Catégorie : Jardins de la Bible

  • Le chapelet, simple et humble

    chapelet

    Récite ton chapelet, dit Dieu,
    Et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé :
    Que c’est une dévotion passée et qu’on va abandonner.
    Cette prière-là, je te le dis
    Est un rayon de l’Evangile :
    On ne me le changera pas.
    Ce que j’aime dans le chapelet, dit Dieu,
    C’est qu’il est simple et qu’il est humble.
    Comme fut mon Fils. Comme fut ma Mère.
    Récite ton chapelet : tu trouveras à tes côtés
    Toute la compagnie rassemblée en l’Evangile :
    La pauvre veuve qui n’a pas fait d’études
    Et le publicain repentant qui ne sait plus son catéchisme,
    La pécheresse effrayée qu’on voudrait accabler,
    Et tous les éclopés que leur foi a sauvés,
    Et les bons vieux bergers, comme ceux de Bethléem,
    Qui découvrent mon Fils et sa Mère…
    Récite ton chapelet, dit Dieu,
    Il faut que votre prière tourne, tourne et retourne,
    Comme font entre vos doigts les grains du chapelet.
    Alors, quand je voudrai, je vous l’assure,
    Vous recevrez la bonne nourriture,
    Qui affermit le cœur et rassure l’âme.
    (…)

    Charles Péguy, 1873-1914, écrivain, poète

     

     

     

     

     

  • Une guérison le jour du sabbat, symbole de l’achèvement de la création

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    Ce monde est très bon, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi : personne ne pourrait en douter. Si la création était désordonnée, si l’univers évoluait au hasard, on pourrait mettre en doute cette affirmation. Mais puisque le monde a été fait avec sagesse et science, de façon raisonnable et logique, puisqu’il a été orné de toute beauté, il faut que celui qui y préside et qui l’a organisé ne soit autre que la Parole de Dieu, son Verbe, son Logos…

    Étant la Parole bonne du Dieu de bonté, c’est ce Verbe qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en former une seule harmonie. C’est lui, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,24), qui fait tourner le ciel, qui suspend la terre et qui, sans qu’elle repose sur rien, la maintient par sa propre volonté (cf He 1,3). Le soleil éclaire la terre par la lumière qu’il reçoit de lui, et la lune reçoit sa mesure de sa lumière. Par lui, l’eau est suspendue dans les nuages, les pluies arrosent la terre, la mer garde ses limites, la terre se couvre de plantes de toutes sortes (cf Ps 103)…

    La raison pour laquelle cette Parole, le Verbe de Dieu, est venue jusqu’aux créatures est vraiment admirable… La nature des êtres créés est passagère, faible, mortelle ; mais puisque le Dieu de l’univers est par nature bon et excellent, il aime les hommes… Voyant donc que par elle-même toute la nature créée s’écoule et se dissout, pour lui éviter cela et pour que l’univers ne retourne pas au néant…, Dieu ne l’abandonne pas aux fluctuations de sa nature. Dans sa bonté, par son Verbe, il gouverne et maintient toute la création… Elle ne subit donc pas le sort qui serait le sien si le Verbe ne la gardait pas, c’est-à-dire l’anéantissement. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature, parce que c’est par lui que tout subsiste, les choses visibles et invisibles, et il est aussi la tête de l’Eglise » (Col 1,15-18).

    Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église
    Contre les païens, 40 ; SC 18 (trad. SC p. 190 rev.)

     

     

     

  • Gemme du paradis

    Marie

    Ma Mère est la femme à l’âme d’enfant. Plus encore. Elle est la Femme à l’âme angélique. Telle Eve sortie des mains du Père. Imagines-tu, Marie, ce qu’aura été le premier lys fleuri dans le jardin terrestre? Ils sont si beaux aussi ceux qui conduisent à cette eau. Mais le premier sorti des mains du Créateur! Était-ce une fleur ou un diamant? Était-ce des pétales ou des feuilles d’argent très pur? Eh bien, ma Mère est plus pure que ce premier lys qui a parfumé les vents. Et son parfum de Vierge inviolée emplit le Ciel et la Terre, et c’est derrière elle que marcheront ceux qui seront bons dans les siècles des siècles. Le Paradis est lumière, parfum et harmonie. Mais si en lui le Père ne se délectait pas dans la contemplation de la Toute Belle qui fait de la Terre un paradis, mais si le Paradis devait dans l’avenir ne pas posséder le Lys vivant dans lequel se trouvent les trois pistils de feu de la Divine Trinité, lumière, parfum et harmonie, la joie du Paradis seraient amoindris de moitié. La pureté de la Mère sera la gemme du Paradis.

