Catégorie : Saints et Saintes

  • « L’Esprit de vérité recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

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    Au moment de quitter ses apôtres, comme ils étaient peinés, notre Seigneur les a consolés par la promesse d’un autre guide et enseignant, en qui ils pourraient mettre leur confiance et qui serait encore plus pour eux que ce qu’il avait été lui-même… Mais ce nouveau Consolateur miséricordieux, tout en apportant une plus grande grâce, ne pouvait pas cacher ou obscurcir ce qui avait précédé… Et en se manifestant, comment pourrait-il faire autre chose que manifester le Fils, lui qui ne fait qu’un avec le Fils, lui l’Esprit qui procède du Fils ? Comment aurait-il pu ne pas jeter une lumière nouvelle sur la compassion et les perfections de celui dont la mort en croix ouvrait à l’Esprit Saint un accès miséricordieux au cœur de l’homme ?…

    Le Christ a dit explicitement à ses apôtres : « Il me glorifiera »… Comment l’Esprit rend-il gloire au Fils de Dieu ? Il révèle que celui qui se donnait pour le Fils de l’homme était le Fils unique du Père (Jn 1,18)… Notre Sauveur avait bien déclaré qu’il était le Fils de Dieu…, il avait dit tout ce qu’il faut nous dire, mais ses apôtres ne l’avaient pas compris. Même en confessant leur foi avec conviction sous l’action secrète de la grâce de Dieu, ils ne comprenaient pas encore tout ce qu’ils affirmaient…

    Les paroles de notre Sauveur demeurent mais attendent quelque temps leur éclaircissement ; c’est bien ce qu’il réservait pour l’heure de la venue de celui qu’il devait envoyer. C’est l’Esprit qui mettrait en pleine lumière sa personne et ses paroles… Apparemment, ce n’est qu’après sa résurrection et surtout après son ascension, lorsque l’Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux.

    Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), Cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
    Sermon « Christ Manifested in Remembrance », PPS t. 4, n°17

     

     

     

  • « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. »

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    Le Seigneur Jésus affirme qu’il donne à ses disciples un commandement nouveau, celui de l’amour mutuel… Est-ce que ce commandement n’existait pas déjà dans la loi ancienne, puisqu’il y est écrit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? (Lv 19,18) Pourquoi donc le Seigneur appelle-t-il nouveau un commandement qui est évidemment si ancien ? Est-ce un commandement nouveau parce qu’en nous dépouillant de l’homme ancien il nous revêt de l’homme nouveau ? (Ep 2,24) Certes, l’homme qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit, n’est pas renouvelé par n’importe quel amour mais par celui que le Seigneur distingue avec soin de l’amour purement naturel en précisant : « Comme je vous ai aimés »… Le Christ nous a donc donné le commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme lui il nous a aimés ; c’est cet amour-là qui nous renouvelle, qui fait de nous des hommes nouveaux, les héritiers de la nouvelle alliance, les chantres du « cantique nouveau » (Ps 95,1).

    Cet amour-là, frères très chers, a renouvelé même les justes d’autrefois, les patriarches et les prophètes, comme il a renouvelé plus tard les saints apôtres. C’est lui qui renouvelle maintenant les nations païennes. De tout le genre humain, dispersé sur toute la terre, cet amour suscite et rassemble le peuple nouveau, le corps de la nouvelle Épouse du Fils de Dieu.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermons sur l’évangile de Jean, n°65 ; CCL 36, 490 (trad. bréviaire 4e jeu. Pâques rev.)

     

     

     

  • « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. »

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    Si, en passant de l’incroyance à la foi, nous sommes « passés de la mort à la vie » (Jn 5,24) ne soyons pas étonnés que le monde nous hait. Car tous ceux qui ne sont pas passés de la mort à la vie, mais qui demeurent dans la mort, ne peuvent pas aimer ceux qui sont passés de la demeure ténébreuse de la mort…aux « édifices faits de pierres vivantes » (1P 2,5) où règne la lumière de la vie…

    Pour nous chrétiens voici venu le temps de nous glorifier, car il est dit : « Nous nous glorifions dans nos épreuves, car nous savons que l’épreuve produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance, et l’espérance ne trompe pas. Que seulement l’amour de Dieu soit répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5,3-5)…

    « De même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement consolés » (2Co 1,5). Accueillons donc avec une grande ferveur les souffrances du Christ ; qu’elles nous soient largement accordées, si nous voulons être largement consolés, puisque tous « ceux qui pleurent seront consolés » (Mt 5,5)… Ceux qui participent aux souffrances participeront aussi à la consolation en proportion des souffrances qui les font participer au Christ. Apprenez-le de l’apôtre qui a dit avec confiance : « Nous le savons : puisque vous connaissez comme nous la souffrance, vous obtiendrez comme nous la consolation » (2Co 1,7).

    Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
    Exhortation au martyre, 41-42 (trad. bréviaire rev.)

     

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,12-17.

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
    Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
    Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
    Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
    Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.

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    La mesure de l’humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n’est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine… Le mot latin « con-solatio », consolation, l’exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n’est plus solitude. La capacité d’accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l’humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être personnel, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l’emporte ; alors règnent la violence et le mensonge…

    Souffrir avec l’autre, pour les autres ; souffrir par amour de la vérité et de la justice, souffrir à cause de l’amour et pour devenir une personne qui aime vraiment — ce sont des éléments fondamentaux d’humanité ; leur abandon détruirait l’homme lui-même. Mais encore une fois surgit la question : en sommes-nous capables ? … À la foi chrétienne, dans l’histoire de l’humanité, revient justement ce mérite d’avoir suscité dans l’homme d’une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité. La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité. Elle nous a montré en effet que Dieu — la Vérité et l’Amour en personne — a voulu souffrir pour nous et avec nous.

    Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
    Encyclique « Spe salvi », § 38-39 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
    Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
    Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

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    La joie est prière. La joie est force. La joie est amour. Elle est comme un filet d’amour qui prend les âmes. « Dieu aime ceux qui donnent avec joie » (2Co 9,7). Ceux qui donnent avec joie donnent le plus. Il n’y a pas de meilleure façon de manifester notre gratitude à Dieu et aux hommes que d’accepter tout avec joie. Un cœur brûlant d’amour est nécessairement un cœur joyeux. Ne laissez jamais la tristesse vous envahir au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.

    Nous éprouvons tous l’ardent désir du ciel où se trouve Dieu. Or il est en notre pouvoir à tous d’être dès maintenant au ciel avec lui, d’être heureux avec lui en cet instant même. Mais ce bonheur immédiat avec lui veut dire : aimer comme il aime, aider comme il aide, donner comme il donne, servir comme il sert, secourir comme il secourt, demeurer avec lui toutes les heures du jour, et toucher son être même derrière le visage de l’affliction humaine.

    Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
    Something Beautiful for God (trad. La Joie du don, p. 73 rev.)

     

     

     

     

     

     

  • « C’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. »

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    La prière pour la paix n’est pas un élément qui « vient après » l’engagement en faveur de la paix. Au contraire, elle est au cœur de l’effort pour l’édification d’une paix dans l’ordre, la justice et la liberté. Prier pour la paix veut dire ouvrir le cœur humain à l’irruption de la puissance rénovatrice de Dieu. Par la force vivifiante de sa grâce, Dieu peut créer des ouvertures vers la paix là où il semble qu’il n’y ait qu’obstacles et repli sur soi… Prier pour la paix signifie prier pour la justice…

    Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon : voilà ce que je veux annoncer aux croyants et aux non-croyants, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, qui ont à cœur le bien de la famille humaine et son avenir. Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon : voilà ce que je veux rappeler à ceux qui ont entre leurs mains le sort des communautés humaines, afin qu’ils se laissent toujours guider, dans les choix graves et difficiles qu’ils doivent faire, par la lumière du bien véritable de l’homme, dans la perspective du bien commun. Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon : je ne me lasserai pas de répéter cet avertissement à ceux qui, pour un motif ou un autre, nourrissent en eux la haine, des désirs de vengeance, des instincts destructeurs.

