Catégorie : Ecritures

  • Les vrais croyants illuminent le monde

    Les vrais croyants illuminent le monde

    Dans l’épanchement de leur cœur, les vrais fidèles considèrent la grandeur de la toute-puissance divine, ils constatent l’instabilité de leur esprit et la débilité de leur cœur, ils tempèrent ainsi tous leurs actes, afin de ne pas perdre pied en dépassant la juste mesure dans les nécessités supérieures ou inférieures, comme Paul le recommande à ses fidèles : « Agissez en tout sans murmures ni contestations, afin de vous rendre irréprochables et purs, enfants de Dieu sans tache au sein d’une génération dévoyée et pervertie, d’un monde où vous brillez comme des foyers de lumière en lui présentant la Parole de Vie. » (Ph 2,14-16)

    L’homme est comme à un carrefour : s’il cherche dans la lumière le salut qui vient de Dieu, il l’obtiendra ; s’il choisit le mal, il suivra le diable pour le châtiment. L’homme doit en effet, supporter sa nature et toutes ses œuvres sans murmures, sans les déformations du péché, sans contestations, se conduisant comme un vrai croyant. S’il aime le bien et déteste le mal, il n’exposera jamais au risque sa libération au jour du jugement dernier où il sera séparé de toutes les créatures qui ont dévié du bien en embrassant le mal.

    Ceux qui agissent ainsi, en cherchant à ne blesser personne, vivent en fils de Dieu, dans la simplicité de leurs œuvres bonnes, ils évitent les murmures et les contestations, les émotions négatives, qui sont le lot du monde ordinaire. Insensibles aux pièges de la séduction, ils encouragent l’estime de ceux qui se félicitent de leur courage au sein d’une génération dévoyée et pervertie. Dans la perfection de leur vraie foi, ils brillent comme ces astres dont la mission est d’illuminer le monde, ainsi qu’en a décidé le Créateur de l’univers. Par une doctrine qui s’incarne dans la vie, ils convertiront bien des hommes à Dieu : c’est de cette manière que le Fils de Dieu, sans péché, a donné à tous la lumière.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

  • « Il fut saisi de compassion envers eux. »

    « Il fut saisi de compassion envers eux. »

    Ô charité, que tu es bonne et riche ! que tu es puissante ! Il ne possède rien, celui qui ne te possède pas. C’est toi qui as pu faire de Dieu un homme. Tu l’as fait s’abaisser et s’éloigner pour un temps de son immense majesté. Tu l’as retenu prisonnier neuf mois dans le sein de la Vierge. Tu as guéri Ève en Marie. Tu as renouvelé Adam dans le Christ. Tu as préparé la croix pour le salut du monde déjà perdu.

    Ô amour, c’est toi qui, pour vêtir celui qui est nu, te contentes d’être nue. Pour toi, la faim est un repas abondant, si un pauvre affamé a mangé ton pain. Ta fortune consiste à destiner tout ce que tu possèdes à la miséricorde. Toi seule tu ne te fais pas prier. Les opprimés, tu les secours sans retard, même à tes dépens, quelle que soit la détresse où ils sont plongés. C’est toi l’œil des aveugles, le pied des boiteux, le bouclier très fidèle des veuves et des orphelins. Tu aimes tes ennemis de telle façon que nul ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes amis.

    C’est toi, ô charité, qui unis les mystères célestes aux choses humaines, et les mystères humains aux choses célestes. Tu es la gardienne de ce qui est divin. C’est toi qui, dans le Père, gouvernes et ordonnes tout ; c’est toi l’obéissance du Fils ; c’est toi qui exultes en l’Esprit Saint. Parce que tu es une dans les trois personnes, tu ne peux pas être divisée. Jaillissant de la source qu’est le Père, tu te déverses tout entière dans le Fils, sans te retirer du Père. C’est à bon droit qu’on dit que « Dieu est amour » (1Jn 4,16), parce que toi seule tu guides la puissance de la Trinité.

    Saint Zénon de Vérone

  • Exhortation à des missionnaires : « Ne rien emporter pour la route. »

    Exhortation à des missionnaires : « Ne rien emporter pour la route. »

    Pour vivre de la vie d’hommes apostoliques, vous avez besoin d’une bien grande abnégation de vous-mêmes… Ce qu’il faut, c’est de conserver son âme dans la paix, dans la gaieté, au milieu des privations continuelles et fortement senties, non seulement dans les privations corporelles qui sont assez faciles à supporter, mais dans les privations spirituelles ou morales. Celles-ci sont bien plus pénibles, attristent, troublent, découragent une âme faible et attachée à elle-même ; elles donnent un courage, une sérénité et une vigueur toute nouvelle à une âme forte, par une solide abnégation à elle-même et par un attachement parfait à Dieu seul…