    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

     

     

     

     

     

  • « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »

    moisson

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    Les laïcs, rassemblés dans le Peuple de Dieu et constitués en un seul corps du Christ sous une seule Tête (1Co 12,12; Col 2,19), sont tous appelés, quels qu’ils soient, à contribuer, comme des membres vivants et de toutes les forces qu’ils ont reçues de la bonté du Créateur et de la grâce du Rédempteur, à l’accroissement de l’Église et à sa sanctification continuelle.

          L’apostolat des laïcs est donc une participation à la mission salvatrice de l’Église elle-même ; tous sont destinés à cet apostolat par le Seigneur lui-même en vertu de leur baptême et de leur confirmation. Les sacrements, et en particulier la sainte eucharistie, communiquent et alimentent cet amour envers Dieu et envers les hommes qui est l’âme de tout l’apostolat. Mais les laïcs sont spécialement appelés à rendre l’Église présente et agissante en tout lieu et en toute circonstance où elle ne peut devenir « le sel de la terre » (Mt 5,13) que par eux. Ainsi tout laïc, en vertu des dons qu’il a reçus, est à la fois un témoin et un instrument vivant de la mission de l’Église, « selon que le Christ a mesuré ses dons » (Ep 4,7)…

    C’est donc une tâche magnifique qui attend tous les laïcs : celle de travailler à ce que le plan divin du salut se réalise toujours davantage dans tous les hommes de tous les temps et par toute la terre. Que partout donc la voie leur soit ouverte afin que, selon leurs forces et selon les besoins du temps, ils puissent eux aussi travailler avec ardeur à l’œuvre salvatrice de l’Église.

    Concile Vatican II
    Constitution dogmatique sur l’Église « Lumen gentium », §33

     

     

     

  • Sts Anne et Joachim, mère et père de la Sainte Vierge

    Sant_Anna_J« Le Verbe, la Parole de Dieu, s’est fait chair et il a habité parmi nous »… Dans le sein de la Vierge, la Sagesse de Dieu a commencé à se bâtir la demeure d’un corps comme la nôtre…; sans la coopération d’un homme, elle a pris du corps de la Vierge la chair destinée à notre rédemption. C’est donc depuis ce jour que « le Seigneur des armées est avec nous », que le Dieu de Jacob est notre soutien, puisque le Seigneur prend notre condition humaine « pour que la gloire habite sur notre terre ».

    Oui, Seigneur, tu as « béni ta terre », la terre « bénie entre toutes les femmes ». Tu as répandu la grâce de l’Esprit Saint pour que « notre terre donne le fruit béni de ses entrailles », et que, de la rosée descendue du ciel dans un sein virginal, germe le Sauveur. Cette terre avait été maudite à cause du Menteur : même quand on la travaillait, des ronces et des épines germaient d’elle pour les héritiers de la malédiction. À présent, la terre est bénie du fait du Rédempteur ; elle produit pour tous la rémission des péchés et le fruit de vie ; elle efface pour les fils d’Adam la tare de la malédiction originelle.

    Oui, elle est bénie, cette terre absolument vierge qui sans avoir été touchée, ni bêchée, ni ensemencée, fait germer le Sauveur de la seule rosée du ciel et procure aux mortels le pain des anges, aliment de vie éternelle. Cette terre non cultivée semblait être dénudée, alors qu’elle tenait cachée en elle une récolte abondante ; elle semblait être un désert inhabité, alors qu’elle était un paradis de délices. Oui, ce lieu solitaire était le jardin où Dieu trouvait toute sa joie.

    (Références bibliques : Jn 1,14; 1Co 1,24; Pr 9,1; Ps 45,8; Ps 84,10.2; Lc 1,28; Ps 84,13 et Lc 1,42; Is 45,8; Gn 3,17-18; Jn 8,44; Ps 77,25)

     

     

     

     

  • « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. »

    prendre_soin_-_petitChers amis…, le centre de la vocation chrétienne, [c’est] le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création. La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons.

