Catégorie : Saints et Saintes

  • Commémoration de tous les fidèles défunts

    Commémoration de tous les fidèles défunts

    Dieu, qui par Ta miséricorde as daigné appeler le genre humain du néant à l’existence, Tu l’as comblé des largesses de la nature et de la grâce. Mais cela paraissait encore trop peu pour Ta bonté. Toi Seigneur, dans Ta miséricorde, Tu nous donnes la vie éternelle. Tu nous admets à Ton bonheur éternel et Tu nous fais participer à Ta vie intérieure, et Tu le fais uniquement à cause de Ta miséricorde. Tu nous combles ainsi de Ta grâce, uniquement parce que Tu es bon et plein d’amour. Nous n’étions pas du tout nécessaires à Ton bonheur, Seigneur, mais Tu veux partager Ton propre bonheur avec nous.

    Mais l’homme n’a pas résisté à l’épreuve ; Tu pourrais le punir comme les anges, en le rejetant pour l’éternité, mais ici apparaît Ta miséricorde et Tes entrailles se sont émues d’une grande pitié et Tu as promis de restaurer Toi-même notre salut. C’est par l’abîme inconcevable de Ta pitié que Tu ne nous as punis comme nous le méritions ; que Ta miséricorde soit louée, ô Seigneur ; nous allons la louer durant tous les siècles. Les anges on été stupéfaits par la grandeur de la miséricorde que Tu as témoignée aux hommes…

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

  • Fête des Sts Simon et Jude, Apôtres

    Fête des Sts Simon et Jude, Apôtres

    Nous considérons ensemble les apôtres Simon le Cananéen et Jude (Thaddée) — qu’il ne faut pas confondre avec Judas Iscariote — non seulement parce que dans les listes des Douze ils sont toujours cités l’un à côté de l’autre (cf. Mt 10,4; Mc 3,18; Lc 6,15; Ac 1,13) mais aussi parce que les renseignements les concernant ne sont pas nombreux, à part le fait que le canon du Nouveau Testament conserve une lettre attribuée à Jude.

    Simon reçoit une épithète qui varie dans les quatre listes : tandis que Matthieu et Marc le qualifient de « Cananéen », Luc au contraire l’appelle « zélote ». En réalité, les deux qualificatifs sont équivalents, car ils signifient la même chose. En hébreu, en effet, le verbe « kana » veut dire « être jaloux, passionné »… Il est donc bien possible que ce Simon, s’il n’appartient pas proprement au mouvement nationaliste des zélotes, ait été au moins caractérisé par un zèle ardent pour l’identité juive, donc pour Dieu, pour son peuple et pour la loi divine. S’il en est bien ainsi, Simon se situe aux antipodes de Matthieu qui, au contraire, en tant que publicain, exerçait une activité considérée comme totalement impure. Un signe évident que Jésus appelle ses disciples et collaborateurs dans les couches sociales et religieuses les plus diverses, sans aucun a priori. Ce qui l’intéresse, ce sont les personnes et non les catégories sociales ou les étiquettes !

    Benoît XVI

  • Fête des Sts Anges Gardiens

    Fête des Sts Anges Gardiens

    « Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins » (Ps 90,11). Quel n’est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu’elle doit faire naître, la confiance qu’elle doit t’inspirer ! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance… Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi, mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. Que rendrais-tu au Seigneur pour tout ce qu’il t’a donné ? (Ps 115,3). C’est à lui seul qu’on doit rendre gloire et honneur pour ce secours ; c’est lui qui leur en a donné l’ordre. « Tout don parfait » (Jc 1,17) ne peut venir que de lui. Mais on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à l’égard des anges, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide.

    Soyons donc pleins de respect et de reconnaissance pour une telle vigilance de leur part ; aimons-les en retour et honorons-les autant que nous le pouvons, autant que nous le devons… En Dieu aimons ses anges, dans la conscience qu’ils seront un jour nos cohéritiers et que d’ici là le Père dispose et ordonne qu’ils soient pour nous des guides et des éducateurs. Car « dès maintenant nous sommes enfants de Dieu » bien que cela ne paraisse pas encore clairement (1Jn 3,2), puisque nous sommes encore des enfants soumis à des intendants et à des éducateurs, et nous semblons pour le moment ne différer en rien de serviteurs.

    Pourtant si petits que nous soyons et si longue et dangereuse que soit la route qui nous reste à parcourir, qu’aurions-nous à craindre sous une si bonne garde ? … Les anges sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants ; qu’aurions-nous à craindre ? Suivons-les seulement, attachons-nous à eux, et nous demeurerons sous la protection du Dieu du ciel.

