Catégorie : Enseignement

  • Jean Baptiste, mort pour le Christ

    Jean n’a pas vécu pour lui seul et il n’est pas mort pour lui seul. Combien d’hommes, chargés de péchés, sa vie dure et austère n’a-t-elle pas menés à la conversion ? Combien d’hommes sa mort imméritée n’a-t-elle pas encouragés à supporter leurs épreuves ? Et nous, d’où nous vient aujourd’hui l’occasion de rendre fidèlement grâce à Dieu, sinon du souvenir de saint Jean assassiné pour la justice, c’est-à-dire pour le Christ ? (…)

    Oui, Jean Baptiste a sacrifié de tout cœur sa vie ici-bas pour l’amour du Christ ; il a préféré mépriser les ordres du tyran plutôt que ceux de Dieu. Cet exemple nous enseigne que rien ne doit nous être plus cher que la volonté de Dieu. Plaire aux hommes ne sert pas à grand-chose ; souvent même cela nuit grandement. (…) C’est pourquoi, avec tous les amis de Dieu, mourons à nos péchés et à nos agitations, foulons aux pieds notre amour-propre dévié, et veillons à laisser croître en nous l’amour fervent du Christ.

    Lansperge le Chartreux (1489-1539)

     

     

     

     

  • « Dieu, crée pour moi un cœur pur ! » (Ps 50,12)

    « Déchirez vos cœurs, dit le prophète, et non vos vêtements. » Parmi vous qui est celui dont la volonté est particulièrement portée à l’entêtement ? Qu’il déchire son cœur avec le glaive de l’Esprit, qui n’est autre que la Parole de Dieu. Qu’il le déchire et qu’il le réduise en poussière, car on ne peut se convertir au Seigneur qu’avec un cœur brisé. (…) Écoute un homme que Dieu a trouvé selon son cœur : « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt. » Il est prêt pour l’adversité, il est prêt pour la prospérité, il est prêt pour les choses humbles, il est prêt pour celles qui sont élevées, il est prêt pour ce que tu ordonneras (…) « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt. » Qui est, comme David, prêt à sortir et à entrer et à marcher selon la volonté du Roi ?

    David disait encore, à propos des pécheurs : « Leur cœur s’est figé comme de la graisse ; moi, je trouve mes délices dans la méditation de ta Loi. » La dureté du cœur, l’obstination de l’esprit viennent de ce que nous méditons notre propre volonté, au lieu de méditer la Loi de Dieu.

    Saint Bernard (1091-1153)

    (Références bibliques : Jl 2,13; Ep 6,17; Ps 50,19; 1Sm 13,14; Ps 56,8; 2S 5,2; Ps 118,70)

  • « Purifie d’abord l’intérieur de la coupe ! »

    La confession des péchés (l’aveu), même d’un point de vue simplement humain, nous libère et facilite notre réconciliation avec les autres. Par l’aveu, l’homme regarde en face les péchés dont il s’est rendu coupable ; il en assume la responsabilité et par là, il s’ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l’Église afin de rendre possible un nouvel avenir. L’aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence (…) : « Lorsque les fidèles du Christ s’efforcent de confesser tous les péchés qui leur viennent à la mémoire, on ne peut pas douter qu’ils les présentent tous au pardon de la miséricorde divine. (…) [Mais] ‘si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore’ » (Concile de Trente ; S. Jérôme)

    D’après le commandement de l’Église, « tout fidèle parvenu à l’âge de la discrétion doit confesser au moins une fois par an les péchés graves dont il a conscience » (…) Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels) est néanmoins vivement recommandée par l’Église. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment, par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui (Lc 6,36). (…)

    « Quand tu commences à te repentir de ce que tu as fait, c’est alors que tes œuvres bonnes commencent, parce que tu accuses tes œuvres mauvaises. Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu ‘fais la vérité’ et tu ‘viens à la lumière’ » (S. Augustin ; Jn 12,13).

