Catégorie : Jardins de la Bible

  • Ivraie

    ivraie« Séparer le bon grain de l’ivraie » est devenu une expression du langage courant, qui trouve son origine dans la parabole de Matthieu. Nulle part ailleurs, dans la Bible on ne parle de l’ivraie.

    L’ivraie est une graminée, comme le blé, le seigle et l’orge. Elle pousse au milieu des moissons sous tous les climats.

    Si la tige et les épillets la différencient de l’épi de blé, lors de la récolte, il n’en est pas de même lors de la croissance en herbe, ni pour les graines. Elles se confondent avec les autres céréales au moment de la récolte. Leur mélange avec le bon grain communique des qualités malfaisantes à la farine, car les graines possèdent un principe toxique, un alcaloïde agissant sur le système nerveux et digestif. Elle pouvait donner une sorte d’ivresse. De là viendrait son nom populaire ébraica (ébriété), qui a fait notre mot ivraie.
    Autre expression issue ce  texte : semer la zizanie.
    Mot d’origine sémitique, transcrit en grec :  zizanion

  • Chemin

    chemin« Mes enfants, il n’y a qu’un chemin, c’est le chemin de Dieu, c’est le chemin de l’Amour et de la Paix. C’est le chemin de mon Fils. Il a tracé ce chemin, pas pour Lui, Il a tracé ce chemin pour que vous puissiez vivre dans l’Amour et la Paix. »

    Marie Mère des hommes – juin 2009

  • Jardin et écritures

    jesus-prie-dans-le-jardinLe jardin de la Genèse (Genèse 2, 8-15)

    Dès que l’homme est créé, le Seigneur Dieu plante pour lui  » un jardin en Eden « . Il reçoit comme être vivant un espace où vivre et où trouver de quoi vivre, se nourrir.  » Dieu fait germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger « . L’homme reçoit comme tâche de cultiver le sol de ce jardin et de le garder prenant ainsi le relais du Créateur. Le jardin représente le bonheur de Dieu et de l’être vivant. Y travailler est joie divine, comme en vivre. C’est une image que l’on retrouvera chez les prophètes et que le livre de l’Apocalypse nous présente comme le bonheur final.

    Le jardin du Cantique des Cantiques

    Il faut lire ce petit livre en entier. Il est essentiellement composé de paroles échangées par un homme et une femme qui expriment leur amour de manière passionnée, prenant à témoin d’autres personnages et des éléments de la nature. C’est sans doute ce livre qui a le mieux célébré le jardin : c’est le jardin de l’amour, un amour qui est soleil, lumière, chaleur et eau vive tout à la fois. Là où naît cet amour, le printemps fleurit. Le livre regorge d’images florales : « Ma bien-aimée est comme le lys entre les chardons… Mon bien-aimé comme le pommier parmi les arbres du verger ». Les deux amoureux ont accès au paradis qu’ils ont fait naître. Chacun offre à l’autre des arbres rares, des fleurs, des parfums… Ce que nous dit ce livre : allez à la recherche de la sagesse qui est recherche du bonheur partout, nostalgie du jardin merveilleux et de l’absence du bien-aimé, tension de tout l’être vers l’avenir…

    Le jardin de Gethsémani (Marc 14, 32-52 ; Matthieu 26, 36-56 ; Jean , 18, 1…)

    C’est le jardin de la souffrance. Gethsémani signifie « pressoir à huile ». C’est la jardin où le Christ passe la nuit précédant sa passion et sa mort. Une nuit où il ressent « frayeur et angoisse ». Une nuit de prière : il invite les disciples à prier avec lui mais le sommeil est le plus fort. Gethsémani, c’est le lieu de l’abandon et de la trahison : Judas s’y présente avec une troupe armée d’épées et de bâtons pour livrer le maître. Le jardin du ressuscité (Jean, 20, 1-18) Jésus est mis au tombeau dans un jardin. C’est là que Nicodème et Joseph d’Arimathie ont déposé le crucifié. C’est là aussi que dès l’aube, le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se présente avec les aromates à la recherche de son bien-aimé (comme dans le « Cantique des cantiques »). Elle y rencontre le gardien du jardin qu’elle regarde sans l’identifier. « Qui cherches-tu ? Pourquoi pleures-tu ? » Elle entend sa voix et ce n’est la peur d’Adam comme au jardin d’Eden : c’est le cri d’un cœur brûlant d’amour : « Rabbouni, mon maître ! ». Comme ensuite les disciples d’Emmaüs, comme tous les témoins du ressuscité, elle va vivre désormais la présence du ressuscité dans l’absence.

