Catégorie : Saints et Saintes

  • Fête de la Croix Glorieuse

    Celui-ci a été crucifié pour nos fautes – réellement –. Que si tu veux le nier, ce lieu illustre te confond, ce bienheureux Golgotha où justement nous voici rassemblés en raison de celui qui y fut crucifié. Ajoute que du bois de la croix divisé en fragments, toute la terre est désormais remplie. Or il a été crucifié non pas pour des fautes personnelles, mais afin que nous soyons délivrés, nous, de nos fautes à nous. Et il a été alors méprisé par les hommes, et, en tant qu’homme, souffleté ; mais il a été, en tant que Dieu, reconnu par la création : car le soleil, à la vue de son Maître outragé, s’éclipsa en tremblant, incapable de supporter ce spectacle. (…)

    Ne rougissons pas de la croix du Christ ; même si un autre la cache, toi marque-la apparemment sur ton front afin que les démons à la vue de ce signe royal s’enfuient au loin, terrifiés. Trace ce signe au moment de manger et de boire, de t’asseoir, de te lever, de parler, de marcher, bref en toute action. Car celui qui a été crucifié ici, est en haut dans les cieux.

    Si en effet, après sa crucifixion et son ensevelissement, il est resté dans la tombe, nous aurions à rougir ; bien au contraire, crucifié sur notre Golgotha, il s’est, de la montagne du Levant, du mont des Oliviers, élevé dans le ciel. En effet, descendu de notre terre aux enfers et remonté ensuite vers nous, il est monté encore de chez nous dans le ciel, tandis que le Père l’acclamait en disant : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis un escabeau sous tes pieds » (Ps 109,1).

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

     

     

     

     

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie

    « Le nom de la vierge était Marie » (Lc 1,27). Ce nom signifie, dit-on, « étoile de la mer », et il convient admirablement à la Vierge mère. Rien n’est plus juste que de la comparer à une étoile qui donne ses rayons sans être altérée, comme elle enfante son fils sans dommage à son corps vierge. Elle est bien cette noble « étoile issue de Jacob » (Nb 24,17), dont la splendeur illumine le monde entier, qui brille dans les cieux et pénètre jusqu’aux enfers. (…) Elle est vraiment cette étoile belle et admirable qui devait se lever au-dessus de la mer immense, étincelante de mérites, éclairant par son exemple.

    Vous tous, qui que vous soyez, qui vous sentez aujourd’hui en pleine mer, secoués par l’orage et la tempête, loin de la terre ferme, gardez vos yeux sur la lumière de cette étoile, pour éviter le naufrage. Si les vents de la tentation se lèvent, si tu vois approcher l’écueil de l’épreuve, regarde l’étoile, invoque Marie ! Si tu es ballotté par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance ou de la jalousie, lève les yeux vers l’étoile, invoque Marie. (…) Si tu es troublé par la grandeur de tes péchés, humilié par la honte de ta conscience, épouvanté par la crainte du jugement, si tu es sur le point de sombrer dans le gouffre de la tristesse et du désespoir, pense à Marie. Dans le péril, l’angoisse, le doute, pense à Marie, invoque Marie !

    Que son nom ne quitte jamais tes lèvres ni ton cœur. (…) En la suivant, tu ne t’égareras pas ; en la priant, tu désespéreras pas ; en pensant à elle, tu éviteras toute fausse route. Si elle te tient par la main, tu ne sombreras pas ; si elle te protège, tu ne craindras rien ; sous sa conduite, tu ignoreras la fatigue ; sous sa protection, tu arriveras jusqu’au but. Et tu comprendras par ta propre expérience combien sont justes ces paroles : « Le nom de la vierge était Marie ».

    Saint Bernard (1091-1153)

     

     

     

  • Jeter son filet à la lumière de la foi

    [Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Ô fille très chère, il est raconté dans le saint Évangile, que lorsque ma Vérité commanda au glorieux apôtre Pierre de jeter à la mer ses filets, Pierre répondit, que toute la nuit il s’était fatigué sans rien prendre (Lc 5,5), mais, ajouta-t-il, sur votre commandement, je vais le jeter. Il le jeta ; il prît une si grande quantité de poissons qu’il ne le pouvait retirer seul, et qu’il dut appeler les disciples à son aide. Considère cet acte de Pierre ! Dans la réalité qui vient d’être décrite, tu découvriras une figure, et tu comprendras par tout ce que je t’ai dit que cette figure s’applique à toi. (…)

