Catégorie : Saints et Saintes

  • « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

    MESSE COULEUR3Notre mère la sainte Église estime qu’il lui appartient de célébrer l’œuvre salvifique de son Époux divin par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année. Chaque semaine, au jour qu’elle a appelé « jour du Seigneur », elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu’elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse Passion, par la grande solennité de Pâques…

    En célébrant ainsi les mystères de la rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, les mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, et les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut…

    En vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, l’Église célèbre le mystère pascal chaque huitième jour, qui est nommé à juste titre « le jour du Seigneur », c’est-à-dire le jour dominical, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour entendre la parole de Dieu et participer à l’eucharistie, et faire ainsi mémoire de la Passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu qui les « fait renaître pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1P 1,3). C’est pourquoi le dimanche est le jour de fête primordial qu’il faut proposer avec insistance à la dévotion des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation de travail.

    Concile Vatican II
    Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium »,  § 102, 106

     

     

     

     

  • Silence

    silentium
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    Le silence de Joseph porte des stigmates. Celles des combats et des arrachements auxquels sa foi a dû consentir. Croire, c’est être capable de porter ses doutes. Il faut toujours distinguer le fait de douter« de » Dieu et le fait de douter « en » Dieu, c’est-à-dire éprouver à la pointe de la foi, la déception de la non évidence, éprouver que Dieu n’est jamais autant Dieu que lorsqu’il me manque, suscitant au-dedans de soi le désir de le chercher encore, à tâtons, dans la nuit.
    On questionnait un jour Thérèse de l’Enfant Jésus sur sa prière. « Que dites-vous à Jésus ? » Et elle, de répondre : « Je ne lui dis rien, je l’aime ! »
    Le silence est la patrie de Joseph. Le silence enveloppe sa prière qui se fait contemplation chaste et amoureuse de Marie, en qui Dieu fait ses délices, et dont la beauté intérieure et immaculée l’invite, jour après jour, à devenir digne d’elle. Sa prière se fait adoration pour s’émerveiller à Bethléem, avec les bergers et les mages, de l’avènement du Messie Sauveur dans la vulnérabilité d’un bébé qui babille ; pour s’étonner à Jérusalem, auprès des docteurs de la Loi, de la sagesse de l’enfant adolescent qui est déjà « aux affaires de son Père ».
    C’est à partir du silence que Joseph cherche Dieu, qu’il le trouve en Jésus, qu’il se réjouit de la présence sous son toit, du Fils de Dieu devenu son enfant.
    « Pour apprendre Dieu, disait Jean de la Croix, l’esprit doit plutôt renoncer à ses lumières, que de chercher à s’en servir ». Ce jeûne de paroles que Joseph s’impose, est pour nous une leçon de vie. Le silence a tellement de choses à nous dire, dans notre monde bavard et bruyant. « Si le mot que tu vas prononcer n’est pas plus beau que le silence que tu vas quitter, alors tais-toi », conseille un proverbe touareg. Le silence est plus qu’une abstinence de paroles, c’est une densité de présence, une plénitude d’amour qui rassasie l’âme. Le silence est l’habitude de Dieu, la langue de l’Esprit Saint. Sur les traces de Joseph, c’est là que le Seigneur nous fixe rendez-vous.
    Homélie de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, 
    pour le Pèlerinage des Pères de Familles en 2011 à Cotignac (Var)
    (extrait)
  • St Moïse, prophète de l’A.T. (XIV-XIII s. av. J.C.)

    Début de la catéchèse du 1er juin 2011 du Pape Benoît XVI

    Moise« En lisant l’Ancien Testament, une figure ressort parmi les autres: celle de Moïse, précisément comme homme de prière. Moïse, le grand prophète et «condottiere » du temps de l’Exode, a exercé sa fonction de médiateur entre Dieu et Israël en se faisant le messager, auprès du peuple, des paroles et des commandements divins, en le conduisant vers la liberté de la Terre promise, en enseignant aux juifs à vivre dans l’obéissance et dans la confiance envers Dieu au cours de leur long séjour dans le désert, mais également, et je dirais surtout, en priant. Il prie pour le pharaon lorsque Dieu, avec les plaies, tentait de convertir le cœur des Égyptiens (cf. Ex 8-10); il demande au Seigneur la guérison de sa sœur Marie frappée par la lèpre (cf. Nb 12, 9-13), il intercède pour le peuple qui s’était rebellé, effrayé par le compte-rendu des explorateurs (cf. Nb 14, 1-19), il prie quand le feu va dévorer le campement (cf. Nb 11, 1-2) et quand les serpents venimeux font un massacre (cf. Nb 21, 4-9); il s’adresse au Seigneur et réagit en protestant quand le poids de sa mission devient trop lourd (cf. Nb 11, 10-15); il voit Dieu et parle avec Lui «face à face, comme un homme parle à son ami» (cf. Ex 24, 9-17; 33, 7-23; 34, 1-10. 28-35). »

    Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
    >>>  Moïse  
    [AllemandAnglaisEspagnolFrançaisItalienPortugais]

    Et >>> Moïse en images

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

  • « Sors de cet homme ! »

    Les-Tentations

    Les tentations ne doivent pas t’effrayer ; par elles Dieu veut éprouver et fortifier ton âme, et il te donne en même temps la force de les vaincre. Jusqu’ici ta vie a été celle d’un enfant ; désormais le Seigneur veut te traiter en adulte. Or les épreuves de l’adulte sont bien supérieures à celles de l’enfant, et cela explique pourquoi tu es, au début, toute troublée. Mais la vie de ton âme retrouvera vite son calme, cela ne tardera pas. Aie encore un peu de patience, et tout ira pour le mieux.

    Laisse donc tomber ces vaines appréhensions. Souviens-toi que ce n’est pas la suggestion du Malin qui fait la faute, mais plutôt le consentement donné à ces suggestions. Seule une volonté libre est capable de bien et de mal. Mais lorsque la volonté gémit sous l’épreuve infligée par le Tentateur, et quand elle ne veut pas ce qu’il lui propose, non seulement ce n’est pas une faute, mais c’est de la vertu.

    Garde-toi de tomber dans l’agitation en luttant contre tes tentations, car cela ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas t’en occuper. Tourne ta pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre tes bras et dis : « Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m’attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies mise en sécurité. »

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
    Ep 3, 626 et 570 ; CE 34 (trad. Une pensée, Mediaspaul 1991, p. 40)

     

     

     

     

  • Martyre de Saint Jean-Baptiste (mémoire)

    2908_ioan-botezatorul-cfe7eProphète né d’un prophète (Lc 1,67), baptiseur du Seigneur, tu as été « la voix qui crie dans le désert : Repentez-vous » (Mt 3,2), et tu as réprimandé Hérode pour ses débauches impies. C’est pourquoi tu as couru annoncer le Royaume de Dieu à ceux qui étaient retenus captifs dans le séjour des morts…

    Précurseur comme prophète, baptiseur et martyr, comme voix du Verbe, son messager, son flambeau, toi le plus grand des prophètes selon le témoignage de Dieu (Mt 11,9), implore le Seigneur de sauver de toute épreuve et malheur ceux qui fêtent avec amour ta mémoire éclatante…

    Venez, tous les peuples, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : c’est lui qui, tel un ange dans la chair (Mc 1,2 grec), a repris Hérode pour sa liaison injuste, condamnant son action fautive. Mais, à cause d’une danse et d’un serment, on a décapité la tête vénérable de celui qui annonce jusqu’aux enfers la bonne nouvelle de la résurrection d’entre les morts et qui sans cesse intercède auprès du Seigneur pour le salut de nos âmes.

    Venez, tous les fidèles, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : s’enfuyant au désert, il y a trouvé son repos, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage ; il a repris le roi qui violait la loi. Et nous, les craintifs, il nous exhortait en disant : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est proche. »

    Liturgie byzantine
    Ode et stichères des matines du 29/08

     

     

     

  • Marie dans la gloire céleste

    .Assomption
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    L’Assomption évoque un mystère qui intéresse chacun de nous car, comme l’affirme le concile Vatican II, Marie « brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu en pélerinage » (Lumen gentium). Nous sommes tellement pris par les affaires de chaque jour que l’on oublie parfois cette consolante réalité spirituelle qui constitue une importante réalité de foi […]
    Certains vivent comme s’ils ne devaient jamais mourir ou comme si tout devait finir avec la mort. Certains se comportent comme si l’homme était l’unique artisan de son destin, comme si Dieu n’existait pas, en venant même parfois à nier qu’il y ait une place pour lui dans notre monde. Les grands succès de la technique et de la science, qui ont sensiblement amélioré la condition de l’humanité, laissent cependant sans solution les interrogations les plus profondes de l’esprit humain. Seule l’ouverture au mystère de Dieu, qui est Amour, peut combler la soif de vérité et de bonheur de notre coeur. Seule la perspective de l’éternité peut donner leur valeur authentique aux événements historiques et surtout au mystère de la fragilité humaine, de la souffrance et de la mort.
    En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que, pour nous aussi, la Terre n’est pas la patrie définitive et que, si nous vivons constamment tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire. Aussi, malgré les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité et la paix. Le signe lumineux de la Vierge montée au Ciel resplendit encore plus quand semblent s’accumuler à l’horizon les tristes ombres de la souffrance et de la violence. Nous en sommes certains: d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous apaise à l’heure de l’obscurité et de la tempête,  elle nous rassure de sa main maternelle.  Soutenus par cette conscience, poursuivons dans la confiance notre route d’engagement chrétien, là où la Providence nous conduit.
     
