Catégorie : Jardins de la Bible

  • « Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. »

    16christ-of-the-desert

    Tu dois savoir d’où vient pour toi l’existence, le souffle, l’intelligence et ce qu’il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu, d’où vient l’espérance du Royaume de cieux et celle de contempler la gloire que tu vois aujourd’hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat (1Co 13,12). D’où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ (Rm 8,16-17) et, j’oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ? D’où vient tout cela et par qui ?

    Ou encore, pour parler de choses moins importantes, celles qui se voient : qui t’a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les étoiles innombrables et, en tout cela, l’harmonie et l’ordre qui les conduisent ?… Qui t’a donné la pluie, l’agriculture, les aliments, les arts, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ?

    N’est-ce pas de Celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d’aimer les hommes ?… Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n’a pas honte d’être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ? Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas des gérants malhonnêtes des biens qui nous sont confiés.

    Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l’Église
    Homélie 14, sur l’amour des pauvres, § 23-25 ; PG 35,887 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 161 rev.; cf bréviaire 1er lun carême)

     

     

     

     

  • « Le sabbat a été fait pour l’homme. » (Mc 2,27)

    Photos_de_Fran_ois_t_2011_314

    Au terme de toute l’œuvre de la création, le « shabbat », septième jour béni et consacré par Dieu, se relie immédiatement à l’œuvre du sixième jour, où Dieu a fait l’homme « à son image, comme sa ressemblance » (Gn 1,26). Ce lien très étroit entre le « jour de Dieu » et le « jour de l’homme » n’a pas échappé aux Pères quand ils ont médité sur le récit biblique de la création. Ambroise dit à ce sujet : « Je rends grâce au Seigneur notre Dieu, qui a fait une œuvre telle qu’il puisse s’y reposer. Il a fait le ciel, mais je ne lis pas qu’il se soit reposé ; il a fait la terre, mais je ne lis pas qu’il se soit reposé ; il a fait le soleil, la lune et les étoiles, et là non plus, je ne lis pas qu’il se soit reposé, mais je lis qu’il a fait l’homme et qu’alors il se reposa, en ayant quelqu’un à qui il puisse remettre ses péchés ». Ainsi, le « jour de Dieu » sera à jamais directement lié au « jour de l’homme ».

    Quand le commandement de Dieu dit : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8), la pause ordonnée pour honorer le jour qui lui est consacré n’est nullement un commandement pesant pour l’homme, mais plutôt une aide qui lui permet de reconnaître sa dépendance vitale et libératrice à l’égard du Créateur, ainsi que sa vocation à collaborer à son œuvre et à accueillir sa grâce. En honorant le « repos » de Dieu, l’homme se redécouvre pleinement lui-même ; ainsi le jour du Seigneur se révèle profondément marqué par la bénédiction divine (Gn 2,3) et, grâce à elle, on pourrait le dire doué comme les animaux et les hommes d’une sorte de « fécondité » (Gn 1,22.28). Cette fécondité s’exprime surtout en ce que le sabbat ravive et, en un sens, « multiplie » le temps lui-même, accroissant en l’homme, par la mémoire du Dieu vivant, la joie de vivre et le désir de promouvoir et de donner la vie.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Lettre apostolique « Dies Domini », 61 (trad. DC 2186, p. 674 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,18-21.

    j-alphabetésus disait donc : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
    Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
    Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
    Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

     

    graine-qui-germe-dans-main

     

    A propos de ce que dit l’Evangile : « Un homme l’a pris et l’a jeté dans son jardin », quel est cet homme, à votre avis, qui a semé le grain qu’il avait reçu, comme un grain de moutarde dans son petit jardin ? Je pense, moi, que c’est celui dont l’Evangile dit : « Et voici un homme nommé Joseph, membre du conseil, qui était d’Arimathie… Il alla trouver Pilate. Il lui demanda la permission de descendre le corps du Seigneur et de l’ensevelir. La permission accordée, il le mit dans la sépulture préparée dans son jardin » (Lc 23,50-53). C’est la raison pour laquelle l’Ecriture dit : « Un homme l’a pris et l’a enfoui dans son jardin ». Dans le jardin de Joseph se mêlaient les parfums de diverses fleurs, mais pareille graine n’y avait pas été déposée. Le jardin spirituel de son âme était embaumé du parfum de ses vertus, mais le Christ embaumé n’y avait pas encore pris place. En ensevelissant le Sauveur dans le monument de son jardin, il l’accueillit plus profondément dans le creux de son cœur.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    Sermon 26 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 124)

