Catégorie : Prières et Chants

  • Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l’Europe

    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l’as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuse Passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’humilité….

    Louange éternelle à toi, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où tu as souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de tes blessures atteignaient durement ton âme et transperçaient cruellement ton cœur sacré ; finalement ton cœur a éclaté, tu as rendu l'esprit et, penchant la tête, tu t'es remis humblement aux mains de Dieu ton Père, et alors ton corps a connu le froid de la mort...
    
    Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut as permis que ton côté et ton cœur soient percés par la lance, et qui as fait jaillir de ton côté les flots de ton sang précieux pour nous racheter.
    
    Gloire à toi, Jésus Christ mon Seigneur, parce que tu as voulu que ton corps béni soit déposé de la croix par tes amis et couché dans les bras de ta mère très douloureuse ; et parce que tu as permis qu'elle l'enveloppe de linges, qu'il soit mis au tombeau et gardé par des soldats.
    
    Honneur éternel à toi, Jésus Christ mon Seigneur, qui es ressuscité des morts le troisième jour ; qui t'es manifesté vivant aux témoins de ton choix ; qui, après quarante jours, es monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y as établi avec honneur tes amis que tu avais délivrés des enfers.
    
    Jubilation et louange éternelle à toi, Seigneur Jésus Christ, qui as envoyé le Saint Esprit dans le cœur de tes disciples et as développé en eux un amour infini de Dieu.
    
    Béni sois-tu, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônes en ton royaume céleste dans la gloire de ta divinité, vivant corporellement avec tes membres très saints que tu as tirés de la chair de la Vierge. Et c'est ainsi que tu viendras au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts. Toi qui vis et règnes avec le Père et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

    Sainte Brigitte de Suède (v. 1303-1373)

  • « Que votre paix vienne sur cette maison. »

    « Que votre paix vienne sur cette maison. »

    Diacre : En paix, prions le Seigneur. Tous : Kyrie eleison.

    Pour la paix d’en haut et le salut de nos âmes, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes Églises de Dieu et l’union de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour cette sainte maison, ceux qui y pénètrent avec foi, piété et crainte de Dieu, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour notre évêque, l’ordre vénérable des prêtres, le diaconat en Christ, pour tout le clergé et le peuple, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour notre pays et ceux qui le gouvernent, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour cette ville (ou « ce village » ou « ce saint monastère »), pour toute ville et contrée et les fidèles qui y demeurent, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour un temps favorable, l’abondance des fruits de la terre et des jours de paix, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour ceux qui sont en mer et dans les airs, pour les voyageurs, les malades, les affligés, les prisonniers, pour tous ceux qui peinent et pour le salut de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Pour qu’il nous délivre de toute affliction, colère, péril et nécessité, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
    Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu par ta grâce. – Kyrie eleison.


    Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et encore en paix prions le Seigneur. – Kyrie eleison…
    Que ce jour entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos âmes et de nos corps, demandons au Seigneur. –- Accorde-le, Seigneur.
    Pardon et rémission de nos péchés et de nos transgressions, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Pour achever le reste de notre vie dans la paix et la pénitence, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Une fin chrétienne, sans douleur, sans honte, paisible, et notre justification devant son trône redoutable, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
    Ayant demandé l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit, confions-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu. – À toi, Seigneur.

    Liturgie byzantine

  • « Ces douze, Jésus les envoya en mission. »

    « Ces douze, Jésus les envoya en mission. »

    Esprit d’Amour éternel,
    qui procèdes du Père et du Fils,
    nous te remercions pour toutes les vocations
    d’apôtres et de saints qui ont fécondé l’Église.
    Continue encore ton œuvre, nous t’en prions.
    Souviens-toi de ce moment où, à la Pentecôte,
    tu es descendu sur les apôtres réunis en prière
    avec Marie, la mère de Jésus,
    et regarde ton Église qui a aujourd’hui
    un besoin particulier de prêtres saints,
    de témoins fidèles et autorisés de ta grâce,
    qui a besoin d’hommes et de femmes consacrés
    qui rayonnent la joie de ceux qui vivent seulement pour le Père,
    de ceux qui font leurs la mission et l’offrande du Christ,
    de ceux qui construisent dans la charité le monde nouveau.

    Esprit Saint, Source éternelle de joie et de paix,
    c’est toi qui ouvres le cœur et l’esprit à l’appel divin ;
    c’est toi qui rends efficace tout élan
    vers le bien, vers la vérité, vers la charité.
    Tes gémissements inexprimables
    s’élèvent vers le Père du cœur de l’Église,
    qui souffre et lutte pour l’Évangile.
    Ouvre le cœur et l’esprit des jeunes gens et jeunes filles,
    pour qu’une nouvelle floraison de saintes vocations
    montre la fidélité de ton amour,
    et que tous puissent connaître le Christ,
    vraie lumière venue dans le monde
    pour offrir à chaque être humain
    l’espérance assurée de la vie éternelle. Amen.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

  • Veuille me conduire par le chemin étroit et resserré !

    Veuille me conduire par le chemin étroit et resserré !

    J’ai marché sur le boulevard terrestre
    De la voie large et spacieuse,
    Dans la demeure de la perdition,
    Où beaucoup suivent cette voie.

    Dirige mes pas sur l’étroit sentier,
    Allège-moi du fardeau des péchés,
    Pour que je puisse avec le petit groupe
    Voler léger dans la nuée au ciel.

    Fais-moi entrer par Toi, ô Porte sublime ;
    Veuille me conduire à ton Père céleste
    Par le chemin étroit et resserré,
    Grâce à une conduite droite et divine.

    Mais Toi qui sur les méchants si ingrats
    Et sur les justes, ces hommes de bien,
    Également répands la rosée de la pluie
    Et la lumière du soleil levant,

    Sur moi aussi, méchant, mort par le péché,
    Sur moi, si ingrat envers ton bienfait,
    Répands la rosée de ta Grâce
    Et la Lumière spirituelle !

    Saint Nersès Snorhali (1102-1173)

  • Donnez-nous notre pain !

    Donnez-nous notre pain !

    « Donnez-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel, epiousion* » (Mt 6,11), et, selon un autre évangéliste, « notre pain quotidien » (Lc 11,3). Le premier qualificatif exprime sa noblesse et le caractère de sa substance, qui l’élèvent au-dessus de toute substance, et font qu’il dépasse par sa sublime grandeur et sainteté toutes créatures. Le second exprime l’usage qu’il en faut faire et son utilité : le mot « quotidien » montre que sans ce pain, nous ne pouvons vivre un seul jour de la vie spirituelle.

    Quant au mot « aujourd’hui », il montre qu’il faut s’en nourrir tous les jours, et qu’il ne suffirait pas de l’avoir reçu hier, s’il ne nous était pareillement donné aujourd’hui. Que le besoin quotidien que nous en avons nous soit un avertissement de faire en tout temps cette prière ! Il n’est pas de jour où il ne nous soit nécessaire de manger ce pain, pour fortifier le cœur de notre homme intérieur.

    Mais « aujourd’hui » peut s’entendre également de la vie présente : « Tandis que nous sommes de ce monde, donnez-nous ce pain. Nous savons que vous le donnerez aussi dans le monde à venir à ceux qui l’auront mérité. Mais nous vous prions de nous l’accorder dès aujourd’hui, parce que celui qui ne l’aura pas reçu en cette vie, ne saurait y avoir part dans l’autre. »

    Saint Jean Cassien (v. 360-435)

    * translitération de la parole grecque utilisée dans l’évangile

  • Consolide-moi dans ton amour

    Consolide-moi dans ton amour

    Ô douceur et dilection, mon Dieu, ma miséricorde, ah, envoie maintenant des cieux ton Esprit Saint, et crée en moi un cœur nouveau et un esprit nouveau (Ez 18,31). Que ton onction m’enseigne sur toutes choses ; car je t’ai choisi entre mille (Ct 5,10), et je t’aime plus chèrement que tout autre amour, plus que l’amour de ma propre vie. Que la vertu de mon âme abonde de l’éclat et de la beauté de cette charité que tu convoites, car je te désire ardemment. Ah, fais-moi paraître en ta présence d’une façon digne de toi. Oui, me voici, je viens à toi que j’ai aimé, en qui j’ai cru, à qui j’ai donné mon cœur. (…)

    Mon très aimé Jésus, je désire suivre avec toi la règle d’amour, grâce à laquelle je pourrai renouveler ma vie et la passer en toi. Oh, place ma vie sous la garde de ton Esprit Saint afin qu’en tout temps je sois trouvée très empressée à tes commandements. Rends ma conduite conforme à la tienne ; consolide-moi dans ton amour et dans la paix. Enferme-mes sens dans la lumière de ta charité, afin que toi seul tu m’enseignes, me diriges et me formes, au plus intime de mon cœur. Absorbe mon esprit dans ton esprit, si puissamment et si profondément que vraiment je sois tout entière ensevelie en toi, et que dans cette union avec toi je me quitte moi-même, et que nul, si ce n’est ton amour, ne connaisse ma sépulture en toi. Là, que l’amour m’enferme sous son sceau et m’enchaîne à toi par un lien indivisible. Amen.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

  • Ô Marie, porteuse du feu divin !