    (…) Que s’élève du cœur de tout croyant une prière plus intense pour toutes les victimes du terrorisme, pour leurs familles tragiquement frappées, et pour tous les peuples qui continuent à être meurtris et bouleversés par le terrorisme et la guerre. Que ne soient pas exclus du rayon de lumière de notre prière ceux-là mêmes qui offensent gravement Dieu et l’homme par ces actes impitoyables : qu’il leur soit accordé de rentrer en eux-mêmes et de se rendre compte du mal qu’ils accomplissent ; qu’ils soient ainsi poussés à renoncer à toute volonté de violence et à demander pardon. En ces temps tumultueux, que la famille humaine puisse trouver la paix véritable et durable, cette paix qui peut naître seulement de la rencontre entre la justice et la miséricorde.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, § 14-15 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • « La parole que vous entendez n’est pas à moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. »

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    La raison principale pour laquelle sous la Loi ancienne il était permis d’interroger Dieu et qu’il convenait aux prophètes et aux prêtres de désirer des visions et des révélations divines, c’est que la foi n’était pas encore fondée, ni la Loi évangélique promulguée… Mais maintenant…, il n’y a plus lieu d’interroger Dieu de cette manière, pour qu’il parle et réponde comme autrefois. Car en nous donnant son Fils comme il l’a fait, son Fils qui est son unique Parole (Jn 1,1) car il n’en a pas d’autre, Dieu nous a tout dit en une fois et par cette seule Parole : il n’a plus rien à dire. C’est le sens du passage où saint Paul dit aux Hébreux… : « Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, souvent et de bien des manières ; dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par le Fils » (He 1,1)…

    Voilà pourquoi celui qui voudrait interroger Dieu maintenant ou demander des visions ou des révélations non seulement ferait une sottise mais offenserait Dieu, parce qu’il cesserait de fixer les yeux sur le Christ et voudrait quelque chose d’autre ou de nouveau. Dieu pourrait lui répondre : « Puisque je t’ai dit tout ce que j’avais à dire par la Parole qui est mon Fils, il ne me reste plus rien à te révéler ou à te répondre. Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j’ai tout déposé, en lui j’ai tout dit, tout révélé ; en lui tu trouveras bien plus que tout ce que tu peux désirer et demander… Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit au mont Thabor, en disant : ‘ Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour : écoutez-le ‘ (Mt 17,5), j’ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse… Écoutez-le, parce que je n’ai plus rien à révéler, plus rien à manifester. Si j’ai parlé autrefois, c’était pour vous promettre le Christ. Quand on m’adressait des questions, elles concernaient l’espérance du Christ, en qui vous trouverez tout bien, comme le proclame maintenant la doctrine exposée par les évangélistes et les apôtres ».

    Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église
    La Montée du Carmel, livre 2, ch. 22

     

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.

    -DrWOKBZC4uKJc0Qoh_a0jM98rIEn ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

    Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
    Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
    Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
    Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
    Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
    Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
    Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.

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    Il te suffit de regarder la vigne avec intelligence pour te souvenir de ta nature. Tu te rappelles évidemment la comparaison faite par le Seigneur quand il dit qu’il est lui-même la vigne et son Père, le vigneron. Chacun de nous avons été greffés par la foi sur l’Église, et le Seigneur nous appelle des sarments, il nous exhorte à porter beaucoup de fruits, de peur que notre stérilité ne nous fasse condamner et livrer au feu. Il ne cesse, en toutes occasions, de comparer les âmes humaines à des vignes. Mon bien-aimé avait une vigne, dit-il, sur un coteau, en un lieu fertile (Is 5,1), et: J’ai planté une vigne, je l’ai entourée d’une haie (cf. Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu’il a entourées comme d’une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car l’ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent (Ps 33,8). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l’Église premièrement des Apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs.
    En outre, par les exemples des saints hommes d’autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d’être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d’une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui afin qu’en gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élevions comme des vignes grimpantes jusqu’aux plus hautes cimes.
    Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d’elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos coeurs. Ainsi celui qui écarte de soi l’amour charnel et l’attachement aux richesses, ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole, a, pour ainsi dire, été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des pensées terrestres.
    Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne nous faut pas produire que du bois, c’est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors: il nous faut porter du fruit en réservant nos oeuvres pour les montrer au vrai vigneron.

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    Saint Basile le Grand ( + 379)
    Homélies sur l’Hexaéméron, 5, 6
    zenit.org

     

     

     

  • « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. »

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    Celui qui a dit : « Je suis dans le Père et le Père est en moi » dit aussi : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu » (Jn 8,42)… Le Verbe s’est fait chair, et il habite désormais parmi nous (Jn 1,14). Il habite à coup sûr dans nos cœurs par la foi, il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, et il descend jusque dans notre imagination elle-même. Auparavant, en effet, quelle idée l’homme pouvait-il se faire de Dieu, sinon peut-être celle d’une idole que son cœur avait fabriquée ? C’est que Dieu était incompréhensible et inaccessible, invisible et parfaitement insaisissable à la pensée. Mais maintenant il a voulu qu’on puisse le comprendre, il a voulu qu’on puisse le voir, il a voulu qu’on puisse le saisir par la pensée.