     

     

     

  • Le sabbat devient le premier jour de la création nouvelle

    Eternel

    La semaine comporte évidemment sept jours : Dieu nous en a donné six pour travailler, et il nous en a donné un pour prier, nous reposer et nous libérer de nos péchés… Je vais t’exposer les raisons pour lesquelles la tradition de garder le dimanche et de nous abstenir de travailler nous a été transmise. Lorsque le Seigneur a confié le sacrement aux disciples, « il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : ‘ Prenez, mangez : ceci est mon corps, rompu pour vous en rémission des péchés ‘. De même, il leur donna la coupe en disant : ‘ Buvez-en tous : ceci est mon sang, le sang de l’Alliance Nouvelle, répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Faites cela en mémoire de moi ‘ » (Mt 26,26s ;1Co 11,24).

    Le jour saint du dimanche est donc celui où l’on fait mémoire du Seigneur. C’est pourquoi on l’a appelé « le jour du Seigneur ». Et il est comme le seigneur des jours. En effet, avant la Passion du Seigneur, il n’était pas appelé « jour du Seigneur » mais « premier jour ». En ce jour, le Seigneur a établi le fondement de la résurrection, c’est-à-dire qu’il a entrepris la création ; en ce jour, il a donné au monde les prémices de la résurrection ; en ce jour, comme nous l’avons dit, il a ordonné de célébrer les saints mystères. Ce jour a donc été pour nous le commencement de toute grâce : commencement de la création du monde, commencement de la résurrection, commencement de la semaine. Ce jour, qui renferme en lui-même trois commencements, préfigure la primauté de la sainte Trinité.

    Homélie attribuée à Eusèbe d’Alexandrie (fin du 5ème siècle)
    Sermons sur le dimanche, 16, 1-2 ; PG 86, 416-421 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 250)

     

     

     

     

     

     

  • conversion


    citationMMDH1

    Avancez dans les pas de mon Fils, venez explorer le pays de la renaissance divine ; vous en êtes tous dignes car vous êtes tous fils de Dieu et Son Amour est égal à tous et éternel. C’est vous, mes enfants, qui mettez des remparts à cette liaison paternelle. Faites tomber les murailles de votre ignorance et plongez dans la cascade de l’illumination céleste. Les hommes doivent se convertir, c’est le moyen actuel de sauver une partie matérielle de cette planète. Vous pouvez par la prière amener les conversions, et vous pouvez aussi sortir les hommes de leur torpeur et de l’influence du Malin. Mes enfants, réfléchissez et priez sur l’utilité de réunir les hommes entre eux et pour leur survie. Priez, priez, priez mes enfants afin que Dieu le Père exerce Sa Clémence au travers du renouveau de Son Eglise.

    Marie Mère des hommes – janv. 1996

     

     

     

     

