Catégorie : Jardins de la Bible

  • Un immense jardin

    Le paradis terrestre – Peter Wenzel (1745-1829) – Musée du Vatican

    Parcourir la Bible c’est parcourir un immense jardin. Dieu  en est le Jardinier unique. Il a tout mis à sa juste place et assuré ainsi le maintien des divers éléments de la nature en équilibre écologique permanent. et le 4 ième jour, « Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder » (Gn 2.15).

    Un Midrach sur Ecclésiaste (7,13) met en scène l’homme parcourant le jardin d’Eden sous la conduite de Dieu lui-même: “Vois mes oeuvres, comme elles sont belles et dignes d’éloges: tout ce que j’ai crée c’est pour toi que je l’ai créé. Sois attentif à ne pas dégrader, ni détruire mon monde. Car si tu le dégrades, il n‘y aura personne pour le restaurer derrière toi!”.

  • Le sel de la Terre

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
    Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
    Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
    Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
    De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

  • Jardin : « L’épine du Christ »

    La couronne d’épines (Euphorbia milii) encore appelée couronne du Christ ou épine du Christ (en raison des épines, mais aussi des fleurs rouges évoquant des gouttes de sang) est un arbuste épineux vivace de la famillle des Euphorbiacées, qui peut atteindre 1,5m.

    Originaire de Madagascar, la couronne d’épines pousse dans des crevasses granitiques. Cette plante grasse arbustive, de la même famille que le poinsettia, possède des tiges ramifiées fortement épineuses aux extrémités desquelles poussent de petites touffes de feuilles elliptiques vertes. Cette plante atteint plus d’un mètre de haut dans son habitat naturel. Les feuilles ont une durée de vie de plusieurs mois, puis tombent, dénudant les tiges épineuses. Les nouvelles feuilles n’apparaîtront que sur les nouvelles pousses, ce qui explique que seul le bout des tiges est feuillu. La couronne d’épines produit des minuscules fleurs blanches peu spectaculaires mais qui sont entourées de bractées colorées, généralement rouges. Il existe de nombreux cultivars aux bractées blanc crème, rouge, rose ou jaunes qui sont issus de cette espèce.

  • L’Esprit de Dieu… comme une colombe

    L’image de la colombe pour figurer l’Esprit Saint nous est devenue tellement familière qu’elle nous semble aller de soi. L’iconographie occidentale l’a utilisée de manière à peu près exclusive et les images différentes nous surprennent: qu’on pense, par exemple, à la célèbre icône dite de la Trinité de Roublev (XIVe-XVe siècle), où les personnes divines sont représentées par trois personnages d’apparence humaine, munis d’ailes!

    Le Nouveau Testament emploie plusieurs représentations différentes pour parler de l’Esprit de Dieu, de sa présence et de son action. À part l’image familière de la colombe, qui n’apparaît que dans l’épisode du baptême de Jésus (Mt 3,16; Mc 1,10; Lc 3,22; Jn 1,32), nous trouvons également le vent: Jn 3,8; Ac 2,2, et le souffle: Jn 20,22; le feu: Ac 2,3; l’eau vive: Jn 7,38-39; le paraclet (le conseiller l’avocat de la défense): Jn 14, 6-17; 16,7ss; le tremblement de terre: Ac 4,31. Par ailleurs les auteurs du Nouveau Testament ne disent pas – on a parfois tendance à l’oublier – que l’Esprit était dans la colombe ou dans le feu ou dans quelque autre élément; ce ne sont là que des termes de comparaison; les quatre évangélistes écrivent: comme une colombe, et, lorsqu’il parle de l’Esprit de la Pentecôte, Luc emploie l’expression: des langues comme du feu (Ac 2,3).

    L’image de la colombe pour représenter l’Esprit de Dieu ne vient pas directement de l’Ancien Testament, mais on peut en retrouver les sources dans certaines expressions. Se réfugier à l’ombre des ailes de Dieu est devenu une expression littéraire courante de la confiance en Dieu. Mais, en même temps, elle évoque l’image d’un Dieu ailé, ce qui ne doit pas surprendre dans le contexte des représentations divines de l’ancien Orient. On trouve cette formule dans de nombreux psaumes: Ps 17,8; 36,8; 57,2; 61,5; 63,8; 91,4, ainsi qu’en Rt 2,12. On connaît également l’image de Dieu chevauchant les Kerubim et volant sur les ailes du vent: 2 S 22,11 = Ps 18,11; voir aussi Ps 104,3. Ce sont là des manières poétiques d’exprimer le fait que Dieu n’est pas soumis, comme les humains, aux lois de la pesanteur et qu’il peut intervenir, avec une absolue liberté, à travers toute sa création.