    Catéchisme de l’Église catholique

     

     

     

  • Le carrefour dans notre cœur : « Il est large, le chemin qui conduit à la perdition…; il est resserré, le chemin qui conduit à la vie. » (Mt 7,13-14)

    Homme, toi d’abord qui lis cette règle à la communauté à haute voix et toi ensuite qui m’écoutes en écoutant cette lecture, laisse à présent tes autres pensées de côté ; sache que lorsque je te parle, c’est Dieu qui t’avertit par ma bouche. Nous devons aller à lui, le Seigneur Dieu, de notre plein gré, par nos bonnes actions et nos intentions droites ; sinon ce sera malgré nous, à cause de notre négligence de pécheurs, que nous serons appelés à comparaître devant lui et emportés par la mort. (…) Le temps qui nous reste à vivre, nous le vivons comme un sursis, alors que chaque jour la bonté de Dieu attend de nous des progrès ; elle nous veut meilleurs aujourd’hui qu’hier.

    Toi qui m’écoutes, sois bien attentif : ainsi mes paroles (…), cheminant par l’application de ton esprit, parviendront au carrefour de ton cœur. Quand tu seras à ce carrefour (…), laisse derrière toi la voie du mal qui est celle de ton ignorance, et place-toi devant les deux voies qui s’ouvrent à toi : ce sont les deux façons d’observer les préceptes du Seigneur. Nous qui cherchons la voie qui mène à Dieu, arrêtons-nous à ce carrefour dans notre cœur et examinons ces deux voies, ces deux façons de comprendre, qui s’offrent à nous. Examinons par laquelle de ces deux voies nous pouvons parvenir à Dieu. Si nous continuons à gauche, nous avons à craindre — car cette voie est large — que ce ne soit plutôt celle qui mène à la perdition. Si nous tournons à droite, nous sommes sur le bon chemin, car cette voie est étroite, et c’est elle qui mène les serviteurs assidus à leur Seigneur en personne. (…) Conforme-toi donc à ce que tu entends, avant que tu ne quittes la lumière de ce monde, car tu n’y reviendras pas, sinon à la résurrection. Et à la résurrection, si tu as bien agi ici-bas dans le temps présent, tu seras destiné avec les saints à la gloire éternelle.

    La Règle du Maître

     

     

  • « Prendre place au festin dans le Royaume de Dieu… »

    Quel grand bonheur que de posséder le Royaume de Dieu ! Quelle joie pour toi, cœur humain, pauvre cœur habitué à la souffrance et écrasé par les malheurs, si tu regorgeais d’un tel bonheur. (…) Et pourtant, si quelqu’un d’autre, que tu aimerais comme toi-même, avait part à un bonheur identique, ta joie redoublerait, car tu ne te réjouirais pas moins pour lui que pour toi-même. Et si deux ou trois ou beaucoup plus encore possédaient ce même bonheur, tu ressentirais autant de joie pour chacun d’eux que pour toi-même, puisque tu aimerais chacun autant que toi-même.

    Ainsi donc, dans cette plénitude d’amour qui unira les innombrables bienheureux et où personne n’aimera l’autre moins que soi-même, chacun jouira du bonheur de l’autre autant que du sien propre. Et le cœur de l’homme, à peine capable de contenir sa propre joie, sera immergé dans l’océan de si grandes et si nombreuses béatitudes. Or, vous le savez, on se réjouit du bonheur de quelqu’un dans la mesure où on l’aime ; ainsi, en cette parfaite béatitude où chacun aimera Dieu incomparablement plus que soi-même et que tous les autres, le bonheur infini de Dieu sera pour chacun une source de joie incomparable.

    Saint Anselme (1033-1109)

     

     

  • Fête de saint Barthélémy, apôtre

    Traditionnellement, l’apôtre Barthélémy est identifié à Nathanaël. Ce Nathanaël venait de Cana (Jn 21,2) et il est donc possible qu’il ait été témoin du grand signe accompli par Jésus en ce lieu (Jn 2,1-11). L’identification des deux personnages est probablement motivée par le fait que ce Nathanaël, dans la scène de vocation que rapporte l’évangile de Jean, est placé à côté de Philippe, c’est-à-dire à la place qu’occupe Barthélemy dans les listes des apôtres rapportées par les autres évangiles.

    À ce Nathanaël, Philippe avait raconté qu’il avait trouvé « celui dont parlent la loi de Moïse et les prophètes : Jésus, fils de Joseph, de Nazareth ». Comme nous le savons, Nathanaël lui a opposé un préjugé plutôt décidé : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » Cette sorte de contestation est, à sa manière, importante pour nous. Elle nous fait voir en effet que, selon les attentes juives, le Messie ne pouvait pas venir d’un village aussi obscur que Nazareth (cf Jn 7,42). Mais en même temps, elle met en évidence la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes en nous faisant le trouver précisément là où nous ne l’attendions pas. Par ailleurs, nous savons que Jésus, en réalité, n’était pas exclusivement « de Nazareth » mais qu’il était né à Bethléem et que finalement il venait du ciel, du Père qui est dans les cieux.