    Ô Marie, porteuse du feu divin !

    Ô Marie, Marie, temple de la Trinité, ô Marie, porteuse du feu, Marie distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin ! Marie, rédemptrice, en un sens, du genre humain ! (La souffrance de ta chair, dans le Verbe, n’a-t-elle pas sauvé le monde ?) Le Christ fut rédempteur par sa passion ; toi, par la douleur du corps et de l’âme.

    Ô Marie ! Mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde ! Tu es l’arbre nouveau qui as porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu. En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l’arbre. Ô Marie, char de feu, tu as porté le feu caché et voilé sous la cendre de ton humanité. (…)

    Ô Marie, très doux amour, en toi est écrit le Verbe qui nous donne la doctrine de la vie ; tu es la tablette sur laquelle est gravée cette doctrine. Aussitôt imprimé en toi, ce Verbe porte la croix du saint désir qui est comme greffé sur lui. À peine conçu, il est possédé du désir de mourir pour le salut des hommes, en faveur de qui il s’incarne. Et ce fut une grande croix que de porter si longtemps un désir qu’il eût voulu aussitôt réaliser.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

  • « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    Je m’incline devant toi, Pain des anges (Ps 78,25),
    Avec une foi profonde, espoir, amour,
    Et du plus profond de mon âme, je t’adore
    Bien que je sois néant.

    Je m’incline devant toi, Dieu caché,
    Et de tout mon cœur, je t’aime.
    Les voiles du mystère ne me gênent pas ;
    Je t’aime comme les élus au ciel.

    Je m’incline devant toi, Agneau de Dieu,
    Qui effaces les péchés de mon âme,
    Que je reçois en mon cœur, chaque matin,
    Et toi, tu m’aides à mon salut.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

  • « Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. »

    « Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. »

    Comme les ailes des colombes sur leurs petits…,
    ainsi sont les ailes de l’Esprit sur mon cœur.
    Mon cœur se réjouit et tressaille
    comme un enfant tressaille dans le sein de sa mère.

    J’ai cru et j’ai trouvé le repos ;
    il est fidèle celui en qui j’ai cru.
    Il m’a béni de bénédictions
    et ma tête s’est tournée vers lui.
    Nul glaive ne me séparera de lui
    pas plus que nulle épée.

    Je me suis préparé, avant que n’arrive la perte,
    je me suis placé sur ses ailes incorruptibles.
    La vie immortelle m’a pressé et étreint,
    d’elle vient l’Esprit qui est en moi :
    Il ne peut pas mourir, car il est la vie.

    [Le Christ dit :]
    Ceux qui m’ont vu ont été étonnés
    parce que j’étais persécuté.
    Ils me croyaient anéanti,
    parce que je leur paraissais perdu.
    Mais l’oppression est devenu mon salut.

    J’étais devenu objet de mépris.
    Il n’y avait pas en moi d’envie ;
    je faisais le bien à tous les hommes,
    et j’en ai été haï.
    Ils m’ont cerné comme des chiens furieux (Ps 21,17),
    des insensés qui marchent contre leurs maîtres ;
    leur intelligence est corrompue, leur esprit perverti.

    Pour moi j’ai retenu les eaux par ma droite,
    ma douceur supportait leur amertume.
    Je n’ai pas péri, car je n’étais pas de leur engeance,
    ma naissance n’était point la leur.
    Ils ont cherché ma mort et n’ont pas réussi ;
    j’étais plus ancien que leur mémoire.

    Ils se sont rués sur moi en vain,
    ceux qui étaient à ma poursuite ;
    en vain ils ont cherché à supprimer
    le souvenir de celui qui était avant eux.
    Rien ne le dépasse le dessein du Très-Haut,
    son cœur est plus grand que toute sagesse.
    Alléluia !

    Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)