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Saint Luc, évangéliste, « serviteur de la Parole » (Lc 1,2)

http://www.pitts.emory.edu/dia/detail.cfm?ID=14229 L'Histoire du Vieux et du Nouveau Testament, représentée avec des figures et des explications édifiantes, Author: Le Maistre de Sacy, Isaac-Louis, 1613-1684 Image Title: Luke Scripture Reference: Description: St. Luke writes his gospel with his attribute, the bull, nearby.

http://www.pitts.emory.edu/dia/detail.cfm?ID=14229
L’Histoire du Vieux et du Nouveau Testament, représentée avec des figures et des explications édifiantes,
Author: Le Maistre de Sacy, Isaac-Louis, 1613-1684
Image Title: Luke
Scripture Reference:
Description: St. Luke writes his gospel with his attribute, the bull, nearby.

Bonne est toute parole du Christ, elle a sa mission et son but, elle ne tombe pas à terre. Il est impossible qu’il ait jamais prononcé de paroles éphémères, lui, le Verbe de Dieu, exprimant selon son bon plaisir les conseils profonds et la volonté sainte du Dieu invisible. Toute parole du Christ est bonne. Même si ses propos nous avaient été transmis par des gens ordinaires, nous pouvons être sûrs que rien de ce qui nous a été conservé — qu’il s’agisse de paroles à un disciple ou à un contradicteur, ou bien d’avertissements, d’avis, de réprimandes, de réconfort, de persuasion ou de condamnation — rien de tout cela n’a une signification purement accidentelle, une portée limitée ou partielle…

Au contraire, toutes les paroles sacrées du Christ, bien que revêtues d’un habillement temporaire et ordonnées à un but immédiat, difficiles de ce fait à dégager de ce qu’il y a en elles de momentané et de contingent, n’en gardent pas moins toute leur force à chaque siècle. Demeurant dans l’Église, elles sont destinées à durer pour toujours dans les cieux (cf Mt 24,35) ; elles se prolongent jusque dans l’éternité. Elles sont notre règle sainte, juste et bonne, la « lampe pour nos pieds, lumière sur notre route » (Ps 118,105), aussi pleinement et aussi intimement pour notre temps que lorsqu’elles ont été d’abord prononcées.

Cela aurait été vrai même si un simple soin humain avait recueilli ces miettes de la table du Christ. Mais nous avons une assurance beaucoup plus grande, parce que nous les recevons non pas des hommes mais de Dieu (1Th 2,13). L’Esprit Saint, qui est venu glorifier le Christ et donner aux évangélistes l’inspiration d’écrire, n’a pas tracé pour nous un Évangile stérile. Loué soit-il d’avoir choisi et sauvegardé pour nous les paroles qui devaient être particulièrement utiles dans les temps à venir, les paroles pouvant servir de loi à l’Église, pour la foi, la morale et la discipline. Non pas une loi écrite sur des tables de pierre (Ex 24,12), mais une loi de foi et d’amour, de l’esprit non de la lettre (Rm 7,6), une loi pour des cœurs généreux qui acceptent de « vivre de toute parole », si modeste et si humble soit-elle, « qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8,3 ; Mt 4,4).

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
PPS, vol. 3 no. 22 : « The Good Part of Mary »,

 

 

 

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