    C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés… Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu !…

    Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde. Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes. Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie. Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises (Lc 6,45) : celles qui construisent et celles qui détruisent. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse !

    Pape François
    Homélie du 19/03/2013, Messe d’inauguration du pontificat (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Le bon Samaritain

    goodsamaritan« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho »… Jéricho est le symbole de ce monde où, après avoir été chassé du Paradis, c’est-à-dire de la Jérusalem céleste, Adam est descendu… C’est le changement non pas de lieu mais de conduite qui a fait son exil. Quel changement ! Cet Adam qui jouissait d’un bonheur sans inquiétude, dès qu’il s’est abaissé aux fautes de ce monde, a rencontré des larrons… Qui sont ces larrons, sinon des anges de la nuit et des ténèbres, qui se déguisent parfois en anges de lumière (2Co 11,14), mais qui ne peuvent pas y demeurer ? Ils commencent par nous dépouiller des vêtements de grâce spirituelle que nous avons reçus : c’est ainsi qu’ils font d’habitude pour nous blesser… Prends donc garde à ne pas te laisser dépouiller, comme Adam, privé de la protection du commandement de Dieu et dépourvu du vêtement de la foi. Voilà pourquoi il a reçu la blessure mortelle à laquelle tout le genre humain aurait succombé, si le Samaritain n’était descendu guérir ses blessures affreuses.

    Ce n’est pas n’importe qui, ce Samaritain : celui que le prêtre et le lévite avaient dédaigné, lui ne l’a pas dédaigné… Ce Samaritain descendait : « Qui est descendu du ciel, sinon celui qui est monté au ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel ? » (Jn 3,13) Voyant à demi mort cet homme que personne avant lui n’avait pu guérir…, il s’est approché de lui ; c’est-à-dire qu’en acceptant de souffrir avec nous, il s’est fait notre prochain et qu’en exerçant la miséricorde envers nous, il s’est fait notre voisin.

    Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église
    Commentaire sur l’évangile de Luc, 7,73 ; SC 52 (trad. cf SC, p. 33)

     

     

     

  • Nouveau regard

    Soyez aimants et respectueux envers votre Père, Il vous le rendra par une avalanche de grâces pour vous et les hommes.

    Dieu est patient et Il attend l’appel des hommes, mais à l’heure actuelle, il est inaudible. Comment voulez-vous qu’Il vous réponde ? L’homme doit appeler Son Père et Lui demander la réconciliation du peuple Divin. Soyez unis dans cet appel afin que le monde resplendisse à tout jamais.

    Soyez attentifs à autrui, exercez votre amour sur tous et sans limite. Le monde doit fleurir au regard de Dieu le Père, il doit s’éveiller au regard de Dieu et s’épanouir à l’instar des fleurs. Soyez à l’écoute de la vie de votre terre naturelle et surtout sauvegardez-la avant qu’elle ne vous ensevelisse dans ses entrailles. Dieu le Père vous a tout donné, Il ne vous demande que de préserver et d’embellir en Son Nom votre terre.

    Extrait du message de Marie Mère des hommes de février 2006

     

     

     

  • Emerveille-toi !

    Trop de gens croient que la religion, c’est ce qu’ils font pour Dieu : les pauvres, tristes, faibles choses qu’il leur arrive de faire pour Dieu. […]

    Mais la religion, c’est ce que Dieu fait pour nous, les grandes stupéfiantes choses que Dieu invente pour nous. […]

    Tout ce qu’il nous demande c’est de nous en émerveiller. […]

    Nous serons religieux dans la mesure où nous serons émerveillés.

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    (Louis Evely, C’est toi, cet homme, 1957)

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  • Cascade

    « Mes enfants, aujourd’hui, je vous vois, vous êtes cette rivière, cette cascade, cette eau claire, cette eau emplie de poissons qui se régalent de cette eau. Vous êtes cette eau vive qui permet de nourrir la nature, qui permet aux animaux de vivre, qui permet aux fleurs de s’épanouir, qui permet aux arbres de grandir. Vous êtes cette eau, cette purification de la nature. Ceci, c’est votre symbole. Vous êtes cette eau purificatrice, celle qui doit renouveler toute la nature humaine. Il faut que les arbres grandissent. »

    Marie Mère des hommes – mars 2010