    Saint Bernard (1091-1153)

  • Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

    Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

    Le Christ laisse à accomplir par son Épouse, dans la suite des temps, une partie de la prière qu’il a récitée au moment d’offrir son sacrifice. Bien que cette prière soit d’une efficacité infinie, Notre-Seigneur veut que nous y unissions la nôtre. Un jour notre divin Sauveur considérant, de son regard divin, la multitude des âmes à racheter, disait à ses apôtres qu’il allait envoyer prêcher l’Évangile : « Priez le Maître de la moisson d’y envoyer des ouvriers » (Lc 10,2). Les apôtres auraient pu répondre : « Seigneur, pourquoi nous dites-vous de prier ? Votre prière ne suffit-elle pas ? » Non, elle ne suffit pas : « Priez » vous aussi. Le Christ Jésus veut avoir besoin de nos prières comme de celles de ses apôtres. (…)

    Pensons, aux instants où nous nous recueillons, que (…) du fond du tabernacle, le Christ va nous dire : « Prêtez-moi vos lèvres et vos cœurs pour que je puisse prolonger ma prière ici-bas pendant que là-haut j’offre mes mérites au Père. La prière d’abord : les ouvriers ne viendront qu’ensuite et leur œuvre ne sera féconde que dans la mesure où mon Père, attentif à votre prière qui est la mienne, fera descendre sur terre la rosée céleste de sa grâce ». (…)

    Au souvenir du sacrifice qui a racheté le monde entier, se sentant puissante de la puissance même du Sauveur, l’Église, de son regard de mère, parcourt les séries diverses des âmes qui ont besoin du secours d’en haut et offre pour chacune d’elles de spéciales supplications. Imitons cet exemple de notre mère et présentons-nous devant Dieu avec confiance, car à ce moment, nous sommes « la bouche de toute l’Église ».

    Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

  • Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

    Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

    Grand, puissant en ses dons, admirable ; tel est le Saint-Esprit. (…) Tu as vu sa puissance étendue, étendue au monde entier. Ne reste plus désormais sur terre, mais élève-toi vers le ciel. Monte par la pensée au premier ciel et là, vois les innombrables myriades d’anges. Efforce-toi de te hausser par tes réflexions, si tu peux, plus haut encore. Vois aussi les archanges, vois aussi les esprits ; vois les Vertus, vois les Dominations. De tous ces esprits, le chef, de la part de Dieu, le Maître et le sanctificateur, c’est le Paraclet.

    Élie, Élisée, Isaïe, chez les hommes, ont besoin de lui ; Michel et Gabriel, chez les anges, ont besoin de lui. Il n’y a aucune créature qui l’égale en honneur ; car les diverses catégories d’anges et toutes leurs armées rassemblées ne soutiennent pas la comparaison avec le Saint-Esprit ; la puissance toute bonne du Paraclet éclipse tous ces êtres. Eux sont envoyés pour un ministère, lui scrute même les profondeurs de Dieu, comme dit l’Apôtre, « car l’Esprit scrute toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1 Co 2,10). Qui des hommes en effet connaît ce qui concerne l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi également personne ne connaît ce qui concerne Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu.

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

  • St Pio de Pietrelcina

    St Pio de Pietrelcina

    Être apôtre, par quel moyen ? Par ceux que Dieu met à sa disposition : les prêtres ont leurs supérieurs qui leur disent ce qu’ils doivent faire. Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu’ils peuvent atteindre : leurs proches et leurs amis, mais non eux seuls ; la charité n’a rien d’étroit, elle embrasse tous ceux qu’embrasse le Cœur de Jésus.

    Par quel moyen ? Par les meilleurs, étant donnés ceux auxquels ils s’adressent : avec tous ceux avec qui ils sont en rapport, sans exception, par la bonté, la tendresse, l’affection fraternelle, l’exemple de la vertu, par l’humilité et la douceur toujours attrayantes et si chrétiennes. Avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ni de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, étant un tendre frère et priant. Avec d’autres en parlant de Dieu dans la mesure qu’ils peuvent porter ; dès qu’ils en sont à la pensée de rechercher la vérité par l’étude de la religion, en les mettant en rapports avec un prêtre très bien choisi et capable de leur faire du bien. Surtout voir en tout humain un frère.

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

  • Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste

    Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste

    Notre Seigneur a dit à saint Matthieu : « Suis-moi ». Ce saint aimable a été un modèle pour tous les hommes. Il avait tout d’abord été un grand pécheur, comme l’Évangile le dit de lui, et il est devenu plus tard un des grands parmi tous les amis de Dieu. Car notre Seigneur lui a parlé au fond de son être, et alors il a tout abandonné pour suivre le Maître.

    Suivre Dieu dans la vérité : en effet tout est là, et pour le faire, il faut vraiment et complètement abandonner toutes les choses qui ne sont pas Dieu, quelles qu’elles soient. Dieu est amoureux des cœurs ; il ne s’intéresse pas à ce qui est extérieur, mais il veut de nous une dévotion intérieure vivante. Cette dévotion a en soi plus de vérité que si je faisais des prières autant que le monde entier, ou que si je chantais si fort que mon chant monte jusqu’au ciel, plus de vérité que tout ce que je pourrais faire extérieurement en jeûnes, veilles et d’autres pratiques.

