Catégorie : Saints et Saintes

  • « Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres. »

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    Le pauvre n’a pas faim seulement de pain, il a aussi terriblement faim de dignité humaine. Nous avons besoin d’amour et d’exister pour quelqu’un d’autre. C’est là que nous commettons une erreur lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté. Non seulement nous avons refusé aux pauvres un morceau de pain mais, en les considérant comme rien, en les abandonnant à la rue, nous leur refusons cette dignité qui est la leur, de plein droit, en tant qu’enfants de Dieu. Le monde, aujourd’hui, est affamé non seulement de pain, mais d’amour ; il a faim d’être désiré, d’être aimé. Les gens ont faim de sentir la présence du Christ. Dans beaucoup de pays, on dispose de tout en abondance, sauf de cette présence, de cette bienveillance.

    En chaque pays il y a des pauvres. Il est des continents où la pauvreté est plus spirituelle que matérielle, une pauvreté faite de solitude, de découragement, d’une absence de sens. Mais j’ai vu aussi, en Europe ou en Amérique, des gens dans le plus grand dénuement dormir sur des cartons, des chiffons, dans les rues. Paris, Londres ou Rome connaissent cette forme de pauvreté. Il est si simple de parler ou de se préoccuper des pauvres qui sont au loin. Il est plus difficile, et peut-être un plus grand défi, de prêter attention et de se soucier du pauvre qui vit à deux pas de chez nous.

    Le riz, le pain, que je donne à l’affamé ramassé dans la rue apaiseront sa faim. Mais celui qui vit dans l’exclusion, le manque d’amour et une grande peur, combien il sera difficile de combler cette faim-là. Vous qui habitez en Occident, bien plus que la pauvreté matérielle, vous connaissez la pauvreté spirituelle, et c’est pour cela que vos pauvres sont parmi les plus pauvres. Parmi les riches, il y a souvent des personnes spirituellement très pauvres. Je trouve qu’il est facile de nourrir un affamé ou de fournir un lit à un sans-abri, mais consoler, effacer l’amertume, la colère et l’isolement qui viennent de l’indigence spirituelle, cela demande beaucoup plus de temps.

    Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
    No Greater Love, p. 93

     

     

     

  • Commémoration de tous les fidèles défunts

    Espérance

    Pourquoi est-ce que je te pleurerais, mon frère qui m’aimais tant et qui m’a été enlevé…? Car je n’ai pas perdu mes relations avec toi ; elles ont complètement changé pour moi : jusqu’ici elles étaient inséparables du corps, maintenant elles sont indissociables des sentiments. Tu restes avec moi et tu y resteras toujours… L’apôtre Paul me rappelle et met une sorte de frein à mon chagrin par ces mots… : « Nous ne voulons pas, frères, vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort, pour que vous ne soyez pas tristes comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1Th 4,13)…

    Mais tous les pleurs ne sont pas signe de manque de foi ou de faiblesse. La douleur naturelle est une chose, la tristesse de l’incroyance en est une autre… La douleur n’est pas seule à avoir des larmes : la joie a ses larmes, l’affection elle aussi fait venir les pleurs et la parole arrose le sol de larmes, et la prière, selon les mots du prophète, baigne de larmes notre lit (Ps 6,7). Quand on a enseveli les patriarches, leur peuple aussi a beaucoup pleuré sur lui-même. Les larmes sont donc des signes d’affection et non des incitations à la douleur. J’ai pleuré, je l’avoue, mais le Seigneur aussi a pleuré (Jn 11,35) ; lui a pleuré quelqu’un qui n’était pas de sa famille, moi un frère. Lui, en un seul homme, a pleuré tous les hommes ; moi je te pleurerai, mon frère, en tous les hommes.

    C’est avec notre sensibilité que le Christ a pleuré, non avec la sienne, car la divinité n’a pas de larmes… Il a pleuré en cet homme qui était « triste à en mourir » (Mt 26,38) ; il a pleuré en celui qui a été crucifié, qui est mort, qui a été enseveli ; il a pleuré en cet homme…né de la Vierge.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église
    Sur la mort de son frère, § 6 (trad. coll. Migne n°84, p. 225 rev.)

