« Je te suivrai partout où tu iras. »

De nombreux décrets interdisent d’entrer en Chine… Mais en dehors des périls de la prison et de la maltraitance, il en existe d’autres, bien plus grands, qui passent inaperçus pour les gens du pays…

En premier lieu, la perte de l’espoir et de la confiance en Dieu, quand c’est pour son amour et son service que nous allons faire connaître sa Loi et Jésus Christ son Fils, notre Rédempteur et Seigneur, comme il le sait bien. Puisque, par sa sainte miséricorde, il nous a communiqué ces désirs, manquer maintenant de confiance en sa miséricorde et son pouvoir, vu les périls que nous pouvons courir pour son service, est un péril incomparablement supérieur aux maux que peuvent nous causer tous les ennemis de Dieu. Si cela importe à son plus grand service, Dieu nous gardera de tous les périls de cette vie… C’est pourquoi, nous avons pour sécurité la parole du Seigneur : « Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra, et celui qui la perdra pour Dieu la trouvera » (Jn 12,25). Et cette autre, semblable : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas apte au Royaume de Dieu ».

Pour nous, considérant ces périls de l’âme, très supérieurs à ceux du corps, nous trouvons plus sûr et plus certain d’affronter les périls corporels… Ainsi, de quelque manière que ce soit, nous sommes déterminés à aller en Chine.

Saint François Xavier (1506-1552)