    « De quelle manière ? », demandes-tu. Sans nul doute en étant couché dans une crèche, en reposant sur le sein de la Vierge, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit à prier ; non moins qu’en étant cloué à la croix, en devenant livide dans la mort, « libre parmi les morts » (Ps 87,6 Vulg) et régnant sur l’enfer ; enfin en ressuscitant le troisième jour, en montrant aux apôtres la marque des clous, signes de sa victoire, et pour finir en regagnant devant eux les secrets du ciel.

    De tous ces événements, en est-il un qui ne susciterait pas en nous une pensée vraie, fervente, sainte ? Que je pense à l’un d’entre eux, n’importe lequel, c’est à Dieu que je pense, et à travers tout cela, il est mon Dieu. Méditer ces événements, c’est la sagesse même… C’est cette même douceur que Marie a puisée largement dans les hauteurs, pour la reverser sur nous.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Sermon pour la Nativité de Marie « l’Aqueduc », §10 -11 (trad. Éds Cisterciennes, p. 665-668)

     

     

     

  • SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT


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    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT est né en 1673 à Montfort-sur-Meu. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700. Après avoir préché à Nantes, il rejoind l’hopital général de Poitiers où il est nommé aumonier. En 1703, il fonde avec Marie-Louise Trichet, l’institut des soeurs de la Sagesse Divine. Dès lors, ses actions vont créer des oppositions à cause de ses méthodes de prédication. Le 6 juin 1706, après une longue marche de plusieurs jours, il est reçu à Rome par le pape Clément XI qui approuve le but et la méthode de son activité missionnaire: le renouvellement de l’esprit chrétien par le renouvellement des promesses du Baptème. En 1712, il effectue des missions à l’Ile d’Yeu, Sallertaine, Saint Christophe du Ligneron, Mervent, Fontenay le Comte, Vouvant en 1715 et Saint Laurent sur Sévres en 1716, où il meurt épuisé. Son corps repose dans la basilique, devant l’autel de la Sainte Vierge..
    Il est l’auteur du « traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ». La puissante dévotion mariale qui s’en dégage a fortement influencé le pape Jean-Paul II. Elle inspire aussi tout l’enseignement dispensé par les foyers de charité fondés par Marthe Robin et le père Finet.
    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT a été béatifié par le pape Léon XIII en 1886 et canonisé par le pape Pie XII en 1947.

    Missionnaire, Grignion de Monfort remontait la Seine dans une embarcation où se pressaient au moins 200 personnes, plaisantant grossièrement, chantant des chansons lascives. A peine engagé dans ce va-et-vient de maquignons et de harengères, M. de Montfort commence par ajuster son crucifix au bout de son bâton. Puis se prosternant, il s’écrie : « Que ceux qui aiment Jésus-Christ se joignent à moi pour l’adorer. »

    Des haussements d’épaules et des ricanements l’accueillent. Alors, se tournant vers le frère Nicolas : « A genoux, dit-i1, et récitons le Rosaire! » Sous une avalanche de quolibets, les deux hommes, tête nue, le visage recueilli, et calme, égrènent les Ave Maria. Le premier chapelet terminé, le Saint se lève et d’une voix douce invite l’assistance à s’unir à lui pour invoquer Marie. Personne ne bouge, mais les huées s’apaisent pendant que la prière commence. A mesure que se succèdent les invocations « Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs » le visage du Saint se transfigure.
    Lorsque sont achevées les cinq nouvelles dizaines, il y a dans son regard une telle supplication, dans sa voix tant d’onction et d’autorité que, lorsqu’il conjure l’assistance de réciter avec lui un troisième chapelet, tous tombent à genoux et répètent docilement ces suaves paroles, désapprises depuis l’enfance. Le saint prêtre peut se réjouir : d’un théâtre d’obscénités, il a fait un sanctuaire ; sur les lèvres accoutumées aux blasphèmes, il a ramené le nom de Marie.

    PRIERE DE SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT:

    pelerin-visagemarieJe vous choisis aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Reine ; je vous livre et consacre, en toute soumission, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce gui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.