    Si vous saviez quelle est la valeur de la patience parmi les vertus apostoliques, vous vous emploieriez de toutes les puissances de votre âme pour l’obtenir. Si vous savez maintenant patienter, vous êtes sûrs du succès et d’un succès solide et stable… Les herbes qui croissent vite acquièrent peu de développement et se détruisent promptement. Les arbres dont la croissance est lente, deviennent grands et puissants et durent des siècles. S’il vous arrive jamais d’avoir dans une mission un succès prompt et facile, tremblez pour cette mission ; lorsque, au contraire, elle demande du temps et offre des difficultés, augurez-en bien, si vous sentez en vous-mêmes la force et la persévérance d’une sainte patience… Si vous avez la patience, vous êtes sûrs d’acquérir cette prudence, cette sagesse de Dieu dans votre conduite et vos entreprises.

    Vénérable François Libermann (1802-1852)

  • « La jeune fille n’est pas morte, elle dort. »

    « La jeune fille n’est pas morte, elle dort. »

    Ce chef [de synagogue] peut être compris comme représentant la Loi de Moïse qui, priant à l’intention de la foule qu’elle avait nourrie pour le Christ en prêchant l’attente de sa venue, demande au Seigneur de rendre la vie à une morte… Le Seigneur lui a promis son aide et pour la lui assurer, l’a suivi.

    Mais d’abord, la foule des païens pécheurs est sauvée avec les apôtres. Le don de la vie revenait en premier lieu à l’élection prédestinée par la Loi, mais au préalable, dans l’image de la femme, le salut est rendu aux publicains et aux pécheurs. Voilà pourquoi cette femme a confiance qu’en venant sur le passage du Seigneur, elle sera guérie de son flux de sang par le contact du vêtement du Seigneur… Elle a hâte dans sa foi de toucher la frange du vêtement, c’est-à-dire d’atteindre en compagnie des apôtres le don de l’Esprit Saint qui sort du corps du Christ à la manière d’une frange. En peu de temps elle est guérie. Ainsi, la santé destinée à l’une est rendue aussi à une autre, dont le Seigneur a loué la foi et la persévérance, parce que ce qui était préparé pour Israël a été accueilli par les peuples des nations… La puissance guérissante du Seigneur, contenue dans son corps, gagnait jusqu’aux franges de ses vêtements. En effet, Dieu n’était pas divisible ni saisissable pour être enfermé dans un corps ; il divise lui-même ses dons dans l’Esprit, mais n’est pas divisé dans ses dons. Sa puissance est atteinte par la foi partout, parce qu’elle est partout et n’est absente nulle part. Le corps qu’il a pris n’a pas enfermé sa puissance, mais sa puissance a pris la fragilité d’un corps pour le racheter. Et cette puissance est si illimitée et si généreuse que l’œuvre du salut des hommes était présente jusque dans les franges du vêtement du Christ.

    Le Seigneur entre ensuite dans la maison du chef, autrement dit dans la synagogue…, et beaucoup se moquent de lui. En effet ils n’ont pas cru en Dieu dans un homme ; ils ont ri d’entendre prêcher la résurrection d’entre les morts. Prenant la main de la jeune fille, le Seigneur a ramené à la vie celle dont la mort n’était auprès de lui qu’un sommeil.

    Saint Hilaire (v. 315-367)

  • « Heureux les doux : ils obtiendront la terre ! » (Mt 5,5)

    « Heureux les doux : ils obtiendront la terre ! » (Mt 5,5)

    « Je crois que je verrai les biens du Seigneur sur la terre des vivants » (Ps 26, 13), disait David. Quels autres biens pouvait rechercher ce roi ; de quoi pouvait manquer cet homme dont la puissance fut telle que les richesses amassés par lui ont satisfait son fils Salomon dont nul n’a surpassé l’opulence dans tout l’univers ? Dans la terre des vivants, il cherchait ces biens « que l’œil n’a pas vus, que l’oreille n’a pas entendus et dont l’idée n’est pas venue au cœur de l’homme, mais que Dieu a préparés pour ceux qui l’aiment » (1Co 2,9).

    « Heureux les doux : ils obtiendront la terre ! » (Mt 5,5) dit l’Évangile. (…) David, lui aussi, disait dans un autre psaume : « Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur » (Ps 131,1), et ailleurs : « Le Seigneur accueille les doux » (Ps 146,6). Et nous lisons dans l’Évangile : « Apprenez-de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Et Moïse fut lui aussi une figure du Christ, lui que l’Écriture nous présente comme le plus doux d’entre les hommes (cf. Nb 12,3).

