Étiquette : prière

  • La violence qui s’empare du Royaume

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    Que rien ne t’empêche plus de t’unir au Christ… Prie sans attendre, supplie de tout ton cœur, demande ardemment, jusqu’à ce que tu reçoives. Ne te relâche pas. Ces choses te seront données si tout d’abord de toute ta foi tu te fais violence pour confier à Dieu ton souci et pour remplacer ta propre prévoyance par la providence de Dieu. Quand il verra ta volonté, quand il verra qu’en toute pureté de cœur tu t’es confié à lui plus qu’à toi-même et que tu t’es fait violence pour espérer en lui plus qu’en ton âme, alors cette puissance inconnue de toi viendra faire en toi sa demeure. Et tu sentiras dans tous tes sens la puissance de celui qui est avec toi indubitablement. Grâce à cette puissance beaucoup entrent dans le feu et ne craignent pas, marchent sur l’eau et n’hésitent pas.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n° 19 (trad Touraille, DDB 1981, p.129)

     

     

     

     

     

  • https://youtu.be/qsAqjxx2oDE

     

    Ô Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, aidez-la à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent stériles, ou tout au moins bien peu féconds, qu’elle s’unisse à tous les gens de bien des autres peuples, parvienne à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière. Amen.

    Pie XII (1876-1958).

     

     

     

     

     

  • Prière pour la France

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    Ô Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France. Préparez le cœur de vos enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations, pour l’Eglise tout entière.
    Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir.
    Conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission.
    Imposez-leur vous-même tout ce que vous voudrez de chacun d’eux et de tous.
    Que rien ne soit l’effet de leur propre choix mais uniquement de votre unique volonté d’amour.
    Vierge immaculée, ne les laissez pas s’égarer ni se tromper.
    Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
    Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
    Saints et saintes de France, intercédez pour nous. »

    Marthe Robin (1902-1981), cité in « La France, textes fondateurs du roi David à Jean-Paul II », p.112 (éd. F.-X. de Guibert, Paris, 1996)

     

     

     

     

     

     

  • Pour les âmes du Purgatoire

     

    En union de prière, pour les âmes du Purgatoire, tous les jours à 18h35.

     

    Chers enfants,
    Il est un long fleuve tranquille où repose un pétale de rose blanche, ce pétale est une nouvelle âme venue rejoindre l’éden. Cette âme rappelée par le Père Céleste doit être une joie pour vous tous, elle est dans la Lumière et l’Allégresse de sa nouvelle vie. Vie qui confirmera son amour terrestre et l’enseignement sur la vraie vérité, c’est une nouvelle joie indescriptible pour vous mais réelle à son égard et son entendement.
    D’autres pétales la rejoignent au fur et à mesure et ce sont des retrouvailles célestes grandioses. Il n’est de mot terrestre au panorama des cieux et à son enchantement.
    Mes enfants, il faut prier pour toutes ces âmes qui montent auprès de nous. Mais il faut prier encore plus pour les âmes terrestres perdues dans un océan assourdissant de guerres, de chagrin et de peines en tout genre.
    Marie Mère des hommes – janv. 2011

     

     

     

  • « Convertissez-vous … »

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    Pauvre de moi, ma conscience m’accuse sans cesse et la vérité ne peut pas m’excuser en disant : il n’a pas su ce qu’il faisait. Pardonne donc, Seigneur, au prix de ton précieux sang, tous les péchés où je suis tombé, consciemment ou inconsciemment… Oui, Seigneur, j’ai vraiment péché, et volontairement, et beaucoup. Après avoir reçu la connaissance de ta vérité, j’ai offensé l’Esprit de grâce ; pourtant, lors de mon baptême, il m’avait accordé gratuitement la rémission des péchés. Mais moi, après avoir reçu la connaissance de ta vérité, je suis revenu à mes péchés, « comme le chien à son vomissement » (2P 2,22 ; Pr 26,11).

    Ô Fils de Dieu, t’ai-je foulé aux pieds en te reniant ? Pourtant je ne peux pas dire que Pierre, en te reniant, t’a foulé aux pieds, lui qui t’aimait si ardemment, même s’il t’a renié une première fois, une deuxième et une troisième fois… À moi aussi Satan a parfois réclamé ma foi pour la passer au crible comme du froment ; mais ta prière est descendue jusqu’à moi, de sorte que ma foi n’a jamais failli (Lc 22,31-32), elle ne t’a pas abandonné… Tu sais combien j’ai toujours voulu adhérer à la foi en toi ; toi donc, garde-moi dans cette volonté jusqu’au bout.

    Toujours j’ai cru en toi…, toujours je t’ai aimé, même quand j’ai péché contre toi. Mes péchés, je les regrette, et à en mourir. Mais de mon amour, je n’ai aucun regret, sinon de ne pas t’avoir aimé autant que je l’aurais dû.

    Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien
    Oraisons méditatives, n° 5 (trad. cf. Pain de Cîteaux, 21 et SC 324, p. 99)

     

     

     

     

  • Savoir lire les signes de notre temps

    bandeau_vertical3Nous te rendons grâce,
    Père fidèle et plein de tendresse,
    de nous avoir donné Jésus ton Fils,
    notre Seigneur et notre frère.
    Son amour s’est manifesté
    aux pauvres et aux malades, aux petits et aux pécheurs.
    Il n’est resté indifférent à aucune détresse.
    Sa vie et son message sont pour nous la preuve
    que tu es un Dieu qui prends soin des hommes,
    comme un père porte le souci de ses enfants.
    C’est pourquoi nous te louons et nous te glorifions,
    nous célébrons ta bonté et ta fidélité
    et avec les anges et tous les saints
    nous proclamons l’hymne de ta gloire…

    Nous qui allons recevoir son corps et son sang,
    fortifie-nous et renouvelle-nous à son image…
    Donne à tous les membres de l’Église
    de savoir lire les signes des temps
    et de grandir dans la fidélité à l’Évangile.
    Rends-nous attentifs à tous les hommes
    afin que nous partagions dans la charité
    leurs tristesses et leurs angoisses,
    leurs espérances et leurs joies
    et que nous leur montrions le chemin du salut.

    Le Missel romain
    Prière eucharistique pour des rassemblements C

     

     

     

     

  • Il convient à l’homme de prier

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    Selon le dessein providentiel de Dieu, il est donné à tout ce qui existe le moyen de parvenir à sa fin comme il convient à sa nature. Les hommes aussi ont reçu, pour obtenir ce qu’ils espèrent de Dieu, un moyen adapté à la condition humaine. Cette condition veut que l’homme se serve de la prière pour obtenir d’autrui ce qu’il espère, surtout si celui à qui il s’adresse lui est supérieur. C’est pourquoi il est recommandé aux hommes de prier pour obtenir de Dieu ce qu’ils espèrent recevoir de lui. Mais la nécessité de la prière est différente selon qu’il s’agit d’obtenir quelque chose d’un homme ou de Dieu.

    Quand la prière s’adresse à un homme, elle doit d’abord exprimer le désir et le besoin de celui qui prie. Il faut aussi qu’elle fléchisse, jusqu’à le faire céder, le cœur de celui qu’on implore. Or ces deux éléments n’ont plus de place dans la prière faite à Dieu. En priant, nous n’avons pas à nous inquiéter de manifester nos désirs ou nos besoins à Dieu qui connaît tout. C’est ainsi que le psalmiste dit au Seigneur : « Tout mon désir est devant toi » (Ps 37,10). Et nous lisons dans l’Evangile : « Votre Père sait que vous avez besoin de tout cela » (Mt 6,8). Il ne s’agit pas non plus d’infléchir, par des paroles humaines, la volonté divine à vouloir ce que d’abord elle ne voulait pas, car il est dit au livre des Nombres : « Dieu n’est pas comme un homme, pour qu’il mente, ni fils d’Adam, pour qu’il change » (23,19).

    Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église
    Compendium theologiae, II, ch. 1 (trad. Orval)

     

     

     

  • La prière nous introduit déjà dans le règne de Dieu

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    « Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. » Admirez ici, mes filles, l’immense sagesse de notre Maître ! Que demandons-nous quand nous demandons ce royaume ? … Notre Seigneur connaissait notre extrême faiblesse. Il savait que nous étions incapables de sanctifier, de louer, d’exalter, de glorifier le nom très saint du Père éternel d’une manière convenable, à moins qu’il n’y supplée en nous donnant dès ici-bas son royaume. C’est pour cela même que le bon Jésus a joint ici ces deux demandes…

    A mon avis, l’un des grands biens que renferme le royaume du ciel, c’est qu’on y est dégagé de toutes les choses de la terre, qu’on y goûte un repos, une béatitude intimes, qu’on s’y réjouit de la joie de tous, dans une paix perpétuelle, dans un bonheur profond de voir tous les élus sanctifier et louer le Seigneur, bénir son nom, sans qu’il se trouve personne pour l’offenser. Tous l’aiment, et l’âme n’a d’autre occupation que de l’aimer, et elle ne peut cesser de l’aimer parce qu’elle le connaît.

    Eh bien ! s’il nous était donné de le connaître nous l’aimerions de même ici-bas, non toutefois aussi parfaitement ni avec cette stabilité, mais enfin, nous l’aimerions tout autrement que nous ne l’aimons… Ce dont il s’agit est possible à l’âme, dès cet exil, avec la grâce de Dieu. Mais il reste vrai qu’elle ne peut pas l’atteindre parfaitement…car nous naviguons encore sur la mer de ce monde, et nous sommes toujours voyageurs. Il est des moments cependant où le Seigneur, nous voyant fatigués du chemin, met toutes nos puissances dans le calme et notre âme dans la quiétude. Il révèle alors clairement, par un certain avant-goût, quelle est la saveur de la récompense réservée à ceux qu’il introduit dans son royaume.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Chemin de perfection, ch. 30 (trad. OC, Cerf 1995, p. 811)