    Jean Tauler (v. 1300-1361)

  • Notre Dame des Douleurs

    Notre Dame des Douleurs

    « Voici ton Fils », cela s’adresse à la Sainte Vierge ; Notre Seigneur lui donne tous les humains pour enfants, lui ordonnant d’avoir pour tous un cœur de Mère… Elle a accompli et elle continuera durant l’éternité à accomplir avec une perfection incomparable cet ordre de Dieu, comme tous les autres. Soyons donc absolument certains qu’elle a pour tout humain un cœur maternel, et adressons-nous à cette Mère chérie et toute-puissante, dans tous nos besoins, avec autant de confiance qu’un enfant à sa mère, à une mère qui l’aime infiniment plus que ne peut faire une mère terrestre, et à une mère qui peut lui obtenir de Dieu absolument tout ce qui est vraiment bon pour l’âme…

    « Voici ta mère. » Ceci s’adresse à chaque âme. Tous nous devons traiter la Sainte Vierge comme notre Mère, lui rendre les devoirs qu’un bon fils doit à une très bonne Mère : affection, honneur, service, confiance, en un mot, tout ce que Notre Seigneur Lui-même rendait à la Très Sainte Vierge ! Aimons-la, honorons-la, entourons-la, en nous entretenant avec elle dans la prière ; servons-la, en aidant de notre mieux à toutes les œuvres qu’elle favorise, à toutes celles qui sont entreprises en son honneur ; ayons en elle une confiance absolue et invoquons-la sans hésiter avec cette confiance, en tous nos besoins, en tous nos désirs, toutes nos entreprises, toutes nos œuvres, toutes nos actions (…). Montrons-nous envers elle les plus tendres des fils, nous souvenant que c’est là un point essentiel d’obéissance à Jésus et d’imitation de Jésus : d’obéissance, puisqu’il nous l’ordonne si formellement et si solennellement, du haut même de la croix ; d’imitation, car il fut toujours pour sa mère le modèle des fils…

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

  • Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

    Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

    Grand, puissant en ses dons, admirable ; tel est le Saint-Esprit. (…) Tu as vu sa puissance étendue, étendue au monde entier. Ne reste plus désormais sur terre, mais élève-toi vers le ciel. Monte par la pensée au premier ciel et là, vois les innombrables myriades d’anges. Efforce-toi de te hausser par tes réflexions, si tu peux, plus haut encore. Vois aussi les archanges, vois aussi les esprits ; vois les Vertus, vois les Dominations. De tous ces esprits, le chef, de la part de Dieu, le Maître et le sanctificateur, c’est le Paraclet.

    Élie, Élisée, Isaïe, chez les hommes, ont besoin de lui ; Michel et Gabriel, chez les anges, ont besoin de lui. Il n’y a aucune créature qui l’égale en honneur ; car les diverses catégories d’anges et toutes leurs armées rassemblées ne soutiennent pas la comparaison avec le Saint-Esprit ; la puissance toute bonne du Paraclet éclipse tous ces êtres. Eux sont envoyés pour un ministère, lui scrute même les profondeurs de Dieu, comme dit l’Apôtre, « car l’Esprit scrute toutes choses, même les profondeurs de Dieu » (1 Co 2,10). Qui des hommes en effet connaît ce qui concerne l’homme, sinon l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi également personne ne connaît ce qui concerne Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu.

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

  • Les signes de la vrai et parfaite charité

    Les signes de la vrai et parfaite charité

    Très cher Père dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, l’esclave des serviteurs de Jésus Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir fondé dans la vraie et parfaite charité. (…)

    C’est là un des signes particuliers qui montrent si l’âme est dans la charité ou non. Elle ne méprise personne, mais elle supporte avec patience les défauts des autres ; elle ne s’irrite pas, mais elle est pleine de douceur ; elle ne rend pas l’homme injuste, mais juste, lui faisant rendre à chacun ce qui lui est dû, qu’il obéisse ou qu’il commande. Il rend gloire à Dieu et louange à son nom ; il a pour lui la haine et l’horreur du péché, et pour le prochain l’amour et la bienveillance. S’il est puissant et qu’il ait à exercer la justice, il écoute le grand comme le petit, le pauvre comme le riche. Il ne souille pas sa conscience en cédant aux flatteries, aux menaces, au plaisir ou au déplaisir ; mais il tient la balance droite, rendant à chacun ce que veut la justice. Il sert avec zèle son prochain, montrant envers lui l’amour qu’il a pour Dieu : il ne peut rendre service à Dieu, mais il s’applique à rendre service à ce que Dieu aime tant, à la créature raisonnable, qui lui est donnée comme intermédiaire.

    Combien est douce la charité, cette tendre mère ! Elle est sans amertume, et toujours elle donne la joie au cœur de celui qui la possède.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)