  • Comme un enfant…

    eeltoulouse.fr

    Il faut prendre le temps, sans brûler les étapes. À grandir trop vite, on pousse sans racine, on s’épuise, on s’étiole à la merci du vent.
    Alors, pourquoi ne pas ménager dans nos vies rien qu’un petit espace où l’enfance est possible ? Ce n’est certes que l’enfance, et elle est passagère. Un jour nous traverserons le miroir obscurci, dans la lumière divine, nous verrons toutes choses. Mais pourquoi nous hâter ? Pourquoi refuser d’avoir Dieu comme père, qui veille tendrement sur chacun de nos pas ? Il pardonne nos fautes, il sait notre faiblesse. Il nous connaît chacun, bien mieux que nous-mêmes. Il sait tout le meilleur dont nous sommes capables. D’un œil bienveillant il bénit nos projets. L’indulgence d’un père, sa tendresse, son amour : tout cela m’est donné si avec foi j’espère. Mais l’espérance est dure, et ma foi est fragile. Le mystère divin parfois me désespère : je n’y comprends plus rien. Je voudrais tout lâcher, écrasé par le poids de trop grandes exigences. Alors je revisite en moi, comme l’enfance. Je redeviens celui qui ne s’inquiète plus. Qu’importe l’avenir, qui ne m’appartient pas. Qu’importe si de Dieu je ne saisis pas tout. La seule chose que je puis, avec certitude, c’est aimer aujourd’hui, les hommes qui m’entourent. La seule chose qui dure, quand tout sera passé. Aimer, comme l’enfant, sans « pourquoi » ni « comment ». Aimer, plus simplement.

    Extrait de la méditation de frère Franck Dubois, dominicain
    sur Corinthiens 13, 11-13
    Signe dans la Bible 11/09/2015

    escapamargue.blogspot.fr

     

     

     

     

     

  • « Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. »

    pauvrete

    « Que vais-je faire ? » Il y avait une réponse toute prête : « Je comblerai les âmes des affamés ; j’ouvrirai mes greniers et j’inviterai tous ceux qui sont dans le besoin… Je ferai entendre une parole généreuse : Vous tous qui manquez de pain, venez à moi ; chacun selon ses besoins, prenez votre part des dons accordés par Dieu qui coulent comme d’une fontaine publique ». Mais toi, homme riche insensé, tu es bien loin de là ! Pour quelle raison ? Jaloux de voir les autres jouir de richesses, tu te livres à des calculs misérables, tu t’inquiètes de savoir non pas comment distribuer à chacun l’indispensable, mais comment ramasser le tout et priver tous les autres de l’avantage qu’ils pouvaient en tirer…

    Et vous, mes frères, prenez garde de ne pas connaître le même sort que cet homme ! Si l’Écriture nous offre cet exemple, c’est pour que nous évitions de nous comporter pareillement. Imite la terre : comme elle, porte des fruits et ne te montre pas plus mauvais qu’elle, elle qui est pourtant dépourvue d’âme. Elle donne ses récoltes non pour sa propre jouissance, mais pour te rendre service, à toi. Au contraire, tout le fruit de la bienveillance que tu montres, tu le recueilles pour toi-même, puisque les grâces que font naître les œuvres bienfaisantes retournent à ceux qui en sont les dispensateurs. Tu as donné à celui qui avait faim, et ce que tu as donné reste à toi, et même te revient avec un supplément. Comme le grain de blé tombé dans la terre profite à celui qui l’a semé, le pain donné à celui qui a faim sera d’un profit surabondant pour toi plus tard. Que la fin de tes labours soit pour toi le commencement de semailles dans le ciel.

    Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église
    Homélie 6, sur la richesse ; PG 31, 261s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 110 rev.)

     

     

     

  • La Terre appartient à Dieu

    october_nature_reflection_fall_nice_lovely_hd-wallpaper-1594777

    « La terre appartient à Dieu ». Ces paroles sont une protestation, un cri, une prise de conscience essentiels. Elles proviennent du Deutéronome : « C’est au Seigneur ton Dieu qu’appartiennent les cieux et les hauteurs des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme » (Dt 10,14). Des mots à méditer, longuement, inlassablement même, en cette période où la fragilité de la planète se fait sentir de façon croissante, et celle de l’homme plus encore. Ni les frontières ni la force ne peuvent contenir des flux migratoires qui s’apparentent à un exode, comme en connurent tristement nos aînés en des temps pas si lointains. Les mots du Deutéronome sont une boussole susceptible d’aimanter notre marche et de nous rendre – avec clarté – la direction de l’homme et de Dieu. (…)
    « La crise écologique nous appelle à une conversion spirituelle profonde?: les chrétiens sont appelés à une “conversion écologique, qui implique de laisser jaillir toutes les conséquences de leur rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde qui les entoure” », affirme le pape, en faisant référence à son encyclique Laudato si’. «La Journée mondiale annuelle de prière pour la sauvegarde de la Création, [le 1er septembre], offrira à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».
    Le 1er septembre marque une date dans la conscience œcuménique et dans celle de notre responsabilité à l’égard de la planète, alors que se prépare la conférence mondiale sur le climat (COP21) qui doit se tenir début décembre à Paris. En ce temps de rentrée et de décisions multiples, nous sommes invités à allier la prière et l’attention à la planète, la conscience de notre responsabilité à l’égard d’autrui et à l’égard de tous. Laudato si’ ! La louange nous accompagne en chemin, pour marcher le pas léger. L’Esprit nous précède.