    Benoît XVI, audience générale du 16 août 2006
    in « Les plus belles méditations et prières de Benoît XVI », éd. Bayard
  • « Purifie d’abord l’intérieur » : préparer un chemin dans notre cœur

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    Nous lisons cette parole chez le prophète Isaïe : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez un chemin au Seigneur ! Redressez ses sentiers » (40,3). Le Seigneur veut trouver en vous un chemin par où il pourra entrer dans vos cœurs et y cheminer. Préparez-lui ce chemin ; redressez ses sentiers… Quel chemin allons-nous préparer au Seigneur ? Est-ce un chemin matériel ? Mais la Parole de Dieu peut-elle emprunter un tel chemin ? Ne faut-il pas plutôt préparer au Seigneur un chemin intérieur et tracer dans notre cœur des routes droites et unies ? Oui, voilà le chemin par où la Parole de Dieu pourra entrer pour s’installer dans le cœur humain capable de l’accueillir.

    Qu’il est grand, le cœur de l’homme ! Quelle largeur et quelle capacité, pourvu qu’il soit pur ! Veux-tu connaître sa grandeur et sa largeur ? Regarde l’étendue des connaissances divines qu’il contient. Ce cœur le dit lui-même : « Dieu m’a donné une vraie connaissance de ce qui est : il m’a fait connaître la structure du monde et l’activité des éléments, le commencement, la fin et le milieu des temps, les alternances des solstices et les changements des saisons, les cycles de l’année et les positions des astres, la nature des animaux et les instincts des bêtes sauvages, le pouvoir des esprits et les pensées des hommes, les variétés de plantes et les vertus des racines » (Sg 7,17-20). Tu vois qu’il n’est pas petit, le cœur de l’homme qui embrasse tant de choses…

    Or, s’il n’est pas petit et s’il peut saisir tant de choses, on peut y préparer un chemin au Seigneur et y tracer une route droite où cheminera la Parole, la Sagesse de Dieu (1Co 1,24). Prépare un chemin au Seigneur par une bonne conscience, aplanis la route pour que le Verbe de Dieu marche en toi sans heurts et te donne la connaissance de ses mystères et de sa venue.

    Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
    Homélies sur l’évangile de Luc, n°21 ; PG 13, 1855 ; SC 87 (trad. Orval rev.)

     

     

     

     

  • Marie et l’Esprit Saint

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    Esprit SaintQuand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle y produit des merveilles de grâces qu’elle seule peut produire parce qu’elle est seule la Vierge féconde qui n’a jamais eu
    ni n’aura jamais sa semblable en pureté et en fécondité. 
    Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus grande chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l’éducation des grands saints qui seront sur la fin du monde lui est réservée; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire, en union du Saint-Esprit, les choses singulières et extraordinaires.
    Quand le Saint-Esprit, son Epoux, l’a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment et autant qu’elle donne place à son Epouse; et une des grandes raisons pourquoi le Saint-Esprit ne fait pas maintenant des merveilles éclatantes dans les âmes, c’est qu’il n’y trouve pas une assez grande union avec sa fidèle et indissoluble Epouse.
    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort 
    Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge
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  • Lettre aux Hébreux 12,5-7.11-13.

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    Frères, n’oubliez pas cette parole de réconfort, qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur, ne te décourage pas quand il te fait des reproches.

    Quand le Seigneur aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons ; il corrige tous ceux qu’il reconnaît comme ses fils.
    Ce que vous endurez est une leçon. Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ; et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
    Quand on vient de recevoir une leçon, on ne se sent pas joyeux, mais plutôt triste. Par contre, quand on s’est repris grâce à la leçon, plus tard, on trouve la paix et l’on devient juste.
    C’est pourquoi il est écrit : Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux qui fléchissent,
    et : Nivelez la piste pour y marcher. Ainsi, celui qui boite ne se tordra pas le pied ; bien plus, il sera guéri.

     

     

     

  • Fête de St Barthélémy, apôtre

    Livre de l’Apocalypse 21,9b-14. 

    Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait  :  « Viens, je te montrerai la Fiancée, l’épouse de l’Agneau. »
    Il m’entraîna par l’esprit sur une grande et haute montagne ; il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu.
    Elle resplendissait de la gloire de Dieu, elle avait l’éclat d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
    Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes gardées par douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
    Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.
    La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l’Agneau.

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