    L’histoire de Nathanaël nous suggère une autre réflexion : dans notre rapport avec Jésus, nous ne devons pas nous contenter seulement de paroles. Dans sa réplique, Philippe adresse à Nathanaël une invitation importante : « Viens et tu verras ! » Notre connaissance de Jésus a surtout besoin d’une expérience vivante. Le témoignage d’autrui est certainement important, car normalement toute notre vie chrétienne commence par l’annonce qui parvient jusqu’à nous grâce à un ou plusieurs témoins, mais ensuite, c’est nous-mêmes qui devons être impliqués personnellement dans une relation intime et profonde avec Jésus.

    Benoît XVI

     

     

     

     

  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. »

    Nous avons reçu de Dieu la tendance naturelle à faire ce qu’il commande et nous ne pouvons donc pas nous insurger comme s’il nous demandait une chose tout à fait extraordinaire, ni nous enorgueillir comme si nous apportions plus que ce qui nous est donné. (…) En recevant de Dieu le commandement de l’amour, nous avons aussitôt, dès notre origine, possédé la faculté naturelle d’aimer. Ce n’est pas du dehors que nous en sommes informés ; chacun peut s’en rendre compte par lui-même car nous cherchons naturellement ce qui est beau ; sans qu’on nous l’apprenne, nous aimons ceux qui nous sont apparentés par le sang ou par l’alliance ; nous manifestons enfin volontiers notre bienveillance à nos bienfaiteurs.

    Or, quoi de plus admirable que la beauté de Dieu ? Quel désir est ardent comme la soif provoquée par Dieu dans l’âme purifiée, s’écriant dans une émotion sincère : « L’amour m’a blessée » ? (Ct 2,5) Cette beauté est invisible aux yeux du corps ; l’âme seule et l’intelligence peuvent la saisir. Chaque fois qu’elle a illuminé les saints, elle a laissé en eux l’aiguillon d’un grand désir, au point qu’ils se sont écriés : « Malheur à moi, parce que mon exil s’est prolongé » (Ps 119,5), « Quand irai-je contempler la face du Seigneur ? » (Ps 41,3) et « Je voudrais m’en aller et être avec le Christ » (Ph 1,23). « Mon âme a soif du Seigneur vivant » (Ps 41,3)… C’est ainsi que les hommes aspirent naturellement vers le beau. Mais ce qui est bon est aussi souverainement aimable ; or Dieu est bon ; donc tout recherche le bon ; donc tout recherche Dieu.

    Si l’affection des enfants pour leurs parents est un sentiment naturel qui se manifeste dans l’instinct des animaux et dans la disposition des hommes à aimer leur mère dès leur jeune âge, ne soyons pas moins intelligents que des enfants, ni plus stupides que des bêtes sauvages : ne restons pas devant Dieu qui nous a créés comme des étrangers sans amour. Même si nous n’avons pas appris par sa bonté ce qu’il est, nous devrions encore, pour le seul motif que nous avons été créés par lui, l’aimer par-dessus tout, et rester attachés à son souvenir comme des enfants à celui de leur mère.

    Saint Basile (v. 330-379)

     

     

     

  • « Venez au repas de noces ! »

    Dans le monde visible, si un très petit peuple se lève contre le roi pour lui faire la guerre, ce dernier ne prend pas la peine de conduire lui-même les opérations, mais il envoie ses soldats avec leurs chefs, et ils engagent le combat. Si, au contraire, le peuple qui se dresse contre lui est très puissant et capable de ravager son royaume, le roi se voit obligé d’entrer lui-même en campagne, avec sa cour et son armée, et de mener le combat. Vois donc quelle dignité est la tienne ! Dieu lui-même s’est mis en campagne avec ses propres armées, je veux dire ses anges et ses saints esprits, venant lui-même te protéger, afin de te délivrer de la mort. Prends donc confiance, et vois la providence dont tu es l’objet.

