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  • St Maksymilian Maria Kolbe, prêtre o.f.m. conv. et martyr

    San_Massimiliano_Maria_Kolbe_WMaximilien Kolbe (de son prénom de baptême: Rajmund) naît le 8 janvier 1894 à Zdunska Wola, pas très loin de Lodz, en Pologne. Il était le fils de Jules et Marie Dabrowska.
    Adolescent, il se sentit fasciné par l’idéal de saint François d’Assise et entra au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli.

    Après le noviciat, il fut envoyé à Rome, au Collège International de l’ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques. En 1915, il fut diplômé en philosophie puis, en 1919, en théologie.

    Alors que l’Europe est déchirée par la Première Guerre Mondiale, Maximilien songe à une grande œuvre au service de l’Immaculée pour l’avènement du Royaume du Christ.

    Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l’Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l’offrande inconditionnelle à la Vierge Marie.

    Il est ordonné prêtre en 1918 et, en 1919, une fois ses études ecclésiastiques terminées, il rentre en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d’organisation et d’animation du mouvement de la « Mission de l’Immaculée ».

    Comme moyen de liaison entre les adhérents du mouvement, il fonde la revue « Le Chevalier de l’Immaculée ».

    En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la M.I., il transfère le centre d’édition à Niepokalanow, ou « Cité de l’Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 religieux. Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale.

    En 1930, il part avec quatre autres frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l’Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une revue mariale. Cette « cité » restera intacte après l’explosion, en 1945, de la bombe atomique sur Nagasaki.

    maximilien-kolbeEn 1936, il rentre en Pologne, appelé par la croissance de la communauté religieuse et l’expansion de l’activité éditoriale : onze publications, parmi lesquelles un quotidien de grande audience dans les classes populaires : il tire à 228.560 exemplaires, et le « Le Chevalier de l’Immaculée » à un million d’exemplaires.

    Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale éclate. Niepokalanow est bombardée et saccagée. Les religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires

    Le 17 février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670.

    Fin juillet, un prisonnier s’échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ».

    A la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s’offre pour remplacer l’un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint.

    Le 14 août 1941, le Père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent.

    Maximilien-Marie Kolbe a été élevé à la gloire des autels, le 17 octobre 1971, par le Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 10 octobre 1982, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojty?a, 1978-2005).

    Pour un approfondissement biographique :
    >>> Biographie

    Source principale : kolbemission.org ; missel.free.fr (« Rév. x gpm »).

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    Acte de consécration à l’immaculée

     

    Daignez recevoir ma louange, ô Vierge bénie ! Immaculée Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très-aimante, à qui Dieu a voulu confier tout l’ordre de la miséricorde, me voici à vos pieds, moi, pauvre pécheur. Je vous en supplie, acceptez mon être tout entier comme votre bien et votre propriété. Agissez en moi selon votre volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Disposez avant tout de moi comme vous le désirez, pour que se réalise enfin ce qui est dit de vous : La Femme écrasera la tête du serpent et aussi : Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier. Qu’en vos mains immaculées, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de votre amour, capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, votre seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par vos mains maternelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • La brebis égarée

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    Seigneur Jésus Christ notre Dieu, je n’ai pas un cœur qui se met en peine pour partir à ta recherche, ni de repentir, ni de tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour te prier. Mon esprit est enténébré par les choses de cette vie et n’a pas la force de tendre vers toi dans sa douleur. Mon cœur est froid sous les épreuves, et les larmes de l’amour pour toi ne peuvent pas le réchauffer. Mais toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à ta recherche, car sans toi je serai privé de tout bien ; ô Dieu bon, donne-moi ta grâce. Que le Père qui, hors du temps, dans l’éternité, t’a engendré dans son sein renouvelle en moi les formes de ton image.

    Je t’ai abandonné ; ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi ; sors à ma recherche. Conduis-moi dans ton pâturage ; compte-moi avec les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par ta grâce et ton amour de l’homme, toi notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n° 2 (trad. DDB 1981, p.68)

     

     

     

  • Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Ste Brigitte de Suède

    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l’as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuse Passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’humilité….