    D’un autre côté, Gn 1, nous dit qu’au commencement du monde l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. Cette expression suggéra aux penseurs juifs postérieurs que l’Esprit de Dieu pouvait être figuré par un oiseau (voir Dt 32,11). Dans cette même ligne de réflexion, certains auteurs de la période talmudique parleront des « ailes de la Shekina » pour désigner la Providence, et « se réfugier sous les ailes de la Shekina » signifiera: se convertir au judaïsme.

    À ma connaissance, nous ne possédons aucun témoignage attestant l’idée de la colombe comme image de l’Esprit de Dieu, en dehors des évangiles et des textes qui en dépendent. Nous voyons cependant que cette idée s’inscrit dans un courant de pensée très vivant à l’intérieur du judaïsme, déjà au temps de Jésus et encore longtemps après lui. Il est possible que le choix de la colombe de préférence à un autre oiseau, dépende de Gn 8,8-12: à la fin du déluge, la colombe est le signe que la terre est prête à recevoir la nouvelle création; au baptême de Jésus, l’Esprit, comme une colombe, vient marquer le début des temps nouveaux .

    Jérôme Longtin, ptre

    Source: Feuillet biblique 1214 (1987).

  • « C’est Lui, le Fils de Dieu. »

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.
    Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
    Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté au peuple d’Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
    Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘L’homme sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est celui-là qui baptise dans l’Esprit Saint. ‘
    Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

  • Les yeux du coeur

    Regardez autour de vous et vous réaliserez l’ampleur de l’Amour de Dieu sur cette terre. Regardez avec les yeux de votre cœur, profitez des éléments de la nature pour vous confondre avec Dieu le Père ; vous comprendrez par une chaleur intense et interne ce qu’est l’Amour que Dieu donne et ne demande en retour que le respect et l’amour d’un fils envers son Père.

    Marie Mère des hommes – août 2000

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  • Plus beau

    C’est comme si tout d’un coup tout devenait plus beau.

    C’est comme si tout d’un coup tout devenait plus clair.

    Tous les sens en éveil, on redécouvre le monde peu à peu.

    C’est un peu comme se réveiller d’une longue nuit et être le témoin d’un spectacle magnifique que l’on a toujours eu devant les yeux mais qu’on ne voyait plus, celui de la vie, de la nature.

    C’est un peu comme sortir d’une léthargie profonde ou d’un coma.

    Une lumière éclatante, un paysage, une fleur, un être, le bruit de l’eau, la caresse d’une brise, les odeurs de la terre. Tout prend sens, tout prend du relief et la simplicité devient en toute vérité la sophistication suprême.

    Et les émotions mêmes, comme révélateur d’une nouvelle réalité, sont exacerbées, transcendées, prolongement des sens et traductrices de ce monde.

    Il n’y a plus que des sensations, sans sensiblerie, de l’enthousiasme au sens profond du terme.

    Du respect, de l’amour, de la compassion, un regard porté différemment, au delà de toutes les apparences, un sourire du cœur, un battement d’âme et une rencontre d’être à être, d’âme à âme. On peut voir la lumière qui anime cet autre qui est soi, cet autre distinct mais si semblable. L’homme devient un reflet du Créateur, comme l’environnement où il évolue.

    Un torrent fort, puissant, emporte tout sur son passage, nettoie en profondeur, purifie, et vous transporte dans son élan, dans son voyage.

    Toute la Création dans son immensité, dans sa diversité apparaît belle, simplement belle.

    Et l’on redevient humble devant tant de perfection et de beauté.

    Et l’on redevient un avec ce tout auquel on appartient.

    On voit alors le monde avec les yeux de l’Amour.

    On voit alors le monde avec les yeux de Dieu.

    Frédéric B.

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  • Regard nouveau


    « Quand la neige recouvre les monts, votre regard ignore le temps mais admire la beauté. » Il en est ainsi des éléments naturels de votre monde, car tout ceci est création de Dieu le Père, mais il vous faut voir avec les yeux du cœur.
    Voici ces quelques mots afin d’édifier en vous-mêmes le regard du cœur aux merveilles de Dieu le Père, à Son Amour sans fin, à Son Pardon et Sa très grande Miséricorde. A vous, mes enfants, l’Eternel offre Sa Bénédiction: «Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit».

    Marie Mère des hommes – décembre 2010

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  • Devenir

    Mes enfants, je vous demande en ces jours la plus grande réflexion au travers de la contemplation sur le devenir de votre terre.

    Marie Mère des hommes – novembre 2010

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  • Neuvième jour de la neuvaine pour la fête du Christ Roi

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33.
    Jésus parlait à ses disciples de sa venue. Il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres.
    Dès qu’ils bourgeonnent, vous n’avez qu’à les regarder pour savoir que l’été est déjà proche.
    De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
    Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout arrive.
    Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »