Catégorie : Année liturgique

  • « Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde. »

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    Il ne faut pas sans nécessité désirer ou chercher des signes visibles, alors que le Seigneur est toujours prêt à secourir ses saints. Il ne manifeste pas sans nécessité sa puissance dans une œuvre ou un signe sensible, afin de ne pas émousser l’aide que nous recevons de lui et de ne pas nous nuire. C’est ainsi qu’il pourvoit ses saints. Il veut leur montrer que l’attention secrète qu’il leur porte ne les quitte pas un instant, mais qu’en toute chose il les laisse mener le combat à la mesure de leurs forces et se donner la peine de prier.

    Mais si une difficulté les renverse quand ils sont malades ou découragés parce que leur nature est faible, lui-même fait, comme il le faut et comme il le sait, tout ce qui est en son pouvoir pour qu’ils soient aidés. Il les affermit secrètement autant qu’il le peut, pour qu’ils aient la force de supporter leurs difficultés. Car dans la confiance qu’il leur donne, il déjoue leur peine, et par la vision de cette foi, il les éveille à le glorifier… Cependant s’il est besoin que soit explicitée cette aide secrète, il le fait, mais par nécessité. Ses voies sont d’une grande sagesse ; elles se prolongent dans le besoin et la nécessité, mais pas n’importe comment.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours spirituels, 1ère série, n° 36 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 221)

     

     

     

  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,1-10.

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    Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, à ceux qui sont sanctifiés et habitent Éphèse, eux qui croient au Christ Jésus.
    À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
    Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
    Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
    Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
    En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce
    que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence.
    Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
    pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre.

     

     

     

  • « Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous chargez les autres de fardeaux impossibles. »

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    La sobriété vigilante aide l’homme plus que les œuvres extérieures… Comment est-ce que quelqu’un pourrait vraiment dominer les désirs corporels –- le relâchement, la colère, la gourmandise –- et ne pas acquérir la douceur ? S’il s’exerce avec discernement, le détachement de tout, le refus du confort corporel et de l’opinion des autres suivent ; si, pour l’amour de Dieu, quelqu’un accueille avec diligence et joie le mal qu’on lui fait, il est pur en son cœur (Mt 5,8). Et s’il ne méprise personne, il est vraiment libre…

    Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l’amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ? Ce sont ses péchés qu’il convient de haïr, tout en priant pour lui, si tu veux ressembler au Christ : loin de s’indigner contre les pécheurs, il priait pour eux (Lc 23,34)… Toi qui n’es qu’un homme, pourquoi mépriser le pécheur ? Est-ce parce qu’il lui manque ta vertu ? Mais où donc est ta vertu si tu manques de charité ?

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n°60

     

     

  •  » Vous purifiez l’extérieur… Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? »

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    Le Seigneur connaît les pensées et les intentions de notre cœur. Nul doute que lui, en effet, les connaisse toutes, mais nous, nous connaissons seulement celles qu’il nous rend manifestes par la grâce du discernement. Car l’esprit de l’homme ne sait pas toujours ce qui est en lui, et même lorsqu’il s’agit de ses pensées, qu’elles soient voulues ou non, il s’en fait une idée qui ne correspond pas toujours à la réalité. Même celles qui se présentent avec évidence au regard de son esprit, il ne les discerne pas avec précision, tant son regard est obscurci.

    Il arrive souvent, en effet, pour une raison humaine ou qui relève du Tentateur, qu’on soit lancé par sa propre pensée dans ce qui n’est que l’apparence de la piété, et qui, aux yeux de Dieu, ne mérite nullement la récompense promise à la vertu. C’est qu’en effet certaines choses peuvent prendre l’aspect de vertus véritables, comme d’ailleurs de vices, et tromper les yeux du cœur. Par leurs séductions, elles peuvent troubler la vue de notre intelligence au point de lui faire prendre souvent pour du bien des réalités mauvaises en fait, et inversement de lui faire discerner du mal là où, en fait, il n’y en a pas. C’est là un aspect de notre misère et de notre ignorance, qu’il nous faut beaucoup déplorer et grandement redouter…

    Qui peut vérifier si les esprits viennent de Dieu, à moins d’avoir reçu de Dieu le discernement des esprits ? … Ce discernement est à la source de toutes les vertus.

    Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
    Homélie 6, sur la lettre aux Hébreux, 4,12 ; PL 204, 466 (trad. bréviaire)

     

     

  • La foi qui purifie

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    Que représentent les dix lépreux sinon l’ensemble des pécheurs ?… Lorsque le Christ notre Seigneur est venu, tous les hommes souffraient de la lèpre de l’âme, même s’ils n’étaient pas tous atteints de celle du corps… Or la lèpre de l’âme est bien pire que celle du corps.