    Louange éternelle à toi, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où tu as souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de tes blessures atteignaient durement ton âme et transperçaient cruellement ton cœur sacré ; finalement ton cœur a éclaté, tu as rendu l’esprit et, penchant la tête, tu t’es remis humblement aux mains de Dieu ton Père, et alors ton corps a connu le froid de la mort…

    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut as permis que ton côté et ton cœur soient percés par la lance, et qui as fait jaillir de ton côté les flots de ton sang précieux pour nous racheter.

    Gloire à toi, Jésus Christ mon Seigneur, parce que tu as voulu que ton corps béni soit déposé de la croix par tes amis et couché dans les bras de ta mère très douloureuse ; et parce que tu as permis qu’elle l’enveloppe de linges, qu’il soit mis au tombeau et gardé par des soldats.

    Honneur éternel à toi, Jésus Christ mon Seigneur, qui es ressuscité des morts le troisième jour ; qui t’es manifesté vivant aux témoins de ton choix ; qui, après quarante jours, es monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y as établi avec honneur tes amis que tu avais délivrés des enfers.

    Jubilation et louange éternelle à toi, Seigneur Jésus Christ, qui as envoyé le Saint Esprit dans le cœur de tes disciples et as développé en eux un amour infini de Dieu.

    Béni sois-tu, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônes en ton royaume céleste dans la gloire de ta divinité, vivant corporellement avec tes membres très saints que tu as tirés de la chair de la Vierge. Et c’est ainsi que tu viendras au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts. Toi qui vis et règnes avec le Père et l’Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

    Sainte Brigitte de Suède (v. 1303-1373), mère de famille, puis religieuse, copatronne de l’Europe
    Prière attribuée à sainte Brigitte (trad. bréviaire)

     

     

     

     

  • La prière gratuite

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    Fruit et prière sont les mots-clés de l’Évangile. (…)
    Il y a des gens qui ne prient presque jamais et, lorsqu’ils le font, c’est en espérant que Dieu pourra résoudre pour eux un problème si compliqué qu’ils ne voient pas de solution. Et ils justifient leur attitude par les paroles de Jésus: «tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé» (Mc 11,24). Ils ont raison. Il est très humain, compréhensible et légitime que, devant des problèmes qui nous dépassent, nous fassions confiance à Dieu, à une force supérieure à la nôtre.
    Mais il faut ajouter que toute prière est “inutile”, («votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé»: Mt 6,8), en ce sens qu’elle n’a pas d’utilité pratique directe, comme —par exemple— celle d’allumer une lumière. Nous ne recevons rien en échange de notre prière, parce que tout ce que nous recevons de Dieu est grâce pour grâce.
    Alors, faut-il prier? Certainement, car c’est maintenant que nous savons que nous recevons la grâce, que la prière a le plus de valeur: parce qu’elle est “inutile” et “gratuite”. En plus, la prière de demande nous apporte trois bienfaits: la paix intérieure (rencontrer Jésus, notre ami, et avoir confiance en Dieu, c’est relaxant); réfléchir, rationaliser un problème et savoir comment le présenter, c’est l’avoir presque résolu; enfin, la prière nous aide à distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est peut-être qu’un caprice. Alors, après-coup, nous comprendrons avec les yeux de la foi ce que Jésus nous dit: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils» (Jn 14,13).

    Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM (Barcelone, Espagne)
    evangeli.net

  • Contre les maléfices du démon

     

     

    Tous les vendredis, il faut re-bénir la médaille de Saint BENOIT par la formule suivante :

    Je t’exorcise par + Dieu le Père Tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment : Que toute puissance de l’ennemi, toute force armée du diable, toute incursion et tout fantasme de Satan soient arrachés et chassés de cette médaille, afin qu’à tous ceux qui s’en serviront, elle procure le salut de l’âme et du corps. Au nom + du Père Tout-puissant, et + de Jésus-Christ Notre Seigneur et + de l’Esprit Saint Consolateur, dans l’amour de ce même Seigneur Jésus Christ, qui viendra juger les vivants et les morts et fera passer le siècle par le feu.

    + Amen.

     

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    La médaille de St Benoît porte d’un côté une croix. Entre les branches de la croix, on lit les initiales:
    C.S.P.B. – Crux Sancti Patris Benedicti – Croix du saint Père Benoît. Puis, sur la croix, les initiales des vers suivants:

    Sur la branche verticale:

    Crux Sacra Sit Mihi Lux – Que la sainte croix soit ma lumière.

    Sur la branche horizontale:

    Non Draco Sit Mihi Dux – Que le dragon ne soit pas mon guide.

    En bordure, à partir du haut à droite:

    Vade Retro Satana, Nunquam Suade Mihi Vana – Retire-toi, Satan, ne me conseille jamais tes vanités. Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venena Bibas – Les breuvages que tu offres, c’est le mal; bois toi-même tes poisons

    Dans le haut de la médaille, au centre, le monogramme du Christ IHS. Ce sont les trois premières lettres du nom de Jésus en capitales de l’alphabet grec. A sa place on voit parfois le mot PAX, qui est devenu comme une devise de l’ordre bénédictin.

    Le revers de la médaille doit reproduire l’effigie de st Benoît. Celle-ci est ordinairement entourée d’une légende.

     

     

     

     

  • « Faites-vous des trésors dans le ciel ! »

    Seigneur, aide-moi à aspirer à un trésor durable. Je veux le ciel et tout ce qu’il promet. Dirige mes attitudes, mes aspirations, mes envies et mes désirs de sorte que je cherche à chaque instant à posséder le trésor du ciel.

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    Toi, qu’es-tu ? riche ou pauvre ? Beaucoup me disent : je suis pauvre, et ils disent vrai. Je vois des pauvres qui possèdent quelque chose ; j’en vois qui sont complètement indigents. Mais en voici un chez qui abondent l’or et l’argent — oh ! s’il savait combien il est pauvre ! Il le reconnaîtra s’il regarde le pauvre qui est près de lui. D’ailleurs quelle que soit ton opulence, toi qui es riche, tu n’es qu’un mendiant à la porte de Dieu.

    Voici l’heure de la prière… Tu fais des demandes ; la demande n’est-elle pas un aveu de ta pauvreté ? En effet, tu dis : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Toi donc qui demandes ton pain quotidien, es-tu riche ou pauvre ? Et pourtant le Christ ne craint pas de te dire : « Donne-moi ce que je t’ai donné. De fait, qu’as-tu apporté en venant en ce monde ? Tout ce que tu as trouvé dans la création, c’est moi qui l’ai créé. Tu n’as rien apporté, tu n’emporteras rien. Pourquoi ne me donnes-tu pas de ce qui est mien ? Tu es dans l’abondance et le pauvre dans le besoin, mais remontez au commencement de votre existence : tous deux vous êtes nés complètement nus. Même toi, tu es né nu. Ensuite tu as trouvé ici-bas de grands biens ; mais aurais-tu par hasard apporté quelque chose avec toi ? Je demande donc ce que j’ai donné ; donne et je te rendrai.

    « Tu m’as eu pour bienfaiteur ; rends-moi ton débiteur, à un taux élevé… Tu me donnes peu, je te rendrai beaucoup. Tu me donnes les biens de ce monde, je te rendrai les trésors du ciel. Tu me donnes des richesses temporelles, je t’établirai sur des possessions éternelles. Je te rendrai à toi, quand j’aurai pris possession de toi ».

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 123

     

     

  • « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte et prie ton Père qui est là dans le secret. »

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    Entrer au fond de ta maison, c’est rentrer dans ton cœur. Heureux ceux qui se réjouissent de rentrer dans leur cœur, et qui n’y trouvent rien de mal…

    Ils sont bien à plaindre, ceux qui, en rentrant chez eux, peuvent craindre d’en être chassés par d’âpres disputes avec les leurs. Mais combien plus malheureux sont ceux qui n’osent pas rentrer dans leur conscience, de peur d’en être chassés par le remords de leurs péchés. Si tu veux rentrer avec plaisir dans ton cœur, purifie-le. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8). Enlève de ton cœur les souillures de la convoitise, les taches de l’avarice, l’ulcère de la superstition ; enlève les sacrilèges, les pensées mauvaises, les haines, je ne dis pas seulement envers tes amis, mais même envers tes ennemis. Enlève tout cela, puis rentre alors dans ton cœur et tu y seras heureux.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    2ème discours sur le Psaume 33, §8 ; PL 36,312