    Le jardin de l’Apocalypse (Ap. 21-22)

    Un ciel nouveau, une terre nouvelle. Tout repart à zéro : c’est le message des deux derniers chapitres de l’Apocalypse. Oui, tout doit disparaître, les cieux anciens et la vieille terre pour donner place à ce ciel nouveau et à cette terre nouvelle. C’est le chant d’une espérance nouvelle : le monde marqué par le deuil et la souffrance fera place à un monde baigné du bonheur divin. Ce sera un lieu de vie où on retrouvera l’arbre de vie de la Genèse, donnant du fruit chaque mois. Tout comme la première page de la Bible s’ouvrait sur la création d’un monde bon sortant de mains de Dieu, la dernière page s’achève sur la vision d’une sorte de re-création plus belle encore.

    source : www.formiris2.org

  • Eden

    HieronymusBosch-TheGardenofEarthlyDelightsLe jardin est présent dès les premières pages de la Genèse lorsque Dieu installe l’homme et la femme au cœur de cet endroit paradisiaque qu’est l’Eden. Le jardin est encore là dans les dernières pages de la Bible, le livre de l’Apocalypse.

    En hébreu, jardin se dit gan. En grec, c’est le pardisios, le paradis, mot d’origine persane qui signifie terrain planté d’arbres. Il symbolise l’achèvement de ce qui a été commencé dans la création. C’est le lieu où tout est parfait, un lieu de délices (Eden, en hébreu). On l’imagine avec au centre une source ou une fontaine d’où coulent quatre fleuves dans quatre directions. Il regorge d’arbres gigantesques et merveilleux, de fruits doux et sucrés, de plantes aux parfums délicieux. Tout y pousse en abondance, l’homme a pour tâche de la surveiller avec attention. Au paradis, les animaux vivent en liberté paisiblement et l’homme comprend leur langage.

    On retrouve cette symbolique du jardin dans de nombreuses cultures rejoignant le mythe d’un âge d’or où l’homme vivait heureux dans un jardin merveilleux : le livre de la Genèse s’appuie sur ces cultures. On notera que dans l’Islam, le paradis (Al Janna) est un jardin magnifique qui permettra au croyant de connaître tous les plaisirs. L’image du jardin va traverser les siècles et, au Moyen-Age, quand on créait un jardin, on cherchait toujours à le dessiner comme le paradis de la Genèse.

  • Lys blanc

    lysC’est l’espèce la plus courante dans les jardins de nos grand-mères. La plus parfumée, aussi. Qui ne se souvient pas de s’être trouvé maquillé de pollen pour avoir mis le nez dedans ?

    Lys de la Madone : Pour sa blancheur éclatante, symbole de pureté et de virginité, le lys blanc est devenue la fleur de la Vierge Marie. (Dans ce rôle de fleur emblème de Marie, le lys a succédé à la rose, symbole de l’amour.) Le lys est ensuite devenu la fleur de la royauté française, celle-ci ayant été placée sous le patronage de la Vierge. Vers la même époque, le lys s’est trouvé assimilé à l’antique fleuron stylisé, connu depuis sous le nom de « fleur de lys« .