    Pierre, t’ai-je dit, au commandement du Verbe, jeta le filet : il fut donc obéissant, en croyant avec une foi vive, qu’il prendrait du poisson, et il en prit en effet beaucoup ; mais ce ne fut pas pendant la nuit. Sais-tu quel est ce temps de la nuit ? C’est la nuit ténébreuse du péché mortel, où l’âme est privée de la lumière de la grâce. En cette nuit, elle ne saurait rien prendre, parce qu’elle jette le filet de son désir non dans l’océan de vie, mais dans la mer morte, où elle ne trouve que la faute qui n’est pas quelque chose. Elle se fatigue en vain, tous ses efforts sont inutiles. Ceux qui s’imposent toutes ces peines se font les martyrs du démon, non du Christ crucifié.

    Mais, quand le jour paraît, quand l’âme sort de la nuit du péché, pour recouvrer la lumière de la grâce, elle retrouve du même coup dans son esprit le commandement de la loi que je lui ai donnée, de jeter le filet, à la parole de mon Fils, en m’aimant pardessus toute chose, et le prochain comme soi-même. Docile dès lors à la lumière de la foi, avec une ferme confiance, elle jette son filet, sur sa parole, en suivant la doctrine et les exemples de ce doux Verbe d’amour et de ses disciples.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • Martyre de Saint Jean-Baptiste (m)

    Parmi les titres de gloire du saint et bienheureux Jean Baptiste, dont nous célébrons la fête aujourd’hui, je ne sais auquel donner la préférence : à sa naissance miraculeuse ou à sa mort plus miraculeuse encore. Sa naissance a apporté une prophétie (Lc 1,67s), sa mort la vérité ; sa naissance a annoncé l’arrivée du Sauveur, sa mort a condamné l’inceste d’Hérode. Cet homme saint (…) a mérité aux yeux de Dieu de ne pas disparaître de la même façon que les autres hommes de ce monde : il a quitté ce corps reçu du Seigneur en le confessant. Jean a accompli en tout la volonté de Dieu, puisque sa vie comme sa mort correspondent à ses desseins. (…)

    Il est encore au creux du ventre de sa mère quand déjà il célèbre l’arrivée du Seigneur, par ses mouvements de joie, puisqu’il ne pouvait pas le faire par la voix. Élisabeth dit à la sainte Marie : « Dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein » (Lc 1,44). Jean exulte donc avant de naître, et avant que ses yeux ne reconnaissent à quoi ressemble le monde, son esprit reconnaît déjà celui qui en est le maître. Je pense que c’est là le sens de la phrase du prophète : « Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu ; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré » (Jr 1,5). Ne nous étonnons donc pas si, enfermé dans la prison où l’avait fait mettre Hérode, il a continué à prêcher le Christ par l’intermédiaire de ses disciples (Mt 11,2), puisque, enfermé qu’il était dans le sein de sa mère, il annonçait déjà de ses tressaillements la venue du Seigneur.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

     

     

     

  • Fête de saint Barthélémy, apôtre

    La gloire de tous les apôtres est tellement indissociable, elle est unie par le ciment de tant de grâces, que lorsqu’on célèbre la fête de l’un d’eux c’est la grandeur commune de tous les apôtres qui est rappelée à l’attention de notre regard intérieur. Ils se partagent en effet la même autorité de juges suprêmes, le même rang de dignité et ils possèdent le même pouvoir de lier et d’absoudre (Mt 19,28; 18,18). Ils sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit avoir contemplées dans l’Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem céleste sont construites (Ap 21,21.14). (…) En effet, lorsque par des signes ou des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l’accès de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi chrétienne. (…)

    C’est d’eux encore que le prophète dit : « Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8). (…) Dieu élève l’esprit de ses prédicateurs à la contemplation des vérités d’en haut (…) de sorte qu’ils puissent répandre en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos cœurs. C’est ainsi qu’ils boivent l’eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour. Saint Barthélémy a puisé à la plénitude de cette source, lorsque l’Esprit Saint est descendu sur lui comme sur les autres apôtres sous la forme de langues de feu (Ac 2,3).

