Profitez de la création Divine, la nature, pour vous ressourcer et contempler son œuvre. Que de prières à faire aussi pour que l’homme conserve cette grande œuvre !
Marie Mère des hommes – novembre 1995
L’âme est en nous et nous possède tout entiers. Les puanteurs d’une âme corrompue corrompent même la chair, alors que les parfums d’une âme pure la préservent. L’âme impure pousse la chair à des péchés obscènes, et ces derniers vieillissent et déforment. L’âme pure pousse la chair à une vie pure et cela conserve la fraîcheur et communique la majesté. Faites en sorte qu’en vous demeure la pure jeunesse de l’esprit, ou qu’elle ressuscite si elle est déjà perdue, et veillez à vous garder de toute cupidité que ce soit des sens ou du pouvoir. La vie de l’homme ne dépend pas de l’abondance des biens qu’il possède. Ni cette vie, ni encore moins l’autre: celle qui est éternelle, mais de sa manière de vivre. Et avec la vie, le bonheur de cette terre et du Ciel.
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Et pouvez-vous penser que Dieu, qui a soin des lys des vallées et les fait croître et les revêt d’un vêtement plus beau que n’en a eu Salomon, sans qu’ils fassent d’autre travail que parfumer en adorant, croyez-vous qu’Il puisse vous oublier même pour le vêtement ?
Evangile selon Maria Valtorta
Le blé et l’Épeautre ne furent point frappés, parce qu’ils étaient cachés. (Ex.9, 32)
Les commentateurs ont eu beaucoup de peine à préciser la plante désignée ici, bien qu’il soit évidemment question d’une plante cultivée en Égypte. Dans Esaïe (XXVIII, 25) nous voyons qu’elle l’était aussi en Palestine. L’Épeautre ayant longtemps servi de nourriture aux anciens Égyptiens et à quelques peuples de la Syrie, il est très probable que c’est de lui qu’il est parlé ici.?L’Épeautre (Triticum Spelta) est une espèce de blé distincte du froment ordinaire, à grosses tiges et à forts épis. Le pain fait avec sa farine est très inférieur à celui de froment. Cette céréale est commune dans plusieurs parties de la Suisse et de l’Allemagne. Ce qui la recommande surtout, c’est qu’elle réussit dans presque tous les terrains.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,36-43.
Laissant la foule, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le démon ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal,
et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13,18-23)
Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son coeur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est l’homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
« Les enfants d’Israël se mirent à pleurer, disant : Qui nous fera manger de la chair ? Il nous souvient des poissons que nous mangions en Égypte sans qu’il nous en coûtât rien, des Concombres, des Melons, des Porreaux, des Oignons et des Aulx. » Nombres XI, 4-5
Hélas ! Quel esprit de murmure chez les Israélites ! Dieu, par sa main puissante, les avait retirés de la servitude ; pour eux, il avait ouvert la Mer Rouge, envoyé le nuage miraculeux, fait jaillir l’eau vive du rocher et rendu douce l’eau de Mara ; pour eux, il avait fait descendre la manne du ciel, et maintenant ils oublient toutes ces délivrances et se plaignent de n’avoir que de la manne devant les yeux. Ils se rappellent les excellentes productions de l’Égypte, en oubliant la servitude qui les y faisait tant souffrir. Grand avertissement pour nous, si souvent tentés de les imiter !??Les diverses plantes réunies dans le verset cité, formaient la nourriture ordinaire des Égyptiens, et, par conséquent, les Juifs, bien que traités et nourris en esclaves, pouvaient se les procurer comme ces derniers ; l’habitude les leur faisait préférer à tout autre aliment.?D’après le docteur Kitto, lorsque Damiette fut assiégée en 1218, plusieurs Égyptiens des moins robustes moururent par suite de la privation des aulx, des oignons, des poissons, des fruits et des légumes auxquels ils étaient accoutumés ; ils avaient cependant du blé en quantité.
Le Melon (Cucumis Mélo) et la Pastèque (Cucurbita Citruttus) sont probablement compris tous les deux dans le verset cité. Le gros fruit jaune du premier est souvent servi sur nos tables ; il est aussi abondamment cultivé en Amérique. Cette plante paraît être originaire de la région caucasienne. Elle prospère également dans les terrains secs et les sols humides ; quelques variétés semblent avoir été cultivées en Égypte à une époque très reculée. Dans les pays chauds, ce fruit atteint un développement considérable.?Il y a en Égypte une espèce de Melon (Cucumis Chate) plus estimée que les autres ; elle y est regardée comme la variété la plus salubre et comme l’une de celles dont les personnes délicates ont le moins à se défier. Son jus fournit une boisson agréable, fort goûtée des Égyptiens.?La Pastèque ou Melon d’eau se distingue des autres espèces par ses feuilles découpées et son fruit très aqueux, mais d’une saveur peu sucrée. Dans les contrées chaudes de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique ce fruit atteint souvent six décimètres (22 pouces) de diamètre ; il est globuleux et uni, la pulpe est d’un blanc de neige, plus ou moins teinte de rouge foncé, et contient des graines noires.?Dans quelques parties de l’Amérique méridionale, la Pastèque est énorme ; Humboldt rapporte que dans la presqu’île d’Araya, souvent privée de pluie pendant quinze mois, et où par conséquent un fruit juteux est fort estimé, on voit fréquemment des Pastèques pesant vingt-cinq à trente kilogrammes (50 à 60 livres).?En Égypte, on en mange beaucoup pendant l’été. On l’y emploie à la fois comme nourriture, boisson rafraîchissante et remède ; c’est le seul médicament des pauvres atteints de la fièvre. Pour ce dernier usage, on préfère l’espèce la plus sucrée ; lorsque les fruits sont complètement mûrs, on en exprime le jus, on le sucre, et l’on en boit abondamment.?On cultive la Pastèque en Palestine ; c’est au pied du mont Carmel que se trouvent, dit-on, les meilleures. On en sale et on en rôtit, sans en retirer les graines, écrit le docteur Kitto, et ce comestible, assez extraordinaire, vendu dans les bazars, trouve de nombreux amateurs.