     

     

     

  • Sacré-Coeur de Jésus, solennité

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    Le Christ révèle à sainte Marguerite-Marie Alacoque, le 27 décembre 1673, que « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre… »

    En juin 1675, Il s’adresse à elle en ces termes : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour.
    Je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels.

    Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu’il lui soit rendu…
    Fais savoir au fils ainé de mon Sacré-Cœur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Église.

    Mon Père veut se servir du roi pour l’exécution de son dessein, qui est la construction d’un édifice public où serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la France »

    Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l’Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font vœu de construire une église consacrée au Cœur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : « Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. » Pendant la première guerre mondiale, en réponse à la demande adressée par sainte Marguerite Marie, en 1675, plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats, les régiments, etc. En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré Cœur. Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, Jean Paul II « invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Cœur de Jésus, en l’adaptant à notre temps, pour qu’ils ne cessent d’accueillir ses insondables richesses, qu’ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints. »

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    Neuvaine au Cœur Sacré de Jésus

    Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières :

    I – Ô Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira ! » voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce…
    Pater, Ave, Gloria

    Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

    II – Ô Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l’accordera ! » voici qu’en votre Nom je demande la grâce…

    Pater, Ave, Gloria

    Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

    III – Ô Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! » voici qu’en m’appuyant sur l’infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce…

    Pater, Ave, Gloria

    Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

    Prière – Ô Cœur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

    Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

    Salve Regina

    Pour un approfondissement :

    >>> La dévotion au Sacré-Cœur

     

     

     

     

  • « David lui-même le nomme Seigneur. »

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    Dans la traduction grecque des livres de l’Ancien Testament, le nom ineffable sous lequel Dieu s’est révélé à Moïse, YHWH, est rendu par Kyrios ( « Seigneur »). Seigneur devient dès lors le nom le plus habituel pour désigner la divinité même du Dieu d’Israël. Le Nouveau Testament utilise ce sens fort du titre de « Seigneur » à la fois pour le Père, mais aussi — et c’est là la nouveauté — pour Jésus reconnu ainsi comme Dieu. Jésus lui-même s’attribue de façon voilée ce titre lorsqu’il discute avec les Pharisiens sur le sens du psaume 110 (Mc 12,36), mais aussi de manière explicite en s’adressant à ses apôtres (Jn 13,13). Tout au long de sa vie publique ses gestes de domination sur la nature, sur les maladies, sur les démons, sur la mort et le péché, démontraient se souveraineté divine.

    Très souvent, dans les évangiles, des personnes s’adressent à Jésus en l’appelant « Seigneur ». Ce titre témoigne du respect et de la confiance de ceux qui s’approchent de Jésus et attendent de lui secours et guérison. Sous la motion de l’Esprit Saint, il exprime la reconnaissance du mystère divin de Jésus. Dans la rencontre avec Jésus ressuscité, il devient adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Il prend alors une connotation d’amour et d’affection qui va rester le propre de la tradition chrétienne : « C’est le Seigneur ! » (Jn 21,7)

    En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Eglise affirment, dès l’origine, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dus à Dieu le Père le sont aussi à Jésus parce qu’il est de « condition divine » (Ph 2,6) et que le Père a manifesté cette souveraineté de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire. Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurie de Jésus sur le monde et sur l’histoire signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle, de façon absolue, à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père et au Seigneur Jésus Christ : César n’est pas « le Seigneur »… Et la prière chrétienne est marquée par le titre « Seigneur », que ce soit l’invitation à la prière « le Seigneur soit avec vous », ou la conclusion de la prière « par Jésus Christ notre Seigneur » ou encore le cri plein de confiance et d’espérance : « Amen, viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22,20)

    Catéchisme de l’Église catholique
    § 446-451