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  • « Vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. »

    « Vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. »

    « Moi, [dit Dieu] je suis éloigné de toutes les créatures, mais quand je suis devenu créature, moi le Créateur de tout, par la chair, je me suis contenté de devenir semblable aux hommes, assumant une âme et une intelligence semblable aux leurs ; mais je ne les ai pas tous, du même coup, à ce moment, rendus dieux, eux les hommes : c’est moi qui suis devenu homme, de mon côté, et c’est par la foi, par l’observation de mes commandements, ainsi que par le baptême, dans la divine communion à mes redoutables mystères, qu’à tous j’accorde la vie. Et quand je dis : la vie, je désigne mon Esprit divin.

    Toutefois qu’ils sachent cela, comme l’a dit Paul : ceux qui possèdent mon Esprit dans leur cœur, ils le possèdent qui brille et qui crie vers mon Père, et par eux il me dit : Oh, abba ! mon Père ! Car ils sont devenus enfants de Dieu, et, avec confiance ils me reconnaissent, me regardent et m’appellent Père (cf. Rm 8,15-16 ; Gal 4, 6), et Lui, dit à chacun de ceux qui le possèdent actuellement en eux-mêmes, en toute vérité : Ne craignez pas, mes enfants ! c’est moi ! Vous le voyez, je suis au-dedans de vous, avec vous, et, de la corruption et de la mort, une fois pour toutes, je vous libère et vous fait voir de qui je vous ai fait devenir, vous, oui, les enfants et les amis ! Réjouissez-vous dans le Seigneur ! » (…)

    ‒ Tout cela est digne de foi, ô mon Christ, digne d’amour. À ceux que tu as connu d’avance, bien connus, ceux à qui tu as donné de devenir conformes à ton image dans l’Esprit divin, tout cela est à leur portée, parce qu’ils ont été appelés par toi-même à la joie ineffable pour les siècles.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

  • « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. »

    « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. »

    Si, en passant de l’incroyance à la foi, nous sommes « passés de la mort à la vie » (Jn 5,24), ne soyons pas étonnés que le monde nous hait. Car tous ceux qui ne sont pas passés de la mort à la vie, mais qui demeurent dans la mort, ne peuvent pas aimer ceux qui sont passés de la demeure ténébreuse de la mort (…) aux « édifices faits de pierres vivantes » (1P 2,5) où règne la lumière de la vie. (…)     

    Pour nous chrétiens voici venu le temps de nous glorifier, car il est dit : « Nous nous glorifions dans nos épreuves, car nous savons que l’épreuve produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance, et l’espérance ne trompe pas. Que seulement l’amour de Dieu soit répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5,3-5). (…)     

    « De même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement consolés » (2Co 1,5). Accueillons donc avec une grande ferveur les souffrances du Christ ; qu’elles nous soient largement accordées, si nous voulons être largement consolés, puisque tous « ceux qui pleurent seront consolés » (Mt 5,5). (…) Ceux qui participent aux souffrances participeront aussi à la consolation en proportion des souffrances qui les font participer au Christ. Apprenez-le de l’apôtre qui a dit avec confiance : « Nous le savons : puisque vous connaissez comme nous la souffrance, vous obtiendrez comme nous la consolation » (2Co 1,7).

    Origène (v. 185-253)

  • « Je vous appelle mes amis… » (Jn 15, 15)

    « Je vous appelle mes amis… » (Jn 15, 15)

    Parmi les valeurs humaines, il n’est rien de plus saint à désirer, rien de plus utile à rechercher, rien de plus difficile à trouver, rien de plus doux à expérimenter, rien de plus fructueux à posséder que l’amitié. Elle donne son fruit dans la vie présente, celle d’aujourd’hui, comme dans la vie future ; sa douceur assaisonne toutes les vertus ; sa force pourfend les vices ; elle tempère l’adversité et modère la prospérité. (…)

    Quelle joie, quelle sécurité, quel charme d’avoir quelqu’un avec qui parler sans crainte, comme à soi-même ; à qui se confesser sans peur si l’on a fauté ; à qui révéler sans rougir ses progrès spirituels, à qui confier tous les secrets de son cœur, et découvrir ses desseins ! (…)