    Oui, la terre des vivants, c’est celle où sont préparés les biens du Seigneur pour les saints et pour les doux. Avant la venue de notre Seigneur et Sauveur dans la chair, ces biens furent inaccessibles même à Abraham (…) La terre des vivants, la terre des richesses et des biens de Dieu, le premier Adam l’avait perdue et le second l’a retrouvée ou plutôt le premier l’avait perdue et le second l’a rendue.

    Saint Jérôme (347-420)

  • Être la lumière du monde (Mt 5,14)

    Être la lumière du monde (Mt 5,14)

    Il se peut que je sois incapable de garder mon attention pleinement fixée sur Dieu quand je travaille — mais Dieu ne me l’exige pas. Toutefois, je peux pleinement désirer et projeter d’accomplir mon travail avec Jésus et pour Jésus. C’est là une belle chose et c’est là ce que Dieu veut. Il veut que notre volonté et notre désir se rapportent à lui, à notre famille, à nos enfants, à nos frères, et aux pauvres.

    Chacun de nous reste seulement un petit instrument. Si tu observes les composants d’un appareil électrique, tu y verras un enchevêtrement de fils grands et petits, neufs et vieux, chers et pas chers. Si le courant ne passe pas à travers eux, il ne peut pas y avoir de lumière. Ces fils, ce sont toi et moi. Le courant, c’est Dieu. Nous avons le pouvoir de laisser passer le courant à travers nous, de le laisser nous utiliser, de le laisser produire la lumière du monde — ou de refuser d’être utilisés et de laisser les ténèbres s’étendre.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

  • Faire la volonté de Dieu à chaque instant de notre vie !

    Faire la volonté de Dieu à chaque instant de notre vie !

    Ne nous inquiétons jamais pour l’avenir : à tout instant de notre vie faisons le plus parfait, c’est-à-dire faisons ce que la volonté de Dieu nous impose dans le moment présent ; et ceci fait, ne nous inquiétons pas plus de l’avenir que si nous devions mourir l’heure d’après… Ne pensons à l’avenir que pour demander à Dieu que nous fassions sa volonté pendant tous les instants de notre existence, et qu’ainsi nous Le glorifions le plus que nous pouvons… Mais quant au surplus, ne nous occupons pas plus de l’avenir que si la vie de ce monde allait finir pour nous : soyons tout au seul moment présent.

    Si la volonté de Dieu nous indique, ce qui arrive souvent, comme occupation du moment présent, de nous préparer, soit matériellement (comme par le travail manuel, le repos, la nourriture, le soin de la santé, etc…) soit spirituellement (comme par l’étude, la méditation, etc…) à l’avenir, alors à la bonne heure, occupons-nous de cette préparation, mais occupons-nous, non pas en vue de nous, pour nous préparer à l’avenir, mais en vue de Dieu pour accomplir ce qu’il demande de nous dans le moment présent. (…)

    C’est la vie de foi : ainsi nous ne vivons plus en vue de nous-mêmes, mais en vue de Dieu seul : plus par nous, selon notre volonté, mais par Dieu, selon la seule volonté de Dieu, plus en comptant sur nous ni sur aucune créature, mais en nous abandonnant entièrement à Dieu et en attendant tout de Lui seul… Dieu nous donnera à toute heure ce qu’il faut pour remplir toute mission qu’Il lui plaira de nous donner… (…) Nous n’avons qu’à obéir à tout instant, en faisant à tout instant ce qu’Il nous commande dans l’instant présent.

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

  • Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

    Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

    Tu m’es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que personne ne peut m’apaiser ; c’est toi seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement. Mais cela n’est pas possible tant que je serai dans ce corps mortel… En attendant, les livres saints seront mes guides, le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède et mon refuge.

    Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j’ai besoin d’aliments et de lumière. C’est pourquoi tu m’as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « Ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas » (Ps 118,105). Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la parole de Dieu est la lumière de l’âme, et ton sacrement le pain de vie.

    On peut dire aussi que ce sont deux tables dressées parmi les trésors de la sainte Église. L’une est la table de l’autel, qui porte le pain sacré, c’est-à-dire le corps précieux de Jésus Christ ; l’autre est la table de la loi divine, contenant la doctrine éternelle, celle qui enseigne la vraie foi et conduit avec sûreté vers le repos de Dieu.

    Je te remercie, ô Créateur et Rédempteur des hommes, qui, pour manifester ton amour au monde entier, nous as préparé ce grand banquet au cours duquel tu donnes en nourriture, non pas le symbole de l’agneau, mais la réalité de ton corps et de ton sang. Banquet sacré où tous les fidèles boivent avec allégresse au calice du salut qui renferme toutes les joies du paradis.