    Empruntons encore un exemple à la vie présente. Imaginons un roi qui rencontre un homme pauvre et malade et qui n’a pas dégoût de lui, mais guérit ses blessures au moyen de remèdes salutaires. Il le prend dans son palais, le revêt de pourpre, le ceint d’un diadème et l’invite à sa table. C’est ainsi que le Christ, le roi céleste, vient auprès de l’homme malade, le guérit et le fait asseoir à sa table royale, et cela sans violer sa liberté, mais en l’amenant par persuasion à accepter un si haut honneur.

    Il est d’ailleurs écrit dans l’Évangile que le Seigneur envoya ses serviteurs pour inviter ceux qui voudraient bien venir, et il leur fit annoncer : « Mon repas est prêt ! » Mais ceux qui avaient été appelés s’excusèrent. (…) Tu le vois, celui qui adressait son appel était prêt, mais les appelés se sont dérobés ; ils sont donc responsables de leur sort. Telle est donc la grande dignité des chrétiens. Voici que le Seigneur leur prépare le Royaume, et il les invite à y entrer ; mais eux, ils refusent de venir. Au regard du don qu’ils doivent recevoir, on peut dire que si quelqu’un (…) endurait des tribulations depuis la création d’Adam jusqu’à la fin du monde, il n’aurait rien fait en comparaison de la gloire qu’il aura en héritage, car il doit régner avec le Christ pendant les siècles sans fin. Gloire à celui qui a tellement aimé cette âme qu’il s’est donné et confié lui-même à elle, ainsi que sa grâce ! Gloire à sa majesté !

    Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (?-390)

     

     

     

  • « Allez, vous aussi, à ma vigne ! »

    Le Seigneur ne cesse en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne (…) : par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne. (…)

    Les ouvriers du point du jour, de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure désignent donc l’ancien peuple hébreu, qui, s’appliquant (…) depuis le commencement du monde, à rendre un culte à Dieu avec une foi droite, n’a pas cessé, pour ainsi dire, de travailler à la culture de la vigne. Mais à la onzième heure, les païens sont appelés, et c’est à eux que s’adressent ces paroles : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Car tout au long de ce si grand laps de temps traversé par le monde, les païens avaient négligé de travailler en vue de la vie éternelle, et ils étaient là, en quelque sorte, toute la journée, sans rien faire. Mais remarquez, mes frères, ce qu’ils répondent à la question qui leur est posée : « Parce que personne ne nous a embauchés ». En effet, aucun patriarche ni aucun prophète n’était venu à eux. Et que veut dire : « Personne ne nous a embauchés pour travailler » sinon : « Personne ne nous a prêché les chemins de la vie » ?

    Mais nous, que dirons-nous donc pour notre excuse, si nous nous abstenons des bonnes œuvres ? Songez que nous avons reçu la foi au sortir du sein de notre mère, entendu les paroles de vie dès notre berceau, et sucé aux mamelles de la sainte Église le breuvage de la doctrine céleste en même temps que le lait maternel.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

     

     

     

     

  • « Viens, suis-moi ! »

    Pour avoir suivi la Parole de Dieu, son appel, spontanément et librement dans la générosité de sa foi, Abraham était devenu « l’ami de Dieu » (Jc 2,23). Ce n’était pas à cause d’une indigence que le Verbe de Dieu s’est acquis cette amitié d’Abraham, lui qui est parfait dès l’origine ; « Avant qu’Abraham ait été, dit-il, je suis » (Jn 8,58). Mais c’était pour pouvoir, lui qui est bon, donner à Abraham la vie éternelle. (…) Au commencement non plus, ce n’était pas parce qu’il avait besoin de l’homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu’un en qui déposer ses bienfaits.

    Ce n’était pas davantage parce qu’il avait besoin de notre service qu’il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car suivre le Sauveur c’est avoir part au salut, comme suivre la lumière c’est avoir part à la lumière. Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et rendus resplendissants par elle. (…) Dieu accorde ses bienfaits à ceux qui le servent parce qu’ils le servent, et à ceux qui le suivent parce qu’ils le suivent ; mais il ne reçoit d’eux nul bienfait, car il est parfait et sans besoin.

    Si Dieu sollicite le service des hommes, c’est pour pouvoir, lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service. Car, si Dieu n’a besoin de rien, l’homme a besoin de la communion de Dieu. La gloire de l’homme, c’est de persévérer dans le service de Dieu. C’est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16), indiquant par là que (…) pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient glorifiés par lui : « Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24).

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)