    Mais voyons la suite. « Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : ‘Jésus, Maître, prends pitié de nous’ ». Ces hommes se tenaient à distance car ils n’osaient pas, étant donné leur état, s’avancer plus près de lui. Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l’écart. Donc, pour retrouver la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d’une voix forte et disons : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ». Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d’une voix plus forte. La prière du cœur pénètre dans les cieux et s’élève très haut, jusqu’au trône de Dieu.

    Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), évêque
    Commentaire sur l’évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449)

     

     

     

     

  • « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 1,45)

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    Les hommes de l’ancienne alliance étaient sous le régime des symboles. Pour nous, par la grâce du Christ présent dans la chair, la vérité elle-même s’est mise à resplendir. Et pourtant, par rapport au monde à venir, nous vivons encore d’une certaine manière dans l’ombre de la vérité. L’apôtre Paul écrit : « Partielle est notre connaissance, partielle notre prophétie » (1Co 13,9) et « Non, je n’estime pas avoir déjà saisi » (Ph 3,13). En effet, comment ne pas faire de différence entre celui qui marche par la foi et celui qui se trouve dans la claire vision ? Ainsi « le juste vit de la foi » (Ha 2,4 ;Rm 1,17) — c’est le bienheureux qui exulte dans la vision de la vérité ; maintenant l’homme saint vit encore à l’ombre du Christ… Et elle est bonne, cette ombre de la foi ; elle filtre la lumière aveuglante pour notre regard encore enténébré et prépare notre œil à supporter la lumière. Il est écrit en effet : « Dieu a purifié leurs cœurs par la foi » (Ac 15,9). La foi donc n’a pas pour effet d’éteindre la lumière, mais de la conserver. Tout ce que les anges contemplent à découvert, l’ombre de la foi le garde pour moi ; elle le fait reposer dans son sein pour le révéler au moment voulu. N’est-ce pas une bonne chose qu’elle tienne enveloppé ce que tu ne peux pas encore saisir sans voile ?

    D’ailleurs la mère du Seigneur vivait elle aussi dans l’ombre de la foi, puisqu’on lui a dit : « Heureuse es-tu, toi qui as cru » (Lc 1,45). Et du corps du Christ elle a aussi reçu une ombre, selon le message de l’ange : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1,35). Cette ombre n’a donc rien de méprisable puisque c’est la puissance du Très-Haut qui la projette. Oui vraiment, il y avait dans la chair du Christ une force qui couvrait la Vierge de son ombre, afin que l’écran de ce corps vivifiant lui permette de supporter la présence divine, de soutenir l’éclat de la lumière inaccessible, chose impossible à une femme mortelle. Cette puissance a dompté toute force adverse ; la force de cette ombre chasse les démons et protège les hommes. Puissance vraiment vivifiante et ombre vraiment rafraîchissante ! Et nous, c’est bien dans l’ombre du Christ que nous vivons, puisque nous marchons par la foi et que nous recevons la vie en étant nourris de sa chair.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Sermon 31 sur le Cantique des Cantiques (trad. Emery rev.)

     

     

     

  • Notre Dame du Rosaire

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    Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des papes, et aussi par les fruits abondants qu’il produisait dans l’Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.

    La fête de Notre-Dame du Rosaire se célébrait déjà, en 1547, à Tortosa (Espagne), le troisième dimanche d’avril, quand fut instituée par Pie V la fête de Notre-Dame de la Victoire (1572) au premier dimanche d’octobre, en action de grâces pour la victoire de Lépante

    Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l’apôtre de la dévotion au saint Rosaire ; c’est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n’y a pas eu d’homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l’établissement de la confrérie du Rosaire : il l’érigeait dans tous les lieux où elle ne l’était pas ; c’est le moyen qu’il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, facile à retenir, instructive et pieuse. L’Apôtre de l’Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.

    Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion ; il pouvait dire : « Personne ne m’a résisté une fois que j’ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire ! » Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire : là, c’étaient des bannières représentant les mystères du Rosaire ; ailleurs, d’immenses Rosaires qu’on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques ; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.