    Il n’y a pas de remède plus énergétique, plus efficace, plus excellent pour nos blessures, en tout ce qui nous arrive ici-bas, que d’avoir quelqu’un qui vienne compatir à toutes nos déconvenues et accoure nous congratuler dans nos réussites : deux amis, comme dit l’Apôtre (cf. Ga 6,2), s’épaulent l’un l’autre, portent leurs fardeaux mutuellement ou mieux, chacun trouve le sien plus léger que celui de son ami. (…)

    L’amitié est un proche degré vers la perfection qui consiste en l’amour et la connaissance de Dieu : un homme, dès qu’il est l’ami d’un autre homme, devient l’ami de Dieu, selon cette parole du Sauveur dans l’Évangile : Voici que « je ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais mes amis » (Jn 15,15).

    Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)

  • « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. »

    « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. »

    Je t’en prie, mon Dieu, fais que je te connaisse, fais que je t’aime pour que ma joie soit en toi. Et si ce n’est pas pleinement possible en cette vie, fais du moins que j’y progresse tous les jours, jusqu’à parvenir à la plénitude. Qu’en cette vie ta connaissance grandisse en moi, et qu’elle soit achevée au dernier jour ; que grandisse en moi ton amour et qu’il soit parfait dans la vie à venir, pour que ma joie, déjà grande ici-bas en espérance, soit alors achevée dans la réalité.

    Seigneur Dieu, par ton Fils tu nous as donné l’ordre, ou mieux, le conseil, de demander ; et tu as promis que nous serions exaucés, afin que notre joie soit parfaite (Jn 16,24). Je te fais, Seigneur, la prière que tu nous suggères par celui qui est notre « Conseiller admirable » (Is 9,5). Puissé-je recevoir ce que tu as promis par celui qui est ta Vérité, pour que ma joie soit parfaite. Dieu vrai, je te fais cette prière ; exauce-moi pour que ma joie soit parfaite.

    Que désormais ce soit la méditation de mon esprit et la parole de mes lèvres. Que ce soit l’amour de mon cœur et le discours de ma bouche, que ce soit la faim de mon âme, la soif de ma chair et le désir de tout mon être, jusqu’à ce que j’entre dans la joie du Seigneur (Mt 25,21), Dieu unique en trois Personnes, béni pour les siècles. Amen.

    Saint Anselme (1033-1109)

  • Soyez docile aux divines opérations

    Soyez docile aux divines opérations

    Vos lamentations et vos peurs ne viennent pas de Dieu et ce n’est pas Dieu qui en est l’auteur. C’est Satan qui vous met au cœur ces peurs, et Dieu le permet pour votre perfectionnement. Mais Dieu veut que vous vous moquiez de tout et que vous subissiez ces épreuves dans la paix. Plus vous vous lamentez, plus vous essayez de rejeter ces épreuves, et plus ces épreuves dureront. Il faut que vous vous résigniez et que vous laissiez faire même quand il ne vous est pas donné de laisser faire. Jésus est très content de vous ; donc, de quoi avoir peur ? (…)

    Vous vous lamentez parce que les mêmes épreuves reviennent toujours. Et alors ! père, de quoi avez-vous peur ? De l’artisan divin, qui veut de cette façon perfectionner son chef-d’œuvre ? Voudriez-vous sortir des mains d’un si magnifique artisan à l’état de pure et simple esquisse ? Vous, qui êtes un amateur d’œuvres parfaites !

    Jésus vous fait savoir que les diverses peines spirituelles que vous agitent tant sont voulues directement par lui pour vous éprouver et non pour vous châtier, pour vous purifier davantage et vous rendre, autant que faire se peut, conforme à lui, qui est le prototype de toute âme qui a choisi la meilleure part du service divin. Il attend de vous, en signe de reconnaissance, une plus grande docilité à ces divines opérations.