    L’Imitation de Jésus Christ

  • « Il appela ceux qu’il voulait. »

    « Il appela ceux qu’il voulait. »

    Ce saint synode, à l’exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père et a voulu que leurs successeurs, c’est-à-dire les évêques, soient dans son Église pasteurs jusqu’à la fin des temps. Et afin que l’épiscopat lui-même soit un et sans fissure, il a mis à la tête des autres apôtres le bienheureux Pierre qu’il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l’unité de la foi et de la communion…

    Le Seigneur Jésus, après avoir prié le Père, a appelé à lui ceux qu’il voulait et en a nommé douze qu’il prendrait avec lui et qu’il enverrait prêcher le Royaume de Dieu ; et ces apôtres il les a constitués en collège ou corps stable, à la tête duquel il a mis Pierre, choisi parmi eux. Il les a envoyés d’abord aux enfants d’Israël et puis à toutes les nations afin que, revêtus de son autorité, ils fassent de tous les peuples ses disciples, les sanctifient et les gouvernent. Ainsi ils propagent l’Église et, sous la conduite du Seigneur, ils en sont les ministres et les pasteurs, tous les jours jusqu’à la fin du monde. Ils ont été pleinement confirmés dans cette mission le jour de la Pentecôte selon la promesse du Seigneur  : « Vous recevrez une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

    Les apôtres, donc, prêchant partout l’Évangile, qui a été accueilli par les auditeurs sous la motion du Saint-Esprit, ont rassemblé l’Église universelle que le Seigneur avait fondée dans les apôtres et qu’il avait édifiée sur le bienheureux Pierre, leur chef, Jésus Christ étant lui-même la suprême pierre angulaire. La mission divine confiée par le Christ aux apôtres durera jusqu’à la fin des temps, puisque l’Évangile qu’ils doivent prêcher est de tout temps pour l’Église le principe de sa vie entière.

    Concile Vatican II

    Références bibliques : Jn 20,21 ; Mc 3,13-19 ; Mt 10,1-42 ; Lc 6,13 ; Jn 21,15-17 ; Rm 1,16 ; Mt 28,16-20 ; Mc 16,15 ; Lc 24,45-48 ; Jn 20,21-23 ; Mt 28,20 ; Ac 2,1-36 ; Ac 1,8 ; Mc 16,20 ; Ap 21,14 ; Mt 16,18 ; Ep 2, 20 ; Mt 28,20.

  • « Beaucoup de gens… avaient appris tout ce qu’il faisait, et ils vinrent à lui. »

    « Beaucoup de gens… avaient appris tout ce qu’il faisait, et ils vinrent à lui. »

    Ô miséricordes, envoyées et répandues sur tous les hommes ! C’est en toi qu’elles demeurent, Seigneur, toi qui, dans ta pitié pour tous les hommes, es allé à leur rencontre. Par ta mort tu leur as ouvert les trésors de tes miséricordes… Ton être profond est en effet caché à la vue de l’homme, mais esquissé dans ses moindres mouvements. Tes œuvres nous fournissent l’esquisse de leur Auteur, et les créatures nous désignent leur Créateur (Sg 13,1 ; Rm 1,20), pour que nous puissions toucher celui qui se dérobe à la recherche intellectuelle mais qui se fait voir dans ses dons. Il est difficile d’arriver à lui être présent face à face, mais il est facile de s’approcher de lui.

    Nos actions de grâces sont insuffisantes, mais nous t’adorons en toutes choses pour ton amour envers tous les hommes. Tu nous distingues chacun par le fond de notre être invisible, nous qui sommes tous reliés fondamentalement par l’unique nature d’Adam… Nous t’adorons, toi qui as mis chacun de nous dans ce monde, qui nous as confié tout ce qui s’y trouve, et qui nous en retireras à l’heure que nous ne connaissons pas. Nous t’adorons, toi qui as mis la parole dans nos bouches pour que nous puissions te présenter nos demandes. Adam t’acclame, lui qui repose dans la paix, et nous, sa postérité, avec lui, car tous nous sommes bénéficiaires de ta grâce. Les vents te louent…, la terre te loue…, les mers te louent…, les arbres te louent…, les plantes et les fleurs te bénissent aussi… Que toutes choses se rassemblent et unissent leur voix pour te louer, rivalisant d’action de grâce pour toutes tes bontés et unies dans la paix pour te bénir ; que toutes choses élèvent ensemble pour toi une œuvre de louange.

    Il nous revient de tendre vers toi de toute notre volonté, et il te revient de verser sur nous un peu de ta plénitude, pour que ta vérité nous convertisse et qu’ainsi disparaisse notre faiblesse qui, sans ta grâce, ne peut parvenir à toi, toi le Maître des dons.

    Saint Éphrem (v. 306-373)