     

     

     

  • Tous Saints

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    En attendant que le Seigneur vienne dans sa majesté, accompagné de tous les anges (Mt 25,31) et que, la mort enfin détruite, tout lui ait été soumis (1Co 15,26s), les uns parmi ses disciples sont en pèlerinage sur terre ; d’autres, qui ont achevé leur vie, sont en voie de purification ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant « dans la pleine lumière, Dieu lui-même, tel qu’il est, un et trine ». Tous cependant, à des degrés et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont au Christ et possèdent son Esprit sont unis en une seule Église et sont étroitement liés les uns aux autres dans le Christ (cf Ep 4,16).

    L’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ n’est pas du tout interrompue ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels. Parce qu’ils sont plus intimement liés au Christ, ceux qui sont au ciel contribuent à affermir plus solidement toute l’Église dans la sainteté ; ils ajoutent à la grandeur du culte que l’Église rend à Dieu sur la terre et l’aident de façons multiples à se construire plus largement (cf 1Co 12,12s). En effet, accueillis dans la patrie céleste et demeurant auprès Seigneur (2Co 5,8), ils ne cessent par lui, avec lui et en lui d’intercéder pour nous auprès du Père, offrant les mérites qu’ils ont acquis par l’unique médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus (1Tm 2,5), alors qu’ils étaient sur terre, où ils ont servi le Seigneur en toutes choses et achevé en leur chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église (Col 1,24). Ainsi leur sollicitude fraternelle apporte une aide très considérable à notre faiblesse.

    Concile Vatican II
    Constitution dogmatique sur l’Église, « Lumen Gentium / La Lumière des nations », § 49

     

     

     

  • L’âme de la Sainte Vierge

    MariaPrayerA« Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »
     .
    Tout ce qu’on a écrit sur la Vierge Mère de Dieu me prouve que sa sainteté est la plus cachée de toutes. Ce que les gens s’ingénient à dire d’elle nous en apprend généralement plus sur eux-mêmes que sur Notre-Dame. Car, puisque Dieu nous a révélé très peu de chose à son sujet, les hommes, qui ne savent rien de Marie ni de ce qu’elle a été, ne font que se révéler eux-mêmes en essayant d’ajouter quelque chose à ce que Dieu nous a dit…
      .
    « Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse. »
     .
    Et ce que nous savons de Marie ne rend que plus mystérieux le véritable caractère et la véritable qualité de sa sainteté. Nous croyons qu’à part la sainteté de Dieu, la sienne fut la plus parfaite. Mais la sainteté de Dieu est incompréhensible à notre esprit. Cependant, celle de la sainte Vierge est en quelque sorte plus cachée que la sainteté de Dieu : car Il nous a au moins dit de Lui-même quelque chose qui est objectivement valide quand on l’aborde avec nos facultés humaines. Mais, en ce qui concerne Notre-Dame, il ne nous a dit que peu de choses importantes – et, même alors, nous ne pouvons saisir leur signification. Car tout ce qu’Il nous a dit de l’âme de la Sainte Vierge se réduit à ceci : que cette âme est absolument pleine de la plus parfaite sainteté que puisse posséder une créature. Mais ce que cela signifie en détail, nous n’avons aucun moyen de le connaître. C’est pourquoi l’autre élément certain que nous savons d’elle c’est que sa sainteté est extrêmement cachée.
     .
    Thomas Merton
    (extrait de « Semences de contemplation », Editions du Seuil, 1952)

    in spiritualité-chretienne.com

     

     

     

  • « Prendre place au festin dans le royaume de Dieu »

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    [Quand le pécheur reconnaît sa faute], la grâce divine fait naître une si grande contrition, compassion et vraie soif de Dieu, que le pécheur, soudain délivré du péché et de la peine, est relevé… La contrition nous purifie, la compassion nous prépare, la vraie soif de Dieu nous rend dignes. Selon ma façon de comprendre, voilà les trois moyens par lesquels toutes les âmes vont au ciel, c’est-à-dire celles qui ont péché sur terre et qui seront sauvées. Car toute âme pécheresse doit être guérie par ces trois remèdes. Même guérie, ses blessures demeurent devant Dieu, non plus en tant que blessures, mais en tant que signes glorieux. En contrepartie de notre punition ici-bas par la souffrance et par la pénitence, au ciel nous serons récompensés par l’amour bienveillant de notre Seigneur… Il considère le péché de ceux qui l’aiment comme une tristesse et une souffrance, mais, à cause de son amour, pas comme condamnable. La récompense que nous recevrons ne sera pas minime, mais éminente, honorable, glorieuse ; et ainsi la honte sera changée en gloire et en joie.