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

  • « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »

    « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. »

    Dans l’épreuve, l’homme qui ne veut et ne désire sincèrement que Dieu doit se réfugier en lui et attendre en toute patience que le calme soit revenu… Qui sait où et comment il plaira à Dieu de revenir et de le combler de ses dons ? Quant à toi, tiens-toi patiemment à l’abri de la volonté divine ; cela vaut cent fois mieux que les élans d’une vertu brillante… Car les dons de Dieu ne sont pas Dieu lui-même, et on ne doit jouir que de lui, et non de ses dons. Mais notre nature est si avide, si repliée sur elle-même, qu’elle s’insinue partout, s’emparant de ce qui n’est pas à elle, souillant ainsi les dons de Dieu, et empêchant le noble travail de Dieu…

    Toi donc, plonge-toi dans le Christ, dans sa pauvreté et sa pureté, dans son obéissance, son amour et toutes ses vertus. C’est en lui que sont donnés à l’homme les dons de l’Esprit Saint, la foi, l’espérance et la charité, la vérité, la joie et la paix intérieures, dans le Saint Esprit. En lui encore se trouve l’abandon et la douce patience, où l’on reçoit toute chose de Dieu d’un cœur égal.

    Tout ce que Dieu permet et décrète, prospérité et adversité, joie ou douleur, tout doit concourir au bien de l’homme (Rm 8,28). La plus petite chose qui arrive à l’homme est vue éternellement de Dieu, elle préexiste en lui, elle arrive comme il l’a voulu, et non pas autrement. Soyons donc en paix ! Cette paix en toute chose, on ne l’apprend que dans le vrai détachement et la vie intérieure… Telle est la part de l’homme noble lorsqu’il est solidement fixé dans le repos de l’âme en Dieu, dans le désir de Dieu seul, qui éclaire toute chose ; tout cela est purifié en passant par le Christ.

    Jean Tauler (v. 1300-1361)

  • « L’Esprit Saint vous enseignera tout. »

    « L’Esprit Saint vous enseignera tout. »

    La vie de contemplation est la vie du ciel… Grâce à l’amour d’union avec Dieu en effet, l’homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l’opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu’il laisse couler sans cesse au plus caché de l’esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu. Lorsque l’homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine…

    Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c’est-à-dire dans l’abîme dont elle est sortie. De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c’est-à-dire le Saint-Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature. Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel. Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

    Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c’est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu’il est un avec l’Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l’unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé… Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée… Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d’une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint-Esprit. Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint-Esprit, dans un amour éternel.

    Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381)

  • Comment entrer au sein de la Trinité ?

    Comment entrer au sein de la Trinité ?

    Au cours de sa vie publique Notre-Seigneur révèle et explique progressivement sa médiation : « Je suis la voie, la vérité et la vie » dit-il (Jn 14,6). (…) Fils de Dieu, à la fois engendré éternellement comme Verbe du Père et prononcé dans le temps comme Verbe incarné, Jésus porte en Lui la lumière incréée qui est Dieu et toute la lumière que Dieu a voulu manifester au monde, la vie qui est au sein de la Trinité et la vie que Dieu veut répandre dans les âmes. En Lui sont tous les trésors de la sagesse et de la grâce et c’est de sa plénitude que nous les recevons. (…)

    Notre grâce est filiale ; c’est une note essentielle. Nous avons reçu un esprit filial « qui nous fait crier vers Dieu : Père » (Rm 8,15). Au sein de la Trinité sainte nous sommes fils ou nous ne sommes pas. Or le Père n’a qu’un Fils, c’est son Verbe. Le rythme éternel de la vie au sein de la Trinité sainte est immuable : Dieu le Père, par la connaissance qu’il a de Lui-même, engendre le Verbe qui l’exprime ; le Père et le Fils, par une spiration commune d’amour, produisent le Saint-Esprit. Les siècles, pas plus que l’éternité, ne changeront rien à ce mouvement. Comment pourrons-nous y entrer et y participer ainsi que l’exige notre vocation surnaturelle ? Pas autrement qu’à la faveur d’une adoption et d’une emprise telle, qu’elle crée une certaine unité avec l’une des Personnes divines.