    Mais tu entends parler de feu et peut-être que tu ne vois pas le rapport avec l’eau. Écoute comment le Seigneur appelle eau cet Esprit Saint qui est descendu comme un feu sur les apôtres. « Si quelqu’un a soif, dit-il, qu’il vienne à moi et qu’il boive », et il ajoute : « Celui qui croit en moi — l’Écriture le dit — des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur », et l’évangéliste explique : « Il disait cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7,37-39). Le psalmiste dit aussi des croyants : « Ils se rassasient de l’abondance de ta maison et tu les abreuves au torrent de tes délices, car en toi se trouve la source de la vie » (Ps 35,10).

    Saint Pierre Damien (1007-1072)

     

     

     

  • Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, patronne principale de la France

    C’est lui ton Fils, ô Marie ! C’est lui qui, pour toi, est ressuscité des morts le troisième jour et, dans ta chair, est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir toutes choses. Tu es donc en possession de ta joie, ô bienheureuse, tu as reçu en partage l’objet de ton désir et la couronne de ta tête. Il t’apporte la souveraineté du ciel par la gloire, la royauté du monde par la miséricorde, la domination sur l’enfer par la puissance. Par des sentiments divers, toutes les créatures répondent donc à ta gloire si grande et si ineffable : les anges par l’honneur, les hommes par l’amour les démons par la crainte. Car tu es vénérable pour le ciel, aimable pour le monde, terrible pour l’enfer.

    Réjouis-toi donc et sois heureuse, car il est ressuscité celui qui te reçoit, qui est ta gloire, qui exalte ta tête. Tu t’es réjouie dans sa conception, affligée dans sa passion. De nouveau, réjouis-toi dans sa résurrection, et personne ne t’enlèvera ta joie, car le Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n’a plus sur lui d’empire.

    Aussi l’Esprit t’appelle-t-il et Dieu te dit : « Lève-toi, avance, mon amie, ma colombe, ma belle, et viens. Car déjà l’hiver est passé ; la pluie s’en va, elle a cessé ; les fleurs sont apparues sur notre terre, le temps de la taille est arrivé. » (Ct 2,10-12). (…) L’encensoir suit l’encens ; élevé par la main du Seigneur, il monte jusqu’au trône de Dieu. Il monte, entouré par l’escorte des esprits angéliques qui clament dans les hauteurs en disant : « Quelle est celle-ci qui monte à travers le désert, comme une colonne de fumée exhalée des parfums de myrrhe et d’encens, et de toute la poudre du parfumeur ? » (Ct 3,6

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

  • Fête de saint Laurent, diacre et martyr

    L’exemple de saint Laurent nous encourage à donner notre vie, allume notre foi, attire notre dévotion. Ce ne sont pas les flammes du bûcher, mais celles d’une foi vive qui nous consument. Notre corps n’est pas brûlé pour la cause de Jésus Christ, mais notre âme est transportée des ardeurs de son amour (…), notre cœur brûle d’amour pour Jésus. Le Sauveur lui-même n’a-t-il pas dit de ce feu sacré : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » ? (Lc 12,49)

    Cléophas et son compagnon en éprouvaient les effets quand ils disaient : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, lorsqu’il nous parlait sur le chemin et qu’il nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24,32)

    C’est aussi grâce à cet embrasement intérieur que saint Laurent demeure insensible aux flammes de son martyre ; il brûle du désir d’être avec Jésus et ne sent pas les tortures. Plus l’ardeur de la foi croit en lui, moins il souffre des tortures (…) La puissance du brasier divin allumé dans son cœur apaise les flammes du brasier attisé par le bourreau.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

     

  • Fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), vierge et martyre, copatronne de l’Europe

    Inexprimable est l’enfantement d’une conception sans semence, exempte de corruption la délivrance d’une mère qui n’a pas d’époux, car la naissance de Dieu rénove les natures : c’est pourquoi nous, toutes les générations, nous te magnifions selon la foi droite, Mère et Épouse de Dieu.

    Ô mon Christ ami de l’homme, mon Dieu de toute bonté, au milieu de la nuit, avant que la trompette, comme dit l’Écriture, ne retentisse ainsi : « Debout, l’Époux est là », purifie mon âme et mon esprit et donne-moi la force d’aller à ta rencontre avec les vierges sages.

    Lorsque les âmes de tes justes seront comblées de joie – tandis que les pécheurs gémissent et pleurent, que le feu court devant toi, que le Jugement est aux portes – et que tu paraîtras à ton tour venant du ciel, alors épargne-moi, ô Compatissant, aie pitié de moi et sauve-moi.

    Ô toi sans commencement, Incréé, Fils de Dieu, Suprême Déité, dans ta miséricorde, par les supplications de celle qui t’a enfanté, aie pitié de moi, sauve-moi et donne-moi la force de me tenir debout en ta présence, sans fléchir, jusqu’au matin, pour me prosterner devant toi et te glorifier, toi mon Créateur. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.

    Nous te présentons la salutation de l’ange, Toute Pure, ô Bénie : « Réjouis-toi, toi qui as contenu le Dieu que rien ne peut contenir ; réjouis-toi, toi qui lève la malédiction et fais advenir la bénédiction ; réjouis-toi, toi qui seule as rouvert la porte du paradis. »

    Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

     

     

  • Précurseur par sa vie et par sa mort

    Précurseur du Christ, Jean l’a été par sa naissance, par sa prédication, par son baptême et par sa mort. (…) Peut-on trouver une seule vertu, un seul genre de sainteté, que le Précurseur n’ait possédé au plus haut degré ? Parmi les saints ermites, lequel s’est jamais imposé cette règle de n’avoir pour nourriture que du miel sauvage ou ce mets immangeable : des sauterelles ! Certains renoncent au monde et fuient les hommes pour vivre saintement, mais Jean n’est encore qu’un enfant. (…) quand il s’enfonce dans le désert et choisit résolument d’habiter dans la solitude. Il a renoncé à succéder à son père dans la charge de prêtre, afin de pouvoir annoncer en toute liberté le Prêtre véritable et souverain. Les prophètes ont prédit à l’avance la venue du Sauveur, les apôtres et les autres enseignants de l’Église attestent que cette venue a réellement eu lieu, mais Jean le montre présent parmi les hommes. Beaucoup ont gardé la virginité et n’ont pas souillé la blancheur de leur vêtement (cf Ap 14,4), mais Jean renonce à toute compagnie humaine afin d’arracher les convoitises de la chair jusqu’à leurs racines, et, plein de ferveur spirituelle, il habite parmi les bêtes sauvages.

    Jean préside même au sein du chœur écarlate des martyrs, comme leur maître à tous : il a combattu vaillamment pour la vérité, et il est mort pour elle. Il est devenu le chef de tous ceux qui combattent pour le Christ, et, le premier de tous, il est allé planter au ciel l’étendard triomphal du martyre.

    Saint Pierre Damien (1007-1072)

     

     

     

  • Stes Marthe, Marie et St Lazare, mémoire

    Étant Dieu véritable, tu connaissais, Seigneur, le sommeil de Lazare et tu l’as prédit à tes disciples. (…) Étant dans la chair, toi qui es pourtant sans limite, tu viens à Béthanie. Vrai homme, tu pleures sur Lazare ; vrai Dieu, par ta volonté tu ressuscites ce mort de quatre jours. Aie pitié de moi, Seigneur ; nombreuses sont mes transgressions. De l’abîme des maux, je t’en supplie, ramène-moi. C’est vers toi que j’ai crié ; écoute-moi, Dieu de mon salut.

    Pleurant sur ton ami, dans ta compassion tu as mis fin aux larmes de Marthe, et par ta Passion volontaire tu as essuyé toute larme du visage de ton peuple (Is 25,8). « Dieu de nos Pères, tu es béni. » (Esd 7,27) Gardien de la vie, tu as appelé un mort comme s’il dormait. Par une parole tu as déchiré le ventre des enfers et tu as ressuscité celui qui s’est mis à chanter : « Dieu de nos Pères, tu es béni ». Moi, étranglé par les liens de mes péchés, relève-moi aussi et je chanterai : « Dieu de nos Pères, tu es béni ». (…)

    Dans sa reconnaissance Marie t’apporte, Seigneur, un vase de myrrhe comme un dû pour son frère (Jn 12,3), et elle te chante dans tous les siècles. Comme mortel, tu invoques le Père ; comme Dieu, tu réveilles Lazare. C’est pourquoi nous te chantons, ô Christ, pour les siècles des siècles. (…) Tu réveilles Lazare, un mort de quatre jours ; tu le fais surgir du tombeau, le désignant ainsi comme témoin véridique de ta résurrection le troisième jour. Tu marches, tu pleures, tu parles, mon Sauveur, montrant ta nature humaine ; mais en réveillant Lazare tu révèles ta nature divine. De manière indicible, Seigneur mon Sauveur, selon tes deux natures, souverainement, tu as accompli mon salut.

    Saint Jean de Damas (v. 675-749)