  • Heureux hasard

    La clémentine de l’abbé Clément

    L’abbé Clément, un père blanc, découvre par hasard, en 1892, dans le verger de l’orphelinat agricole de Misserghine, un gros bourg du Sud Oranais, un arbre étrange. Celui-ci résulte d’une greffe de mandarinier sur un bigaradier, cet oranger indien introduit en Méditerranée via l’Orient arabe. Frère Clément, le père de la clémentine, appellation approuvée dès 1902 par la Société algéroise d’agriculture, n’imagine pas sur le moment le devenir du petit fruit qu’il vient de déguster. La clémentine sera introduite en Corse avec succès par les pieds-noirs. Quant à la production algérienne, jadis florissante, elle périclite peu à peu.

    clementine

  • L’amandier

    amandierL’amandier est généralement appelé chaqed en hébreux celui qui se réveille c’est le 1er arbre printanier qui fleurit.  Ps 121

    Dans le livre de la Genèse, chapitre 30, il est raconté que Jacob favorisait la sélection naturelle des animaux en sa faveur ; il obtenait des agneaux de la couleur qu’il voulait à l’aide d’un stratagème : il plaçait des branches d’amandier et de platane partiellement écorcés dans les canaux où allaient boire les brebis prêtes à concevoir.
    Les amandes font partie des « cueillettes du pays » que Jacob envoie comme présent à Pharaon (Genèse 43,11). Le bâton d’Aaron, qui représente la maison de Lévi, se changea en une branche d’amandier fleurie et fructifiante (Nombre 17,23).
    Les branches du chandelier du sanctuaire avaient « trois coupes en forme d’amande avec boutons et fleurs » (Exode, 25, 33).

  • Fruits de la vie

    framboise« Mes enfants, votre chaleur est telle que vous pouvez déplacer les montagnes et en ce point, je suis présente, je viens vous aider, vous seconder, je viens vous assister, je viens mettre les pétales de roses sur votre chemin, je viens faire couler l’eau pure de la source pour vous permettre de boire une eau naturelle. Je suis le framboisier, le fraisier, l’abricotier, je suis le fruit de la vie et ce fruit, je veux que vous le preniez pour permettre de le distribuer à vos frères, pour permettre à tous de se nourrir car cette nourriture n’est que la Volonté Divine. »

    Marie Mère des hommes – février 2009

  • Grenadier

    grenadier

    Le grenadier du « latin granatum » de granum, qui signifie pourvue de nombreuses graines. Il est connu aussi sous le nom de pomme ou fruit carthaginois ou milgranièr, punica granatum.

    En 711, la grenade est introduite en Espagne, par les Arabes et donne son nom à la ville de Grenade.

    La grenade, est souvent prise comme un symbole de la vierge.

    En Provence le fruit s’appelle « la miougrano » ce qui veut dite les mille graines en référence aux nombreuses graines rouge translucide qui se cachent sous l’écorce ronde.

    grenadeEn Inde, la grenade est un attribut de Kubera le dieu de la richesse et de Hariti qui tiennent une grenade à la main comme symbole de fécondité.
    En Chine et au Vietnam, la grenade est le symbole de la fécondité et de la prospéritéen raison de ses nombreuses graines.
    Dans la mythologie grecque, le grenadier est le symbole d’Aphrodite. Le grenadier naît quand la déesse pose le pied à Chypre.
    Au Moyen-Âge, il est un attribut de la Vierge. Au moyen-age elle est représentée sur beaucoup de tissus et d’ornements liturgiques.

    « Que ne sommes-nous morts de la mort de nos frères devant Yhwh ? Pourquoi nous faire venir dans ce désert pour y mourir nous et nos bêtes ? Pourquoi nous avoir sortis d’Égypte ? Nous mettre dans ce lieu de malheur ? Sans terre pour semer sans figuier sans vigne sans grenadier et sans rien à boire. » (Nombres, 20, 3-5)

  • Respect

    carroux« Mes enfants, vivez le temps des fleurs, du printemps, de la vie ; accordez toute votre attention et les soins nécessaires à la vie du monde naturel qui vous entoure. C’est la force même et la puissance de Dieu tout autour de vous ; en l’humiliant, vous humiliez votre Père et votre descendance. »
    Marie Mère des hommes – mai 1998