    Le Verbe s’est incarné, a pris une humanité qu’il a entraînée, heureuse captive, au sein de cette gloire que le Verbe avait avant que le monde fût. Par cette humanité sainte du Christ, le Verbe saisit et entraîne tous les hommes qui se laissent saisir par sa grâce. Tout le Christ diffusé et complet est placé, par son unité avec le Verbe, sous la paternité éternellement féconde du Père de lumière et de miséricorde, et avec Lui spire l’amour de l’Esprit Saint qui, Esprit du Père et du Fils, devient par conséquent l’Esprit de l’Église et le nôtre.

    Bienheureux Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967)

  • « Celui qui m’a vu a vu le Père. »

    « Celui qui m’a vu a vu le Père. »

    Les paroles de l’Évangile sont le point de départ de notre réflexion, qui nous montrent en Jésus le Fils et le Révélateur du Père. Son enseignement, son ministère, son style même de vie, tout en Lui nous renvoie au Père (cf. Jn 5, 19.36 ; 8, 28 ; 14, 10 ; 17, 6). Il est le centre de la vie de Jésus, et Jésus est, à son tour, l’unique voie pour accéder au Père. « Nul ne vient du Père que par moi » (Jn 14, 6). Jésus est le point de rencontre des êtres humains avec le Père, qui s’est rendu visible en Lui : « Qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père !” ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?” » (Jn 14, 9-10).

    La manifestation la plus expressive de cette relation de Jésus avec le Père se trouve dans sa condition de ressuscité, sommet de sa mission et fondement de vie nouvelle et éternelle pour ceux qui croient en Lui. Mais l’union entre le Fils et le Père, comme celle entre le Fils et les croyants, passe à travers le mystère de l’« élévation » de Jésus, selon une expression typique de l’Évangile de Jean. Par le terme d’« élévation », l’évangéliste indique aussi bien la crucifixion que la glorification du Christ ; toutes deux se reflètent sur le croyant : « Ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 14-16).

    Cette « vie éternelle » n’est autre que la participation des croyants à la vie même de Jésus ressuscité et elle consiste à être insérés dans ce courant d’amour qui unit le Père et le Fils, qui sont une seule chose (cf. Jn 10, 30 ; 17, 21-22).

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • Jésus, chemin vers la Trinité

    Jésus, chemin vers la Trinité

    « Je suis la voie » (Jn 14,6). Entre toute créature et Dieu, il y a l’infini. Les anges, sans l’élévation surnaturelle, sont à une distance incommensurable de la divinité. Dieu seul, de par sa nature, se voit tel qu’il est ; lui seul a le droit de plonger le regard dans la profondeur de ses perfections. Les hommes ne connaissent Dieu que par ses œuvres : « La nuée et l’ombre l’environnent » (Ps 96,2). Eh bien ! nous sommes appelés à voir Dieu comme il se voit, à l’aimer comme il s’aime et à vivre de la vie divine. Telle est notre destinée surnaturelle.

    Or entre cette élévation et les capacités de notre nature, il y a un abîme infranchissable. Par le Christ, à la fois Dieu et homme, et par la grâce d’adoption, il nous est donné de triompher de cet éloignement. Le Christ est comme le pont jeté sur cette profondeur insondable : par son humanité sainte, il est la voie, grâce à laquelle nous parvenons jusqu’à la Trinité. Jésus ne l’a-t-il pas dit lui-même : « Personne ne vient au Père que par moi » (Jn 14,6). Cette voie ne trompe pas ; celui qui la suit arrivera infailliblement au terme ; « il aura la lumière de vie » (Jn 8,12). Car, comme Verbe, Jésus est un avec le Père, son humanité nous fait donc nécessairement atteindre la divinité.

    Lorsqu’il nous insère dans son corps mystique, en toute vérité, il nous prend à lui, afin que nous puissions demeurer là où il est lui-même », c’est-à-dire, être unis au Verbe et à l’Esprit dans le sein du Père : « Je reviendrai vous prendre auprès de moi, afin que là où je serai, vous soyez aussi » (Jn 14,3). Appuyez-vous donc en tout sur les mérites de notre cher Sauveur.

    Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)