    Car en sa bienveillance, notre Seigneur ne veut pas que ses serviteurs désespèrent par suite de leurs chutes fréquentes et pitoyables ; nos chutes ne l’empêchent pas de nous aimer… Il veut que nous sachions qu’il est le fondement de toute notre vie dans l’amour et, plus encore, qu’il est notre protecteur éternel, nous défendant avec puissance contre tous les ennemis qui s’acharnent furieusement sur nous. Et, hélas, nous avons grandement besoin de lui puisque nous leur donnons souvent prise sur nous par nos chutes.

    Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise
    Révélations de l’amour divin, ch. 39

     

     

     

  • Saint Simon et saint Jude (Thaddée), Apôtres, fête

    Jésus choisit ses apôtres

    Saint Paul disait : « La faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes » (1Co 1,25). Que la prédication soit l’œuvre de Dieu, c’est évident. Comment douze hommes, des ignorants, ont-ils pu avoir l’idée d’une telle démarche, eux qui vivaient près des lacs et des fleuves et dans le désert ? Eux qui n’avaient jamais fréquenté les villes et leurs assemblées, comment ont-ils pu songer à se mobiliser contre la terre entière ? Ils étaient craintifs et sans courage : l’évangéliste le montre bien, il n’a voulu ni excuser ni cacher leurs défauts. C’est là une preuve très forte de vérité. Que dit-il à leur sujet ? Quand le Christ a été arrêté, après avoir fait les miracles innombrables, la plupart se sont enfuis, et celui qui était leur chef de file n’est resté que pour le renier.

    Quand le Christ était vivant, ces hommes étaient incapables de soutenir les assauts de ses ennemis. Et lorsqu’il était mort et enseveli…, comment croyez-vous qu’ils se seraient mobilisés contre la terre entière ? Est-ce qu’ils n’auraient pas dû se dire : « Il n’a pas été capable de se sauver lui-même, et il nous protégerait ? Quand il était vivant, il n’a pas pu se défendre, et maintenant qu’il est mort, il nous tendrait la main ? Quand il était vivant, il n’a pas pu se soumettre aucune nation, et nous allons convaincre la terre entière en proclamant son nom ? »… La chose est donc évidente : s’ils ne l’avaient pas vu ressuscité et s’ils n’avaient pas eu la preuve de sa toute-puissance, ils n’auraient pas pris un risque pareil.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
    Homélie sur la 1ère lettre aux Corinthiens 4, 3 ; PG 61,34 (trad. bréviaire 24/08)

     

     

     

     

  • Une guérison le jour du sabbat, signe du jour de la nouvelle création

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    Le jour de la nouvelle création : la comparaison entre le dimanche chrétien et le sabbat propre à l’Ancien Testament a suscité des approfondissements théologiques de grand intérêt. On a notamment mis en lumière la relation particulière qui existe entre la résurrection et la création. En effet, la réflexion chrétienne a spontanément relié la résurrection survenue « le premier jour après le sabbat » au premier jour de la semaine cosmique dans le livre de la Genèse (1,1s)… Un tel lien invitait à comprendre la résurrection comme le commencement d’une nouvelle création, dont le Christ glorieux constitue les prémices, étant lui-même « Premier-né de toute créature » et aussi « Premier-né d’entre les morts » (Col 1,15.18).

    En effet le dimanche est le jour où, plus qu’en tout autre, le chrétien est appelé à se souvenir du salut qui lui a été offert dans le baptême et qui a fait de lui un homme nouveau dans le Christ. « Ensevelis avec lui lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité des morts » (Col 2,12; Rm 6,4-6). La liturgie souligne cette dimension baptismale du dimanche en invitant à célébrer aussi les baptêmes, en plus de la Veillée pascale, en ce jour de la semaine « où l’Église commémore la résurrection du Seigneur », et aussi en suggérant, comme rite pénitentiel approprié au commencement de la messe, l’aspersion avec l’eau bénite, qui rappelle précisément l’événement baptismal dans lequel naît toute existence chrétienne.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Lettre apostolique « Dies Domini », 24-25 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • Trois amours, deux commandements

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    Dieu ne te demande pas beaucoup de choses, car à elle seule la charité accomplit toute la Loi (Rm 13,10). Mais cet amour est double : amour envers Dieu et envers le prochain… Quand Dieu te dit d’aimer ton prochain, il ne te dit pas : aime-le de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ; mais il te dit : aime ton prochain comme toi-même. Aime donc Dieu de tout toi-même, parce qu’il est plus grand que toi ; aime ton prochain comme toi-même, parce qu’il est ce que tu es…

