me cherchant dans le séjour des morts, doutes que je sois retourné au ciel ; toi qui, en me cherchant parmi les morts, ne t’attends pas à me voir vivre auprès de Dieu, mon Père ? « Je ne suis pas encore monté vers le Père », dit-il, c’est-à-dire : pour toi je ne suis pas encore monté vers le Père, moi qui, d’après ta foi, suis toujours retenu au tombeau…

    Celui qui veut toucher le Seigneur doit d’abord, dans sa foi, le placer à la droite de Dieu ; son cœur, plutôt que de le chercher parmi les morts, doit le situer au ciel. Le Seigneur monte vers le Père, lui qui sait être toujours dans le Père… « Le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1)… Saint Paul nous apprend comment chercher nous aussi le Sauveur dans le ciel, en disant : « Recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ». Et pour nous faire oublier complètement la recherche terre à terre de Marie, il ajoute : « Songez aux choses d’en haut, non à celles de la terre » (Col 3,1-2). Ce n’est donc pas sur terre, ni sous terre, ni selon la chair, que nous devons chercher le Sauveur, si nous voulons le trouver et le toucher, mais dans la gloire de la majesté divine.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

  • « Allez annoncer à mes frères…qu’ils me verront. »

    « Allez annoncer à mes frères…qu’ils me verront. »

    L’ange avait dit aux femmes : « Vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez’ » (Mt 28,7). En disant cela, l’ange ne s’adressait pas à Marie Madeleine et à l’autre Marie, mais, en ces deux femmes, c’est l’Église qu’il envoyait en mission, c’est l’Épouse que l’ange envoyait vers l’Époux.           

    Tandis qu’elles s’en vont, le Seigneur vient à leur rencontre et les salue en disant : « Je vous salue, réjouissez-vous » (…) Il avait dit à ses disciples : « Ne saluez personne en chemin » (Lc 10,4) ; comment se fait-il que sur le chemin il accoure à la rencontre de ces femmes et les salue si joyeusement ? Il n’attend pas d’être reconnu, il ne cherche pas à être identifié, il ne se laisse pas questionner, mais il s’empresse, plein d’élan, vers cette rencontre. (…) Voilà ce que fait la puissance de l’amour ; elle est plus forte que tout, elle déborde tout. En saluant l’Église, c’est lui-même que le Christ salue, car il l’a faite sienne, elle est devenue sa chair, elle est devenue son corps, comme l’atteste l’apôtre Paul : « Il est la tête du corps, c’est-à-dire l’Église » (Col 1,18). Oui, c’est bien l’Église en sa plénitude que personnifient ces deux femmes. (…)           

    Il trouve ces femmes déjà parvenues à la maturité de la foi : elles ont dominé leurs faiblesses et elles se hâtent vers le mystère, elles cherchent le Seigneur avec toute la ferveur de leur foi. C’est pourquoi elles méritent qu’il se donne à elles lorsqu’il va à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue, réjouissez- vous ». Il les laisse non seulement le toucher, mais le saisir à la mesure de leur amour. (…) Ces femmes sont, dans l’Église, les modèles des messagers de la Bonne Nouvelle.

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

  • Dimanche de Pâques

    Dimanche de Pâques

    Tu endures les coups dans ta nature charnelle, Christ, vrai homme, afin de libérer Adam de la corruption, car c’est toi, Sauveur, qui en dehors de toute union charnelle as assumé sa nature et qui, en la clouant au gibet, l’as sauvée : c’est pourquoi sans trêve nous psalmodions : « Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni. »

    Devant moi tu avais mis, pour garder l’arbre de la vie, deux gardiens, après que j’eus goûté dans l’Éden à l’arbre de la corruption : mais cet arbre sur lequel tu as étendu tes mains divines, voici qu’en revanche tu vas le déployer devant moi comme une route qui conduit à la jouissance de la vie immortelle. Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni.

    Le soleil s’était enveloppé de ténèbres en te voyant, Christ, toi le véritable Soleil, franchir les portes closes de l’Hadès ; alors, pénétrant dans les ténèbres souterraines, la lumière de la vérité a fait, pour tous ceux qui étaient assis dans les ténèbres, briller le Jour sans déclin. Au-dessus de toute louange, Dieu de nos pères et notre Dieu, tu es béni.

    Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)