    P. Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Église
    septembre2015
    prionseneglise.fr

     

     

     

  • L’esprit de légèreté

    soleil

    La manière dont je vis l’aujourd’hui est pour une part conditionnée par le rapport que j’entretiens avec mon passé. Si je passe mon temps à envisager, seulement à hauteur humaine, ce que j’ai pu subir ou ce dont j’ai pu être complice, je vais finir par me haïr: le remords rime avec mort et peur. Mais si je revois tout mon vécu dans la miséricordieuse Providence, alors, même le péché peut devenir une occasion favorable. (…)
    En m’arrimant à la Providence divine, je vais cesser de m’arc-bouter contre une vie dont il faudrait sans arrêt esquiver les coups, et je vais entrevoir, à travers les événements qui la tissent, la volonté et la présence de Dieu. Charles Péguy prête ces mots au Bon Dieu: « Les événements, c’est moi. C’est moi qui vous caresse ou qui vous rabote. Mais c’est toujours moi. Chaque année, chaque heure, chaque événement, c’est moi. C’est Moi qui viens, c’est Moi qui vous aime, c’est Moi… N’ayez pas peur. »
    Nous avons une capacité énorme à élaborer des scénarios catastrophes pour un lendemain qui n’a pas encore vu le jour. Mais nous avons une incapacité à imaginer la grâce de Dieu qui nous sera donnée pour cette heure précise. Si nous nous laissons obnubiler par les artifices de la folle du logis, la grisaille imaginée pour l’avenir deviendra rapidement d’un noir d’encre: ce sera alors la panique assurée. Dieu nous assure de sa présence en cet instant et, lorsque demain verra le jour, il s’appellera l’aujourd’hui de Dieu: « Ne te soucie pas du lendemain. Pense seulement à faire le bien aujourd’hui. Quand demain arrivera, il s’appellera aujourd’hui; alors nous y penserons. Il faut avoir une grande confiance en la Divine Providence pour pouvoir pratiquer la sainte simplicité », conseillait Padre Pio.

    Père Joël Guibert, diocèse de Nantes, écrivain, conférenier
    in « L’art d’être libre », éd. de l’Emmanuel, 2013

    escapamargue.blogspot.fr

     

     

     

     

  • St François d’Assise, fondateur o.f.m. (1182-1226)

    St FrançoisLa vie de saint François d’Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l’humilité de la croix.
    « Surgit au monde un soleil ». À travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François.

    François naît en Assise, en Ombrie, à la fin de 1181 ou au début de 1182. Comme ses parents, qui étaient marchands, faisaient beaucoup de commerce avec les français, ils lui firent apprendre la langue française et il parvint à la parler si parfaitement, qu’on lui donna le nom de François, quoiqu’il eût reçu celui de Jean au baptême.

    Sa naissance avait été marquée par une merveille : d’après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d’une étable. Dieu voulait qu’il fût, dès le premier moment, l’imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix.
    Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l’éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté.

    Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l’aumône à un malheureux, il s’en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu’il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ! » (Lc 9,23).

    Sa conversion fut accompagnée de plus d’un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d’espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu’un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. »

    St François d'AssiseUn jour, il entendit, à l’évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « N’emportez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâtons. » (Mt 10,9-10). Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l’étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François.

    En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates ; il devint ainsi un avec le Christ crucifié : un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

    La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue.
    Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

    Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI
    >>> Saint François d’Assise
    [Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

    ©Evangelizo.org