    Il y a donc trois objets de notre amour ; pourquoi n’y a-t-il que deux commandements ? Je vais te le dire : Dieu n’a pas jugé nécessaire de t’engager à t’aimer toi-même puisqu’il n’y a personne qui ne s’aime pas soi-même. Mais beaucoup de gens se perdent parce qu’ils s’aiment mal. En te disant d’aimer Dieu de tout toi-même, Dieu t’a donné la règle selon laquelle tu dois t’aimer. Sans doute, tu veux t’aimer ? Alors, aime Dieu de tout toi-même. C’est en lui, en effet, que tu te trouveras, en évitant de te perdre en toi… Ainsi donc, la règle selon laquelle tu as à t’aimer t’est donnée : aime celui qui est plus grand que toi, et tu t’aimeras toi-même.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon inédit sur la lettre de saint Jacques

     

     

     

     

     

  • Dévotion mariale

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    Gardons-nous de croire que c’est avec Elle que nous travaillons, si nous nous bornons à lui élever des autels ou à faire chanter des cantiques en son honneur. Ce qu’Elle veut de nous, c’est une dévotion qui permette d’affirmer avec sincérité que nous vivons habituellement unis à Elle, que nous recourons à son conseil, que nos affections passent par son Cœur et que nos demandes se font souvent par Elle.
    Mais ce que Marie attend surtout de notre dévotion, c’est l’imitation de toutes les vertus que nous admirons en Elle et l’abandon sans réserves entre ses mains pour qu’Elle nous revête de son divin Fils.
    À cette condition du Recours habituel à Marie, nous imiterons ce général d’armée du Peuple de Dieu, qui, avant de marcher à l’ennemi, disait : « Si vous venez avec moi, j’irai ; sinon, je n’irai pas », et nous ferons vraiment toutes nos œuvres avec Elle. Non seulement Elle sera mêlée aux décisions principales, mais encore à tous les imprévus et même aux détails d’exécution.
     .
    Dom J.B. Chautard
    Extrait de L’âme de tout apostolat, éditions P. Téqui
    mariedenazareth.com
  • « Je suis venu jeter un feu sur la terre. »

    images-1« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé »… Le Seigneur nous veut vigilants, attendant à tout moment la venue du Sauveur… Mais puisque le profit est mince et faible le mérite quand c’est la crainte du supplice qui empêche de s’égarer et puisque c’est l’amour qui a une valeur supérieure, le Seigneur lui-même…enflamme notre désir d’acquérir Dieu lorsqu’il dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre. » Non pas, bien sûr, le feu qui détruit, mais celui qui produit la volonté bonne, celui qui rend meilleurs les vases d’or de la maison du Seigneur en consumant le foin et la paille (1Co 3,12s), en dévorant toute la gangue du monde, amassée par le goût du plaisir terrestre, œuvre de la chair qui doit périr.

    C’est ce feu divin qui brûlait dans les os des prophètes, comme le déclare Jérémie : « C’est devenu comme un feu ardent qui brûle dans mes os » (Jr 20,9). Car il y a un feu du Seigneur, dont il est dit : « Un feu brûlera devant lui » (Ps 96,3). Le Seigneur lui-même est un feu, dit-il, « qui brûle sans consumer » (Ex 3,2). Le feu du Seigneur est lumière éternelle ; à ce feu s’allument les lampes des croyants : « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées » (Lc 12,35). Les jours de cette vie étant encore nuit, une lampe est nécessaire. C’est ce feu que, selon le témoignage des disciples d’Emmaüs, le Seigneur avait lui-même mis en eux : « N’avions-nous pas le cœur brûlant, sur la route, tandis qu’il nous dévoilait les Écritures ? » (Lc 24,32) Ils nous apprennent avec évidence quelle est l’action de ce feu, qui éclaire le fond du cœur de l’homme. C’est pour cela que le Seigneur viendra dans le feu (Is 66,15), pour consumer le mal au moment de la résurrection, combler par sa présence les désirs de chacun, et projeter sa lumière sur les mérites et les mystères.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église
    Commentaire sur l’évangile de Luc, 7, 131s ; SC 52 (trad. SC, p. 55 rev.)