     

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  • « Combien plus votre Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint ? »

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    Pour obtenir le pain du corps, le mendiant n’éprouve aucune gêne à frapper à la porte et à réclamer ; et s’il ne reçoit pas, il entre plus avant et demande avec plus de sans-gêne du pain, un vêtement ou des sandales pour le soulagement de son corps. Tant qu’il n’a rien reçu, il ne s’en va pas, même si on le chasse. Nous qui cherchons à recevoir le pain céleste et véritable pour fortifier notre âme, nous qui désirons revêtir les vêtements célestes de lumière et aspirons à chausser les sandales immatérielles de l’Esprit pour le soulagement de l’âme immortelle, combien plus devons-nous, inlassablement et résolument, avec foi et amour, patienter toujours, frapper à la porte spirituelle de Dieu et demander avec une parfaite constance d’être jugés dignes de la vie éternelle.

    C’est ainsi que le Seigneur « prononçait une parabole sur ce qu’il faut toujours prier sans se lasser » (Lc 18,1), puis ajoutait ces mots : Combien plus notre Père céleste « rendra-t-il justice à ceux qui crient vers lui nuit et jour » (v.6). Et encore, au sujet de l’ami : « Même si ce n’est pas en qualité d’ami qu’il lui donne, il se lèvera à cause de son sans-gêne et lui donnera tout ce dont il a besoin ». Il ajoute alors : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira. » Et il poursuit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui l’en prient ! » C’est pour cela que le Seigneur nous exhorte à demander toujours, inlassablement et avec ténacité, à chercher et à frapper continuellement : car il a promis de donner à ceux qui demandent, cherchent et frappent, non à ceux qui ne demandent pas. C’est en étant prié, supplié et aimé qu’il veut nous donner la vie éternelle.

    Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (?-390), moine
    Homélie n° 16, 3ème collection (trad. SC 275, p.205)

     

     

  • « Apprends-nous à prier ! »

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    Croyez-vous, frères, que Dieu ignore ce qui vous est nécessaire ? Celui qui connaît notre détresse connaît d’avance aussi nos désirs. C’est pourquoi, quand il enseignait le Notre Père, le Seigneur recommandait à ses disciples d’être sobres de paroles : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé » (Mt 6,7-8). Si notre Père sait ce qui nous est nécessaire, pourquoi le lui dire, même en peu de mots ? … Si tu le sais, Seigneur, est-il même nécessaire de te prier ?

    Or celui qui nous dit ici : « Ne multipliez pas vos paroles dans vos prières » nous déclare ailleurs : « Demandez et vous recevrez », et pour qu’on ne croie pas que c’est dit en passant, il ajoute : « Cherchez et vous trouverez », et pour qu’on ne pense pas que c’est une simple manière de parler, voyez par où il termine : « Frappez, et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Il veut donc que pour recevoir tu commences par demander, que pour trouver tu te mettes à chercher, que pour entrer enfin tu ne cesses de frapper… Pourquoi demander ? Pourquoi chercher ? Pourquoi frapper ? Pourquoi nous fatiguer à prier, à chercher, à frapper comme pour instruire celui qui sait tout déjà ? Et même nous lisons dans un autre endroit : « Il faut prier sans cesse, sans se lasser » (Lc 18,1)… Eh bien, pour éclaircir ce mystère, demande, cherche et frappe ! S’il couvre de voiles ce mystère, c’est qu’il veut t’exciter à chercher et trouver toi-même l’explication. Tous, nous devons nous encourager à prier.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 80

  • Marthe et Marie

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    « Une femme nommée Marthe le reçut chez elle ; elle avait une sœur du nom de Marie ». Si notre cœur est le lieu d’habitation de Dieu, il faut que ces deux femmes y habitent : l’une qui s’assied aux pieds de Jésus pour l’écouter, l’autre qui s’occupe de le nourrir. Tant que le Christ sera sur la terre, pauvre, en proie à la faim, à la soif, à la tentation, il faudra que ces deux femmes habitent la même maison, que dans le même cœur se vivent ces deux activités…

    Ainsi, durant cette vie de labeur et de misères, il faut que Marthe habite votre maison… Tant que nous aurons besoin de manger et de boire, nous aurons aussi à dompter notre chair ou notre corps par les œuvres de la veille, du jeûne et du travail. Telle est la part de Marthe. Mais il faut aussi qu’en nous soit présente Marie, l’action spirituelle. Car nous n’avons pas à nous appliquer sans arrêt aux exercices corporels, il nous faut aussi parfois nous reposer, et goûter combien le Seigneur est doux, nous asseoir pour cela aux pieds de Jésus, et écouter sa Parole.

    Amis, ne négligez pas Marie pour Marthe, ni Marthe pour Marie ! Si vous négligez Marthe, qui servira Jésus ? Si vous négligez Marie, de quoi vous servira la visite de Jésus, puisque vous n’en goûterez pas la douceur ?

    Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
    Sermon pour l’Assomption